Γενικά θέματα
Είναι οι Δυτικοί έτοιμοι να βομβαρδίσουν τη Συρία;
mine de croire à une attaque chimique du gouvernement syrien contre son
propre peuple, Washington, Londres et Paris battent les tambours de la
guerre. Faut-il prendre ces menaces au sérieux de la part d’États qui
annoncent comme imminente, depuis plus de deux ans, la chute de la
Syrie ? Bien qu’il ne faille pas exclure cette option, Thierry Meyssan
pense qu’elle est moins probable qu’une intervention organisée par
l’Arabie saoudite. Cette agitation aurait plutôt comme objectif de
tester les réponses de la Russie et de l’Iran.
Barack Obama ? Dimanche 25 août, la Maison-Blanche a diffusé un
communiqué dans lequel un haut-fonctionnaire anonyme explique qu’il y a
« très peu de doutes » de l’usage par la Syrie d’armes chimiques
contre son opposition. Le communiqué ajoute que l’accord de la Syrie
pour laisser pénétrer les inspecteurs de l’Onu dans la zone concernée
vient « trop tard pour être crédible ».
Si l’usage d’armes chimiques dans la banlieue de Damas, le mercredi
21 août 2013 est fort probable, le Conseil de sécurité des Nations-Unies
n’a pas conclu qu’il était le fait du gouvernement syrien. Réuni en
urgence à la demande des Occidentaux, les ambassadeurs ont eu la
surprise de voir leur collègue russe leur présenter des photos
satellites montrant le tir de deux obus, à 01h35 du matin, depuis la
zone rebelle de Douma dans les zones rebelles affectées par les gaz (à
Jobar et entre Arbin et Zamalka) à des heures coïncidant avec les
troubles relatés. Les photos ne permettent pas de savoir s’il s’agit
d’obus chimiques, mais elles laissent penser que la « Brigade de l’islam »,
qui occupe Douma, a fait d’une pierre trois coups : d’une part éliminer
les soutiens de ses rivaux au sein de l’opposition, d’autre part
accuser la Syrie d’avoir recours aux armes chimiques, enfin perturber
l’offensive de l’armée arabe syrienne pour dégager la capitale.
Si le gouvernement syrien —comme son ennemi israélien— n’est pas
signataire de la Convention contre les armes chimiques et dispose de
stocks importants, les jihadistes en ont aussi, comme l’a confirmé Carla
del Ponte à la grande fureur du haut-Commissaire aux Droits de l’homme.
En décembre, l’Armée syrienne libre avait diffusé une vidéo montrant un
laboratoire chimique et menaçant les alaouites. Cette semaine, le
gouvernement a découvert plusieurs caches d’armes chimiques, de masques à
gaz et d’antidotes, dans la banlieue de Damas. Les produits provenaient
d’Arabie saoudite, du Qatar, des États-Unis et des Pays-Bas. C’est
d’ailleurs à la demande du gouvernement syrien, et non des Occidentaux,
que des inspecteurs de l’Onu sont présents en Syrie pour deux semaines,
afin d’enquêter sur les allégations d’usage. Enfin, le 29 mai 2013, la
police turque a arrêté une douzaine de membres du Front Al-Nosra et
saisi des armes chimiques qui devaient être utilisées en Syrie.
Pourtant, vendredi le président Obama réunissait son Conseil national
de sécurité pour examiner les options d’attaque contre la Syrie en
présence de l’ambassadrice Samantha Power, chef de file des faucons
libéraux. Il décidait de renforcer la présence militaire US en
Méditerranée en y envoyant un quatrième destroyer, chargé de missiles de
croisière, l’USS Ramage. Il s’ajoute à l’USS Gravely, l’USS Barry et l’USS Mahan qui est maintenu sur zone alors qu’il devait rentrer au port.
Samedi il appelait au téléphone le Premier ministre britannique David
Cameron. Et dimanche, il parlait avec le président français François
Hollande. Les trois hommes convenaient qu’il fallait intervenir sans
préciser de quelle manière. Dimanche encore, le secrétaire d’État John
Kerry appelait ses homologues britannique, français, canadien et russe
pour leur dire que les États-Unis avaient la conviction que la Syrie
avait franchi la « ligne rouge ». Si ses trois premiers
interlocuteurs l’écoutaient petit doigt sur la couture du pantalon, le
Russe Sergey Lavrov s’étonna que Washington se prononce avant le rapport
des inspecteurs des Nations Unies. Il lui répondit sur les « conséquences extrêmement graves » que représente une intervention dans la région.
Lundi le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian était au
Qatar et devait se rendre aux Émirats pour se coordonner avec eux.
Tandis que le conseiller de sécurité nationale israélien, le général
Yaakov Amidror, était reçu à la Maison-Blanche. Lors d’un entretien
téléphonique entre le premier ministre britannique David Cameron et le
président russe Vladimir Poutine, ce dernier a souligné qu’il n’existait
aucune preuve de l’usage d’armes chimiques par la Syrie. De son côté,
le vice-ministre des Affaires étrangères chinois, Li Baodong, a
téléphoné à son homologue US, Wendy R. Sherman, pour appeler les
États-Unis à la retenue. Conscient du risque de guerre régionale dont
les chrétiens seraient les premières victimes, le pape François Ier a
réitéré ses appels à la paix.
Doit-on pour autant penser que les Occidentaux vont entrer en guerre
sans mandat du Conseil de sécurité, comme l’Otan le fit en Yougoslavie ?
C’est peu probable car à l’époque la Russie était en ruines,
aujourd’hui elle devrait intervenir après avoir émis trois vétos pour
protéger la Syrie ou renoncer à toute action internationale. Cependant
Sergey Lavrov a sagement écarté une Troisième Guerre mondiale. Il a
indiqué que son pays n’était pas prêt à entrer en guerre contre qui que
ce soit, même à propos de la Syrie. Il pourrait donc s’agir d’une
intervention indirecte de soutien à la Syrie, comme le fit la Chine
durant la guerre du Vietnam.
L’Iran a alors fait savoir, par le biais de son chef d’état-major
adjoint, Massoud Jazayeri, que pour lui l’attaque de la Syrie serait le
franchissement de la « ligne rouge » et que, si elle passait à l’acte, la Maison-Blanche endurerait de « graves conséquences ».
Certes l’Iran n’a ni les moyens de la Russie, ni ses alliances, mais
elle fait certainement partie des 10 premières puissances militaires
mondiales. Dès lors, attaquer la Syrie, c’est prendre le risque d’une
riposte sur Israël et de soulèvements dans une grande partie du monde
arabe, notamment en Arabie saoudite. L’intervention récente du Hezbollah
libanais et les déclarations de son secrétaire général Hassan
Nasrallah, comme celles de l’organisation palestinienne
FPLP-Commandement général, ne laissent aucun doute.
Interrogé par la presse russe, le président syrien Bachar el-Assad, a déclaré : « Les
déclarations émises par des politiciens états-uniens, occidentaux et
d’autres pays constituent une insulte au bon sens et une expression de
mépris envers l’opinion publique de leurs peuples. C’est un non-sens :
d’abord on accuse, ensuite on rassemble les preuves. Cette tâche est
menée par un pays puissant, les États-Unis (…) Ce genre d’accusation est
exclusivement politique, elles répondent à la série de victoires
enregistrées par les forces gouvernementales sur les terroristes ».
En Russie, le président de la Commission des Affaires étrangères de
la Douma, le journaliste et géopoliticien Alexeï Pouchkov, a commenté
sur son compte Twitter : « Washington et Londres ont déclaré Assad
coupable bien avant les conclusions des inspecteurs de l’Onu. Ils
n’accepteront qu’un verdict de culpabilité. Tout autre verdict sera
rejeté ».
Le principe d’une nouvelle guerre en Syrie cadre mal avec les
problèmes économiques des États-Unis et des Européens. Si vendre des
armes est un moyen de gagner de l’argent, détruire un État sans espérer
de retour sur investissement à court ou moyen terme, ne pourra
qu’aggraver la situation.
Selon un sondage Reuters/Ipsos réalisé après l’attaque du 21 août,
60 % des États-Uniens sont opposés à une intervention en Syrie contre
9 % qui y sont favorables. S’ils étaient convaincus de l’usage d’armes
chimiques par la Syrie, ils resteraient 46 % à s’opposer à la guerre et
deviendraient 25 % à la soutenir. Le même sondage indique que les
États-uniens apprécient encore moins la guerre secrète : ils sont 89 % à
déclarer qu’il ne faut pas plus armer les rebelles, contre 11 % qui
veulent les armer encore. Enfin, quatre options étaient proposées aux
sondés : des frappes aériennes (soutenues par 12 %), la création d’une
zone de non survol (11 %), le financement d’une force multinationale
(9 %), et une intervention US directe (4 %).
En France, Le Figaro, édité par le marchand d’armes Dassault,
a posé la question à ses lecteurs : au bout d’une journée, ils étaient
79,60 % à s’opposer à la guerre contre 20,40 % à la soutenir.
Il sera certainement difficile pour les Occidentaux de renverser leur opinion publique et d’entrer en guerre.
Une autre interprétation des événements est possible : certaines des
vidéos montrant les victimes des attaques chimiques ont circulé sur
Internet quelques heures avant les attaques. Il sera donc toujours
possible aux Occidentaux de « découvrir » la supercherie le
moment venu et de faire machine arrière. Cependant l’affaire des armes
chimiques en Irak a montré que les Occidentaux pouvaient mentir à la
communauté internationale et le reconnaître sans conséquence une fois
leur forfait accompli.
Les accusations des jihadistes et de leurs sponsors occidentaux
interviennent alors que l’Armée arabe syrienne lançait une vaste
offensive, « Bouclier de Damas », pour dégager la capitale. Le tir des deux obus de la « Brigade de l’islam »
correspondent au début de cette offensive qui s’est déroulée durant 5
jours et s’est soldée par d’importantes pertes parmi les jihadistes (au
moins 1 500 blessés et tués, sur les 25 000 présents). Toute cette
agitation peut n’être qu’une guerre psychologique à la fois pour masquer
cette défaite et pour tenter de paralyser l’offensive syrienne. C’est
surtout un moyen pour Washington de tester la réponse iranienne après
l’élection de cheikh Hassan Rohani à sa présidence. Et il est désormais
clair que celui-ci ne pourra pas s’opposer à la politique du Guide de la
Révolution, l’ayatollah Ali Khamenei.
Cependant, durant la guerre contre la Libye, j’avais sous-estimé la
possibilité des États-Unis de violer toutes les règles, y compris celles
de l’Otan. Alors que, me basant sur des documents de l’Alliance
atlantique, j’insistais sur la longue capacité de résistance de la
Jamahiriya face à son opposition armée, j’ignorai la tenue d’une réunion
secrète sur la base Otan de Naples, dans le dos du Conseil atlantique. À
l’époque, les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, le Danemark et la
Turquie, ainsi qu’Israël, le Qatar et la Jordanie planifiaient en secret
l’usage des moyens de l’Alliance pour bombarder Tripoli [1].
Ne faisant pas confiance à leurs alliés, qu’ils savaient opposés à une
attaque si coûteuse en vies humaines, ils ne les avaient pas prévenus.
L’Alliance atlantique n’était plus une Alliance proprement dite, mais
une Coalition ad hoc. En quelques jours, la prise de Tripoli fit
au moins 40 000 morts, selon les rapports internes de la Croix-Rouge. Un
tel dispositif est peut-être en cours d’organisation : les chefs
d’état-major d’à peu près les mêmes États, plus l’Arabie saoudite et le
Canada, sont réunis depuis dimanche et jusqu’à ce soir à Amman, sous la
présidence du commandeur du CentCom, le général Lloyd J. Austin III. Ils
envisagent cinq options possibles (fournitures d’armes aux Contras ;
bombardements ciblés ; création d’une zone de non-survol ; mise en place
de zones tampons ; et invasion terrestre).
La presse atlantiste appelle à la guerre. Le Times de Londres l’annonce.
Le président Barack Obama pourrait ainsi suivre le plan de guerre
établi par son prédécesseur George W. Bush, le 15 septembre 2001, qui
prévoyait, outre les attaques de l’Afghanistan et de l’Irak, celles de
la Libye et de la Syrie, ainsi que l’a révélé l’ancien commandeur de
l’Otan, le général Wesley Clark [2]. Sauf que, pour la première fois, la cible dispose d’alliances sérieuses.
Toutefois, la nouvelle rhétorique US contredit l’ensemble des efforts
de l’administration Obama depuis un an qui s’est appliquée à éliminer
les obstacles à la tenue de la conférence de Genève 2 : démission du
général David Petraeus et des partisans de la guerre secrète ;
non-renouvellement du mandat d’Hillary Clinton et des ultra-sionistes ;
mise en examen des opposants irréductibles à une alliance avec la
Russie, notamment au sein de l’Otan et du Bouclier antimissiles. Il
contredit également les efforts de John Brennan de provoquer des
affrontements au sein de l’opposition armée syrienne ; d’exiger
l’abdication de l’émir de Qatar ; et de menacer l’Arabie saoudite.
Côté syrien, on se prépare autant que se peut à toute éventualité, y
compris un bombardement par l’Otan contre les centres de commandement et
les ministères coordonné à un assaut des jihadistes contre la capitale.
Cependant, l’option la plus probable n’est pas le déclenchement d’une
guerre régionale qui déborderait les puissances occidentales. C’est une
attaque, à l’automne, supervisée par l’Arabie saoudite, et endossée par
les combattants qu’elle recrute actuellement. Éventuellement, cette
opération pourrait être soutenue par la Ligue arabe.
[1]
Le relevé des décisions de cette réunion comprend une longue liste de
cibles et les moyens qui leurs sont attribués. Un alinéa prévoyait
d’envoyer un commando m’éliminer à l’hôtel Radisson où je résidais.
Cependant, lors de l’attaque, je me trouvais au Centre de presse de
l’hôtel Rixos.
[2] Ce plan prévoit de détruire également le Liban, puis le Soudan et la Somalie et de finir avec l’Iran.
Γενικά θέματα
Η πετρελαϊκή «μάχη» που ενώνει Τραμπ-Πούτιν και δισεκατομμυριούχους του Κόλπου
Οι συνομιλίες της κυβέρνησης του Ντόναλντ Τραμπ με τη Ρωσία για τον τερματισμό του πολέμου στην Ουκρανία έχουν διευρυνθεί και περιλαμβάνουν πλέον μια υπό διαπραγμάτευση συμφωνία δισεκατομμυρίων δολαρίων για την εξαγορά διεθνών περιουσιακών στοιχείων της ρωσικής πετρελαϊκής εταιρείας Lukoil, σύμφωνα με δημοσίευμα των «New York Times».
Οι συνομιλίες της κυβέρνησης του Ντόναλντ Τραμπ με τη Ρωσία για τον τερματισμό του πολέμου στην Ουκρανία έχουν διευρυνθεί και περιλαμβάνουν πλέον μια υπό διαπραγμάτευση συμφωνία δισεκατομμυρίων δολαρίων για την εξαγορά διεθνών περιουσιακών στοιχείων της ρωσικής πετρελαϊκής εταιρείας Lukoil, σύμφωνα με δημοσίευμα των «New York Times».
Η συμφωνία, η οποία δεν έχει ακόμη οριστικοποιηθεί και τελεί υπό την αίρεση της έγκρισης της αμερικανικής κυβέρνησης και του Κρεμλίνου, αφορά ένα εκτεταμένο χαρτοφυλάκιο πετρελαιοπηγών, διυλιστηρίων και πρατηρίων καυσίμων της Lukoil σε διάφορες χώρες.
Σύμφωνα με τους «New York Times», στο επίκεντρο της υπόθεσης βρίσκεται κοινοπραξία με επικεφαλής τον Αμερικανό επενδυτή Τοντ Μπόελι, στην οποία συμμετέχουν επίσης επενδυτικοί όμιλοι από τη Μέση Ανατολή. Στην προτεινόμενη συμφωνία συμμετέχει και η αμερικανική κυβέρνηση, μέσω της U.S. International Development Finance Corporation (DFC).
Στο τραπέζι των συνομιλιών Τραμπ-Πούτιν
Οι πολύμηνες διαπραγματεύσεις, σύμφωνα με οκτώ πρόσωπα με γνώση της υπόθεσης που επικαλούνται οι «New York Times», συνδέονται με την ευρύτερη προσπάθεια της κυβέρνησης Τραμπ να αποκαταστήσει οικονομικούς δεσμούς με τη Ρωσία στο πλαίσιο των συνομιλιών για τον τερματισμό του πολέμου στην Ουκρανία.
Το ζήτημα της Lukoil φέρεται να τέθηκε από τον Βλαντιμίρ Πούτιν κατά τη συνάντησή του με τους Αμερικανούς διαπραγματευτές Στιβ Γουίτκοφ και Τζάρεντ Κούσνερ στο Κρεμλίνο, στις 5 Σεπτεμβρίου. Σύμφωνα με πηγή που επικαλείται η αμερικανική εφημερίδα, ο Ρώσος πρόεδρος πρότεινε την προώθηση της συμφωνίας ως ένδειξη ότι η Ρωσία και οι Ηνωμένες Πολιτείες μπορούν να συνεργαστούν επιχειρηματικά.
Οι Αμερικανοί διαπραγματευτές φέρεται να απάντησαν ότι θα εργαστούν για την προώθηση της συμφωνίας, τόσο ως ένδειξη «καλής θέλησης» προς το Κρεμλίνο όσο και με στόχο τη μείωση των διεθνών τιμών ενέργειας.
Η ενδεχόμενη συμφωνία παρουσιάζει ιδιαίτερο οικονομικό ενδιαφέρον για τους υποψήφιους αγοραστές. Η έγκρισή της από τις Ηνωμένες Πολιτείες θα μπορούσε να οδηγήσει στην απελευθέρωση των ρωσικών περιουσιακών στοιχείων από τις αμερικανικές κυρώσεις, αυξάνοντας παράλληλα την αξία τους.
Οι διασυνδέσεις των επενδυτών
Στην κορυφή της κοινοπραξίας βρίσκεται ο Αμερικανός επενδυτής Τοντ Μπόελι, συνιδιοκτήτης των Los Angeles Dodgers και γνωστός υποστηρικτής του Τραμπ. Στο επενδυτικό σχήμα συμμετέχουν επίσης επιχειρηματικοί όμιλοι από το Κατάρ και τα Ηνωμένα Αραβικά Εμιράτα.
Οι «New York Times» επισημαίνουν ότι ορισμένοι από τους επενδυτές διατηρούν επιχειρηματικές σχέσεις με πρόσωπα που βρίσκονται κοντά στην κυβέρνηση Τραμπ.
Μεταξύ αυτών είναι οι αδελφοί Μουτάζ και Ράμεζ αλ-Χαγιάτ από το Κατάρ, οι οποίοι έχουν συνεργαστεί με τον Τζάρεντ Κούσνερ και την Ιβάνκα Τραμπ για τη χρηματοδότηση επενδυτικού σχεδίου στην Αλβανία.
Στην κοινοπραξία συμμετέχει επίσης επενδυτικό ταμείο με έδρα το Αμπού Ντάμπι, το οποίο ελέγχεται από τον σεΐχη Ταχνούν μπιν Ζαγιέντ Αλ Ναχιάν, σύμβουλο εθνικής ασφάλειας των Ηνωμένων Αραβικών Εμιράτων. Ο ίδιος συνδέεται με επενδύσεις στην World Liberty Financial, την εταιρεία κρυπτονομισμάτων της οικογένειας Τραμπ.
Παράλληλα, επενδυτικό ταμείο που συνδέεται με τον σεΐχη Ταχνούν αποτελεί σημαντικό μέτοχο της εταιρείας private equity που ίδρυσε ο Κούσνερ μετά την αποχώρησή του από τον Λευκό Οίκο.
Τα ερωτήματα για πιθανές συγκρούσεις συμφερόντων
Οι διασυνδέσεις αυτές έχουν προκαλέσει ερωτήματα σχετικά με το κατά πόσο προσωπικές επιχειρηματικές σχέσεις μπορεί να διασταυρώνονται με τη διαδικασία λήψης αποφάσεων για μια συμφωνία που συνδέεται με την αμερικανική εξωτερική πολιτική.
Οι «New York Times» αναφέρουν ότι δεν υπάρχει ένδειξη πως ο Γουίτκοφ ή ο Κούσνερ πρόκειται να αποκομίσουν προσωπικό οικονομικό όφελος από τη συμφωνία. Ωστόσο, η υπόθεση έχει εγείρει ζητήματα σχετικά με τις σχέσεις μεταξύ των εμπλεκόμενων επιχειρηματιών και προσώπων του στενού περιβάλλοντος του Τραμπ.
Η Χούι Τσεν, πρώην εισαγγελέας και σύμβουλος σε θέματα οικονομικού εγκλήματος και δεοντολογίας, χαρακτήρισε τις διασυνδέσεις «ανησυχητικές» και έθεσε το ερώτημα κατά πόσο προσωπικά συμφέροντα θα μπορούσαν να επηρεάσουν την αξιολόγηση των υποψήφιων αγοραστών.
Από την πλευρά του, εκπρόσωπος του Γουίτκοφ απέρριψε οποιοδήποτε ζήτημα σύγκρουσης συμφερόντων, υποστηρίζοντας ότι ο Αμερικανός διαπραγματευτής δεν λαμβάνει μισθό και καλύπτει ο ίδιος τα έξοδα των ταξιδιών του στο πλαίσιο της αποστολής του για λογαριασμό του Τραμπ.
Η κούρσα για τα περιουσιακά στοιχεία της Lukoil
Η Lukoil είχε θέσει προς πώληση τα διεθνή περιουσιακά της στοιχεία μετά την επιβολή αμερικανικών κυρώσεων. Αρκετοί υποψήφιοι αγοραστές είχαν εκδηλώσει ενδιαφέρον, μεταξύ των οποίων και μεγάλοι αμερικανικοί ενεργειακοί όμιλοι.
Τον Ιανουάριο, η επενδυτική εταιρεία Carlyle είχε καταλήξει σε προκαταρκτική συμφωνία για την εξαγορά σημαντικού μέρους του διεθνούς χαρτοφυλακίου της Lukoil. Η συμφωνία, ωστόσο, δεν ολοκληρώθηκε, καθώς απαιτούσε την έγκριση της αμερικανικής κυβέρνησης.
Στη συνέχεια, ο όμιλος υπό τον Μπόελι εμφανίστηκε ως ένας από τους βασικούς διεκδικητές των περιουσιακών στοιχείων.
Η αξία των διεθνών περιουσιακών στοιχείων της Lukoil είχε υπολογιστεί από την ίδια την εταιρεία σε περίπου 20 δισ. δολάρια στις αρχές του έτους. Ωστόσο, οι οικονομικοί όροι της υπό διαπραγμάτευση συμφωνίας δεν έχουν γίνει γνωστοί.
Ο ρόλος της αμερικανικής κυβέρνησης
Η αμερικανική κυβέρνηση συμμετέχει στην προτεινόμενη συμφωνία μέσω της U.S. International Development Finance Corporation, η οποία επενδύει και παρέχει χρηματοδότηση για έργα στο εξωτερικό.
Αμερικανός αξιωματούχος δήλωσε ότι μια ενδεχόμενη συμφωνία για τη Lukoil θα μπορούσε να ενισχύσει την οικονομική ασφάλεια των ΗΠΑ, να εξυπηρετήσει στόχους της αμερικανικής εξωτερικής πολιτικής και να συμβάλει στη μείωση του ενεργειακού κόστους για τους Αμερικανούς.
Η συμφωνία, ωστόσο, χρειάζεται την έγκριση του αμερικανικού υπουργείου Οικονομικών, το οποίο είναι αρμόδιο για την εφαρμογή των κυρώσεων κατά της Ρωσίας.
Η ενεργειακή διάσταση
Στο υπό διαπραγμάτευση χαρτοφυλάκιο περιλαμβάνονται διυλιστήρια της Lukoil στην Ολλανδία, τη Βουλγαρία και τη Ρουμανία, καθώς και άλλες ενεργειακές υποδομές και πρατήρια καυσίμων σε διάφορες χώρες.
Η ενεργειακή διάσταση αποκτά ιδιαίτερη σημασία καθώς η κυβέρνηση Τραμπ έχει επανειλημμένα υποστηρίξει ότι η αποκατάσταση οικονομικών σχέσεων με τη Ρωσία θα μπορούσε να λειτουργήσει ως κίνητρο για τη Μόσχα ώστε να προχωρήσει σε συμβιβασμούς για τον τερματισμό του πολέμου στην Ουκρανία.
Ο Ρώσος οικονομικός απεσταλμένος Κίριλ Ντμίτριεφ έχει επίσης εμπλακεί στη διαδικασία, ενώ, σύμφωνα με τους «New York Times», έχει δηλώσει ότι ο διάλογος ΗΠΑ-Ρωσίας συνεχίζεται σε πολλούς τομείς, μεταξύ των οποίων και η ενέργεια.
Η συμφωνία για τη Lukoil παραμένει, πάντως, ανοικτή και δεν έχει οριστικοποιηθεί. Η τελική απόφαση θα εξαρτηθεί από τις απαιτούμενες εγκρίσεις των αμερικανικών αρχών και της ρωσικής πλευράς.
skpress.gr
Γενικά θέματα
Πώς μια «Ελληνίδα» έγινε το «θεμέλιο» της Εθνικής Πινακοθήκης της Ουγγαρίας
Στον πρώτο όροφο της Πινακοθήκης συναντήσαμε την «Ελληνίδα». Πρόκειται για ένα έργο του Jakob Marastoni (1804-1860), ενός ζωγράφου ιταλικής καταγωγής που εγκαταστάθηκε και εργάστηκε στην Πέστη και έγινε μία από τις σημαντικότερες μορφές στην ιστορία της ουγγρικής τέχνης.
Πριν λίγο καιρό επισκεφθήκαμε την Εθνική Πινακοθήκη της Ουγγαρίας στη Βουδαπέστη, ένα από τα πλέον σημαντικά μουσεία της χώρας, στο οποίο παρουσιάζεται με μοναδικό τρόπο η εξέλιξη της ουγγρικής εικαστικής τέχνης από τον 11ο αιώνα μέχρι σήμερα. Βρίσκεται στο Βασιλικό Ανάκτορο του Κάστρου της Βούδας και ιδρύθηκε το 1957 με βάση κυρίως τις ουγγρικές συλλογές του Μουσείου Καλών Τεχνών. Η συλλογή της περιλαμβάνει περίπου 110.00 έργα.
Στον πρώτο όροφο της Πινακοθήκης συναντήσαμε την «Ελληνίδα». Πρόκειται για ένα έργο του Jakob Marastoni (1804-1860), ενός ζωγράφου ιταλικής καταγωγής που εγκαταστάθηκε και εργάστηκε στην Πέστη και έγινε μία από τις σημαντικότερες μορφές στην ιστορία της ουγγρικής τέχνης.
Το έργο του με τίτλο «Ελληνίδα», φιλοτεχνημένο το 1845, θεωρείται εξαιρετικά σημαντικό για τη δημιουργία της συλλογής της Ουγγρικής Εθνικής Πινακοθήκης. Είναι το πρώτο έργο που σηματοδότησε την έναρξη της συστηματικής συλλογής ουγγρικής ζωγραφικής στα εθνικά ιδρύματα. Είναι επίσης το πιο γνωστό και εμβληματικό έργο του ζωγράφου.
Οι διαστάσεις του είναι 77Χ61,5 cm περίπου. Το μοντέλο δεν είναι Ελληνίδα, αλλά η σύζυγος του Marastoni, η Giovanna Bianchi, με καταγωγή από τη Βενετία. Ο ζωγράφος την απεικόνισε με παραδοσιακή (ή φανταστική) ελληνική φορεσιά της εποχής, σύμφωνα με τη μόδα του ρομαντισμού. Η εικόνα συνδυάζει εξωτισμό, ελαφρύ ερωτισμό και ιδανική ομορφιά.
Η ιστορία
Το 1845 η Pest Art Society — η πρώτη καλλιτεχνική εταιρεία στην Ουγγαρία — αγόραζε κάθε χρόνο ένα έργο από την ετήσια έκθεσή της για να το δωρίσει στο Ουγγρικό Εθνικό Μουσείο, το οποίο τότε περιλάμβανε και την πινακοθήκη.
Η «Ελληνίδα» του Marastoni ήταν αυτό που επέλεξαν και δώρισαν τον Νοέμβριο του 1845. Έτσι, καταγράφηκε ως το πρώτο έργο στη συλλογή ζωγραφικής του μουσείου. Το Εθνικό Μουσείο είχε ήδη κάποιες δωρεές, αλλά η συστηματική συλλογή ουγγρικής τέχνης ξεκινάει ουσιαστικά με αυτό το έργο. Η Εθνική Πινακοθήκη κληρονόμησε αυτή τη συλλογή από το Εθνικό Μουσείο.
Η επιλογή του προκάλεσε έντονες συζητήσεις και αποτέλεσε το «πρώτο καλλιτεχνικό σκάνδαλο» της εποχής, λόγω του ερωτισμού που απέπνεε το μοντέλο. Ωστόσο ο πίνακας αυτός ήταν και ιδιαίτερα δημοφιλής, κάτι που ενίσχυσε την εθνική συζήτηση για την τέχνη.
Σήμερα, το έργο παραμένει εμβληματικό και εκτίθεται συχνά ως αφετηρία της συλλογής ζωγραφικής του 19ου αιώνα στην Πινακοθήκη. Συμβολίζει το πώς η ουγγρική τέχνη χτίστηκε με συνεισφορές από ξένους καλλιτέχνες που ενσωματώθηκαν στη χώρα, όπως ο Marastoni.
Η δημιουργία της Πινακοθήκης
Αν κάνετε περίπατο στην οδό Deák Ferenc στο κέντρο της πόλης ίσως αξίζει κάποιες φορές να σηκώσετε το βλέμμα πάνω από τις βιτρίνες των καταστημάτων. Το βλέμμα σας θα συναντήσει όχι μόνο κλασικές προσόψεις, αλλά και αναμνηστικές πλάκες, όπως για παράδειγμα εκείνη στον αριθμό 21, όπου αναγράφεται: «Η Πρώτη Ουγγρική Ακαδημία Ζωγραφικής – ιδρυθείσα από τον Jakab Marastoni».
Η Πέστη του 19ου αιώνα ήταν μια πραγματικά πολυπολιτισμική πόλη. Γερμανοί, Ούγγροι, Έλληνες, Ιταλοί, Σέρβοι και πολλές άλλες μικρότερες εθνότητες ζούσαν εδώ δίπλα-δίπλα ειρηνικά. Ο καθένας καλλιεργούσε τον δικό του πολιτισμό, αλλά ένα πράγμα τους ένωνε: όλοι ήθελαν να είναι και Ούγγροι και επιδίωκαν να υπηρετήσουν τον ουγγρικό πολιτισμό με τις δραστηριότητές τους.
Εκείνη την εποχή ο Marastoni υπέβαλε την αίτησή του για την ακαδημία ζωγραφικής στο Βασιλικό Συμβούλιο των Κυβερνητών, όταν ιδρύθηκε εντός του Ουγγρικού Εθνικού Μουσείου ο Σύλλογος Εθνικής Πινακοθήκης, ένα «τμήμα που συνέλεγε αποκλειστικά ουγγρική ζωγραφική».
Όλα αυτά συνέβησαν το 1845 και αυτή η μεγάλη πολιτιστική δραστηριότητα μπορεί να ήταν αποτέλεσμα του γεγονότος ότι εκείνη τη χρονιά το Εθνικό Μουσείο ήθελε να τιμήσει δεόντως την πεντηκοστή επέτειο της ανάληψης καθηκόντων του αρχιδούκα Ιωσήφ της Αυστρίας.
Ο σύλλογος που έφερε το όνομα του αρχιδούκα εγκρίθηκε τελικά από το Βασιλικό Συμβούλιο των Κυβερνητών τον Σεπτέμβριο του 1845. Η Εθνική Πινακοθήκη του αρχιδούκα Ιωσήφ μπορεί, επομένως, να θεωρηθεί ως το πρώτο εθνικό ίδρυμα που συνέλεγε ουγγρικούς πίνακες.
Η πινακοθήκη δέχθηκε δωρεές έργων τόσο από συλλόγους, όσο και από ιδιώτες, και ανάμεσά τους το σημαντικότερο ήταν το έργο του Jakab Marastoni «H Ελληνίδα», το οποίο δωρήθηκε στην πινακοθήκη τον Νοέμβριο του 1845 από την Καλλιτεχνική Εταιρεία της Πέστης. Έτσι, μπορεί να πει κανείς ότι η ιστορία της μουσειακής συλλογής ουγγρικής ζωγραφικής ξεκίνησε με την «Ελληνίδα».
Αλλά γιατί μια Ελληνίδα; Το σύγχρονο (όχι αρχαίο) ελληνικό θέμα εμφανίστηκε στην ευρωπαϊκή ζωγραφική με την Ελληνική Επανάσταση ενάντια στην Οθωμανική Αυτοκρατορία τη δεκαετία του 1820. Φυσικά, οι συμπάθειες του ευρωπαϊκού ρομαντισμού προς τους Έλληνες άσκησαν επιρροή και στην ουγγρική τέχνη.
Οι Έλληνες, και ιδιαίτερα οι Ελληνίδες, αποτελούσαν συχνά θέμα στην ουγγρική ζωγραφική του 19ου αιώνα, και κατά μία έννοια η «Ελληνίδα» κατέληξε να αντιπροσωπεύει ένα εξωτικό θέμα αρωματισμένο με ερωτισμό.
Και αν σήμερα βρίσκουμε την «Ελληνίδα» να αποκαλύπτει ανοιχτά την ομορφιά και τη γοητεία της, δεν πρέπει να ξεχνάμε ότι επρόκειτο για θέμα μόδας. Και όσο κι αν μας γνέφει σαγηνευτικά αυτή η όμορφη γυναίκα, με την ιστορική έννοια το έργο αυτό είναι ένα από τα σημαντικότερα της ουγγρικής μουσειολογίας.
Ο ζωγράφος
Ο Jakab Marastoni (Giacomo Marastoni) γεννήθηκε το 1804 στη Βενετία και σπούδασε στην περίφημη Ακαδημία Καλών Τεχνών.
Ταξίδεψε στη Βιέννη στις αρχές της δεκαετίας του 1830, πέρασε από τη σημερινή Μπρατισλάβα το 1833 και εγκαταστάθηκε οριστικά στην Πέστη το 1836. Έγινε περιζήτητος πορτρετίστας μεταξύ αριστοκρατικών και αστικών οικογενειών, αλλά και κατά τη διάρκεια κοινοβουλευτικών συνεδριάσεων.
Το 1846 ίδρυσε την Πρώτη Ουγγρική Ακαδημία Ζωγραφικής στην Πέστη – την πρώτη ιδιωτική σχολή αποκλειστικά για ζωγραφική στην Ουγγαρία. Ανάμεσα στους μαθητές του περιλαμβάνονται σημαντικοί Ούγγροι καλλιτέχνες όπως ο Károly Lotz, ο Mihály Zichy, ο Soma Orlai Petrich κ.ά. Το 1846 έγινε Επίτιμος Πολίτης της Πέστης.
Στα τελευταία χρόνια της ζωής του ασχολήθηκε με την δαγκεροτυπία ήταν ο πρώτος επαγγελματίας αυτής της τεχνικής στην Ουγγαρία. Πέθανε σε ψυχιατρική κλινική και η σχολή του έκλεισε λίγο μετά.
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Γενικά θέματα
Ούμαρ Κρέμλεφ: Ο άνθρωπος του Πούτιν που «εισέβαλε» στον αμερικανικό αθλητισμό
Πριν γίνει γνωστός ως Ούμαρ Κρέμλεφ, ο 43χρονος που χρόνια αργότερα θα συνδεόταν ακόμη και με το πολυτελές πάρτι του Ντόναλντ Τραμπ Τζούνιορ στις Μπαχάμες, ήταν γνωστός με το όνομα Ούμαρ Λουτφουλόεφ. Μέχρι τον Μάρτιο του 2010, το όνομα Κρέμλεφ παρέμενε ουσιαστικά άγνωστο
Πριν γίνει γνωστός ως Ούμαρ Κρέμλεφ, ο 43χρονος που χρόνια αργότερα θα συνδεόταν ακόμη και με το πολυτελές πάρτι του Ντόναλντ Τραμπ Τζούνιορ στις Μπαχάμες, ήταν γνωστός με το όνομα Ούμαρ Λουτφουλόεφ. Μέχρι τον Μάρτιο του 2010, το όνομα Κρέμλεφ παρέμενε ουσιαστικά άγνωστο.
Όταν «πάτησε» τα 28 κι έχοντας, σύμφωνα με δημοσιεύματα της εποχής, καταδίκες για εκβιασμό και ξυλοδαρμό, είδε τις φιλοδοξίες του για καριέρα στην πυγμαχία να σβήνουν εξαιτίας της έλλειψης πειθαρχίας και θέλησε να κάνει μια νέα αρχή για να ανεβεί τα σκαλοπάτια της ρωσικής κοινωνίας.
Ο 43χρονος μεγάλωσε στο Σερπούχοφ, μια πόλη περίπου 120.000 κατοίκων, 60 μίλια νότια της Μόσχας και 5.729 μίλια ανατολικά του Little Pipe Cay, του νησιού στις Μπαχάμες που νοίκιασε για τον γιο του Αμερικανού προέδρου. Γεννημένος από μητέρα Τατζίκα σε μουσουλμανική οικογένεια, «παντρεύτηκε» αρχή τον ρόλο του αουτσάιντερ.
Σύμφωνα με το ρωσικό ερευνητικό μέσο Proekt, καταδικάστηκε για εκβιασμό το 2004 και για ξυλοδαρμό το 2007, αν και οι ακριβείς συνθήκες των υποθέσεων παραμένουν ασαφείς. Ο ίδιος δεν έχει αρνηθεί τις καταδίκες.
Οι Night Wolves εμφανίστηκαν την περίοδο της Περεστρόικα, της οικονομικής αναδιάρθρωσης της δεκαετίας του 1980, ως μια ομάδα μοτοσικλετιστών και φίλων της ροκ μουσικής. Επικεφαλής τους ήταν ο Αλεξάντερ Ζαλντοστάνοφ, γνωστός ως «Χειρουργός», στενός φίλος του Βλαντίμιρ Πούτιν.
Μέσα σε αυτόν τον ετερόκλητο κόσμο που ο Κρεμλέφ άρχισε να καλλιεργεί τις σχέσεις που θα τον μετέτρεπαν από πυγμάχο σε ισχυρό παράγοντα της ρωσικής κοινωνίας. Η σημαντικότερη από αυτές ήταν με τον Αλεξέι Ρουμπέζνι, υποστράτηγο της Ομοσπονδιακής Υπηρεσίας Προστασίας (FSO) ψηλόβαθμων κρατικών αξιωματούχων, με τον οποίο έγιναν αχώριστοι.
Το 2016, ο Ρουμπέζνι ήταν πλέον επικεφαλής της Υπηρεσίας Ασφαλείας του Προέδρου και ο Κρεμλέφ είχε αποκτήσει, με αυτό τον τρόπο, πρόσβαση στον Πούτιν. Έκτοτε, η καριέρα του απογειώθηκε.
Ανέβηκε γρήγορα στην ιεραρχία και το 2017 ανέλαβε την ηγεσία της Ρωσικής Ομοσπονδίας Πυγμαχίας. Όμως η ορεξη του Κρεμλέφ είχε ανοίξει και δεν χόρταινε. Η Association Internationale de Boxe Amateur (AIBA – Διεθνής Ομοσπονδία Ερασιτεχνικής Πυγμαχίας) βρισκόταν τότε σε βαθιά κρίση, αντιμέτωπη με καταγγελίες διαφθοράς που οδήγησαν το 2019 στην αρχική αναστολή της από τους Ολυμπιακούς Αγώνες ως φορέα που είχε την ευθύνη της ολυμπιακής πυγμαχίας.
Ο Κρεμλέφ υποσχέθηκε σαρωτικές μεταρρυθμίσεις και την εξόφληση χρέους που υπολογιζόταν στα 16 εκατ. δολάρια, με στόχο ο οργανισμός να ανακτήσει τον έλεγχο της ολυμπιακής πυγμαχίας. Έτσι, το 2020 κέρδισε με άνεση την ψηφοφορία για την προεδρία, ενώ το γεγονός ότι μιλούσε από ελάχιστα έως καθόλου αγγλικά δεν αποτέλεσε εμπόδιο. Και όπως έκανε με τον ίδιο του τον εαυτό, και σε αυτή την περίπτωση έκανε το restart με τον ίδιο τρόπο: άλλαξε το όνομα του οργανισμού σε International Boxing Association (IBA).
Ακολούθησε συνεργασία της IBA με την Gazprom, τον ρωσικό κρατικό ενεργειακό κολοσσό, με συνέπεια το χρέος να μηδενιστεί και τα χρηματικά έπαθλα να αυξηθούν. «Γιατί να μην μπορούν οι ερασιτέχνες πυγμάχοι να πληρώνουν τα στεγαστικά τους δάνεια και να στηρίζουν τις οικογένειές τους;» είχε δηλώσει τότε ο Κρεμλέφ.
Το 2022, η IBA ήρε περιορισμούς που είχαν επιβληθεί νωρίτερα την ίδια χρονιά και επέτρεψε σε Ρώσους και Λευκορώσους πυγμάχους να αγωνίζονται με τις εθνικές σημαίες και τους ύμνους τους, ενώ απέκλεισε από τις τάξεις της την Ουκρανική Ομοσπονδία Πυγμαχίας. Την επόμενη χρονιά, ωστόσο, η Διεθνής Ολυμπιακή Επιτροπή (ΔΟΕ) ψήφισε – με αφορμή τον πόλεμο της Ρωσίας στην Ουκρανία – υπέρ της αφαίρεσης από την IBA της ιδιότητας της παγκόσμιας ομοσπονδίας του αθλήματος.
Ο Κρεμλέφ γίνεται ο «σκιώδης δήμαρχος»
Ωστόσο, δεν ήταν μόνο οι πυγμάχοι του Κρεμλέφ που πληρώνονταν καλά. Το 2019, μια εταιρεία του απέκτησε το δικαίωμα να γίνει ο μοναδικός διαχειριστής της εθνικής λοταρίας της Ρωσίας. Σε ένα μοτίβο που θα επαναλαμβανόταν αρκετές φορές, η λοταρία έγινε σύντομα χορηγός της IBA.
Τα επόμενα χρόνια, ο Κρεμλέφ απέκτησε μερίδια σε τρεις από τις μεγαλύτερες στοιχηματικές εταιρείες της Ρωσίας, τις Fonbet, Liga Stavok και Pari. Ρωσικά μέσα ενημέρωσης έχουν αναφέρει ότι οι συμφωνίες αυτές είχαν την υποστήριξη του Αντρέι Κόστιν, του υπό κυρώσεις χρηματοδότη και προέδρου της συνδεδεμένης με το Κρεμλίνο τράπεζας VTB, ο οποίος έχει χαρακτηριστεί «τραπεζίτης-κουμπαράς του Πούτιν».
Οι εταιρείες αυτές φαίνεται ότι είχαν συνολικά έσοδα περίπου 625 δισ. ρούβλια (5,5 δισ. λίρες) το 2023, ενώ η Liga Stavok αποτελεί πλέον βασικό εταίρο της IBA.
Ο Κρεμλέφ είχε επίσης αποκτήσει σταδιακά τον έλεγχο της Tsupis, μιας εταιρείας πληρωμών που συνδέει τους παίκτες με τις στοιχηματικές εταιρείες και εισπράττει προμήθεια από κάθε ποντάρισμα. Το 2021, ο Πούτιν εξέδωσε διάταγμα κατά της απάτης, το οποίο παραχώρησε στην Tsupis μονοπώλιο σε αυτή την εξαιρετικά επικερδή δραστηριότητα. Την ίδια περίοδο, οι φορείς που ρύθμιζαν την αγορά στοιχημάτων πέρασαν επίσης υπό τον έλεγχο του Κρεμλέφ και ενοποιήθηκαν σε έναν κοινό εποπτικό οργανισμό, με αρκετά μέλη του διοικητικού συμβουλίου να προέρχονται, σύμφωνα με δημοσιεύματα, από το δίκτυό του στον χώρο της πυγμαχίας.
Στη γενέτειρά του, το Σερπούχοφ, καθώς εξελισσόταν σε ολιγάρχη, ο Κρεμλέφ απέκτησε το προσωνύμιο «σκιώδης δήμαρχος», έχοντας συγκεντρώσει ένα εντυπωσιακό χαρτοφυλάκιο ακινήτων. Κάποια από αυτά φέρεται να περιήλθαν στην κατοχή του μετά την αναδιανομή περιουσιακών στοιχείων του φυλακισμένου πρώην δημάρχου Αλεξάντερ Σεστούν.
Πηγές αναφέρουν ότι απέκτησε γεωργικές εκτάσεις, βιομηχανικές εγκαταστάσεις, ένα λιμάνι, ένα εμπορικό κέντρο και ένα ξενοδοχείο, ενώ το 2024, ο Κρεμλέφ φέρεται να επωφελήθηκε και από απαλλοτρίωση. Τον Φεβρουάριο, το Κρεμλίνο κατέσχεσε τη Rolf, τη μεγαλύτερη αντιπροσωπεία αυτοκινήτων της Ρωσίας, από τον Σεργκέι Πετρόφ, τον εξόριστο ιδιοκτήτη της και πρώην βουλευτή της αντιπολίτευσης και μέχρι τον Σεπτέμβριο, η εταιρεία είχε περάσει στον Κρεμλέφ μέσω συμφωνίας ύψους 35 δισ. ρουβλίων.
Σε ανακοίνωσή της, η Rolf παρουσίασε τον Κρεμλέφ ως νέο ιδιοκτήτη της, χαρακτηρίζοντάς τον «στρατηγικό επενδυτή, ο οποίος θα επιτρέψει στην εταιρεία να διατηρήσει τη μοναδική εταιρική κουλτούρα της και να διευρύνει το φάσμα των δραστηριοτήτων της, με έμφαση στην αύξηση της αποτελεσματικότητας και την προσέλκυση νέων συνεργατών και πελατών».
Ένας από αυτούς τους νέους συνεργάτες, σύμφωνα με μεταγενέστερα δημοσιεύματα του Proekt, ήταν η IBA.
Η πίστη στον Πούτιν
Έχοντας συγκεντρώσει προσωπική περιουσία που υπολογίζεται έως και σε 300 εκατ. λίρες και αναλαμβάνοντας παράλληλα και άλλα αξιώματα – μεταξύ αυτών την προεδρία της Διεθνούς Ομοσπονδίας Ταβλιού – ο Κρεμλέφ δεν έκρυβε ποτέ τις πολιτικές του συμπάθειες.
«Χάρη σε έναν άνθρωπο, σήμερα υπάρχουν πραγματικά κάθε είδους ευκαιρίες να κερδίσεις χρήματα και να επιδιώξεις περισσότερα», είχε δηλώσει σε βιντεοσκοπημένη συνέντευξη το 2024, την οποία εντόπισε ο Guardian. «Αυτός ο άνθρωπος, φυσικά, είναι ο πρόεδρός μας, Βλαντίμιρ Βλαντιμίροβιτς Πούτιν».
Λίγους μήνες αργότερα, η Ουκρανία του επέβαλε κυρώσεις, χωρίς να βρίσκεται, ωστόσο, υπό κυρώσεις από τη Βρετανία, τις ΗΠΑ ή την Ευρωπαϊκή Ένωση.
Τον Απρίλιο, ο Πούτιν απένειμε στον Κρεμλέφ το Παράσημο της Φιλίας, ενώ λίγες ημέρες πριν από τον γάμο του Τραμπ Τζούνιορ, ο Κρεμλέφ συνόδευσε τον Ρώσο πρόεδρο σε επίσκεψη στην Κίνα, επιμένοντας πάντως ότι δεν βρισκόταν εκεί με επίσημη ιδιότητα.
Τα οφέλη για την οικογένειά του
Όπως συμβαίνει συχνά με τις οικογένειες ισχυρών και εύπορων πατριαρχών, και οι συγγενείς του Κρεμλέφ φαίνεται ότι επωφελήθηκαν από την άνοδό του. Το 2024, η ρωσική Novaya Gazeta ανέφερε ότι είχε παραχωρήσει στην τότε 21χρονη σύζυγό του, Αναστάσια Λεστσίνσκαγια, ένα κουρείο και ένα καφέ στο Σερπούχοφ, καθώς και πολυτελή αυτοκίνητα. Μάλιστα, αψηφώντας πλήρως τους νόμους, οι Porsche, Lamborghini και Aston Martin που φέρεται να της ανήκαν έχουν, σύμφωνα με δημοσιεύματα, συγκεντρώσει περίπου 50 κλήσεις από την τροχαία της περιφέρειας της Μόσχας.
Η Λεστσίνσκαγια ήταν γνωστή δημιουργός στο TikTok και το ένα από τα δύο μέλη του διδύμου «twinsrussian».
Ωστόσο, η δίδυμη αδελφή της είναι εκείνη που έχει προσελκύσει ακόμη μεγαλύτερο ενδιαφέρον. Η Εκατερίνα Λεστσίνσκαγια διευθύνει τη φιλοπουτινική οργάνωση Healthy Fatherland, ένα αθλητικό και πατριωτικό κίνημα στο οποίο το Κίεβο έχει επιβάλει κυρώσεις για τον φερόμενο ρόλο του στην απαγωγή, την απέλαση και την αναγκαστική μεταφορά παιδιών από την Ουκρανία. Η ίδια έχει επίσης συναντηθεί επανειλημμένα με τον Ρώσο πρόεδρο.
Και φαίνεται πως αυτή ακριβώς η σύνδεση του Τζούνιορ με τον Κρεμλέφ ήταν που ώθησε τη Μελάνια Τραμπ – η οποία έχει μεσολαβήσει σε συμφωνίες με Ρώσους αξιωματούχους για την επιστροφή Ουκρανών παιδιών – να πάρει αποστάσεις από τον γάμο του θετού γιου της, με εκπρόσωπό της να δηλώνει: «Η κυρία Τραμπ δεν έχει και δεν είχε ποτέ καμία σχέση με τον κ. Κρεμλέφ».
Ασαφής ο τρόπος σύνδεσης του Τραμπ Τζούνιορ με τον Κρεμλέφ
Ο Τραμπ Τζούνιορ, όμως, έχει. Το πώς ακριβώς ο γιος του Αμερικανού προέδρου μπήκε στον κύκλο του Κρεμλέφ παραμένει ασαφές. Εκπρόσωπος του γιου του Αμερικανού προέδρου δήλωσε ότι οι δύο άνδρες, αμφότεροι λάτρεις του κυνηγιού, γνωρίστηκαν μέσω κοινού φίλου και «δέθηκαν χάρη στην αγάπη τους για την πυγμαχία και τις δραστηριότητες στη φύση».
Επιπλέον, ο Τραμπ Τζούνιορ είχε επαφή με την πυγμαχία από μικρή ηλικία, λόγω της δραστηριότητας του πατέρα του ως διοργανωτή αγώνων. Στα δέκα του χρόνια είχε παρακολουθήσει από κοντά τον Μάικ Τάισον να διαλύει τον Μάικλ Σπινκς μέσα σε μόλις 91 δευτερόλεπτα στο Trump Plaza Hotel του Ατλάντικ Σίτι.
Ο κοινός φίλος μέσω του οποίου γνωρίστηκαν δεν έχει κατονομαστεί, ωστόσο αμφότεροι διατηρούν στενές σχέσεις με έναν Τούρκο επιχειρηματία, τον Κάαν Καρακάγια. Ο Καρακάγια φέρεται, μάίστα, να ήταν παρών σε ένα αμφιλεγόμενο κυνηγετικό ταξίδι στη Μογγολία το 2019, κατά το οποίο ο Τραμπ Τζούνιορ πυροβόλησε και σκότωσε ένα απειλούμενο πρόβατο.
Τον Σεπτέμβριο του περασμένου έτους, σε εκδήλωση της IBA στην Κωνσταντινούπολη, στην οποία παρευρέθηκε και ο Μάνι Πακιάο, παγκόσμιος πρωταθλητής σε οκτώ διαφορετικές κατηγορίες βάρους, ο Κρεμλέφ ανακοίνωσε τον διορισμό του Καρακάγια ως εκπροσώπου της οργάνωσης στην Τουρκία.
«Ο Κάαν υπήρξε μια γέφυρα ανάμεσα σε διαφορετικούς κόσμους, ένας φίλος που φέρνει τους ανθρώπους κοντά», είχε δηλώσει ο Κρεμλέφ.
«Ηγέτης και φίλος»
Ο Τραμπ Τζούνιορ παρευρέθηκε στην ίδια εκδήλωση της IBA και κάθισε δίπλα στον Κρεμλέφ πάνω στη σκηνή. Οι δύο άνδρες φαίνεται ότι διατηρούσαν ήδη τότε φιλική σχέση, παρά τα περιορισμένα αγγλικά του Ρώσου, ενώ ο Κρεμλέφ, σε μια ιδιαίτερα θερμή αναφορά, δήλωσε ότι ήταν «υπερήφανος που βρίσκεται εδώ με τον φίλο μου» και υποσχέθηκε ότι εκείνος και ο Τραμπ Τζούνιορ θα «προστατεύσουν τη διαφάνεια στην πυγμαχία και θα ανοίξουν τον δρόμο για την επόμενη γενιά».
Από την πλευρά του, ο Τραμπ Τζούνιορ επαίνεσε τον 43χρονο για το γεγονός ότι «επανέφερε την καθαρότητα της πυγμαχίας» και «αποκατέστησε την πραγματική δικαιοσύνη» στο άθλημα – μια αναφορά, όπως φαίνεται, στην πολιτική της IBA να μην επιτρέπει σε βιολογικούς άνδρες να αγωνίζονται στη γυναικεία πυγμαχία. «Είμαι υπερήφανος που αποκαλώ τον Ούμαρ όχι μόνο ηγέτη αλλά και φίλο», είχε δηλώσει, σύμφωνα με δελτίο Τύπου της IBA που είχε τον χαρακτηριστικό τίτλο: «Ούμαρ Κρεμλέφ και Ντόναλντ Τραμπ Τζούνιορ ενώνουν τις δυνάμεις τους».
Η θέση του για την πυγμάχο Ιμάν Κελίφ
Η IBA βρέθηκε ακόμη περισσότερο στο επίκεντρο της διεθνούς προσοχής κατά τη διάρκεια των Ολυμπιακών Αγώνων του Παρισιού το 2024, γεγονός που δημιούργησε μια ευκαιρία την οποία ο Κρεμλέφ μπορούσε να αξιοποιήσει.
Στους Αγώνες, η ΔΟΕ χρησιμοποίησε δική της μονάδα πυγμαχίας για τη διοργάνωση του τουρνουά, καθώς η IBA είχε ήδη αποβληθεί. Η διοργάνωση, ωστόσο, βρέθηκε στο επίκεντρο έντονης αντιπαράθεσης όταν επετράπη στην Αλγερινή πυγμάχος Ιμάν Κελίφ να αγωνιστεί στην κατηγορία των 66 κιλών γυναικών, μολονότι είχε αποκλειστεί από το Παγκόσμιο Πρωτάθλημα της προηγούμενης χρονιάς επειδή δεν είχε περάσει εξετάσεις επαλήθευσης φύλου.
Κι ενώ η IBA του Κρεμλέφ είχε αποκλείσει την Κελίφ από τις διοργανώσεις της, η ΔΟΕ της επέτρεψε να αγωνιστεί στους Ολυμπιακούς Αγώνες με βάση το γεγονός ότι στο διαβατήριό της αναγράφεται ως γυναίκα. Ακολούθησε διεθνής αντιπαράθεση, με την Κελίφ να κερδίζει ομόφωνα όλους τους αγώνες της και να κατακτά τελικά το χρυσό μετάλλιο.
«Είναι ξεκάθαρα καθορισμένο: ο γυναικείος αθλητισμός είναι για γυναίκες, ο ανδρικός αθλητισμός για άνδρες. Ο γυναικείος αθλητισμός είναι για γυναίκες», είχε δηλώσει ο Κρεμλέφ στο TalkSPORT, μεταφέροντας, μάλιστα, το μήνυμα αυτό στο υψηλότερο δυνατό επίπεδο, στέλνοντας ανοιχτή επιστολή 1.100 λέξεων στον Ντόναλντ Τραμπ, ο οποίος είχε πρόσφατα υπογράψει εκτελεστικό διάταγμα που απαγόρευε στις τρανς γυναίκες να αγωνίζονται στις γυναικείες κατηγορίες αθλημάτων.
Στην επιστολή, ο Κρεμλέφ έγραφε: «Είναι ζωτικής σημασίας όλοι οι αθλητές να αγωνίζονται επί ίσοις όροις και η θέση σας στο ζήτημα αποτελεί σημαντικό βήμα προς την επίτευξη αυτού του στόχου», ενώ επιτέθηκε και στη ΔΟΕ, λέγοντας: «Η Διεθνής Ολυμπιακή Επιτροπή και η σημερινή ηγεσία της έχουν, δυστυχώς, οδηγήσει το Ολυμπιακό Κίνημα σε παρακμή με τις κοντόφθαλμες ενέργειές τους και την κακή διοίκηση».
Ο Κρεμλέφ έριξε επίσης στον Αμερικανό πρόεδρο άλλο ένα «τυράκι». «Το τελευταίο Παγκόσμιο Πρωτάθλημα Πυγμαχίας της IBA στις Ηνωμένες Πολιτείες πραγματοποιήθηκε το 2007 στο Σικάγο. Ενδιαφερόμαστε πολύ να επαναφέρουμε τη διοργάνωση στη χώρα σας και είμαστε περισσότερο από έτοιμοι να συνεργαστούμε προς αυτή την κατεύθυνση» έγραψε, ενώ έκλεισε την επιστολή του παραλλάσσοντας δύο από τις αγαπημένες φράσεις του Τραμπ: «Σας ευχαριστώ για την προσοχή σας σε αυτά τα σημαντικά ζητήματα. Προσβλέπουμε με μεγάλη αισιοδοξία στην πιθανότητα να συνεργαστούμε για να κάνουμε ξανά σπουδαίο το Ολυμπιακό Κίνημα, να προωθήσουμε το άθλημα της πυγμαχίας και να υπερασπιστούμε τα δικαιώματα των αθλητών σε ολόκληρο τον κόσμο».
Η αντιπαράθεση με τους Σαουδάραβες
Το 2025, η IBA ανέβασε ακόμη περισσότερο στροφές. Σύμφωνα με πληροφορίες της Telegraph, στην Κωνσταντινούπολη η ομάδα του Κρεμλέφ προσέφερε στον γνωστό Βρετανό πυγμάχο Τάισον Φιούρι αμοιβή 50 εκατ. λιρών προκειμένου να αγωνιστεί σε μία από τις διοργανώσεις της IBA. Ο Φιούρι, ωστόσο, επέλεξε να υπογράψει συμφωνία τριών αγώνων με τον Τούρκι Αλ-Σέιχ, αξιωματούχο της κυβέρνησης της Σαουδικής Αραβίας.
Ο Κρεμλέφ αποτελεί, ουσιαστικά, τον ισχυρότερο promoter του αθλήματος στην Ανατολική Ευρώπη, αποτελώντας άμεση πρόκληση για την επιρροή του Αλ-Σέιχ και των Σαουδαράβων στην πυγμαχία και για τον έλεγχό τους σε ορισμένους από τους σημαντικότερους αγώνες του αθλήματος.
Άνθρωποι από τον χώρο της πυγμαχίας περιγράφουν τον Κρεμλέφ ως «μια χαρισματική προσωπικότητα που εμφανίζεται σε εκδηλώσεις και διοργανώσεις περιστοιχισμένος από μια πολυάριθμη ομάδα συνεργατών, σχεδόν σαν αρχηγός κράτους». Οι ομιλίες του είναι συχνά φορτισμένες συναισθηματικά και δυναμικές, με επαναλαμβανόμενες αναφορές στον τρόπο με τον οποίο η πυγμαχία μπορεί να αλλάξει τις ζωές των νέων ανθρώπων.
«Συχνά δεν έχει ιδιαίτερη έκφραση στο πρόσωπό του, κι όμως αποπνέει μια ευγένεια και μια ταπεινότητα», δήλωσε άνθρωπος του χώρου.
Το περασμένο καλοκαίρι, η IBA λάνσαρε και δικό της πρωτάθλημα πυγμαχίας χωρίς γάντια. Οι πρώτοι αγώνες πραγματοποιήθηκαν στη Μόσχα, όμως ήταν το ντεμπούτο στις ΗΠΑ, στο Μαϊάμι, το φετινό καλοκαίρι που τράβηξε την προσοχή.
Συμπαρουσιαστής της εκδήλωσης ήταν ο Άντριου Τέιτ, ο Βρετανός πρώην kickboxer και αυτοαποκαλούμενος μισογύνης, ο οποίος δεν ανέβηκε ποτέ στη σκηνή, καθώς συνελήφθη έξω από τον χώρο της διοργάνωσης. Ο Τέιτ και ο αδελφός του, Τρίσταν, βρίσκονται αντιμέτωποι με έκδοση στη Βρετανία, όπου αντιμετωπίζουν συνολικά 59 κατηγορίες, μεταξύ των οποίων βιασμό, αδικήματα που συνδέονται με εμπορία ανθρώπων για σεξουαλική εκμετάλλευση και άσεμνες εικόνες παιδιού. Και οι δύο αρνούνται οποιαδήποτε παρανομία.
Γλυκάθηκε με το Παγκόσμιο Κύπελλο και το UFC Freedom στον Λευκό Οίκο
Ωστόσο, δύο άλλες διοργανώσεις του καλοκαιριού φαίνεται ότι ενέπνευσαν περισσότερο τον Κρεμλέφ: το Παγκόσμιο Κύπελλο της FIFA υπό τον Τζάνι Ινφαντίνο και το UFC Freedom 250 του Ντέινα Γουάιτ, που φιλοξενήθηκε σε κήπο του Λευκού Οίκου.
«Ο Κρεμλέφ είδε πώς ο Ντέινα και ο Ινφαντίνο κατάφεραν να πάρουν αυτό που ήθελαν», δήλωσε παράγοντας του αθλητισμού. «Θέλει κι αυτός ένα κομμάτι από αυτή την πίτα».
«Και το να έχεις πρόσβαση στον Ντον Τζούνιορ είναι μια καλή αρχή», πρόσθεσε η ίδια πηγή.
Μάλλον πέρασε τα όρια και το «πληρώνει»
Στην προσπάθειά του, όμως, να αποκτήσει κυρίαρχη θέση στον παγκόσμιο αθλητισμό, ο Κρεμλέφ ίσως να πέρασε τα όρια. Η Ομοσπονδπια της οποίας ηγείται, απέχει πολύ από το να ανακτήσει τον έλεγχο της ολυμπιακής πυγμαχίας, καθώς τι χάσμα με τη ΔΟΕ δεν γεφυρώνεται, και η ζημιά που προκάλεσε το «εξαιρετικά γενναιόδωρο γαμήλιο δώρο» του – όπως το χαρακτήρισαν ο κύριος και η κυρία Τραμπ Τζούνιορ – φαίνεται ότι βαρύνει κυρίως τον ίδιο.
Παρότι στο νησί στις Μπαχάμες βρίσκονταν μόλις περίπου 50 άνθρωποι, ο Κρεμλέφ είχε φτάσει συνοδευόμενος από μεγάλη ομάδα Ρώσων, οι οποίοι απομονώνονταν από τους υπόλοιπους και μιλούσαν μεταξύ τους, σύμφωνα με το ProPublica. Η παρουσία και η συμπεριφορά τους είχε προκαλέσει, μάλιστα, απορίες στους άλλους καλεσμένους.
Και ύστερα τραβήχτηκε μια ομαδική φωτογραφία, όπου το ξυρισμένο κεφάλι του Κρεμλέφ διακρίνεται μισοκρυμμένο στο πίσω μέρος, ενώ στο κέντρο βρίσκονται η Ιβάνκα Τραμπ, ο Τζάρεντ Κούσνερ, η Τίφανι Τραμπ και άλλοι.
«Τι σκεφτόταν;» σχολίασε στην Telegraph πρόσωπο από κύκλους Ρώσων ολιγαρχών. «Είναι ένας μπράβος που κατάφερε να βρεθεί στη σωστή πλευρά του προέδρου και ενθουσιάστηκε υπερβολικά».
Πρώτα ήταν η Μελάνια Τραμπ που πήρε αποστάσεις. Στη συνέχεια, εκπρόσωπος του Έρικ Τραμπ, αδελφού του Ντόναλντ Τραμπ Τζούνιορ, δήλωσε για τον Κρεμλέφ: «Ο Έρικ δεν έχει απολύτως καμία ιδέα ποιος είναι αυτός ο άνθρωπος και δεν έχει ακούσει ποτέ το όνομά του». Και μετά ήρθε το τελειωτικό χτύπημα από τον ίδιο τον Ντόναλντ Τραμπ: «Δεν έχω ιδέα ποιος είναι ο Ούμαρ. Δεν τον έχω ξανακούσει ποτέ».
protothema.gr
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