Διεθνή
Θόρυβος στρατιωτικής μπότας στην Τουρκία και κινήσεις ανατροπής από τους φιλοαμερικανούς στο Λίβανο
Σύμφωνα με αξιόπιστες πληροφορίες, η Τουρκία έχει αρχίσει να παρέχει οικονομική, στρατιωτική και υλικοτεχνική υποστήριξη στην συριακή αντιπολίτευση, μετά από αίτημα των Ηνωμένων Πολιτειών και με τη βοήθεια ορισμένων χωρών του Κόλπου, οι οποίες δρουν ως χορηγοί κεφαλαίων. Επιπλέον, η Τουρκία έχει δημιουργήσει στο έδαφός της στρατόπεδα εκπαίδευσης για τη συριακή αντιπολίτευση, κοντά στα νότια σύνορα της χώρας, ως προοίμιο της δημιουργίας μιας ουδέτερης ζώνης σε συριακό έδαφος. Το σχέδιο περιλαμβάνει εισβολή των τουρκικών δυνάμεων κατά μήκος των συνόρων για να αναγκάσει τη Συρία να στείλει στρατεύματα για την αντιμετώπιση αυτής της επίθεσης κατά του εθνικού εδάφους της. Η Τουρκία θα μπορούσε τότε, σύμφωνα με το καταστατικό του ΝΑΤΟ, να καλέσει την Ατλαντική Συμμαχία για να την βοηθήσει. Παράλληλα, η συριακή αντιπολίτευση θα επιτεθεί σε μονάδες του στρατού και των μυστικών υπηρεσιών, και οι διαδηλωτές θα ζητήσουν την παρέμβαση του ΝΑΤΟ.
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Après avoir observé un silence d’un mois au sujet de la Syrie, la Turquie commence de nouveau à hausser le ton contre Damas, preuve d’un projet occidental dont les grandes lignes commencent à se préciser. Selon des informations dignes de foi, la Turquie a commencé à fournir une assistance financière, militaire et logistique à l’opposition syrienne, à la demande des États-Unis et avec le concours de certains pays du Golfe, qui jouent le rôle de bailleurs de fonds. Par ailleurs, la Turquie aurait établi sur son sol des camps d’entraînement pour l’opposition syrienne, à proximité des frontières sud du pays, en prélude à l’établissement d’une zone tampon sur le sol syrien. Le projet prévoit une incursion des forces turques de l’autre côté des frontières afin d’entraîner une décision syrienne d’envoyer sur place des unités de l’armée pour contrer cette agression contre le territoire national. La Turquie pourra alors, conformément à la convention de l’Otan, appeler l’Alliance atlantique à la rescousse. Parallèlement, l’opposition syrienne s’en prendra à des postes de l’armée et des services de renseignement, et les manifestants réclameront l’intervention de l’Otan.
Les États-Unis espèrent aussi mettre le Liban à contribution dans ce complot. Si le gouvernement et la majorité de la classe politique et de la population refusent catégoriquement de se laisser entrainer dans ce sale jeu, une partie des Libanais n’y voient pas d’inconvénients. Il s’agit notamment du Courant du Futur de Saad Hariri, allié pour la circonstance aux mouvements salafistes et extrémistes. Tout ce beau monde a transformé les zones frontalières allant de l’Akkar, au Nord du Liban, à Kaa, à l’Est, en passant par Wadi Khaled, en une base-arrière pour les opposants syriens. Ceux-ci reçoivent armes et argent, mais aussi assistance logistique. Les extrémistes blessés lors des attaques contre l’armée syrienne sont transportés dans des hôpitaux du Liban-Nord pour y être soignés. Toutes ces opérations coûteuses sont financées par de l’argent provenant des pétromonarchies.
Mais il existe au Liban un fort mouvement politique et populaire qui s’oppose à ce que le Liban serve de rampe et de plateforme pour déstabiliser la Syrie.
Aussi bien le projet d’une intervention turque que celui d’une subversion menée à partir du Liban seront voués à l’échec. Car ceux qui ont imaginé ces plans n’ont pas pris en compte la réaction de l’armée syrienne et des alliés de Damas qui ont la capacité de se défendre —et même d’attaquer— sur un front long de plusieurs milliers de kilomètres.
La crise en Syrie a permis de faire tomber la dernière feuille de vigne qui cachait encore le peu de virilité dont peut se vanter la Ligue arabe, qui était naguère incontournable dans le paysage politique international. Cette institution, ou ce qu’il en reste, n’est plus qu’un instrument que les États-Unis manipulent pour servir leurs propres intérêts.
C’est ainsi que l’initiative arabe a été concoctée par le Qatar dans l’espoir qu’elle soit rejetée par le leadership syrien. De la sorte, le dossier de la crise syrienne serait renvoyé au Conseil de sécurité avec une couverture arabe, selon le même processus observé dans le dossier libyen. Consciente de la nature du complot dont elle est victime, la Syrie n’est pas tombée dans le piège et a accepté le plan arabe, son principal souci étant de trouver une issue pacifique à la crise et de ne pas embarrasser ses amis des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud).
Lorsque le Qatar a senti que Damas allait accepter l’initiative, son ministre des Affaires étrangères, Hamad Ben Jassem, a tenu des propos peu diplomatiques, frôlant l’insolence, à l’adresse de la direction syrienne, dans le but de la provoquer et de la pousser à rejeter le plan. Mais c’était mal connaitre les dirigeants syriens qui savent garder leur sang froid en période de crise. Aussi, ont-ils accepté le plan et annoncé qu’ils en appliqueraient toutes les clauses. Ils ont libéré quelque 700 détenus et annoncé le retrait imminent de l’armée des villes. La réaction de Washington, des pays européens et de la Turquie, illustre parfaitement leurs intentions. Au lieu d’encourager toutes les parties à faire preuve de bonne volonté et de sagesse, ils ont mis en doute les intentions de Damas, comme pour encourager l’opposition syrienne à ce pas coopérer. Les États-Unis sont allés beaucoup plus loin en conseillant aux groupes armés en Syrie de ne pas remettre les armes et de ne pas accepter l’offre d’amnistie immédiate présentée par les autorités syriennes. Ensuite, le président du Conseil national syrien (CNS), Burhane Ghalioun, a annoncé du Caire le refus de tout dialogue avec le régime de Bachar el-Assad. Cela signifie, en clair, que l’opposition, appuyée par Washington, torpillait l’initiative arabe.
Au lieu de faire pression sur le CNS, le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Al-Arabi, a multiplié les critiques à l’adresse de Damas. Et avant même que le délai de deux semaines accordée à la Syrie pour mettre en œuvre les clauses du plan ne soit écoulé, la Ligue a accusé la Syrie de ne pas honorer ses engagements et à décidé de convoquer une réunion ministérielle urgente pour débattre de la situation dans le pays.
La collusion entre certains pays membres de la Ligue et les groupes armés en Syrie ne fait plus aucun doute. La convocation de la réunion est intervenue après la défaite cuisante des extrémistes armés qui ont perdu leur bastion de Baba Amr, à Homs, d’où ils terrorisaient la population et harcelaient les troupes régulières.
Selon des sources bien informées, l’Armée syrienne a découvert dans ce quartier un hôpital de campagne souterrain, des dépôts d’armes de tous calibres et une infrastructure insurrectionnelle sophistiquée. Une centaine d’extrémistes armés se sont rendus ou ont été capturés dans les opérations militaires qui ont duré une semaine.
Situé à l’ouest de Homs, Baba Amr avait une profondeur géographique qui le reliait directement au Liban, loin de 22 kilomètres seulement. Armes, argent, matériels et renforts en hommes étaient acheminés via le Liban aux insurgés à travers le village syrien de Kousseir. Sa chute constitue un coup dur aux extrémistes et à leurs soutiens occidentaux. C’est ce qui explique la réaction hystérique de la Ligue arabe.
« Je salue l’accord auquel est parvenu la Ligue arabe sur la Syrie. Cette initiative permet à la Ligue de récupérer son rôle dans le règlement des causes arabes sans ingérence étrangère. »
Extraits d’une interview accordée au quotidien saoudienAch Sharq Al Awsat
« Ce qui se passe en Syrie est dangereux d’abord par rapport au peuple syrien, au vu du nombre croissant de morts, mais c’est également une menace qui risque de porter atteinte à la stabilité de l’ensemble de la région. Il y a évidemment les conséquences sur le Liban, mais aussi l’augmentation des tensions dans les relations avec la Turquie et les conséquences potentielles sur les relations avec Israël. Cette crise nous préoccupe donc pour son impact sur la stabilité de l’ensemble de la région, c’est pourquoi le Conseil de sécurité doit se prononcer sur le sujet. Nous ne devons pas intervenir dans les affaires internes des États, mais en 2005 l’Onu a reconnu le principe de la responsabilité de protéger les civils. Ce principe permet à la communauté internationale de se substituer à un gouvernement si ce dernier s’avère incapable de protéger ses citoyens. Ce cas se présente en Syrie aujourd’hui. Il y a ensuite les risques de déstabilisation régionale, qui relèvent de la responsabilité du Conseil de sécurité qui doit avertir et prendre des mesures pour empêcher les atteintes à la stabilité dans la région et au Liban en particulier (…) Le Liban souffre d’autres problèmes à part les répercussions de la situation en Syrie. Il y a notamment le dossier du TSL, et en particulier l’engagement du Liban à l’égard du financement du Tribunal d’une part, et de la reconduction de son mandat au printemps prochain d’autre part. »
« Si le Liban dans son ensemble soutenait le régime syrien ou bien s’y opposait, nous ne pouvons rien faire. Nous avons adopté la neutralité, comment peut-on dire que cela n’est pas positif ? Je veux éviter à mon pays de boire quelque coupe amère que ce soit et nous devons nous protéger de tout ce qui peut porter atteinte à l’intérêt du Liban, à sa paix civile. Les rapts d’opposants syriens au Liban se sont produits il y a plusieurs mois, avant la formation de mon gouvernement (…) Il existe, certes, des cas individuels, mais nous ne pouvons pas généraliser et dire que toute la situation est instable. Il y a eu des incidents, mais isolés. La justice fait son devoir et nous la soutenons. L’opposition a le droit de dire ce que bon lui semble, mais moi, je ne veux pas comparer la réalité du cabinet que je préside avec les gouvernements précédents, leur nature ou comment leurs membres allaient en Syrie, même si je suis convaincu que cela n’a rien de honteux. Mon souci est de préserver l’unité nationale. Ceux qui nous demandent d’adopter une autre position et ceux qui oublient que notre société est divisée, que les Libanais sont divisés sont irresponsables. Je ne m’attends pas que le Hezbollah soutienne le TSL après avoir été pointé du doigt par son acte d’accusation. Ce dont je suis certain, en revanche, c’est que l’intérêt du Liban est important pour le Hezbollah et son chef. Ma position est ferme. Je m’engage totalement à l’application des résolutions onusiennes, dont la 1757 sur le Tribunal international et son financement. J’aspire à la préservation de la stabilité du Liban et je n’envisage pas de démissionner pour le moment. »
« Les armes de la Résistance n’ont pas besoin de permis dans tous les pays. Nous soutenons le dialogue à condition de déterminer les sujets de discussion. Que les personnes concernées se penchent sur la vision que j’avais présentée pour élaborer une stratégie de défense. La décision de guerre et de paix n’est pas entre les mains du Hezbollah mais entre celles d’Israël et des États-Unis (…) J’ai surmonté toutes les tentatives d’isolement visant à m’écarter de la vie politique. Un milliard de dollars ont été versés durant les élections en 2009 pour me faire sortir du champ politique. Nos détracteurs sont prêts à verser de nouveau 3 milliards de dollars cette fois-ci pour financer les législatives en 2013. »
« L’ennemi israélien traverse actuellement la pire période de son existence. Par conséquent, il est incapable de mener une guerre contre le Liban. Les évènements régionaux visent les mouvements résistants qui ont pu mettre un terme à l’hégémonie de l’Occident. La Résistance au Liban a porté un coup à l’ennemi qui est désormais incapable de garantir le succès de ses objectifs politiques à travers une guerre. L’ennemi se débat dans ses propres problèmes, incapable d’affronter toute crise et se suffit de lancer des menaces. »
« Nous nous attendons à ce que le Liban honore la totalité de ses engagements internationaux car le tribunal a été créé sur demande du gouvernement libanais et des Libanais surtout que le Liban est membre du Conseil de sécurité. Le cas échéant, nous prendrons les mesures punitives contre lui liées à ses relations avec les États-Unis et d’autres pays. »
Nabil Haitham
La visite à Moscou d’une délégation du Hezbollah a donné lieu à une campagne menée par les parties lésées afin d’en minimiser l’importance et de déformer les prises de position russes exprimées à cette occasion. Cette campagne a même fait état d’une prétendue menace russe relative à des sanctions contre le Liban s’il n’honore pas ses engagements vis-à-vis du TSL, arrivant même au point d’appeler le président du Conseil des ministres Najib Mikati à démissionner dans un tel cas de figure. La Russie, surprise par ces rumeurs, a décrété une mobilisation diplomatique pour faire parvenir une riposte sévère aux parties concernées, sous forme d’un démenti qui remet les pendules à l’heure. Elle a donné des instructions à son ambassadeur au Liban pour établir des contacts directs avec le Hezbollah et couper l’herbe sous les pieds de ceux qui sont visiblement agacés par l’ouverture de Moscou envers la Résistance. Une rencontre élargie a donc eu lieu il y a quelques jours entre une délégation du Hezbollah et des responsables de l’ambassade de Russie, dans le prolongement des discussions déjà entamées à Moscou. Les tentatives de semer la zizanie entre les deux parties auront donc eu l’effet inverse : elles ont renforcé le rapprochement et la confiance réciproque.
Sateh Noureddine
L’opposition syrienne a cédé à la précipitation en annonçant l’échec de l’initiative arabe et en appelant à passer à la phase suivante, celle de l’internationalisation. Cet empressement était dû à la surprise de l’opposition, qui s’attendait à voir le régime rejeter l’initiative arabe, pour qu’elle lance la seconde vague du mouvement de contestation. L’auteur estime que le régime syrien semble avoir plus confiance en lui-même que l’opposition : ce régime est convaincu que la bataille s’est engagée dans la dernière ligne droite, et que ce qu’il en reste ne peut pas être pire que ces huit derniers mois. Plus important encore, il sait pertinemment que l’internationalisation n’est pas une menace sérieuse que les Arabes peuvent facilement agiter lorsqu’ils se heurtent à une impasse. Elle doit être précédée d’une décision arabe claire et explicite, mais il est impossible qu’une telle décision remporte aujourd’hui l’unanimité, ou ne serait-ce que la majorité écrasante. Elle doit également être suivie de signaux internationaux annonçant sérieusement une volonté d’intervenir en Syrie, mais de tels signaux n’ont toujours pas été donnés par Washington, Paris et Londres, et ne le seront pas de sitôt.
Un sit-in silencieux a été organisé par le comité des amis de Georges Ibrahim Abdallah devant le stand de la Mission Culturelle Française au 18ème Salon du Livre Francophone, de Beyrouth. Les participants ont distribué un communiqué dénonçant l’injustice subie par le prisonnier politique Georges Abdallah et appelant les intellectuels francophones au Liban à « honorer leurs valeurs culturelles et humaines en se solidarisant avec un prisonnier libanais victime de détention arbitraire dans les prisons françaises ». Le communiqué précise que « la poursuite de sa détention est une vengeance américaine à laquelle est soumise la justice française ». Le communiqué ajoute : « Le Salon du Livre Francophone de Beyrouth se penche sur les thèmes de la liberté et du printemps arabe. Des intellectuels français et libanais évoquent les ‘bourgeons de la liberté qui fleurissent’. Qu’en-est-il des bourgeons de la liberté en France ? La France ne ferait-elle pas mieux de se libérer de sa soumission totale à l’hégémonie américaine, au lieu d’envoyer ses soldats libérer les pays du Sud ? Ne ferait-elle pas mieux de sauvegarder sa souveraineté judicaire et de libérer Georges Abdallah ? »
Le président de la Chambre Nabih Berry a affirmé qu’il n’y a pas de raison de traiter la question du financement du Tribunal spécial pour le Liban (TSL) avec précipitation. L’une des issues possibles est justement de prendre le temps nécessaire pour bien traiter le dossier loin de la pression des délais. Il n’y a pas de délai fixe et définitif à respecter, même le gouvernement Hariri ne s’est pas tenu à un délai précis pour le financement. Berry a estimé que le gouvernement a jusqu’à mars prochain pour se prononcer, et pas jusqu’à la fin du mois comme certains l’affirment. Il rappelle que tout ce que le Liban a reçu de la part de l’Onu à ce sujet, c’est une lettre demandant au Liban de formuler ses remarques sur l’augmentation du montant de la contribution libanaise au financement du TSL, en raison du changement du cours de l’euro. Nabih Berry et Najib Mikati laissent entendre qu’il y a encore un espoir et semblent miser sur le facteur temps pour trouver la solution miracle.
Sarkis Naoum
Le régime syrien a transmis à l’administration française à travers un intermédiaire officiel libanais un message oral qui explique sa position sur le mouvement de contestation. Selon des sources européennes et libanaises dignes de foi, le message provient du commandement syrien et peut-être du président Bachar al-Assad en personne. Le message indique que le président Assad ne quittera pas le pouvoir, quelles que soient les pressions internes ou externes qu’il subit. Cela ne veut pas dire qu’il n’est pas ouvert aux réformes, et au dialogue comme moyen pour y parvenir.
Le départ du président Assad signifie la fin d’un régime qui a assuré la stabilité en Syrie pendant plus de quatre décennies. Ce départ ouvrirait la voie au chaos, à la violence et peut-être à la division du pays.
Le régime syrien évite encore d’entrer en confrontation avec la Turquie, en espérant qu’elle retrouverait un semblant de « rationalité et de sagesse ». Si la Turquie décide cependant d’intervenir militairement en Syrie ou d’engager des activités militaires hostiles à la Syrie, directes ou indirectes, la réponse syrienne sera la guerre. La Turquie refuse jusqu’à présent de mener une action militaire contre le régime syrien, peut-être en raison de l’absence de couverture arabe ou d’une décision internationale allant dans ce sens.
Si le régime syrien est la cible d’une agression extérieure arabe, turque, islamique ou internationale, la Finul au Liban ne sera pas à l’abri des réactions potentielles, ni les grands pays qui couvriraient l’agression et qui participent à la force internationale, notamment la France, et peut-être l’Italie et d’autres pays.
Interrogées sur l’écho de ce message syrien dans les cercles français, les sources diplomatiques européennes ne donnent pas de réponse décisive, mais se contentent d’expliquer que l’administration française est tiraillée entre deux points de vue presque contradictoires sur la crise en Syrie. Le premier préfère qu’il n’y ait pas de changement en Syrie, parce qu’il vaut mieux avoir au pouvoir une équipe connue que des parties inconnues qui pourraient être pire. Cette ligne politique est incarnée par Claude Guéant qui avait été chargé par Nicolas Sarkozy de la relation avec la Syrie, avant sa détérioration. Le deuxième point de vue, défendu par le chef de la diplomatie Alain Juppé, prône le départ d’Assad et de ses semblables et la chute de leurs régimes. Il ne voit pas d’inconvénient à l’intégration des islamistes dans le processus politique dans leurs pays où ils coopéreraient avec les libéraux, les laïcs et l’armée, ce qui établirait un équilibre raisonnable favorisant l’instauration de régimes modernes.
Paris, Samir Tuéni
Des sources occidentales se demandent pourquoi les organisations palestiniennes pro-syriennes sont réapparues dans les camps de réfugiés palestiniens au Liban. L’influence de l’organisation palestinienne la Saïka avait baissé après le retrait de l’armée syrienne du Liban en 2005. Des éléments de la Saïka sont cependant retournés au Liban à travers les frontières communes avec la Syrie. Ils se sont déployés dans différents camps de réfugiés, notamment Beddaoui au Nord, Bourj Al-Barajneh au Sud de Beyrouth et Aïn el-Heloué près de Saïda. La Saïka s’est restructurée au niveau du commandement : une nouvelle génération de jeunes a pris les rênes de l’organisation, considérée comme une formation palestinienne à la solde du régime syrien.
Des sources sécuritaires craignent d’éventuelles frictions entre ces éléments et les combattants d’autres organisations palestiniennes présentes dans les camps, comme le Fatah, ou les groupes qui soutiennent la révolte syrienne. On craint en outre un retour des assassinats politiques au Liban si la situation sécuritaire en Syrie se dégrade.
La situation au Liban-Sud demeure incertaine. Des sources européennes de pays participant à la Finul affirment détenir depuis quelques mois des informations sur la préparation d’une offensive israélienne contre le Liban visant à détruire les capacités militaires du Hezbollah. Ces données coïncident avec des informations médiatiques évoquant une polémique au sein du gouvernement israélien autour d’une potentielle offensive israélienne contre les installations nucléaires iraniennes
Selon des sources de sécurité, le radar du contingent français de la Finul à Deir Kifa a repéré un objet étrange dans la région entre Froun-Kossaybé, Kfarsir et Srifa. Alertée, l’Armée libanaise a ratissé la région. Des rumeurs ont circulé sur le crash d’un drone israélien aux alentours de la localité de Froun. Les services de sécurité, l’armée et des unités de la Finul se sont mobilisés et une vaste campagne de ratissage a été organisée, mais rien n’a été découvert. Le lendemain, le contingent français a réaffirmé que ses radars ont capté les mêmes ondes dans le même secteur. Des sources de sécurité à Nabatiyé estiment possible que l’objet suspect soit un robot-espion israélien, télécommandé par satellite. Les Israéliens sont capables de le faire exploser à la fin de sa mission.
Nicolas Nassif
La diplomatie russe insiste sur le soutien et la coopération avec le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), y compris au niveau du financement. Moscou établit cependant une distinction claire entre le soutien au TSL et l’imposition de sanctions sur le Liban s’il ne verse pas sa contribution.
La résolution 1757 ne prévoit pas de sanctions si le Liban n’honore pas ses engagements. Il en va de même pour la résolution 1559 : les clauses qui concernent le désarmement du Hezbollah n’ont toujours pas été appliquées, mais personne n’a brandi des sanctions internationales contre le Liban.
Des ambassadeurs accrédités à Beyrouth doutent que le Conseil de sécurité impose des sanctions contre le Liban, mais n’écartent pas la possibilité que des mesures indépendantes soient prises par des gouvernements européens ou par Washington et Paris qui tiennent le discours le plus intransigeant sur le financement du TSL.
Jean Aziz
Le Liban, confronté à la crise syrienne, s’est scindé en deux camps, qui ont toutefois un point commun : l’attentisme. Le premier camp est celui de Saad Hariri, dont le pari est clairement affiché. C’est un camp qui a décidé depuis des mois de démissionner de la vie politique intérieure et d’opter pour la politique de l’attentisme, qui prend pour point de départ les événements en Syrie. Ce faisant, il a renoncé au rôle fondamental d’opposition constructive, et s’est contenté de suivre de près l’évolution de l’actualité en Syrie, étant résolument convaincu que le dénouement de cette crise servira de levier pour son retour au pouvoir.
Le second camp suit la même approche attentiste. Il attend que la Syrie triomphe de sa crise et en sorte plus puissante qu’auparavant, pour se livrer à un règlement de comptes avec le camp adverse.
Que se passera-t-il s’il s’avère impossible que la Syrie redevienne ce qu’elle était avant le 17 mars dernier, et impossible, aussi, que le régime s’effondre comme ce fut le cas en Tunisie, en Égypte ou en Libye ? Qu’adviendra-t-il si le statu quo actuel perdure indéfiniment ? Que fera alors le Liban ?
Rouba Kabbara
Le gouvernement de Najib Mikati appuie ouvertement ou implicitement, depuis les plus hautes tribunes arabes et internationales, le régime du président syrien Bachar el-Assad . Plus encore, les prises de position de ce gouvernement vis-à-vis de la crise syrienne ramènent le Liban à l’ère de la tutelle de Damas, même s’il n’y a plus aucun soldat syrien sur le sol libanais. Il est nécessaire d’intensifier l’appui au printemps arabe, notamment en Syrie, et d’organiser un congrès à l’échelle nationale pour traduire en actes les discours de soutien aux révoltes populaires arabes.
Amal Saad-Ghorayyeb
Il faut comprendre la défense acharnée, par le Hezbollah, du régime d’Assad comme faisant partie du bras de fer régional entre le « projet nationaliste de résistance » que mène l’Iran, la Syrie, le Hezbollah et le Hamas et le « projet US » que mène les alliés arabes des Etats-Unis. Pour le Hezbollah, la Syrie n’est pas qu’une plate-forme de trafic d’armes, mais comme le dirait Hassan Nasrallah, « le seul régime de résistance dans la région ». Dans la balance, il faut également inclure le fait que le régime de Damas est un soutien indéfectible de la cause palestinienne.
C’est dans cette perspective globale que les « résistants » craignent la collusion d’acteurs étrangers en Syrie qui rêveraient de remplacer le régime d’Assad par un pouvoir qui ressemblerait aux États modérés de la région, « prêts à signer la paix avec Israël ». Et puis, il faut voir dans ce soutien une considération philosophique. Le Hezbollah a une compréhension particulière de la liberté, concept que l’Occident lie intimement à l’auto-détermination des peuples. Pour les parangons de la Résistance, celui qui est libre doit lutter pour la justice, contre les inégalités que créent les États-Unis. La méfiance du Hezbollah à l’égard du soulèvement syrien est inhérente à son mode de pensée.
Robert Fisk
Le sergent Jassem Abdul-Raheem Shehadi et le soldat Ahmed Khalaf Adalli de l’armée syrienne ont transférés vers le lieu où ils doivent être enterrés, avec le cérémonial voulu par leur famille : des cercueils drapés du drapeau syrien, des trompettes et tambours, des couronnes portées par leurs camarades et la présence de leur commandant.
Et pour finir, la marche funèbre de Chopin —mélangée avec des youyous du personnel de l’Hôpital Techrine où leurs restes avaient été transférés— puis ensuite le voyage de neuf heures en ambulance jusqu’à leur ville natale, Rakka. Shehadi avait 19 ans et Adalli 20. Et leurs oncles ont juré qu’ils étaient morts pour le président Bachar al-Assad.
Ils ont été abattus dans Deraa —par des snipers, selon leur commandant, le major Walid Hatim—. « Des terroristes », a-t-il déclaré à plusieurs reprises. Les adversaires Assad peuvent n’éprouvrer aucune sympathie pour ces soldats tués, mais ces deux cercueils suggèrent qu’il y a pas qu’un seul récit de la Révolution syrienne.
Des officiers syriens m’ont dit hier que 1150 soldats ont été tués en Syrie au cours des sept derniers mois, un nombre de morts tout à fait extraordinaires pour les troupes régulières syriennes, si ces données sont exactes. Dans la montagne Zawiya près de Idlib, le major Hatim m’a affirmé que 30 soldats syriens avaient été tués dans une embuscade. Mazjera était le mot qu’il a utilisé : un massacre.
L’oncle de Shehadi, Salim Abdullah, vêtu d’une abaya marron et tirant fortement sur une cigarette, était au bord des larmes. « Mon neveu avait trois frères et deux sœurs, et ils sont très pauvres », a-t-il dit. « Sa mère, Arash devra désormais être prise en charge par nous. Ces meurtriers ont tué l’espoir de notre famille. Il était le plus jeune garçon. »
Derrière Salim Shehadi, les troupes syriennes se tenaient en tenue de combat tandis que les cercueils étaient amenés de la morgue de l’hôpital. Tous les militaires syriens tués ont quitté par le sombre portail l’hôpital de Techrine.
Le major Hatim m’a expliqué que les deux soldats ont été tués dans une embuscade bien organisée ; le sniper tirait depuis une position entre deux maisons. Il y avait une convergence étrange dans cette description. Les adversaires de M. Assad prétendent souvent que ce sont eux qui sont abattus par des tireurs d’élite qui utilise la couverture des bâtiments.
Mais peu de gens en Syrie doute que désormais -aussi pacifiques et pourtant sanglantes que puissent être les manifestations anti-gouvernementales à Homs et à Hama- que l’armée syrienne est devenue une cible majeure. Inutile de dire que le major Hatim, un vétéran de l’armée de 25 ans, était aussi un partisan du président.
Hatim m’a parlé de la « résistance » de la Syrie aux côtés des Palestiniens, que les soldats avaient parfois à mourir pour leur pays et que leur ennemi est Israël. On parle beaucoup à Damas d’une « main étrangère » derrière les massacres en Syrie, bien que le major ait admis que, dans ce cas « malheureusement, les tueurs sont syriens ».
Mais Salim Abdallah Shehadi voulait en dire plus. « J’espère que vous serez honnête et direz la vérité », m’a-t-il dit. « Dites la vérité sur l’assassinat du peuple syrien. Les mains des terroristes m’ont pris mon neveu. Nous sommes tous prêts à être des martyrs pour la Syrie et pour notre président Assad. » Cela semblait trop formaté, ce petit discours d’un homme en deuil, et un journaliste doit toujours se demander si cela était préparé. Pourtant, les militaires avaient eu seulement quatre minutes avant mon arrivée pour l’enterrement, et je doute qu’ils aient pu conditionner ce pauvre homme pour qu’il me dise ces mots.
New Orient News (Liban)
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Αναλύσεις
Η Κίνα βρίσκει δρόμο που παρακάμπτει το Πακιστάν – Ο διάδρομος Ουαχάν αλλάζει τις γεωπολιτικές ισορροπίες
Μία νέα οδική αρτηρία μήκους 121 χιλιομέτρων στο βορειοανατολικό Αφγανιστάν δημιουργεί τις προϋποθέσεις για απευθείας χερσαία σύνδεση με την Κίνα, χωρίς διέλευση από το Πακιστάν. Η ολοκλήρωση του δρόμου στον ιστορικό διάδρομο Ουαχάν αποκτά ιδιαίτερη γεωπολιτική σημασία, καθώς το Πεκίνο αντιμετωπίζει σοβαρά προβλήματα ασφαλείας με τις επενδύσεις του στο Πακιστάν, ενώ η Καμπούλ επιδιώκει να μειώσει την εξάρτησή της από το Ισλαμαμπάντ.
Μία σημαντική εξέλιξη στις χερσαίες μεταφορές και στις γεωπολιτικές ισορροπίες της Κεντρικής Ασίας καταγράφεται στο Αφγανιστάν, με την ολοκλήρωση νέου δρόμου στον στρατηγικής σημασίας διάδρομο Ουαχάν.
Σύμφωνα με ανάλυση του Imran Khurshid που δημοσιεύθηκε στις 9 Οκτωβρίου 2026 στο Asia Times, οι αφγανικές αρχές εγκαινίασαν οδική διαδρομή 121 χιλιομέτρων, η οποία εκτείνεται από την περιοχή Μπρογκίλ έως τα σύνορα με την Κίνα, στην επαρχία Μπανταχσάν.
Το έργο κόστισε περίπου 365 εκατομμύρια αφγάνι, ποσό που αντιστοιχεί σε περίπου 5,5 εκατομμύρια δολάρια.
Κατά τις αφγανικές ανακοινώσεις, κατασκευάστηκε από ντόπιους μηχανικούς και εργαζομένους, χωρίς τη συμμετοχή ξένων τεχνικών συμβούλων.
Η νέα διαδρομή φθάνει στα σινοαφγανικά σύνορα. Αυτό, ωστόσο, δεν σημαίνει ότι λειτουργεί ήδη πλήρης διεθνής εμπορευματικός διάδρομος, καθώς εξακολουθούν να υπάρχουν σημαντικοί τεχνικοί και συνοριακοί περιορισμοί.
Γιατί ο διάδρομος Ουαχάν έχει στρατηγική σημασία
Ο διάδρομος Ουαχάν αποτελεί μια στενή λωρίδα αφγανικού εδάφους ανάμεσα στο Τατζικιστάν, το Πακιστάν και την Κίνα.
Η γεωγραφική του διαμόρφωση συνδέεται με τον ανταγωνισμό της Βρετανικής και της Ρωσικής Αυτοκρατορίας κατά τον 19ο αιώνα.
Η περιοχή διατηρήθηκε ως ζώνη διαχωρισμού των δύο αυτοκρατορικών σφαιρών επιρροής, αποτελώντας ένα από τα χαρακτηριστικότερα γεωγραφικά κατάλοιπα του λεγόμενου «Μεγάλου Παιχνιδιού».
Σήμερα, η ίδια περιοχή αποκτά νέα σημασία, αυτή τη φορά λόγω της προσπάθειας σύνδεσης της Κίνας με το Αφγανιστάν και ευρύτερα με την Κεντρική Ασία.
Ο δρόμος ανοίγει τη δυνατότητα δημιουργίας μιας εναλλακτικής οδού μεταφορών, περιορίζοντας δυνητικά την ανάγκη διέλευσης από το πακιστανικό έδαφος.
Το πρόβλημα της Κίνας με τον οικονομικό διάδρομο CPEC
Το ενδιαφέρον της εξέλιξης εντοπίζεται κυρίως στην προσπάθεια του Πεκίνου να περιορίσει την εξάρτησή του από ευάλωτες υποδομές.
Ο Οικονομικός Διάδρομος Κίνας–Πακιστάν, γνωστός ως CPEC, αποτελεί ένα από τα σημαντικότερα προγράμματα της κινεζικής πρωτοβουλίας Belt and Road.
Μέσω του συγκεκριμένου σχεδίου, η Κίνα επιχειρεί να ενισχύσει τις εμπορικές και ενεργειακές συνδέσεις της με τη Νότια Ασία και την Αραβική Θάλασσα.
Ωστόσο, η υλοποίηση των έργων έχει αντιμετωπίσει σοβαρές δυσκολίες.
Στην επαρχία Μπαλουχιστάν, οργανώσεις αυτονομιστών έχουν πραγματοποιήσει επανειλημμένες επιθέσεις εναντίον κινεζικών συμφερόντων, εγκαταστάσεων και εργαζομένων.
Οι επιθέσεις αυτές έχουν επιβαρύνει την ασφάλεια των υποδομών και έχουν αυξήσει το κόστος προστασίας των κινεζικών επενδύσεων.
Παράλληλα, έχουν διατυπωθεί καταγγελίες για καθυστερήσεις, κακοδιαχείριση και προβλήματα διαφάνειας σε επιμέρους προγράμματα του CPEC.
Η εδαφική διαμάχη με την Ινδία
Μια επιπλέον γεωπολιτική δυσκολία συνδέεται με τη διέλευση του CPEC από το Γκιλγκίτ–Μπαλτιστάν.
Η περιοχή διοικείται από το Πακιστάν, αλλά διεκδικείται από την Ινδία, στο πλαίσιο της ευρύτερης διαμάχης για το Κασμίρ.
Το Νέο Δελχί έχει αντιταχθεί επανειλημμένα σε έργα που διέρχονται από εδάφη τα οποία θεωρεί τμήμα της δικής του επικράτειας.
Αυτό σημαίνει ότι ο οικονομικός διάδρομος Κίνας–Πακιστάν δεν αποτελεί μόνο αναπτυξιακό πρόγραμμα, αλλά συνδέεται με μία από τις πιο ευαίσθητες εδαφικές αντιπαραθέσεις της Ασίας.
Η δημιουργία εναλλακτικών διαδρομών μέσω του Αφγανιστάν θα μπορούσε μακροπρόθεσμα να προσφέρει στο Πεκίνο μεγαλύτερη ευελιξία.
Δεν υπάρχει, πάντως, ένδειξη ότι ο δρόμος του Ουαχάν μπορεί σήμερα να αντικαταστήσει τις μεγάλες μεταφορικές υποδομές του CPEC.
Η Καμπούλ επιχειρεί να μειώσει την εξάρτησή της από το Ισλαμαμπάντ
Για την κυβέρνηση των Ταλιμπάν, το έργο έχει και μία σαφή πολιτική διάσταση.
Το Αφγανιστάν εξαρτάται σε σημαντικό βαθμό από συνοριακές διαβάσεις και μεταφορικούς άξονες που περνούν από το Πακιστάν.
Οι επανειλημμένες εντάσεις ανάμεσα στις δύο χώρες έχουν προκαλέσει κλείσιμο συνοριακών περασμάτων, διακοπές εμπορικών ροών και επιβάρυνση της αφγανικής οικονομίας.
Μια εναλλακτική χερσαία διέξοδος προς την Κίνα θα μπορούσε, εφόσον αναπτυχθεί και καταστεί λειτουργική, να μειώσει τη δυνατότητα του Πακιστάν να χρησιμοποιεί τη γεωγραφική του θέση ως μέσο πίεσης προς την Καμπούλ.
Η αφγανική πλευρά αντιμετωπίζει το έργο ως σημαντική υποδομή οικονομικής και στρατηγικής αυτονομίας.
Η στάση της Κίνας και της Ρωσίας
Παρά την προοπτική άμεσης σύνδεσης, το Πεκίνο δεν έχει εγκαταλείψει τον οικονομικό διάδρομο CPEC ούτε έχει ανακοινώσει ότι ο Ουαχάν θα τον αντικαταστήσει.
Η Κίνα εξακολουθεί να διατηρεί σημαντικά οικονομικά και στρατηγικά συμφέροντα στο Πακιστάν.
Αντίστοιχα, η Ρωσία ενδιαφέρεται για τη σταθερότητα του Αφγανιστάν και για την ανάπτυξη νέων δικτύων επικοινωνίας στην Κεντρική Ασία.
Η δημιουργία περισσότερων επιλογών διασύνδεσης ενδέχεται να περιορίσει την αποκλειστική σημασία ορισμένων παραδοσιακών μεταφορικών διαδρομών.
Η πραγματική αξία του Ουαχάν θα εξαρτηθεί από τη βελτίωση των οδικών υποδομών, τη λειτουργία συνοριακών και τελωνειακών εγκαταστάσεων, τις καιρικές συνθήκες και τις πολιτικές αποφάσεις της Κίνας.
Το μήνυμα προς το Πακιστάν
Η νέα διαδρομή αναδεικνύει μια σημαντική γεωπολιτική πραγματικότητα: η γεωγραφική θέση ενός κράτους προσφέρει στρατηγικά πλεονεκτήματα, αλλά η αξιοποίησή τους εξαρτάται από την ασφάλεια και την αξιοπιστία των μεταφορικών του δικτύων.
Το Πακιστάν εξακολουθεί να αποτελεί κρίσιμο εταίρο της Κίνας, ιδιαίτερα στο πλαίσιο του CPEC.
Ταυτόχρονα, όμως, η αστάθεια, οι επιθέσεις σε κινεζικά συμφέροντα και οι αντιπαραθέσεις με το Αφγανιστάν δημιουργούν κίνητρα αναζήτησης εναλλακτικών επιλογών.
Ο διάδρομος Ουαχάν δεν έχει ακόμη μετατραπεί σε μεγάλο εμπορικό πέρασμα. Η κατασκευή του δρόμου, ωστόσο, καταδεικνύει ότι το Αφγανιστάν επιχειρεί να αποκτήσει πρόσθετες διεθνείς συνδέσεις και ότι η αποκλειστική εξάρτηση από το Πακιστάν δεν αποτελεί πλέον τη μοναδική γεωγραφική επιλογή.
Για το Ισλαμαμπάντ, η εξέλιξη αποτελεί μια νέα στρατηγική παράμετρο που θα πρέπει να συνυπολογίσει στις σχέσεις του με το Πεκίνο και την Καμπούλ.
Διεθνή
Γερμανία: Το ρωσικό φυσικό αέριο επιστρέφει έμμεσα μέσω των λιπασμάτων, παρά τους ευρωπαϊκούς δασμούς
Οι εισαγωγές ρωσικών αζωτούχων λιπασμάτων μειώθηκαν κατά 66% το 2025-2026, αλλά παραμένουν 53% υψηλότερες από τα επίπεδα πριν από τον πόλεμο στην Ουκρανία.
Το υψηλό ενεργειακό κόστος στη Γερμανία διατηρεί ανταγωνιστικά τα ρωσικά προϊόντα, σύμφωνα με στοιχεία που δημοσίευσε η Berliner Zeitung. Η Γερμανία εξακολουθεί να συνδέεται εμπορικά με το ρωσικό φυσικό αέριο, παρά τις ευρωπαϊκές προσπάθειες περιορισμού της ενεργειακής εξάρτησης από τη Μόσχα.
Αυτή τη φορά, η σύνδεση δεν αφορά αποκλειστικά την άμεση προμήθεια φυσικού αερίου, αλλά τις εισαγωγές λιπασμάτων που παράγονται με τη χρήση ρωσικού αερίου ως πρώτης ύλης και πηγής ενέργειας. Σύμφωνα με δημοσίευμα της γερμανικής εφημερίδας, που βασίζεται σε στοιχεία του Γερμανικού Ομοσπονδιακού Στατιστικού Γραφείου και του Συνδέσμου Αγροτικής Βιομηχανίας (IVA), οι εισαγωγές αζώτου μέσω ρωσικών λιπασμάτων μειώθηκαν σημαντικά κατά το 2025-2026. Ωστόσο, εξακολουθούν να βρίσκονται πάνω από τα επίπεδα που καταγράφονταν πριν από τη ρωσική εισβολή στην Ουκρανία.
Τα στοιχεία των εισαγωγών και η σύγκριση με την προπολεμική περίοδο
Το 2025-2026, η Γερμανία εισήγαγε 48.800 τόνους αζώτου μέσω λιπασμάτων ρωσικής προέλευσης. Η ποσότητα αυτή είναι μειωμένη κατά περίπου 66% σε σύγκριση με το προηγούμενο έτος, αλλά παραμένει κατά 53% υψηλότερη από τους 31.800 τόνους που είχαν καταγραφεί το 2020-2021, πριν από τον πόλεμο.
Η εξέλιξη των εισαγωγών δείχνει πόσο έντονη ήταν η αύξηση μετά το 2022. Το 2021-2022 οι εισαγωγές έφτασαν τους 56.800 τόνους αζώτου, ενώ το 2022-2023 εκτοξεύθηκαν στους 185.100 τόνους. Στη συνέχεια καταγράφηκαν 140.200 τόνοι το 2023-2024 και 143.800 τόνοι το 2024-2025, προτού σημειωθεί η μεγάλη υποχώρηση της τελευταίας περιόδου. Τα στοιχεία αφορούν την ποσότητα του αζώτου που περιέχεται στα εισαγόμενα λιπάσματα και όχι το συνολικό βάρος των προϊόντων.
Τα λιπασματικά έτη υπολογίζονται από τον Ιούλιο έως τον Ιούνιο. Η ποσότητα αζώτου που εισήχθη στη Γερμανία μέσω ρωσικής ουρίας μειώθηκε από 71.600 τόνους σε 27.600 τόνους, καταγράφοντας πτώση άνω του 61%. Παρά τη μείωση, η ποσότητα εξακολουθεί να είναι σχεδόν τριπλάσια από τους 9.900 τόνους του 2020-2021. Η συγκεκριμένη εξέλιξη αναδεικνύει το βασικό πρόβλημα της ευρωπαϊκής πολιτικής περιορισμού των εμπορικών δεσμών με τη Ρωσία. Ακόμη και όταν περιορίζονται οι εισαγωγές συγκεκριμένων προϊόντων, οι οικονομικές σχέσεις μπορούν να διατηρούνται μέσω άλλων κατηγοριών αγαθών, ιδιαίτερα όταν αυτά έχουν χαμηλότερο κόστος παραγωγής.
Γιατί οι ρωσικές εισαγωγές παραμένουν ανταγωνιστικές
Καθοριστικός παράγοντας είναι το υψηλό ενεργειακό κόστος στη Γερμανία και στην υπόλοιπη Ευρώπη. Η παραγωγή αζωτούχων λιπασμάτων απαιτεί μεγάλες ποσότητες φυσικού αερίου, το οποίο χρησιμοποιείται τόσο ως πρώτη ύλη όσο και ως πηγή ενέργειας. Σύμφωνα με τον Σύνδεσμο Αγροτικής Βιομηχανίας (IVA), οι ευρωπαϊκοί δασμοί, που τέθηκαν σε ισχύ τον Ιούλιο του 2025, περιόρισαν σημαντικά τις εισαγωγές ρωσικών λιπασμάτων. Ωστόσο, δεν εξάλειψαν το ανταγωνιστικό πλεονέκτημα των ρωσικών προϊόντων. Ο σύνδεσμος επισημαίνει ότι οι υψηλές τιμές ενέργειας δυσκολεύουν τις ευρωπαϊκές επιχειρήσεις να αυξήσουν την εγχώρια παραγωγή και να καλύψουν μεγαλύτερο μέρος των αναγκών της αγοράς. Ως αποτέλεσμα, τα ρωσικά λιπάσματα εξακολουθούν να παραμένουν ελκυστικά, ακόμη και μετά την επιβολή πρόσθετων δασμών.
Παράλληλα, σύμφωνα με τον IVA, είναι πιθανό ορισμένες ποσότητες ρωσικών προϊόντων να φτάνουν στη γερμανική αγορά μέσω άλλων κρατών-μελών της Ευρωπαϊκής Ένωσης. Το μέγεθος αυτών των έμμεσων εισαγωγών, ωστόσο, δεν μπορεί να προσδιοριστεί με ακρίβεια από τα διαθέσιμα στοιχεία.
Δεν αποδίδονται οι αυξήσεις των τιμών αποκλειστικά στους δασμούς
Το ζήτημα έχει άμεση σημασία για τους Γερμανούς αγρότες, καθώς το κόστος των λιπασμάτων επηρεάζει την παραγωγή και, τελικά, την οικονομική βιωσιμότητα των καλλιεργειών. Ο IVA υποστηρίζει ότι η μείωση των ρωσικών εισαγωγών δεν έχει προκαλέσει μέχρι στιγμής σαφή αύξηση των τιμών εξαιτίας των δασμών. Σύμφωνα με τον σύνδεσμο, η εγχώρια παραγωγική δυναμικότητα και οι εισαγωγές από άλλες χώρες, μεταξύ των οποίων η Αίγυπτος, επαρκούν για την κάλυψη των αναγκών της αγοράς. Την ίδια στιγμή, ο σύνδεσμος αποδίδει τις υψηλές τιμές των λιπασμάτων το 2026 στις διεθνείς ενεργειακές αναταράξεις, στον πόλεμο με το Ιράν και στην κρίση γύρω από τα Στενά του Ορμούζ, παράγοντες που επηρεάζουν το κόστος μεταφοράς και τις παγκόσμιες τιμές ενέργειας και λιπασμάτων.
Οι εκτιμήσεις αυτές αποτελούν τις θέσεις του κλαδικού συνδέσμου και δεν συνιστούν από μόνες τους ανεξάρτητη αξιολόγηση όλων των παραγόντων που διαμορφώνουν τις τιμές.
Νέες πιέσεις για περιορισμό των ρωσικών εισαγωγών
Με αφορμή τα στοιχεία, ο IVA ζητά να εξεταστεί η επιβολή πρόσθετων δασμών στις εισαγωγές καλιούχων λιπασμάτων από τη Ρωσία και τη Λευκορωσία. Το κάλιο αποτελεί βασικό θρεπτικό στοιχείο για τις καλλιέργειες και αντιπροσωπεύει μια ακόμη κατηγορία προϊόντων στην οποία η ευρωπαϊκή αγορά διατηρεί εμπορικές σχέσεις με τις δύο χώρες.
Ο σύνδεσμος εκτιμά ότι η ευρωπαϊκή βιομηχανία μπορεί να καλύψει τις ανάγκες της γεωργίας χωρίς να εξαρτάται από τις συγκεκριμένες εισαγωγές και υποστηρίζει ότι πρόσθετοι δασμοί δεν θα πρέπει να οδηγήσουν αναγκαστικά σε αυξήσεις τιμών. Η συζήτηση, ωστόσο, αποτυπώνει το ευρύτερο δίλημμα της ευρωπαϊκής οικονομικής πολιτικής. Η μείωση της εξάρτησης από τη Ρωσία απαιτεί όχι μόνο εμπορικούς περιορισμούς, αλλά και ανταγωνιστική εγχώρια παραγωγή, προσιτό ενεργειακό κόστος και εναλλακτικές πηγές προμήθειας.
Τα δεδομένα της γερμανικής αγοράς δείχνουν ότι οι δασμοί μπορούν να περιορίσουν σημαντικά τις εισαγωγές, χωρίς όμως να εξαλείψουν αυτομάτως τις οικονομικές σχέσεις που στηρίζονται σε διαφορές κόστους παραγωγής. Για τη Γερμανία και την Ευρωπαϊκή Ένωση, η πρόκληση παραμένει η εξισορρόπηση τριών στόχων: της ενεργειακής και οικονομικής ασφάλειας, της στήριξης της εγχώριας βιομηχανίας και της διατήρησης προσιτού κόστους για τον αγροτικό τομέα.
Με πληροφορίες του Συνδέσμου Αγροτικής Βιομηχανίας (IVA) και του Γερμανικού Ομοσπονδιακού Στατιστικού Γραφείου.
Αναλύσεις
Πακιστάν: Μειώθηκαν οι τρομοκρατικές επιθέσεις, αλλά αυξάνονται οι απειλές – Αντάρτικες οργανώσεις αναπτύσσουν νέες τακτικές και στρατολογούν γυναίκες
Η νέα έκθεση του Pakistan Institute for Conflict and Security Studies (PICSS) αποκαλύπτει ένα αντιφατικό περιβάλλον ασφαλείας: Λιγότερες επιθέσεις και θύματα, αλλά αναδιοργάνωση ένοπλων ομάδων, χρήση drones, εσωτερικές συγκρούσεις και αυξανόμενη αστάθεια στο Μπαλουχιστάν. Η πολιτική κρίση επιβαρύνει την προσπάθεια αντιμετώπισης της τρομοκρατίας.
Μια εξαιρετικά σύνθετη εικόνα για την ασφάλεια στο Πακιστάν αποτυπώνει η νέα εβδομαδιαία ανάλυση του Pakistan Institute for Conflict and Security Studies (PICSS), η οποία δημοσιεύθηκε στις 10 Οκτωβρίου 2026. Παρά τη μείωση των επιθέσεων από ένοπλες οργανώσεις κατά την πρώτη εβδομάδα του μήνα, οι εξελίξεις στο εσωτερικό των εξτρεμιστικών και αυτονομιστικών ομάδων δημιουργούν σοβαρά ερωτήματα για την πραγματική αποτελεσματικότητα των επιχειρήσεων ασφαλείας.
Η έκθεση με τίτλο «Pakistan’s Security Paradox: Militant Attacks Decline as Militant Groups Signal New Developments» καταγράφει υποχώρηση των επιθέσεων, αλλά παράλληλα εντοπίζει ενδείξεις οργανωτικής αναδιάρθρωσης, νέων επιχειρησιακών μεθόδων και εντατικοποίησης της προπαγανδιστικής δραστηριότητας.
Μείωση 18% στις επιθέσεις – Παραμένει σοβαρή η απειλή
Σύμφωνα με το PICSS, από τις 2 έως τις 8 Οκτωβρίου καταγράφηκαν συνολικά 46 επιθέσεις ενόπλων οργανώσεων στο Πακιστάν, έναντι 56 την αμέσως προηγούμενη εβδομάδα.
Η μείωση ανέρχεται στο 18%, ενώ αισθητή είναι και η υποχώρηση του αριθμού των θυμάτων.
Οι νεκροί μειώθηκαν από 52 σε 42 και οι τραυματίες από 53 σε 23.
Ωστόσο, η εικόνα δεν είναι ομοιόμορφη σε ολόκληρη τη χώρα.
Στην επαρχία Μπαλουχιστάν, όπου δραστηριοποιούνται ιδιαίτερα ενεργές αυτονομιστικές οργανώσεις, οι απώλειες αυξήθηκαν παρά τη μείωση του αριθμού των επιθέσεων.
Το στοιχείο αυτό δημιουργεί προβληματισμό για το κατά πόσον οι ένοπλες ομάδες μεταβάλλουν τις τακτικές τους, πραγματοποιώντας λιγότερες αλλά δυνητικά πιο φονικές επιχειρήσεις.
Οι Πακιστανοί Ταλιμπάν αλλάζουν τακτική – Drones και ελεύθεροι σκοπευτές
Ιδιαίτερο ενδιαφέρον παρουσιάζουν οι εξελίξεις στο εσωτερικό της Tehrik-i-Taliban Pakistan (TTP), της οργάνωσης που είναι γνωστή ως Πακιστανοί Ταλιμπάν.
Σύμφωνα με την ανάλυση, η TTP επέβαλε περιορισμούς στη χρήση των μέσων κοινωνικής δικτύωσης από τα μέλη της.
Η συγκεκριμένη απόφαση αποκτά σημασία σε μια περίοδο κατά την οποία οι ένοπλες οργανώσεις χρησιμοποιούν τις ψηφιακές πλατφόρμες τόσο για προπαγάνδα όσο και για την προβολή των επιχειρησιακών τους δυνατοτήτων.
Την ίδια στιγμή, η TTP δημοσιοποίησε οπτικό υλικό στο οποίο υποστηρίζει ότι καταγράφονται επιθέσεις με τετρακόπτερα μη επανδρωμένα αεροσκάφη και ενέργειες ελεύθερων σκοπευτών.
Οι ισχυρισμοί αυτοί δεν συνιστούν ανεξάρτητη επιβεβαίωση της αποτελεσματικότητας ή της έκτασης χρήσης των συγκεκριμένων μέσων.
Παρ’ όλα αυτά, η προβολή τέτοιων επιχειρήσεων εντάσσεται σε μια ευρύτερη προσπάθεια των οργανώσεων να παρουσιάσουν εικόνα τεχνολογικής προσαρμογής και να ενισχύσουν την επιρροή τους.
Εσωτερικές συγκρούσεις στις ένοπλες οργανώσεις
Την ίδια περίοδο, η Jamaat-ul-Ahrar, οργάνωση που έχει συνδεθεί με το δίκτυο των Πακιστανών Ταλιμπάν, ανακοίνωσε ότι πραγματοποίησε 122 επιθέσεις κατά τη διάρκεια του Σεπτεμβρίου.
Πρόκειται για αριθμό που προέρχεται από τους ισχυρισμούς της ίδιας της οργάνωσης και δεν πρέπει να συγχέεται με τα ανεξάρτητα καταγεγραμμένα περιστατικά του PICSS.
Παράλληλα, αναφέρθηκαν αιματηρές συγκρούσεις ανάμεσα σε μαχητές της Jamaat-ul-Ahrar και αντίπαλης φράξιας της TTP στην περιοχή Ορακζάι.
Οι πληροφορίες αυτές αναδεικνύουν ένα επιπλέον πρόβλημα για την ασφάλεια του Πακιστάν: τον κατακερματισμό του περιβάλλοντος των ενόπλων οργανώσεων.
Οι εσωτερικές συγκρούσεις ενδέχεται να αποδυναμώνουν προσωρινά ορισμένα δίκτυα, αλλά μπορούν επίσης να προκαλέσουν νέες αντιπαραθέσεις, ανακατατάξεις και αποσχίσεις.
Μπαλουχιστάν: Ένοπλη γυναικεία μονάδα και κλιμάκωση της προπαγάνδας
Σημαντικές εξελίξεις καταγράφονται και στο Μπαλουχιστάν, την επαρχία του νοτιοδυτικού Πακιστάν που συνορεύει με το Ιράν και το Αφγανιστάν και έχει στρατηγική σημασία λόγω των φυσικών πόρων και της πρόσβασής της στην Αραβική Θάλασσα.
Το Balochistan Liberation Front (BLF), μία από τις οργανώσεις που επιδιώκουν την ανεξαρτησία του Μπαλουχιστάν, δημοσιοποίησε υλικό για τη συγκρότηση νέου γυναικείου ένοπλου σχηματισμού.
Η συγκεκριμένη κίνηση προβάλλεται από την οργάνωση ως οργανωτική εξέλιξη. Δεν υπάρχουν, ωστόσο, επαρκή ανεξάρτητα στοιχεία στο δημόσιο απόσπασμα της έκθεσης για τον αριθμό των μελών ή τις πραγματικές επιχειρησιακές δυνατότητες της νέας μονάδας.
Παράλληλα, ο Balochistan Liberation Army (BLA), άλλη σημαντική αυτονομιστική ένοπλη οργάνωση, απέρριψε κατηγορίες περί συνεργασίας με την TTP.
Ο BLA δημοσιοποίησε επίσης οπτικό υλικό από επιχειρήσεις που ισχυρίζεται ότι πραγματοποίησαν μέλη του.
Άλλες οργανώσεις των Μπαλούχων προχώρησαν σε ανάλογες κινήσεις, προβάλλοντας τη δράση τους και διατυπώνοντας ισχυρισμούς για δραστηριότητες συλλογής πληροφοριών.
Οι εξελίξεις καταδεικνύουν ότι η σύγκρουση στο Μπαλουχιστάν δεν περιορίζεται στις ένοπλες επιθέσεις, αλλά περιλαμβάνει και έναν παράλληλο αγώνα επιρροής, επικοινωνίας και πολιτικής νομιμοποίησης.
Πολιτική κρίση και αντιτρομοκρατία
Πέρα από την ένοπλη βία, η έκθεση του PICSS επισημαίνει ότι η εσωτερική πολιτική αστάθεια δυσχεραίνει τη διαμόρφωση αποτελεσματικής πολιτικής ασφαλείας.
Η κατάρρευση των διαπραγματεύσεων μεταξύ της κυβέρνησης και του Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI), του κόμματος που ίδρυσε ο πρώην πρωθυπουργός Ιμράν Χαν, περιπλέκει τις προσπάθειες συντονισμού στην επαρχία Χάιμπερ Παχτούνχβα.
Η περιοχή αποτελεί ένα από τα σημαντικότερα μέτωπα της δράσης των Πακιστανών Ταλιμπάν, λόγω της εγγύτητάς της με το Αφγανιστάν και της μακρόχρονης παρουσίας ένοπλων δικτύων.
Οι πολιτικές αντιπαραθέσεις μεταξύ κεντρικής κυβέρνησης και αντιπολίτευσης μπορούν να δυσχεράνουν τον συντονισμό, τη διοικητική συνεργασία και τη διαμόρφωση κοινής στρατηγικής για την αντιμετώπιση της τρομοκρατίας.
Το πρόβλημα αποκτά ιδιαίτερη σημασία όταν συνδυάζεται με την ανάγκη προστασίας παραμεθόριων περιοχών και αντιμετώπισης οργανώσεων με διασυνοριακές διασυνδέσεις.
Αφγανιστάν, Ινδία και περιφερειακές αμυντικές συμφωνίες
Οι προκλήσεις που αντιμετωπίζει το Ισλαμαμπάντ δεν περιορίζονται στο εσωτερικό της χώρας.
Οι σχέσεις με το Αφγανιστάν παραμένουν κρίσιμος παράγοντας ασφαλείας, καθώς το Πακιστάν αποδίδει σε ένοπλα δίκτυα που δρουν από αφγανικό έδαφος σημαντικό μέρος των επιθέσεων εναντίον του.
Την ίδια στιγμή, η αντιπαράθεση με την Ινδία εξακολουθεί να επηρεάζει τον στρατηγικό σχεδιασμό των πακιστανικών ενόπλων δυνάμεων.
Στο περιφερειακό περιβάλλον προστίθενται οι νέες αμυντικές διευθετήσεις και οι προσπάθειες του Πακιστάν να διατηρήσει ή να ενισχύσει τις στρατηγικές του συνεργασίες.
Η συνύπαρξη εσωτερικών απειλών, πολιτικής αβεβαιότητας και εξωτερικών δεσμεύσεων δημιουργεί αυξημένες απαιτήσεις για τον στρατιωτικό μηχανισμό και τις υπηρεσίες ασφαλείας.
Οι αριθμοί δεν λένε ολόκληρη την ιστορία
Η εβδομαδιαία έκθεση του PICSS θέτει ένα ουσιαστικό ερώτημα: αποτελεί η μείωση των τρομοκρατικών επιθέσεων ένδειξη βελτίωσης της ασφάλειας ή πρόκειται για προσωρινή υποχώρηση της βίας, ενώ οι οργανώσεις αναπροσαρμόζουν τις τακτικές και τις δομές τους;
Η απάντηση δεν μπορεί να προκύψει αποκλειστικά από την καταμέτρηση των επιθέσεων.
Η χρήση νέων επιχειρησιακών μέσων, οι εσωτερικές διαμάχες, η συγκρότηση νέων ένοπλων σχηματισμών και η αυξημένη προπαγανδιστική δραστηριότητα συνθέτουν μια εικόνα που απαιτεί διαρκή παρακολούθηση.
Άλλωστε, τα στοιχεία του PICSS για ολόκληρο τον Σεπτέμβριο είχαν καταγράψει 225 επιθέσεις, τον υψηλότερο μηνιαίο αριθμό εδώ και δώδεκα χρόνια, γεγονός που αναδεικνύει τη σοβαρότητα της κατάστασης παρά την πρόσφατη εβδομαδιαία υποχώρηση.
Το Πακιστάν βρίσκεται αντιμέτωπο με μια πολυεπίπεδη κρίση ασφαλείας, στην οποία αλληλεπιδρούν τζιχαντιστικές οργανώσεις, αυτονομιστικά κινήματα, πολιτικές αντιπαραθέσεις και περιφερειακοί ανταγωνισμοί.
Η μείωση της συχνότητας των επιθέσεων αποτελεί θετική ένδειξη σε επίπεδο εβδομαδιαίων στατιστικών. Δεν αρκεί, όμως, από μόνη της για να αποδείξει ότι οι απειλές περιορίζονται σε βάθος χρόνου.
Το κρίσιμο ζήτημα για το Ισλαμαμπάντ δεν είναι μόνο πόσες επιθέσεις καταγράφονται, αλλά κατά πόσον το κράτος μπορεί να αντιμετωπίσει τις οργανώσεις που εξακολουθούν να διαθέτουν δυνατότητα στρατολόγησης, προσαρμογής και πραγματοποίησης νέων επιχειρήσεων.
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