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Διεθνή

Συρία: Ένας Κούρδος ηγέτης διαψεύδει τις φήμες περί προσδοκίας για ανεξαρτησία

Δημοσιεύτηκε στις

China Radio International (Κίνα)        (μτφ. Κριστιάν)

Ένας Κούρδος ηγέτης διέψευσε το Σάββατο
τις φήμες που θέλουν τους Κούρδους να επιθυμούν να σχηματίσουν μια ανεξάρτητη
κουρδική κυβέρνηση στη Συρία.

Ο
Σαλέχ Μουσλίμ, αξιωματούχος  υψηλού
επιπέδου του κόμματος της αντιπολίτευσης της χώρας, το Κόμμα της Δημοκρατικής
Ένωσης, PYD Partiya Yekîtiya Demokrat,  δήλωσε ότι η φήμη σύμφωνα με την
οποία οι Κούρδοι της Συρίας επιδιώκουν να ανεξαρτητοποιηθούν από τη Συρία είναι
εντελώς λάθος.
Σύμφωνα
με τον ίδιο, οι Κούρδοι, η κυρίαρχη εθνοτική ομάδα στη βορειοανατολική Συρία,
σχεδιάζουν να ξεκινήσουν μια σειρά ανθρωπιστικών προγραμμάτων. Τόνισε ότι
οι Κούρδοι δεν έχουν καμία πρόθεση να σχηματίσουν τη δική τους κυβέρνηση, ή να
διαχωριστούν από τη Συρία.
Νωρίτερα
το Σάββατο, το τηλεοπτικό κανάλι Αλ Τζαζίρα , που εδρεύει στο Κατάρ, είχε
αναφέρει ότι ο κ. Μουσλίμ είχε δήλωσει ότι οι Κούρδοι σχεδιάζουν να σχηματίσουν
τη δική τους κυβέρνηση στο βόρειο τμήμα της Συρίας, καθώς και ότι υπάρχει
επείγουσα ανάγκη να ιδρυθεί ένα ανεξάρτητο κράτος στο «Δυτικό Κουρδιστάν», θεωρώντας
ότι η συριακή σύγκρουση δεν παρουσιάζει κανένα σημάδι ύφεσης. Αυτό το κράτος θα ήταν προσωρινό και θα διαλυόταν στο τέλος της συριακής σύγκρουσης.
Το «Δυτικό
Κουρδιστάν» ή «συριακό Κουρδιστάν», είναι μια περιοχή της βόρειας Συρίας που κυριαρχείται
από κουρδικό πληθυσμό. Τα στρατεύματα της συριακής κυβέρνησης αποσύρθηκαν από
την περιοχή το 2012, αφήνοντας ένα ορισμένο βαθμό αυτονομίας στους Κούρδους. Τους
τελευταίους μήνες, η βία έχει αυξηθεί μεταξύ των Κούρδων και των ένοπλων ομάδων
της αντιπολίτευσης στην περιοχή
CRI

Où se situent Saleh Muslim et le PYD kurde dans la révolution en Syrie ?

Le Monde  (01.03.2013)
Invité par l’Union des Journalistes
Arabisants en France (UJAF), Mohammed Saleh Muslim, président du Parti
de l’Union Démocratique, a été, mardi 26 février, l’hôte du Centre d’Accueil de la Presse Etrangère.
Le compte-rendu de sa conférence, qui n’a eu les honneurs d’aucun média
français mais uniquement de quotidiens libanais, ne manque pas
d’intérêt. Il y est très peu question de la Syrie et des agissements du
régime syrien. Rien n’y est dit du soutien des Russes, de l’omniprésence
des Iraniens ou des interventions directes du Hizbollah. En revanche,
il ne nous laisse rien ignorer des faits et gestes de la Turquie, responsable de la violence en Syrie et deus ex machina
de tous les drames qui s’y déroulent depuis bientôt deux ans. C’est du
moins ce que les quotidiens en question ont retenu de ses propos. Mais
cela n’est pas pour étonner.
Mohammed Saleh Muslim
Créé en 2003, le Parti de l’Union
Démocratique est la branche syrienne de l’ancien Parti des Travailleurs
du Kurdistan d’Abdullah Öcalan (Partiya Karkerên Kurdistan /
PKK), auquel il est apparu préférable, pour surmonter l’affaiblissement
et les divisions provoquées par l’arrestation et la condamnation de son
leader historique, de se réorganiser en partis nationaux. Regroupés sous
le chapeau du Partiya Yekîtiya Demokrat, d’où le sigle PYD
sous lequel il est connu, les militants et les combattants syriens de
l’ex-PKK ont profité de la crise qui a éclaté en Syrie en mars 2011 et,
surtout, de la bienveillance à leur endroit du régime de Bachar Al
Assad, pour revenir dans leur pays. Avec l’aval et le soutien des
services de sécurité, ils se sont imposés au détriment des autres partis
politiques et des coordinations locales créées en soutien à la
révolution, se comportant en véritable “parti dirigeant de l’Etat et de
la société” kurde dans la région.
Les bonnes dispositions du régime à
l’égard du PYD ont une explication. Elles sont dues aux relations
historiques et aux échanges de bons procédés qui ont fait durant
longtemps de la Syrie de Hafez Al Assad et du PKK d’Abdullah Öcalan, des
alliés contre la Turquie.
===
A la fin des années 1970, la Syrie
souffre des restrictions que les Turcs apportent au débit de l’Euphrate.
Dans le cadre d’un énorme “Projet de l’Anatolie du Sud-Est” (GAP), ils
se sont lancés dans la construction d’une série de 22 barrages sur les
cours du Tigre et de l’Euphrate, dont 14 pour le seul Euphrate qui
traverse la Syrie du nord à l’est, tandis que le Tigre ne fait qu’en
marquer la frontière à l’extrême nord-est. Ces barrages viennent
s’ajouter à 10 autres ouvrages plus anciennement réalisés, et leur
édification comme leur remplissage perturbent le débit du fleuve,
essentiel pour l’approvisionnement en eau de tout le nord de la Syrie,
de Jarablus à Al Bou Kamal, sur la frontière avec l’Irak. Engagées
depuis longtemps, les négociations sur l’eau entre Ankara et Damas n’ont
jamais mené à rien, les Turcs se montrant peu flexibles et liant tout
accord sur des quotas à un aval des Syriens à la construction d’un
barrage turc sur l’Oronte. Or, un tel accord est impossible pour les
Syriens, car cela équivaudrait pour eux à reconnaître la souveraineté de
la Turquie sur le Liwa d’Iskanderun (le Sandjak
d’Alexandrette), cédé par la France mandataire à la Turquie, en 1939,
pour garantir la neutralité de ce pays dans la Seconde Guerre Mondiale
qui s’annonce.
Implantation des barrages du GAP
Réfugié en Syrie depuis 1979, et
bénéficiant de toutes les facilités à Damas et dans la Beqaa pour y
former et y entraîner ses hommes, c’est depuis le territoire syrien
qu’Abdullah Öcalan, dit “Apo”, chef incontesté du PKK, lance, en août
1984, sa première grande opération armée : l’attaque du poste de
gendarmerie d’Eruh, au sud-est de la Turquie.
Si la Syrie avait eu d’autres moyens –
militaires ou diplomatiques – à sa disposition pour régler son conflit
sur l’eau avec la Turquie et récupérer le Liwa, il est
vraisemblable qu’elle ne se serait pas lancée dans un soutien à Öcalan
qui semble paradoxal. Il est en effet surprenant de voir la Syrie
apporter son appui au leader le plus résolu d’un “peuple kurde” auquel le régime baathiste se refuse à reconnaître chez lui les droits les plus légitimes.
Dans la République =Arabe= Syrienne dirigée par le Parti Baath =Arabe=
Socialiste, les Kurdes, qui représentent près de 15 % de la population
mais qui ne sont pas arabes, n’ont le droit ni d’enseigner la langue
kurde, ni de parler le kurde en public, ni de publier livres ou journaux
dans leur langue, ni de disposer d’une radio ou d’une télévision, ni
d’avoir des programmes particuliers sur les chaînes nationales, ni de
célébrer leurs fêtes du Nawruz, ni d’entretenir de groupes folkloriques,
ni d’arborer le drapeau kurde, ni de porter des vêtements aux couleurs
du Kurdistan…
“Répression des droits politiques et culturels des Kurdes en Syrie” ( HRW 2009)
Ignorant cette contradiction, les
Syriens ne se contentent pas d’ouvrir les portes de leur pays à Abdullah
Öcalan. Ils mettent l’ensemble de leurs moyens à sa disposition. Ils
lui procurent des planques en Syrie et au Liban. Ils lui garantissent
une protection sécuritaire à Damas. Ils lui fournissent des armes et des
finances. Ils facilitent l’installation de ses camps d’entraînement
dans la Bekaa libanaise, de manière à pouvoir affirmer qu’ils “ignorent
tout… de ce qui se ne passe pas chez eux”, alors qu’ils exercent à cette
époque un contrôle étroit sur cette région sensible et sur les trafics
en tous genres dont elle est le théâtre. Ils le laissent enrôler
plusieurs centaines – au total plusieurs milliers – de Kurdes syriens.
Une partie d’entre eux sont des sans papier. Ils espèrent, en échange de
leur collaboration avec un ami du pouvoir syrien, récupérer la
nationalité syrienne dont leurs parents ou eux-mêmes ont été
dépouillés, suite au recensement organisé dans ce but dans le seul
gouvernorat de Hassakeh en octobre 1962.
En contrepartie de ce soutien
logistique, les Syriens obtiennent du chef du PKK que celui-ci précise,
dans son projet politique, que le “Grand Kurdistan” dans lequel il rêve
de réunir les Kurdes de Turquie, de Syrie, d’Irak et d’Iran, ne concerne
que la partie turque du Kurdistan. Autrement dit, les Kurdes
habitant le Kurdistan occidental (la Jazireh syrienne), ne doivent pas
se bercer d’illusion. S’ils se battent pour la création d’un territoire
national kurde en Turquie, ils ne doivent pas rêver le voir intégrer
dans ses frontières le gouvernorat de Hassakeh dont ils constituent une
partie importante, si ce n’est majoritaire, de la population.
Le “Grand Kurdistan”
Pour être sûr que rien ne leur échappe
des agissements de cet ami, les Syriens infiltrent dans son entourage
plusieurs agents et informateurs des moukhabarat, chargés de
surveiller aussi bien ses faits et gestes, que ses déplacements, ses
propos, ses relations… et ses comptes. Finalement, dans une habile
répartition des rôles, ils confient à un service de renseignements le
soin d’apporter son concours aux entreprises d’Abdullah Öcalan et de son
PKK, tandis que, pour donner des gages de leur bonne volonté à leur
puissant voisin, un autre service est invité à poursuivre et à arrêter
ses combattants… sans faire montre d’un zèle exagéré.
Cette aventure s’achève au début du mois
d’octobre 1998. Le Conseil National de Sécurité turc, qui est préoccupé
par les facilités logistiques accordées par la Syrie à une autre
formation d’extrême gauche, le Parti et Front Populaire de Libération de
la Turquie (THKP-C) dirigé par Mihraç Ural, un alaouite originaire du Liwa,
est surtout mécontent de la surdité des Syriens. Priés de stopper leur
soutien à Abdullah Öcalan, ils continuent de protester de leur bonne
foi. Ils prétendent tout ignorer de l’homme et de ses agissements. Et
ils se contentent, quand la tension monte par trop avec Ankara, de
capturer et de lui livrer quelques combattants indépendantistes du PKK.
Finalement excédés par ce double jeu et par les attentats planifiés en
Syrie qui se déroulent sur leur territoire, les Turcs menacent la Syrie
d’une opération militaire de grande ampleur qui règlera définitivement
le problème.
Prenant les choses de haut, le premier
ministre syrien Mahmoud Al Zoubi réplique à cette mise en demeure en
affirmant que “la Syrie répondra à toute agression par les armes”. Mais
la présence massive de troupes turques à la frontière et la claire
perception par Hafez Al Assad de la disproportion des forces en présence
rendent soudain la mémoire aux Syriens : ils découvrent où “Apo” se
terre chez eux et ils le persuadent en quelques heures de quitter leur
pays – autrement dit ils l’expulsent – pour aller finalement se faire
capturer ailleurs. Kidnappé au Kenya par des agents des services de
renseignements turcs assistés par des Israéliens, il est ramené en
Turquie où il est jugé et condamné à la prison à perpétuité. Il croupit,
depuis 2002, dans l’île d’Imrali, dans une prison dont il est l’unique
pensionnaire. Pour prix de l’asile trop longtemps donné au chef du PKK,
les Syriens sont contraints de signer un certain nombre d’engagements,
lors d’une réunion tenue à Adana, le 20 octobre 1998. Ils s’engagent en
particulier à ne plus soutenir le PKK et à entamer une coopération
sécuritaire avec la Turquie, à qui ils devront désormais remettre tous
les combattants kurdes capturés sur leur territoire.
Abdullah Öcalan, dans les années 1990
Cette aventure a coûté cher à la Syrie.
Si elle a évité le pire, une invasion turque qui aurait pu être fatale
au régime de Hafez Al Assad, heureusement assez perspicace pour prendre
la décision adéquate au dernier moment, la Syrie a en effet laissé dans
l’affaire son dernier espoir de récupérer un jour le Liwa d’Iskenderun. Signe que la Syrie reconnaît cette perte, le Liwa n’est plus inclus comme il l’était précédemment dans certaines cartes publiées à Damas.
Qui plus est, les deux pays signent, le 7 janvier 2010, un accord
naguère encore impensable sur la construction en commun d’un barrage sur
l’Oronte qui portera le nom symbolique de… Barrage de l’Amitié.
La qualité des relations qui se nouent
entre Damas et Ankara, une fois Bachar Al Assad installé au pouvoir,
n’est pas liée au dénouement de cette affaire, qui a vu les Syriens
aller à Canossa. Elle tient à d’autres facteurs : d’une part, le besoin
de la Syrie de
===
De son refuge en Irak, où il s’est sauvé pour échapper à une nouvelle arrestation et à une probable livraison aux Turcs, Saleh
Muslim, président du PYD, décide, un mois après le début du soulèvement
contre le régime de Bachar Al Assad, de rentrer dans son pays
.
Avant de franchir la frontière, le 20 avril 2011, il prend soin
d’annoncer son intention. Les responsables sécuritaires syriens ne
réagissant pas, alors que l’intéressé figure en bonne place sur la liste
des militants kurdes réclamés par leurs homologues turcs, il franchit
la frontière et il revient en Syrie. La question reste ouverte de savoir
s’il a pris lui-même cette initiative ou si sa démarche lui a été
inspirée par ceux qui avaient tout intérêt à sa présence et au retour de
ses hommes en Syrie. Quoi qu’il en soit, il tient dès le lendemain un
meeting public que la Sécurité politique s’abstient d’interdire et de
perturber. Il apparaît alors sans ambiguïté possible qu’une décision
politique a été prise à son sujet au sommet de l’Etat et qu’il aura les
mains libres dans la Jazireh et, plus largement, le long de la frontière
qui s’étend du Kurdistan d’Irak au Liwa d’Iskanderun.
Implantation des Kurdes en Syrie
Cette décision s’explique par plusieurs raisons.
D’une part, elle s’inscrit dans la ligne
des efforts alors déployés par le régime pour maintenir le calme parmi
les Kurdes. Le chef de l’Etat n’espère pas faire basculer de son côté
ceux qu’il a sévèrement châtiés, en mars 2004 : il entendait les
dissuader alors  d’imaginer se doter en Syrie d’une zone autonome à
l’instar du Kurdistan d’Irak. Il souhaite uniquement les désolidariser
de leurs compatriotes arabes et s’assurer de leur neutralité, le temps
de réduire ailleurs par la force le mouvement de mécontentement. Si
Saleh Muslim accepte de reprendre l’ancienne collaboration qui avait
fait la fortune – avant de faire le malheur… – de son ancien chef, il se
révèlera un auxiliaire précieux. Il dispose dans la région d’une base
populaire et il aura à sa disposition les combattants bien armés, formés
et entraînés, sur le retour desquels les moukhabarat ferment
aussi les yeux lorsqu’ils franchissent la frontière avec armes et
bagages en provenance du Jebel Qandil. Pour l’aider dans la mission qui
lui est confiée, la préservation du calme et le contrôle des
manifestations de mécontentement populaire dans la Jazireh et les zones
kurdes entourant Alep, les services de renseignements syriens procèdent à
la remise en liberté des militants du PKK qu’ils détenaient en prison,
dans l’attente du moment opportun de les livrer à la Turquie. Parmi eux
figurent l’épouse de l’intéressé. Enfin, pour contribuer à l’apaisement,
Bachar Al Assad ordonne d’entamer les procédures de récupération de
leur nationalité par les quelque 300 000 Kurdes sans papier.
D’autre part, elle permet de faire
savoir au gouvernement turc de Recep Tayyip Erdogan, que les
responsables syriens goutent peu les marges de liberté qu’il a commencé à
laisser en Turquie à certains mouvements de l’opposition syrienne, et
en particulier à la bête noire du régime syrien, l’Association des
Frères Musulmans. Le message syrien est clair : si les Turcs “jouent”
avec les opposants, les Syriens n’hésiteront pas, en fermant les yeux
sur la présence de Saleh Muslim, qui contrevient à l’Accord d’Adana mais
qui sert leurs intérêts immédiats, à utiliser de nouveau contre eux la
carte des autonomistes kurdes. On relèvera en passant que, si l’accueil
des Frères Musulmans syriens en Turquie est considéré comme un
comportement hostile, voire comme une provocation par les autorités
syriennes, ces mêmes autorités ne s’étaient pas privées, en accueillant
en Syrie en 1999 la direction du Bureau politique du Hamas, branche
armée des Frères Musulmans palestiniens, d’interférer dans les affaires
palestiniennes. Ils ont ainsi entravé durant longtemps la conclusion
d’un accord politique entre ce même Hamas et l’Autorité palestinienne,
finalement signé au Caire, le 3 mai 2011.
===
La présence de Mohammed Saleh Muslim
dans la Coordination Nationale pour le Changement Démocratique (CNCD),
au sein de laquelle il occupe la fonction de vice-président pour
l’intérieur, ne suffit pas à en faire un opposant. Cette qualité lui est
déniée aussi bien par des membres de cette Coordination que par un
certain nombre d’autres partis kurdes.
Logo de la CNCD
Le 14 décembre 2012, plusieurs membres
importants de la CNCD ont fait savoir, depuis le Caire, qu’ils
quitteraient ce rassemblement au cas où celui-ci refuserait de prendre deux mesures de mise à l’écart.
La première concernait le PYD, qui était “un parti problématique”, la
seconde le Dr Haytham Manna, président de la CNCD pour l’extérieur, qui
avait “fait main basse sur la Coordination” et dont “les déclarations à
la presse n’étaient pas en harmonie avec la révolution”. Leur présence
et leur action contribuaient à déconsidérer la CNCD aux yeux de la rue
et de l’opposition syrienne, pour qui la préservation du caractère
pacifique de la révolution pouvait s’accommoder de l’existence et de
l’action de l’Armée Syrienne libre, nécessaire à la protection des
populations.
Les autres partis politiques kurdes
n’ont pas les moyens militaires du PYD, et ils ne souhaitent pas
recourir à la violence. Mais ils bénéficient, dans la Jazireh et
ailleurs dans le pays, d’une certaine légitimité parce qu’ils n’ont
jamais collaboré, à l’inverse du PKK et de son avatar, avec le régime
baathiste, principal obstacle à la démocratie en Syrie. Pour ces partis,
comme pour une majorité de Kurdes qui veulent à la fois le renversement
du régime et l’inscription de leurs droits légitimes dans la
Constitution de la nouvelle Syrie, l’ennemi principal est à Damas et non
à Ankara. Même s’ils ne sont pas dupes du jeu de la Turquie. Ils
entendent bien, comme le PYD, profiter de la période actuelle pour
obtenir la reconnaissance de leurs droits par les forces de la
révolution et de l’opposition. Mais, alors qu’ils appellent de leurs
vœux à haute voix et sans hésiter la chute du régime, ils s’étonnent de
n’avoir jamais entendu, même en tendant l’oreille, le PYD et son
président formuler un tel slogan.
Au sein de la population de la Jazireh
comme dans les rangs des autres partis politiques kurdes, les velléités
hégémoniques et les méthodes brutales du PYD provoquent, depuis
des mois, des tensions et des affrontements. Des reproches sont
constamment formulés contre les limitations aux libertés dont ses
militants, aujourd’hui secondés par les miliciens de ses Unités de
Protection Populaire, se rendent coupables. Arrêtant qui ils veulent,
maintenant en détention ceux qui contestent leur autorité, livrant aux
services compétents ceux qu’ils appréhendent aux frontières, surveillant
et protégeant les puits de pétrole et de gaz contre rémunération du
gouvernement, occupant les locaux du Parti Baath mis gracieusement à
leur disposition, roulant dans les véhicules tout-terrain appartenant
aux administrations, interdisant certaines manifestations et certains
slogans, confisquant les “drapeaux de l’indépendance”…, ils ne se
distinguent des moukhabarat et des chabbiha que par
l’affichage généralisé des photos de leur leader Abdullah Öcalan. Mais,
faute de disposer des moyens de coercition du PYD, les formations
politiques concurrentes n’ont eu d’autre solution que de courber la
tête.
“Nous ne voulons pas d’écoles enseignant le kurde.

Nous voulons le départ de ce régime fasciste”
Elles n’en pensent pas moins. Pour se
rendre compte de l’état d’exaspération suscité par le comportement du
PYD dans la Jazireh et par les déclarations de son président, il suffit
de lire ce qu’écrivait, le 6 février 2013, le Dr Abdel-Hakim Bachar, secrétaire général du Parti Démocratique Kurde en Syrie (PDKS) et premier président du Conseil National Kurde (CNK) :
Le 1er février,
le quotidien libanais Al Safir a publié un entretien avec Mohammed Saleh
Muslim, président du Parti de l’Union Démocratique (PYD) qui contenait,
à côté de quelques vérités, nombre d’erreurs et de contradictions.
Saleh Muslim a
raison de dire que “le contact politique avec le régime est interrompu
depuis le début de crise et jusqu’à maintenant”. De notoriété publique,
les relations qu’il entretient avec le régime n’ont rien de politique.
Elles sont purement sécuritaires. Elles prennent la forme d’instructions
transmises par des officiers de grade subalterne.
Saleh Muslim a
également raison d’affirmer que son parti “tente, en collaboration avec
quelques forces kurdes de moindre importance, de protéger les zones
kurdes”. Les partis politiques qu’il évoque auraient refusé de lui
emboiter le pas si, précisément, leur taille leur avait permis de le
faire. Il est inexact en revanche qu’il “administre” les zones en
question, puisque ce sont les services syriens de sécurité qui
continuent d’y détenir la décision et d’y exercer le pouvoir. Peut-on
savoir si c’est par la force que les partisans de Saleh Muslim se sont
emparés du siège d’un seul service de renseignements ? Peut-on savoir
s’ils ont tué un seul membre des services de sécurité ? Peut-on savoir
s’ils ont déchiré les photos du dictateur Bachar Al Assad qu’ils y ont
trouvées ? N’ont-ils conservé toutes ses photos et les slogans à sa
gloire que pour témoigner de leurs exploits ?
Saleh Muslim a
aussi raison d’indiquer que ni lui ni son parti ne veulent de droits
nationaux pour le peuple kurde de Syrie. Ce qu’ils veulent en effet,
c’est uniquement l’autogestion mise en œuvre par l’actuel régime sous la
forme de l’administration locale.
Saleh Muslim se
contredit lorsqu’il prétend que “Massoud Barzani agit sous la pression
de la Turquie”, et que celle-ci “interdit à l’opposition d’accueillir
son parti dans ses rangs”. Comment explique-t-il alors, d’une part,
l’Accord d’Irbil auquel il est partie prenante, conclu sous les auspices
de Massoud Barzani ? Comment explique-t-il, d’autre part, la liberté
d’accès au Kurdistan d’Irak dont bénéficient jusqu’à ce jour les
responsables du PYD, qui y trouvent toutes les facilités dont ils ont
besoin ?
Ce n’est pas au
terme de combats que le parti de Saleh Muslim a étendu “militairement”
son influence sur les zones kurdes de Syrie, mais à la suite d’accords
conclus avec des représentants du régime qui les lui ont attribuées ou
concédées. Cet abandon a été démontré par la remise de stations de gaz, à
Soueïdia et dans d’autres régions. Il a déclaré lui-même qu’il allait
“bientôt récupérer les champs de Roumeilan”. Comment pourrait-il tenir
de tels propos s’il ne s’était précédemment entendu à ce sujet avec le
régime ?
Saleh Mouslim
affirme que le président du Parti Démocratique Kurde n’a aucune base
populaire dans le Kurdistan syrien. La réponse lui est venue du peuple
kurde de Syrie : au moment où il s’exprimait ainsi, des manifestations
considérables de jeunes et d’habitants de tous les âges se déroulaient
dans plusieurs quartiers de Qamichli, à Deirik et ailleurs, portant des
photos du président Massoud Barzani et appelant au renversement du
régime syrien.
Saleh Muslim
affirme que la frontière avec le Kurdistan d’Irak est fermée. En
réalité, c’est lui qui la maintient fermée, car, si elle était ouverte,
il ne pourrait plus, comme il le fait actuellement, se livrer à la
contrebande et approvisionner le marché noir. Un ordre enjoignant de
fermer cette frontière a bien été donné, non pas par le gouvernement
régional du Kurdistan mais par le gouvernement central de Bagdad qui
détient seul cette prérogative. Massoud Barzani a pris ses
responsabilités et il a décidé de la maintenir ouverte, pour faire
parvenir au Kurdistan syrien les produits de première nécessité.
Les accusations
de Saleh Muslim contre Massoud Barzani lui sont dictées par ses alliés :
le régime syrien, le Premier ministre irakien Nouri Al Maliki et
l’Iran. Ce sont eux qui lui inspirent ses propos. On peut d’ailleurs
s’attendre à ce que, au cours des semaines à venir, au fur et à mesure
qu’augmenteront les pressions nationales et internationales contre ce
régime, il élève davantage le ton contre le Kurdistan d’Irak et
intensifie ses attaques contre les partis kurdes opposés au pouvoir en
place à Damas.
Nous,
nous approuvons fermement le dialogue entamé entre la Turquie et
Abdullah Öcalan, qui devrait bénéficier du soutien de l’ensemble des
Kurdes. Nous espérons que ce dialogue apportera une solution pacifique
et démocratique à la question kurde au Kurdistan de Turquie. C’est
pourquoi nous sommes stupéfaits d’entendre Saleh Muslim déclarer qu’il
“ne croit pas” à un tel dialogue, parce qu’il n’en connaît pas les
résultats. Une telle prise de position ne peut que semer le doute et
susciter les interrogations.
Mais, un jour prochain, la chute du régime syrien dévoilera le dessous d’un grand nombre de cartes…
 ===
Deux mots encore. Quel Saleh Muslim faut-il croire ?
Celui qui, au risque de passer pour un
propagandiste de la pensée officielle syrienne, affirme à Paris que la
Coalition Nationale des Forces de la Révolution et de l’Opposition
syrienne a des “relations étroites avec le régime turc et ne veut pas traiter avec le Conseil Suprême Kurde“,
alors que la Coalition, pour marquer son indépendance avec le
gouvernement d’Ankara, a précisément choisi d’installer ses bureaux au
Caire et non à Istanbul, comme le Conseil National Syrien ?
Ou celui qui, sentant le vent tourner, se rend au Caire – en même temps qu’une “délégation secrète” d’Ali Haydar,
mais c’est un hasard du calendrier – pour s’entretenir discrètement
avec Ahmed Moazz Al Khatib et tenter de dissiper les doutes de sa
Coalition sur un PYD dont les pratiques se sont révélées, jusqu’à ce
jour, très en retard sur la révolution, pour ne pas dire hostiles aux
révolutionnaires au sein de la communauté kurde de Syrie ? Comme le
rappelle à juste titre le quotidien Asharq al Awsat qui lève le voile sur cette visite,
intervenue samedi 23 février, le refus de la Coalition de traiter avec
le Haut Comité kurde issu de l’Accord d’Irbil n’a rien à voir avec un
rejet des Kurdes dans leur ensemble. D’ailleurs, lors de sa création à
Doha, au début du mois de novembre 2012, la Coalition leur a réservé 3
sièges et un poste de vice-président. Il est justifié – il était
justifié… si Saleh Muslim s’est montré convaincant – par
l’impossibilité pour la Coalition d’admettre dans ses rangs une
organisation politique à la fois décriée par la plupart des autres
partis politiques kurdes, réunis dans le Conseil National Kurde, et
accusée par la plupart des Syriens de  profiter des circonstances pour
imposer son autorité sur les régions kurdes et monopoliser les
ressources de la Jazireh, sans contribuer de quelque manière que ce soit
à la chute du régime de Bachar Al Assad, premier objectif de la
révolution.
===
Confirmant les propos du Dr Abdel-Hakim
Bachar et les doutes sur la nature des relations qui continuent de
lier le PYD et le régime syrien, le site All4Syria rapporte, le 1er
mars, que des Forces de
Protection Populaire, les milices constituées par le PYD,  sont entrées
ce matin dans la ville pétrolière de Roumeilan
, à 65 km à l’est de
Qamichli. Aucun coup de feu n’a été échangé entre elles et les services
de sécurité. Un habitant d’un village voisin qui se rendait à son
travail sur le champ pétrolier a été arrêté à un poste de contrôle
installé par les miliciens. Ils lui ont demandé de faire demi-tour et
affirmé que toute activité y était suspendue sine die, comme
dans l’ensemble des administrations de la ville. Il a constaté que des
miliciens du PYD occupaient les bâtiments publics, le siège du Parti
Baath et les postes des services de sécurité. D’autres étaient déployés
sur les remblais de terre édifiés près du mur de clôture de la base
pétrolière.
Ce développement intervient alors que
des brigades de l’Armée Syrienne Libre se rapprochent des villages
situés au sud de Qamichli et d’al Qahtanieh, à une vingtaine de
kilomètres, et que des informations font état d’opérations imminentes.
Une source médiatique proche de l’ASL a indiqué que cette dernière
attaquerait toutes les villes dans lesquelles subsistaient encore des
postes de moukhabarat et de chabbiha, estimant que ce
qui se passait à Roumeilan était un échange de bons procédés et ne
pouvait en aucune manière passer pour une “libération”…

 

Αναλύσεις

Η Κίνα βρίσκει δρόμο που παρακάμπτει το Πακιστάν – Ο διάδρομος Ουαχάν αλλάζει τις γεωπολιτικές ισορροπίες

Μία νέα οδική αρτηρία μήκους 121 χιλιομέτρων στο βορειοανατολικό Αφγανιστάν δημιουργεί τις προϋποθέσεις για απευθείας χερσαία σύνδεση με την Κίνα, χωρίς διέλευση από το Πακιστάν. Η ολοκλήρωση του δρόμου στον ιστορικό διάδρομο Ουαχάν αποκτά ιδιαίτερη γεωπολιτική σημασία, καθώς το Πεκίνο αντιμετωπίζει σοβαρά προβλήματα ασφαλείας με τις επενδύσεις του στο Πακιστάν, ενώ η Καμπούλ επιδιώκει να μειώσει την εξάρτησή της από το Ισλαμαμπάντ.

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Μία σημαντική εξέλιξη στις χερσαίες μεταφορές και στις γεωπολιτικές ισορροπίες της Κεντρικής Ασίας καταγράφεται στο Αφγανιστάν, με την ολοκλήρωση νέου δρόμου στον στρατηγικής σημασίας διάδρομο Ουαχάν.

Σύμφωνα με ανάλυση του Imran Khurshid που δημοσιεύθηκε στις 9 Οκτωβρίου 2026 στο Asia Times, οι αφγανικές αρχές εγκαινίασαν οδική διαδρομή 121 χιλιομέτρων, η οποία εκτείνεται από την περιοχή Μπρογκίλ έως τα σύνορα με την Κίνα, στην επαρχία Μπανταχσάν.

Το έργο κόστισε περίπου 365 εκατομμύρια αφγάνι, ποσό που αντιστοιχεί σε περίπου 5,5 εκατομμύρια δολάρια.

Κατά τις αφγανικές ανακοινώσεις, κατασκευάστηκε από ντόπιους μηχανικούς και εργαζομένους, χωρίς τη συμμετοχή ξένων τεχνικών συμβούλων.

Η νέα διαδρομή φθάνει στα σινοαφγανικά σύνορα. Αυτό, ωστόσο, δεν σημαίνει ότι λειτουργεί ήδη πλήρης διεθνής εμπορευματικός διάδρομος, καθώς εξακολουθούν να υπάρχουν σημαντικοί τεχνικοί και συνοριακοί περιορισμοί.

Γιατί ο διάδρομος Ουαχάν έχει στρατηγική σημασία

Ο διάδρομος Ουαχάν αποτελεί μια στενή λωρίδα αφγανικού εδάφους ανάμεσα στο Τατζικιστάν, το Πακιστάν και την Κίνα.

Η γεωγραφική του διαμόρφωση συνδέεται με τον ανταγωνισμό της Βρετανικής και της Ρωσικής Αυτοκρατορίας κατά τον 19ο αιώνα.

Η περιοχή διατηρήθηκε ως ζώνη διαχωρισμού των δύο αυτοκρατορικών σφαιρών επιρροής, αποτελώντας ένα από τα χαρακτηριστικότερα γεωγραφικά κατάλοιπα του λεγόμενου «Μεγάλου Παιχνιδιού».

Σήμερα, η ίδια περιοχή αποκτά νέα σημασία, αυτή τη φορά λόγω της προσπάθειας σύνδεσης της Κίνας με το Αφγανιστάν και ευρύτερα με την Κεντρική Ασία.

Ο δρόμος ανοίγει τη δυνατότητα δημιουργίας μιας εναλλακτικής οδού μεταφορών, περιορίζοντας δυνητικά την ανάγκη διέλευσης από το πακιστανικό έδαφος.

Το πρόβλημα της Κίνας με τον οικονομικό διάδρομο CPEC

Το ενδιαφέρον της εξέλιξης εντοπίζεται κυρίως στην προσπάθεια του Πεκίνου να περιορίσει την εξάρτησή του από ευάλωτες υποδομές.

Ο Οικονομικός Διάδρομος Κίνας–Πακιστάν, γνωστός ως CPEC, αποτελεί ένα από τα σημαντικότερα προγράμματα της κινεζικής πρωτοβουλίας Belt and Road.

Μέσω του συγκεκριμένου σχεδίου, η Κίνα επιχειρεί να ενισχύσει τις εμπορικές και ενεργειακές συνδέσεις της με τη Νότια Ασία και την Αραβική Θάλασσα.

Ωστόσο, η υλοποίηση των έργων έχει αντιμετωπίσει σοβαρές δυσκολίες.

Στην επαρχία Μπαλουχιστάν, οργανώσεις αυτονομιστών έχουν πραγματοποιήσει επανειλημμένες επιθέσεις εναντίον κινεζικών συμφερόντων, εγκαταστάσεων και εργαζομένων.

Οι επιθέσεις αυτές έχουν επιβαρύνει την ασφάλεια των υποδομών και έχουν αυξήσει το κόστος προστασίας των κινεζικών επενδύσεων.

Παράλληλα, έχουν διατυπωθεί καταγγελίες για καθυστερήσεις, κακοδιαχείριση και προβλήματα διαφάνειας σε επιμέρους προγράμματα του CPEC.

Η εδαφική διαμάχη με την Ινδία

Μια επιπλέον γεωπολιτική δυσκολία συνδέεται με τη διέλευση του CPEC από το Γκιλγκίτ–Μπαλτιστάν.

Η περιοχή διοικείται από το Πακιστάν, αλλά διεκδικείται από την Ινδία, στο πλαίσιο της ευρύτερης διαμάχης για το Κασμίρ.

Το Νέο Δελχί έχει αντιταχθεί επανειλημμένα σε έργα που διέρχονται από εδάφη τα οποία θεωρεί τμήμα της δικής του επικράτειας.

Αυτό σημαίνει ότι ο οικονομικός διάδρομος Κίνας–Πακιστάν δεν αποτελεί μόνο αναπτυξιακό πρόγραμμα, αλλά συνδέεται με μία από τις πιο ευαίσθητες εδαφικές αντιπαραθέσεις της Ασίας.

Η δημιουργία εναλλακτικών διαδρομών μέσω του Αφγανιστάν θα μπορούσε μακροπρόθεσμα να προσφέρει στο Πεκίνο μεγαλύτερη ευελιξία.

Δεν υπάρχει, πάντως, ένδειξη ότι ο δρόμος του Ουαχάν μπορεί σήμερα να αντικαταστήσει τις μεγάλες μεταφορικές υποδομές του CPEC.

Η Καμπούλ επιχειρεί να μειώσει την εξάρτησή της από το Ισλαμαμπάντ

Για την κυβέρνηση των Ταλιμπάν, το έργο έχει και μία σαφή πολιτική διάσταση.

Το Αφγανιστάν εξαρτάται σε σημαντικό βαθμό από συνοριακές διαβάσεις και μεταφορικούς άξονες που περνούν από το Πακιστάν.

Οι επανειλημμένες εντάσεις ανάμεσα στις δύο χώρες έχουν προκαλέσει κλείσιμο συνοριακών περασμάτων, διακοπές εμπορικών ροών και επιβάρυνση της αφγανικής οικονομίας.

Μια εναλλακτική χερσαία διέξοδος προς την Κίνα θα μπορούσε, εφόσον αναπτυχθεί και καταστεί λειτουργική, να μειώσει τη δυνατότητα του Πακιστάν να χρησιμοποιεί τη γεωγραφική του θέση ως μέσο πίεσης προς την Καμπούλ.

Η αφγανική πλευρά αντιμετωπίζει το έργο ως σημαντική υποδομή οικονομικής και στρατηγικής αυτονομίας.

Η στάση της Κίνας και της Ρωσίας

Παρά την προοπτική άμεσης σύνδεσης, το Πεκίνο δεν έχει εγκαταλείψει τον οικονομικό διάδρομο CPEC ούτε έχει ανακοινώσει ότι ο Ουαχάν θα τον αντικαταστήσει.

Η Κίνα εξακολουθεί να διατηρεί σημαντικά οικονομικά και στρατηγικά συμφέροντα στο Πακιστάν.

Αντίστοιχα, η Ρωσία ενδιαφέρεται για τη σταθερότητα του Αφγανιστάν και για την ανάπτυξη νέων δικτύων επικοινωνίας στην Κεντρική Ασία.

Η δημιουργία περισσότερων επιλογών διασύνδεσης ενδέχεται να περιορίσει την αποκλειστική σημασία ορισμένων παραδοσιακών μεταφορικών διαδρομών.

Η πραγματική αξία του Ουαχάν θα εξαρτηθεί από τη βελτίωση των οδικών υποδομών, τη λειτουργία συνοριακών και τελωνειακών εγκαταστάσεων, τις καιρικές συνθήκες και τις πολιτικές αποφάσεις της Κίνας.

Το μήνυμα προς το Πακιστάν

Η νέα διαδρομή αναδεικνύει μια σημαντική γεωπολιτική πραγματικότητα: η γεωγραφική θέση ενός κράτους προσφέρει στρατηγικά πλεονεκτήματα, αλλά η αξιοποίησή τους εξαρτάται από την ασφάλεια και την αξιοπιστία των μεταφορικών του δικτύων.

Το Πακιστάν εξακολουθεί να αποτελεί κρίσιμο εταίρο της Κίνας, ιδιαίτερα στο πλαίσιο του CPEC.

Ταυτόχρονα, όμως, η αστάθεια, οι επιθέσεις σε κινεζικά συμφέροντα και οι αντιπαραθέσεις με το Αφγανιστάν δημιουργούν κίνητρα αναζήτησης εναλλακτικών επιλογών.

Ο διάδρομος Ουαχάν δεν έχει ακόμη μετατραπεί σε μεγάλο εμπορικό πέρασμα. Η κατασκευή του δρόμου, ωστόσο, καταδεικνύει ότι το Αφγανιστάν επιχειρεί να αποκτήσει πρόσθετες διεθνείς συνδέσεις και ότι η αποκλειστική εξάρτηση από το Πακιστάν δεν αποτελεί πλέον τη μοναδική γεωγραφική επιλογή.

Για το Ισλαμαμπάντ, η εξέλιξη αποτελεί μια νέα στρατηγική παράμετρο που θα πρέπει να συνυπολογίσει στις σχέσεις του με το Πεκίνο και την Καμπούλ.

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Διεθνή

Γερμανία: Το ρωσικό φυσικό αέριο επιστρέφει έμμεσα μέσω των λιπασμάτων, παρά τους ευρωπαϊκούς δασμούς

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Οι εισαγωγές ρωσικών αζωτούχων λιπασμάτων μειώθηκαν κατά 66% το 2025-2026, αλλά παραμένουν 53% υψηλότερες από τα επίπεδα πριν από τον πόλεμο στην Ουκρανία.

Το υψηλό ενεργειακό κόστος στη Γερμανία διατηρεί ανταγωνιστικά τα ρωσικά προϊόντα, σύμφωνα με στοιχεία που δημοσίευσε η Berliner Zeitung. Η Γερμανία εξακολουθεί να συνδέεται εμπορικά με το ρωσικό φυσικό αέριο, παρά τις ευρωπαϊκές προσπάθειες περιορισμού της ενεργειακής εξάρτησης από τη Μόσχα.

Αυτή τη φορά, η σύνδεση δεν αφορά αποκλειστικά την άμεση προμήθεια φυσικού αερίου, αλλά τις εισαγωγές λιπασμάτων που παράγονται με τη χρήση ρωσικού αερίου ως πρώτης ύλης και πηγής ενέργειας. Σύμφωνα με δημοσίευμα της γερμανικής εφημερίδας, που βασίζεται σε στοιχεία του Γερμανικού Ομοσπονδιακού Στατιστικού Γραφείου και του Συνδέσμου Αγροτικής Βιομηχανίας (IVA), οι εισαγωγές αζώτου μέσω ρωσικών λιπασμάτων μειώθηκαν σημαντικά κατά το 2025-2026. Ωστόσο, εξακολουθούν να βρίσκονται πάνω από τα επίπεδα που καταγράφονταν πριν από τη ρωσική εισβολή στην Ουκρανία.

Τα στοιχεία των εισαγωγών και η σύγκριση με την προπολεμική περίοδο

Το 2025-2026, η Γερμανία εισήγαγε 48.800 τόνους αζώτου μέσω λιπασμάτων ρωσικής προέλευσης. Η ποσότητα αυτή είναι μειωμένη κατά περίπου 66% σε σύγκριση με το προηγούμενο έτος, αλλά παραμένει κατά 53% υψηλότερη από τους 31.800 τόνους που είχαν καταγραφεί το 2020-2021, πριν από τον πόλεμο.

Η εξέλιξη των εισαγωγών δείχνει πόσο έντονη ήταν η αύξηση μετά το 2022. Το 2021-2022 οι εισαγωγές έφτασαν τους 56.800 τόνους αζώτου, ενώ το 2022-2023 εκτοξεύθηκαν στους 185.100 τόνους. Στη συνέχεια καταγράφηκαν 140.200 τόνοι το 2023-2024 και 143.800 τόνοι το 2024-2025, προτού σημειωθεί η μεγάλη υποχώρηση της τελευταίας περιόδου. Τα στοιχεία αφορούν την ποσότητα του αζώτου που περιέχεται στα εισαγόμενα λιπάσματα και όχι το συνολικό βάρος των προϊόντων.

Τα λιπασματικά έτη υπολογίζονται από τον Ιούλιο έως τον Ιούνιο. Η ποσότητα αζώτου που εισήχθη στη Γερμανία μέσω ρωσικής ουρίας μειώθηκε από 71.600 τόνους σε 27.600 τόνους, καταγράφοντας πτώση άνω του 61%. Παρά τη μείωση, η ποσότητα εξακολουθεί να είναι σχεδόν τριπλάσια από τους 9.900 τόνους του 2020-2021. Η συγκεκριμένη εξέλιξη αναδεικνύει το βασικό πρόβλημα της ευρωπαϊκής πολιτικής περιορισμού των εμπορικών δεσμών με τη Ρωσία. Ακόμη και όταν περιορίζονται οι εισαγωγές συγκεκριμένων προϊόντων, οι οικονομικές σχέσεις μπορούν να διατηρούνται μέσω άλλων κατηγοριών αγαθών, ιδιαίτερα όταν αυτά έχουν χαμηλότερο κόστος παραγωγής.

Γιατί οι ρωσικές εισαγωγές παραμένουν ανταγωνιστικές

Καθοριστικός παράγοντας είναι το υψηλό ενεργειακό κόστος στη Γερμανία και στην υπόλοιπη Ευρώπη. Η παραγωγή αζωτούχων λιπασμάτων απαιτεί μεγάλες ποσότητες φυσικού αερίου, το οποίο χρησιμοποιείται τόσο ως πρώτη ύλη όσο και ως πηγή ενέργειας. Σύμφωνα με τον Σύνδεσμο Αγροτικής Βιομηχανίας (IVA), οι ευρωπαϊκοί δασμοί, που τέθηκαν σε ισχύ τον Ιούλιο του 2025, περιόρισαν σημαντικά τις εισαγωγές ρωσικών λιπασμάτων. Ωστόσο, δεν εξάλειψαν το ανταγωνιστικό πλεονέκτημα των ρωσικών προϊόντων. Ο σύνδεσμος επισημαίνει ότι οι υψηλές τιμές ενέργειας δυσκολεύουν τις ευρωπαϊκές επιχειρήσεις να αυξήσουν την εγχώρια παραγωγή και να καλύψουν μεγαλύτερο μέρος των αναγκών της αγοράς. Ως αποτέλεσμα, τα ρωσικά λιπάσματα εξακολουθούν να παραμένουν ελκυστικά, ακόμη και μετά την επιβολή πρόσθετων δασμών.

Παράλληλα, σύμφωνα με τον IVA, είναι πιθανό ορισμένες ποσότητες ρωσικών προϊόντων να φτάνουν στη γερμανική αγορά μέσω άλλων κρατών-μελών της Ευρωπαϊκής Ένωσης. Το μέγεθος αυτών των έμμεσων εισαγωγών, ωστόσο, δεν μπορεί να προσδιοριστεί με ακρίβεια από τα διαθέσιμα στοιχεία.

Δεν αποδίδονται οι αυξήσεις των τιμών αποκλειστικά στους δασμούς

Το ζήτημα έχει άμεση σημασία για τους Γερμανούς αγρότες, καθώς το κόστος των λιπασμάτων επηρεάζει την παραγωγή και, τελικά, την οικονομική βιωσιμότητα των καλλιεργειών. Ο IVA υποστηρίζει ότι η μείωση των ρωσικών εισαγωγών δεν έχει προκαλέσει μέχρι στιγμής σαφή αύξηση των τιμών εξαιτίας των δασμών. Σύμφωνα με τον σύνδεσμο, η εγχώρια παραγωγική δυναμικότητα και οι εισαγωγές από άλλες χώρες, μεταξύ των οποίων η Αίγυπτος, επαρκούν για την κάλυψη των αναγκών της αγοράς. Την ίδια στιγμή, ο σύνδεσμος αποδίδει τις υψηλές τιμές των λιπασμάτων το 2026 στις διεθνείς ενεργειακές αναταράξεις, στον πόλεμο με το Ιράν και στην κρίση γύρω από τα Στενά του Ορμούζ, παράγοντες που επηρεάζουν το κόστος μεταφοράς και τις παγκόσμιες τιμές ενέργειας και λιπασμάτων.

Οι εκτιμήσεις αυτές αποτελούν τις θέσεις του κλαδικού συνδέσμου και δεν συνιστούν από μόνες τους ανεξάρτητη αξιολόγηση όλων των παραγόντων που διαμορφώνουν τις τιμές.

Νέες πιέσεις για περιορισμό των ρωσικών εισαγωγών

Με αφορμή τα στοιχεία, ο IVA ζητά να εξεταστεί η επιβολή πρόσθετων δασμών στις εισαγωγές καλιούχων λιπασμάτων από τη Ρωσία και τη Λευκορωσία. Το κάλιο αποτελεί βασικό θρεπτικό στοιχείο για τις καλλιέργειες και αντιπροσωπεύει μια ακόμη κατηγορία προϊόντων στην οποία η ευρωπαϊκή αγορά διατηρεί εμπορικές σχέσεις με τις δύο χώρες.

Ο σύνδεσμος εκτιμά ότι η ευρωπαϊκή βιομηχανία μπορεί να καλύψει τις ανάγκες της γεωργίας χωρίς να εξαρτάται από τις συγκεκριμένες εισαγωγές και υποστηρίζει ότι πρόσθετοι δασμοί δεν θα πρέπει να οδηγήσουν αναγκαστικά σε αυξήσεις τιμών. Η συζήτηση, ωστόσο, αποτυπώνει το ευρύτερο δίλημμα της ευρωπαϊκής οικονομικής πολιτικής. Η μείωση της εξάρτησης από τη Ρωσία απαιτεί όχι μόνο εμπορικούς περιορισμούς, αλλά και ανταγωνιστική εγχώρια παραγωγή, προσιτό ενεργειακό κόστος και εναλλακτικές πηγές προμήθειας.

Τα δεδομένα της γερμανικής αγοράς δείχνουν ότι οι δασμοί μπορούν να περιορίσουν σημαντικά τις εισαγωγές, χωρίς όμως να εξαλείψουν αυτομάτως τις οικονομικές σχέσεις που στηρίζονται σε διαφορές κόστους παραγωγής. Για τη Γερμανία και την Ευρωπαϊκή Ένωση, η πρόκληση παραμένει η εξισορρόπηση τριών στόχων: της ενεργειακής και οικονομικής ασφάλειας, της στήριξης της εγχώριας βιομηχανίας και της διατήρησης προσιτού κόστους για τον αγροτικό τομέα.

Με πληροφορίες του Συνδέσμου Αγροτικής Βιομηχανίας (IVA) και του Γερμανικού Ομοσπονδιακού Στατιστικού Γραφείου.

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Αναλύσεις

Πακιστάν: Μειώθηκαν οι τρομοκρατικές επιθέσεις, αλλά αυξάνονται οι απειλές – Αντάρτικες οργανώσεις αναπτύσσουν νέες τακτικές και στρατολογούν γυναίκες

Η νέα έκθεση του Pakistan Institute for Conflict and Security Studies (PICSS) αποκαλύπτει ένα αντιφατικό περιβάλλον ασφαλείας: Λιγότερες επιθέσεις και θύματα, αλλά αναδιοργάνωση ένοπλων ομάδων, χρήση drones, εσωτερικές συγκρούσεις και αυξανόμενη αστάθεια στο Μπαλουχιστάν. Η πολιτική κρίση επιβαρύνει την προσπάθεια αντιμετώπισης της τρομοκρατίας.

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Μια εξαιρετικά σύνθετη εικόνα για την ασφάλεια στο Πακιστάν αποτυπώνει η νέα εβδομαδιαία ανάλυση του Pakistan Institute for Conflict and Security Studies (PICSS), η οποία δημοσιεύθηκε στις 10 Οκτωβρίου 2026. Παρά τη μείωση των επιθέσεων από ένοπλες οργανώσεις κατά την πρώτη εβδομάδα του μήνα, οι εξελίξεις στο εσωτερικό των εξτρεμιστικών και αυτονομιστικών ομάδων δημιουργούν σοβαρά ερωτήματα για την πραγματική αποτελεσματικότητα των επιχειρήσεων ασφαλείας.

Η έκθεση με τίτλο «Pakistan’s Security Paradox: Militant Attacks Decline as Militant Groups Signal New Developments» καταγράφει υποχώρηση των επιθέσεων, αλλά παράλληλα εντοπίζει ενδείξεις οργανωτικής αναδιάρθρωσης, νέων επιχειρησιακών μεθόδων και εντατικοποίησης της προπαγανδιστικής δραστηριότητας.

Μείωση 18% στις επιθέσεις – Παραμένει σοβαρή η απειλή

Σύμφωνα με το PICSS, από τις 2 έως τις 8 Οκτωβρίου καταγράφηκαν συνολικά 46 επιθέσεις ενόπλων οργανώσεων στο Πακιστάν, έναντι 56 την αμέσως προηγούμενη εβδομάδα.

Η μείωση ανέρχεται στο 18%, ενώ αισθητή είναι και η υποχώρηση του αριθμού των θυμάτων.

Οι νεκροί μειώθηκαν από 52 σε 42 και οι τραυματίες από 53 σε 23.

Ωστόσο, η εικόνα δεν είναι ομοιόμορφη σε ολόκληρη τη χώρα.

Στην επαρχία Μπαλουχιστάν, όπου δραστηριοποιούνται ιδιαίτερα ενεργές αυτονομιστικές οργανώσεις, οι απώλειες αυξήθηκαν παρά τη μείωση του αριθμού των επιθέσεων.

Το στοιχείο αυτό δημιουργεί προβληματισμό για το κατά πόσον οι ένοπλες ομάδες μεταβάλλουν τις τακτικές τους, πραγματοποιώντας λιγότερες αλλά δυνητικά πιο φονικές επιχειρήσεις.

Οι Πακιστανοί Ταλιμπάν αλλάζουν τακτική – Drones και ελεύθεροι σκοπευτές

Ιδιαίτερο ενδιαφέρον παρουσιάζουν οι εξελίξεις στο εσωτερικό της Tehrik-i-Taliban Pakistan (TTP), της οργάνωσης που είναι γνωστή ως Πακιστανοί Ταλιμπάν.

Σύμφωνα με την ανάλυση, η TTP επέβαλε περιορισμούς στη χρήση των μέσων κοινωνικής δικτύωσης από τα μέλη της.

Η συγκεκριμένη απόφαση αποκτά σημασία σε μια περίοδο κατά την οποία οι ένοπλες οργανώσεις χρησιμοποιούν τις ψηφιακές πλατφόρμες τόσο για προπαγάνδα όσο και για την προβολή των επιχειρησιακών τους δυνατοτήτων.

Την ίδια στιγμή, η TTP δημοσιοποίησε οπτικό υλικό στο οποίο υποστηρίζει ότι καταγράφονται επιθέσεις με τετρακόπτερα μη επανδρωμένα αεροσκάφη και ενέργειες ελεύθερων σκοπευτών.

Οι ισχυρισμοί αυτοί δεν συνιστούν ανεξάρτητη επιβεβαίωση της αποτελεσματικότητας ή της έκτασης χρήσης των συγκεκριμένων μέσων.

Παρ’ όλα αυτά, η προβολή τέτοιων επιχειρήσεων εντάσσεται σε μια ευρύτερη προσπάθεια των οργανώσεων να παρουσιάσουν εικόνα τεχνολογικής προσαρμογής και να ενισχύσουν την επιρροή τους.

Εσωτερικές συγκρούσεις στις ένοπλες οργανώσεις

Την ίδια περίοδο, η Jamaat-ul-Ahrar, οργάνωση που έχει συνδεθεί με το δίκτυο των Πακιστανών Ταλιμπάν, ανακοίνωσε ότι πραγματοποίησε 122 επιθέσεις κατά τη διάρκεια του Σεπτεμβρίου.

Πρόκειται για αριθμό που προέρχεται από τους ισχυρισμούς της ίδιας της οργάνωσης και δεν πρέπει να συγχέεται με τα ανεξάρτητα καταγεγραμμένα περιστατικά του PICSS.

Παράλληλα, αναφέρθηκαν αιματηρές συγκρούσεις ανάμεσα σε μαχητές της Jamaat-ul-Ahrar και αντίπαλης φράξιας της TTP στην περιοχή Ορακζάι.

Οι πληροφορίες αυτές αναδεικνύουν ένα επιπλέον πρόβλημα για την ασφάλεια του Πακιστάν: τον κατακερματισμό του περιβάλλοντος των ενόπλων οργανώσεων.

Οι εσωτερικές συγκρούσεις ενδέχεται να αποδυναμώνουν προσωρινά ορισμένα δίκτυα, αλλά μπορούν επίσης να προκαλέσουν νέες αντιπαραθέσεις, ανακατατάξεις και αποσχίσεις.

Μπαλουχιστάν: Ένοπλη γυναικεία μονάδα και κλιμάκωση της προπαγάνδας

Σημαντικές εξελίξεις καταγράφονται και στο Μπαλουχιστάν, την επαρχία του νοτιοδυτικού Πακιστάν που συνορεύει με το Ιράν και το Αφγανιστάν και έχει στρατηγική σημασία λόγω των φυσικών πόρων και της πρόσβασής της στην Αραβική Θάλασσα.

Το Balochistan Liberation Front (BLF), μία από τις οργανώσεις που επιδιώκουν την ανεξαρτησία του Μπαλουχιστάν, δημοσιοποίησε υλικό για τη συγκρότηση νέου γυναικείου ένοπλου σχηματισμού.

Η συγκεκριμένη κίνηση προβάλλεται από την οργάνωση ως οργανωτική εξέλιξη. Δεν υπάρχουν, ωστόσο, επαρκή ανεξάρτητα στοιχεία στο δημόσιο απόσπασμα της έκθεσης για τον αριθμό των μελών ή τις πραγματικές επιχειρησιακές δυνατότητες της νέας μονάδας.

Παράλληλα, ο Balochistan Liberation Army (BLA), άλλη σημαντική αυτονομιστική ένοπλη οργάνωση, απέρριψε κατηγορίες περί συνεργασίας με την TTP.

Ο BLA δημοσιοποίησε επίσης οπτικό υλικό από επιχειρήσεις που ισχυρίζεται ότι πραγματοποίησαν μέλη του.

Άλλες οργανώσεις των Μπαλούχων προχώρησαν σε ανάλογες κινήσεις, προβάλλοντας τη δράση τους και διατυπώνοντας ισχυρισμούς για δραστηριότητες συλλογής πληροφοριών.

Οι εξελίξεις καταδεικνύουν ότι η σύγκρουση στο Μπαλουχιστάν δεν περιορίζεται στις ένοπλες επιθέσεις, αλλά περιλαμβάνει και έναν παράλληλο αγώνα επιρροής, επικοινωνίας και πολιτικής νομιμοποίησης.

Πολιτική κρίση και αντιτρομοκρατία

Πέρα από την ένοπλη βία, η έκθεση του PICSS επισημαίνει ότι η εσωτερική πολιτική αστάθεια δυσχεραίνει τη διαμόρφωση αποτελεσματικής πολιτικής ασφαλείας.

Η κατάρρευση των διαπραγματεύσεων μεταξύ της κυβέρνησης και του Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI), του κόμματος που ίδρυσε ο πρώην πρωθυπουργός Ιμράν Χαν, περιπλέκει τις προσπάθειες συντονισμού στην επαρχία Χάιμπερ Παχτούνχβα.

Η περιοχή αποτελεί ένα από τα σημαντικότερα μέτωπα της δράσης των Πακιστανών Ταλιμπάν, λόγω της εγγύτητάς της με το Αφγανιστάν και της μακρόχρονης παρουσίας ένοπλων δικτύων.

Οι πολιτικές αντιπαραθέσεις μεταξύ κεντρικής κυβέρνησης και αντιπολίτευσης μπορούν να δυσχεράνουν τον συντονισμό, τη διοικητική συνεργασία και τη διαμόρφωση κοινής στρατηγικής για την αντιμετώπιση της τρομοκρατίας.

Το πρόβλημα αποκτά ιδιαίτερη σημασία όταν συνδυάζεται με την ανάγκη προστασίας παραμεθόριων περιοχών και αντιμετώπισης οργανώσεων με διασυνοριακές διασυνδέσεις.

Αφγανιστάν, Ινδία και περιφερειακές αμυντικές συμφωνίες

Οι προκλήσεις που αντιμετωπίζει το Ισλαμαμπάντ δεν περιορίζονται στο εσωτερικό της χώρας.

Οι σχέσεις με το Αφγανιστάν παραμένουν κρίσιμος παράγοντας ασφαλείας, καθώς το Πακιστάν αποδίδει σε ένοπλα δίκτυα που δρουν από αφγανικό έδαφος σημαντικό μέρος των επιθέσεων εναντίον του.

Την ίδια στιγμή, η αντιπαράθεση με την Ινδία εξακολουθεί να επηρεάζει τον στρατηγικό σχεδιασμό των πακιστανικών ενόπλων δυνάμεων.

Στο περιφερειακό περιβάλλον προστίθενται οι νέες αμυντικές διευθετήσεις και οι προσπάθειες του Πακιστάν να διατηρήσει ή να ενισχύσει τις στρατηγικές του συνεργασίες.

Η συνύπαρξη εσωτερικών απειλών, πολιτικής αβεβαιότητας και εξωτερικών δεσμεύσεων δημιουργεί αυξημένες απαιτήσεις για τον στρατιωτικό μηχανισμό και τις υπηρεσίες ασφαλείας.

Οι αριθμοί δεν λένε ολόκληρη την ιστορία

Η εβδομαδιαία έκθεση του PICSS θέτει ένα ουσιαστικό ερώτημα: αποτελεί η μείωση των τρομοκρατικών επιθέσεων ένδειξη βελτίωσης της ασφάλειας ή πρόκειται για προσωρινή υποχώρηση της βίας, ενώ οι οργανώσεις αναπροσαρμόζουν τις τακτικές και τις δομές τους;

Η απάντηση δεν μπορεί να προκύψει αποκλειστικά από την καταμέτρηση των επιθέσεων.

Η χρήση νέων επιχειρησιακών μέσων, οι εσωτερικές διαμάχες, η συγκρότηση νέων ένοπλων σχηματισμών και η αυξημένη προπαγανδιστική δραστηριότητα συνθέτουν μια εικόνα που απαιτεί διαρκή παρακολούθηση.

Άλλωστε, τα στοιχεία του PICSS για ολόκληρο τον Σεπτέμβριο είχαν καταγράψει 225 επιθέσεις, τον υψηλότερο μηνιαίο αριθμό εδώ και δώδεκα χρόνια, γεγονός που αναδεικνύει τη σοβαρότητα της κατάστασης παρά την πρόσφατη εβδομαδιαία υποχώρηση.

Το Πακιστάν βρίσκεται αντιμέτωπο με μια πολυεπίπεδη κρίση ασφαλείας, στην οποία αλληλεπιδρούν τζιχαντιστικές οργανώσεις, αυτονομιστικά κινήματα, πολιτικές αντιπαραθέσεις και περιφερειακοί ανταγωνισμοί.

Η μείωση της συχνότητας των επιθέσεων αποτελεί θετική ένδειξη σε επίπεδο εβδομαδιαίων στατιστικών. Δεν αρκεί, όμως, από μόνη της για να αποδείξει ότι οι απειλές περιορίζονται σε βάθος χρόνου.

Το κρίσιμο ζήτημα για το Ισλαμαμπάντ δεν είναι μόνο πόσες επιθέσεις καταγράφονται, αλλά κατά πόσον το κράτος μπορεί να αντιμετωπίσει τις οργανώσεις που εξακολουθούν να διαθέτουν δυνατότητα στρατολόγησης, προσαρμογής και πραγματοποίησης νέων επιχειρήσεων.

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