Διεθνή
«La Méditerranée n’est plus une mer occidentale»
Richard Labévière, expert des questions internationales et stratégiques, écrivain et rédacteur en chef de procheetmoyen-orient.ch, présente, dans cet entretien, le livre de Maria Khodynskaya-Golenishcheva, Alep, la guerre et la diplomatie paru en octobre dernier (éditions Pierre-Guillaume De Roux).
La diplomate de premier rang à la Mission permanente de la Fédération de Russie auprès des Nations unies à Genève et figure majeure des négociations sur la Syrie y expose les raisons de l’engagement militaire et diplomatique de Moscou dans une guerre civilo-globale où interagissent quatre niveaux de conflictualité : une confrontation entre les Etats-Unis et la Russie, entre l’Arabie Saoudite et l’Iran, un conflit opposant la Turquie aux Kurdes, et les djihadistes globaux (avec Al Qaîda comme canal historique) et les djihadistes locaux. L’auteure déconstruit également dans ce livre la propagande médiatique occidentale autour de la bataille d’Alep.
– Quels sont les éclaircissements diplomatique et géopolitique apportés par le livre de Maria Khodynskaya-Golenishcheva sur la crise syrienne ?
Ce livre, que j’ai préfacé à la demande de l’auteure, constitue le premier document accessible en français expliquant les motivations de la Russie à s’engager militairement et diplomatiquement dans ce conflit civilo-global. A la suite des guerres successives de Tchétchénie, et face à l’instabilité dans le Caucase, la Fédération de Russie a considéré que la gestion du salafo-djihadisme se réglait en Syrie, ligne de fracture entre les mondes sunnite et chiite. La crise syrienne est donc l’expression d’une nouvelle guerre froide localisée non seulement au Proche et Moyen-Orient mais sur d’autres théâtres, à commencer par l’Ukraine, la Crimée, l’Europe centrale voire l’Arctique, et en mer de Chine orientale.
A la faveur de ces événements et à travers les partenariats stratégiques noués avec l’Iran et la Syrie, la Russie est revenue en Méditerranée au-delà de son port de Tartous et de ses multiples plateformes armées sur le territoire syrien. Nous avons aujourd’hui un rail maritime entre la mer Noire et la Méditerranée orientale ainsi que des connexions aériennes — à travers les systèmes d’armement, radars, missiles de croisière — entre la mer Caspienne et la Méditerranée.
Dans le sillage de ce retour vers les mers chaudes, nous assistons à l’apparition de la marine chinoise, disposant désormais d’un point d’appui dans le port de Tartous et en Méditerranée qui relaie, ce que j’appelle le «potlatch djiboutien» (du concept de Marcel Mauss consistant à donner pour répondre à un autre don, ndlr).
En effet, dans la mesure où les Russes accueillent les bateaux chinois dans leur port de Tartous, les Chinois qui ont fondé, en juillet dernier, leur première base militaire disposant d’un port autonome, à Djibouti, accueilleront à terme les bateaux russes dans cette zone et en mer Rouge. Moscou a donc pleinement réussi son retour vers les mers chaudes, la Méditerranée n’est plus une mer occidentale et la diplomatie américaine ne fait pas la loi dans cette partie du monde.
Par les informations que ce livre détaille, nous avons également une compréhension de l’engagement militaire russe durant la bataille d’Alep. Maria Khodynskaya-Golenishcheva revient longuement dans une partie du livre sur la propagande médiatique occidentale autour de la bataille d’Alep, traitée comme le «siège» ou le «martyre» d’Alep, et qui présentait l’armée syrienne gouvernementale, les alliés russes et le Hezbollah libanais comme des agresseurs.
D’un côté, on louait donc la libération de Mossoul et de Raqqa, de l’autre, on faisait pleurer l’opinion publique sur Alep. Maria Khodynskaya-Golenishcheva démontre qu’au sein même des Nations unies, des agences spécialisées apportaient tacitement par l’action humanitaire leur soutien aux groupes terroristes qui contrôlaient Alep-est.
– Ce livre revient notamment sur l’échec des négociations russo-américaines pour trouver un règlement de sortie de crise à la bataille d’Alep. La diplomate russe met en cause les Etats-Unis qui ont systématiquement rejeté la distinction entre rébellion «modérée» et groupes terroristes, à commencer par Jabhet Fateh Cham (ex-Front Al Nosra) qui était dans le commandement opérationnel de la plupart des groupes armés engagés dans la partie est d’Alep. Quel est votre commentaire sur ce point ?
Cette demande a, en effet, été formulée avec insistance par la Russie, mais les Etats-Unis ont toujours refusé d’y répondre. L’ambiguïté de la position américaine s’expliquait par son agenda stratégique qui considérait que l’aide aux factions armées, y compris les groupes terroristes, déboucherait sur une partition, pudiquement appelée fédéralisation. La finalité était de casser la Syrie en petits morceaux : deux émirats sunnites : Alep et Damas, un Etat druze sur le Golan et un réduit alaouite dans les montagnes qui surplombent Tartous et Lattaquié.
Cette feuille de route américaine était parfaitement claire depuis le départ, il s’agissait d’émietter la Syrie historique en micro-Etats, à l’image de ce qui a été fait en Irak ou en Libye et de ce que prône la note historique de 1982 du stratège israélien Oded Yinon, qui considère que l’intérêt stratégique d’Israël est de morceler tous les Etats arabes de la région pour créer des micro-Etats, petits et faibles, purifiés sur le plan ethno-religieux et les placer sous la tutelle américano-saoudo-israélienne. L’Iran et le Hezbollah se sont opposés à ce scénario de la fragmentation de la Syrie pour défendre l’option de l’unité territoriale dans ses frontières historiques.
– Quelles ont été les considérations à l’origine de l’initiative russe d’Astana ?
Les Russes, mesurant parfaitement les impasses d’une gestion bilatérale avec les Américains, ont fait preuve d’une grande créativité et plasticité en essayant d’intégrer au processus diplomatique d’autres pays, à commencer par la Turquie, qui avait la mainmise sur différentes factions engagées dans la bataille d’Alep. Après le froid diplomatique entre Ankara et Moscou, à la suite de l’abattage d’un avion russe par la chasse turque dans l’espace aérien syrien en novembre 2015, les Russes ont eu suffisamment d’intelligence pour amorcer une réconciliation avec la Turquie et l’intégrer avec l’Iran au processus d’Astana, qui a démarré dans la phase terminale de la bataille d’Alep.
On décide dès lors de dissocier les questions purement militaires des questions diplomatiques et politiques et on réunit des responsables militaires de la rébellion syrienne et ceux de l’armée gouvernementale pour traiter des questions opérationnelles. La première réunion a été un véritable succès puisque pour la première fois les groupes de la rébellion armée étaient présents aux côtés des autorités gouvernementales syriennes sur la même photo de groupe.
Staffan de Mistura a également été associé à ce processus pour être dans un premier temps observateur, et dans un second temps jouer un rôle actif de «go between», entre autorités syriennes et groupes de la rébellion. Bien que les Russes aient très clairement expliqué que le processus d’Astana n’était pas destiné à concurrencer le processus diplomatique de Genève, mais au contraire à le consolider, Astana a suscité l’ire des Américains.
La polycentrie de la diplomatie russe, qui ne fonctionne pas par exclusive, s’est révélée relativement efficace, puisque l’influence de la Turquie et de l’Iran a finalement permis de faire sortir les civils de la partie est d’Alep, et protéger ceux des quartiers ouest qui subissaient les tirs de mortiers des djihadistes et enfin exfiltrer les derniers djihadistes résistants vers la poche d’Idleb pour raccourcir les combats et limiter leur bilan macabre.
– Après l’échec de la stratégie américaine de morcellement de la Syrie et la réouverture du corridor stratégique reliant Baghdad à Damas, quelle ligne de conduite adoptent aujourd’hui les Américains en Syrie ?
Les Américains sont très pragmatiques dans cette affaire, ils ont tiré les leçons de leur échec à Alep. La ville a été libérée grâce à l’effort diplomatique russe et l’engagement militaire de Moscou, Téhéran et du Hezbollah dans le cadre d’une négociation avec la Turquie. Cela a été une défaite cinglante pour la diplomatie américaine qui, de fait, s’est vue totalement marginalisée. La fin de la bataille d’Alep a eu comme conséquence la poursuite d’Astana et de Genève dans la notion de zones de désescalade progressive qui, petit à petit, se sont élargies et ont permis à l’armée syrienne et ses alliés de contrôler 80 à 90% de la Syrie historique.
C’est finalement pour ne pas être totalement exclu du processus de règlement politique et du marché de la reconstruction que Trump a accepté de signer l’accord de désescalade qui concernait toute la partie Est allant de la Jordanie à Deir Ezzor, région stratégique, pétrolifère et zone de jonction des troupes libérant l’Irak avec l’armée gouvernementale syrienne et ses alliés. Sur le plan militaire et géopolitique, Washington avait un fer au feu avec les Forces démocratiques syriennes (FDS) qui sont essentiellement des forces kurdes.
En les armant de blindés et d’artillerie lourde, les Etats-Unis ont pu envoyer les FDS reconquérir Raqqa tout en sachant que c’est une ville à majorité sunnite et que les Kurdes ne pourront pas y rester durablement pour en superviser la reconstruction. L’engagement kurde serait donc une monnaie d’échange entre les forces soutenues par les Américains et la Turquie qui appuie encore un certain nombre de groupes djihadistes dans la poche d’Idleb, voire une monnaie d’échange avec les autorités syriennes pour avoir voie au chapitre sur le gouvernement de transition et sur la reconstruction politique.
La grande inquiétude d’Ankara serait de voir s’instaurer une zone kurde en continuité territoriale le long de la frontière turque avec l’aval de Bachar Al Assad et des autorités syriennes, ayant déjà promis une forme d’autonomie mais dans le cadre de la République arabe syrienne. Pour les Américains, la dimension kurde reste une carte de chantage et de contrepartie dans les négociations politiques à venir. Cela dit, les Kurdes savent pertinemment qu’ils risquent d’être les dindons de la farce.
– Quel rôle politique les Kurdes peuvent-ils espérer jouer ?
Ils espèrent monnayer leurs efforts militaires tant auprès des autorités syriennes que de leur parrain américain et du partenaire russe qui a la haute main sur toute la recomposition des corps de l’armée syrienne et assume une dimension de coordination entre l’armée syrienne, les corps des Pasdarans, le Hezbollah libanais et d’autres factions paramilitaires qui luttent pour la libération totale du territoire.
Les représentants kurdes, qui sont au Parlement syrien à Damas, autant que les chefs des organisations kurdes n’ont pas une vision unitaire, certains sont proches de Barzani, d’autres du PKK.
La majorité PYD (aile syrienne du PKK) est beaucoup plus pragmatique dans sa revendication d’autonomie de statut interne intégrée à une République arabe syrienne de fait. Il y a encore beaucoup de questions non résolues concernant la stratégie des Kurdes qui est en fonction de l’évolution générale du conflit, y compris dans la reprise de Deir Ezzor et la sécurisation de la frontière avec l’Irak.
Lina Kennouche
Αναλύσεις
Η Κίνα βρίσκει δρόμο που παρακάμπτει το Πακιστάν – Ο διάδρομος Ουαχάν αλλάζει τις γεωπολιτικές ισορροπίες
Μία νέα οδική αρτηρία μήκους 121 χιλιομέτρων στο βορειοανατολικό Αφγανιστάν δημιουργεί τις προϋποθέσεις για απευθείας χερσαία σύνδεση με την Κίνα, χωρίς διέλευση από το Πακιστάν. Η ολοκλήρωση του δρόμου στον ιστορικό διάδρομο Ουαχάν αποκτά ιδιαίτερη γεωπολιτική σημασία, καθώς το Πεκίνο αντιμετωπίζει σοβαρά προβλήματα ασφαλείας με τις επενδύσεις του στο Πακιστάν, ενώ η Καμπούλ επιδιώκει να μειώσει την εξάρτησή της από το Ισλαμαμπάντ.
Μία σημαντική εξέλιξη στις χερσαίες μεταφορές και στις γεωπολιτικές ισορροπίες της Κεντρικής Ασίας καταγράφεται στο Αφγανιστάν, με την ολοκλήρωση νέου δρόμου στον στρατηγικής σημασίας διάδρομο Ουαχάν.
Σύμφωνα με ανάλυση του Imran Khurshid που δημοσιεύθηκε στις 9 Οκτωβρίου 2026 στο Asia Times, οι αφγανικές αρχές εγκαινίασαν οδική διαδρομή 121 χιλιομέτρων, η οποία εκτείνεται από την περιοχή Μπρογκίλ έως τα σύνορα με την Κίνα, στην επαρχία Μπανταχσάν.
Το έργο κόστισε περίπου 365 εκατομμύρια αφγάνι, ποσό που αντιστοιχεί σε περίπου 5,5 εκατομμύρια δολάρια.
Κατά τις αφγανικές ανακοινώσεις, κατασκευάστηκε από ντόπιους μηχανικούς και εργαζομένους, χωρίς τη συμμετοχή ξένων τεχνικών συμβούλων.
Η νέα διαδρομή φθάνει στα σινοαφγανικά σύνορα. Αυτό, ωστόσο, δεν σημαίνει ότι λειτουργεί ήδη πλήρης διεθνής εμπορευματικός διάδρομος, καθώς εξακολουθούν να υπάρχουν σημαντικοί τεχνικοί και συνοριακοί περιορισμοί.
Γιατί ο διάδρομος Ουαχάν έχει στρατηγική σημασία
Ο διάδρομος Ουαχάν αποτελεί μια στενή λωρίδα αφγανικού εδάφους ανάμεσα στο Τατζικιστάν, το Πακιστάν και την Κίνα.
Η γεωγραφική του διαμόρφωση συνδέεται με τον ανταγωνισμό της Βρετανικής και της Ρωσικής Αυτοκρατορίας κατά τον 19ο αιώνα.
Η περιοχή διατηρήθηκε ως ζώνη διαχωρισμού των δύο αυτοκρατορικών σφαιρών επιρροής, αποτελώντας ένα από τα χαρακτηριστικότερα γεωγραφικά κατάλοιπα του λεγόμενου «Μεγάλου Παιχνιδιού».
Σήμερα, η ίδια περιοχή αποκτά νέα σημασία, αυτή τη φορά λόγω της προσπάθειας σύνδεσης της Κίνας με το Αφγανιστάν και ευρύτερα με την Κεντρική Ασία.
Ο δρόμος ανοίγει τη δυνατότητα δημιουργίας μιας εναλλακτικής οδού μεταφορών, περιορίζοντας δυνητικά την ανάγκη διέλευσης από το πακιστανικό έδαφος.
Το πρόβλημα της Κίνας με τον οικονομικό διάδρομο CPEC
Το ενδιαφέρον της εξέλιξης εντοπίζεται κυρίως στην προσπάθεια του Πεκίνου να περιορίσει την εξάρτησή του από ευάλωτες υποδομές.
Ο Οικονομικός Διάδρομος Κίνας–Πακιστάν, γνωστός ως CPEC, αποτελεί ένα από τα σημαντικότερα προγράμματα της κινεζικής πρωτοβουλίας Belt and Road.
Μέσω του συγκεκριμένου σχεδίου, η Κίνα επιχειρεί να ενισχύσει τις εμπορικές και ενεργειακές συνδέσεις της με τη Νότια Ασία και την Αραβική Θάλασσα.
Ωστόσο, η υλοποίηση των έργων έχει αντιμετωπίσει σοβαρές δυσκολίες.
Στην επαρχία Μπαλουχιστάν, οργανώσεις αυτονομιστών έχουν πραγματοποιήσει επανειλημμένες επιθέσεις εναντίον κινεζικών συμφερόντων, εγκαταστάσεων και εργαζομένων.
Οι επιθέσεις αυτές έχουν επιβαρύνει την ασφάλεια των υποδομών και έχουν αυξήσει το κόστος προστασίας των κινεζικών επενδύσεων.
Παράλληλα, έχουν διατυπωθεί καταγγελίες για καθυστερήσεις, κακοδιαχείριση και προβλήματα διαφάνειας σε επιμέρους προγράμματα του CPEC.
Η εδαφική διαμάχη με την Ινδία
Μια επιπλέον γεωπολιτική δυσκολία συνδέεται με τη διέλευση του CPEC από το Γκιλγκίτ–Μπαλτιστάν.
Η περιοχή διοικείται από το Πακιστάν, αλλά διεκδικείται από την Ινδία, στο πλαίσιο της ευρύτερης διαμάχης για το Κασμίρ.
Το Νέο Δελχί έχει αντιταχθεί επανειλημμένα σε έργα που διέρχονται από εδάφη τα οποία θεωρεί τμήμα της δικής του επικράτειας.
Αυτό σημαίνει ότι ο οικονομικός διάδρομος Κίνας–Πακιστάν δεν αποτελεί μόνο αναπτυξιακό πρόγραμμα, αλλά συνδέεται με μία από τις πιο ευαίσθητες εδαφικές αντιπαραθέσεις της Ασίας.
Η δημιουργία εναλλακτικών διαδρομών μέσω του Αφγανιστάν θα μπορούσε μακροπρόθεσμα να προσφέρει στο Πεκίνο μεγαλύτερη ευελιξία.
Δεν υπάρχει, πάντως, ένδειξη ότι ο δρόμος του Ουαχάν μπορεί σήμερα να αντικαταστήσει τις μεγάλες μεταφορικές υποδομές του CPEC.
Η Καμπούλ επιχειρεί να μειώσει την εξάρτησή της από το Ισλαμαμπάντ
Για την κυβέρνηση των Ταλιμπάν, το έργο έχει και μία σαφή πολιτική διάσταση.
Το Αφγανιστάν εξαρτάται σε σημαντικό βαθμό από συνοριακές διαβάσεις και μεταφορικούς άξονες που περνούν από το Πακιστάν.
Οι επανειλημμένες εντάσεις ανάμεσα στις δύο χώρες έχουν προκαλέσει κλείσιμο συνοριακών περασμάτων, διακοπές εμπορικών ροών και επιβάρυνση της αφγανικής οικονομίας.
Μια εναλλακτική χερσαία διέξοδος προς την Κίνα θα μπορούσε, εφόσον αναπτυχθεί και καταστεί λειτουργική, να μειώσει τη δυνατότητα του Πακιστάν να χρησιμοποιεί τη γεωγραφική του θέση ως μέσο πίεσης προς την Καμπούλ.
Η αφγανική πλευρά αντιμετωπίζει το έργο ως σημαντική υποδομή οικονομικής και στρατηγικής αυτονομίας.
Η στάση της Κίνας και της Ρωσίας
Παρά την προοπτική άμεσης σύνδεσης, το Πεκίνο δεν έχει εγκαταλείψει τον οικονομικό διάδρομο CPEC ούτε έχει ανακοινώσει ότι ο Ουαχάν θα τον αντικαταστήσει.
Η Κίνα εξακολουθεί να διατηρεί σημαντικά οικονομικά και στρατηγικά συμφέροντα στο Πακιστάν.
Αντίστοιχα, η Ρωσία ενδιαφέρεται για τη σταθερότητα του Αφγανιστάν και για την ανάπτυξη νέων δικτύων επικοινωνίας στην Κεντρική Ασία.
Η δημιουργία περισσότερων επιλογών διασύνδεσης ενδέχεται να περιορίσει την αποκλειστική σημασία ορισμένων παραδοσιακών μεταφορικών διαδρομών.
Η πραγματική αξία του Ουαχάν θα εξαρτηθεί από τη βελτίωση των οδικών υποδομών, τη λειτουργία συνοριακών και τελωνειακών εγκαταστάσεων, τις καιρικές συνθήκες και τις πολιτικές αποφάσεις της Κίνας.
Το μήνυμα προς το Πακιστάν
Η νέα διαδρομή αναδεικνύει μια σημαντική γεωπολιτική πραγματικότητα: η γεωγραφική θέση ενός κράτους προσφέρει στρατηγικά πλεονεκτήματα, αλλά η αξιοποίησή τους εξαρτάται από την ασφάλεια και την αξιοπιστία των μεταφορικών του δικτύων.
Το Πακιστάν εξακολουθεί να αποτελεί κρίσιμο εταίρο της Κίνας, ιδιαίτερα στο πλαίσιο του CPEC.
Ταυτόχρονα, όμως, η αστάθεια, οι επιθέσεις σε κινεζικά συμφέροντα και οι αντιπαραθέσεις με το Αφγανιστάν δημιουργούν κίνητρα αναζήτησης εναλλακτικών επιλογών.
Ο διάδρομος Ουαχάν δεν έχει ακόμη μετατραπεί σε μεγάλο εμπορικό πέρασμα. Η κατασκευή του δρόμου, ωστόσο, καταδεικνύει ότι το Αφγανιστάν επιχειρεί να αποκτήσει πρόσθετες διεθνείς συνδέσεις και ότι η αποκλειστική εξάρτηση από το Πακιστάν δεν αποτελεί πλέον τη μοναδική γεωγραφική επιλογή.
Για το Ισλαμαμπάντ, η εξέλιξη αποτελεί μια νέα στρατηγική παράμετρο που θα πρέπει να συνυπολογίσει στις σχέσεις του με το Πεκίνο και την Καμπούλ.
Διεθνή
Γερμανία: Το ρωσικό φυσικό αέριο επιστρέφει έμμεσα μέσω των λιπασμάτων, παρά τους ευρωπαϊκούς δασμούς
Οι εισαγωγές ρωσικών αζωτούχων λιπασμάτων μειώθηκαν κατά 66% το 2025-2026, αλλά παραμένουν 53% υψηλότερες από τα επίπεδα πριν από τον πόλεμο στην Ουκρανία.
Το υψηλό ενεργειακό κόστος στη Γερμανία διατηρεί ανταγωνιστικά τα ρωσικά προϊόντα, σύμφωνα με στοιχεία που δημοσίευσε η Berliner Zeitung. Η Γερμανία εξακολουθεί να συνδέεται εμπορικά με το ρωσικό φυσικό αέριο, παρά τις ευρωπαϊκές προσπάθειες περιορισμού της ενεργειακής εξάρτησης από τη Μόσχα.
Αυτή τη φορά, η σύνδεση δεν αφορά αποκλειστικά την άμεση προμήθεια φυσικού αερίου, αλλά τις εισαγωγές λιπασμάτων που παράγονται με τη χρήση ρωσικού αερίου ως πρώτης ύλης και πηγής ενέργειας. Σύμφωνα με δημοσίευμα της γερμανικής εφημερίδας, που βασίζεται σε στοιχεία του Γερμανικού Ομοσπονδιακού Στατιστικού Γραφείου και του Συνδέσμου Αγροτικής Βιομηχανίας (IVA), οι εισαγωγές αζώτου μέσω ρωσικών λιπασμάτων μειώθηκαν σημαντικά κατά το 2025-2026. Ωστόσο, εξακολουθούν να βρίσκονται πάνω από τα επίπεδα που καταγράφονταν πριν από τη ρωσική εισβολή στην Ουκρανία.
Τα στοιχεία των εισαγωγών και η σύγκριση με την προπολεμική περίοδο
Το 2025-2026, η Γερμανία εισήγαγε 48.800 τόνους αζώτου μέσω λιπασμάτων ρωσικής προέλευσης. Η ποσότητα αυτή είναι μειωμένη κατά περίπου 66% σε σύγκριση με το προηγούμενο έτος, αλλά παραμένει κατά 53% υψηλότερη από τους 31.800 τόνους που είχαν καταγραφεί το 2020-2021, πριν από τον πόλεμο.
Η εξέλιξη των εισαγωγών δείχνει πόσο έντονη ήταν η αύξηση μετά το 2022. Το 2021-2022 οι εισαγωγές έφτασαν τους 56.800 τόνους αζώτου, ενώ το 2022-2023 εκτοξεύθηκαν στους 185.100 τόνους. Στη συνέχεια καταγράφηκαν 140.200 τόνοι το 2023-2024 και 143.800 τόνοι το 2024-2025, προτού σημειωθεί η μεγάλη υποχώρηση της τελευταίας περιόδου. Τα στοιχεία αφορούν την ποσότητα του αζώτου που περιέχεται στα εισαγόμενα λιπάσματα και όχι το συνολικό βάρος των προϊόντων.
Τα λιπασματικά έτη υπολογίζονται από τον Ιούλιο έως τον Ιούνιο. Η ποσότητα αζώτου που εισήχθη στη Γερμανία μέσω ρωσικής ουρίας μειώθηκε από 71.600 τόνους σε 27.600 τόνους, καταγράφοντας πτώση άνω του 61%. Παρά τη μείωση, η ποσότητα εξακολουθεί να είναι σχεδόν τριπλάσια από τους 9.900 τόνους του 2020-2021. Η συγκεκριμένη εξέλιξη αναδεικνύει το βασικό πρόβλημα της ευρωπαϊκής πολιτικής περιορισμού των εμπορικών δεσμών με τη Ρωσία. Ακόμη και όταν περιορίζονται οι εισαγωγές συγκεκριμένων προϊόντων, οι οικονομικές σχέσεις μπορούν να διατηρούνται μέσω άλλων κατηγοριών αγαθών, ιδιαίτερα όταν αυτά έχουν χαμηλότερο κόστος παραγωγής.
Γιατί οι ρωσικές εισαγωγές παραμένουν ανταγωνιστικές
Καθοριστικός παράγοντας είναι το υψηλό ενεργειακό κόστος στη Γερμανία και στην υπόλοιπη Ευρώπη. Η παραγωγή αζωτούχων λιπασμάτων απαιτεί μεγάλες ποσότητες φυσικού αερίου, το οποίο χρησιμοποιείται τόσο ως πρώτη ύλη όσο και ως πηγή ενέργειας. Σύμφωνα με τον Σύνδεσμο Αγροτικής Βιομηχανίας (IVA), οι ευρωπαϊκοί δασμοί, που τέθηκαν σε ισχύ τον Ιούλιο του 2025, περιόρισαν σημαντικά τις εισαγωγές ρωσικών λιπασμάτων. Ωστόσο, δεν εξάλειψαν το ανταγωνιστικό πλεονέκτημα των ρωσικών προϊόντων. Ο σύνδεσμος επισημαίνει ότι οι υψηλές τιμές ενέργειας δυσκολεύουν τις ευρωπαϊκές επιχειρήσεις να αυξήσουν την εγχώρια παραγωγή και να καλύψουν μεγαλύτερο μέρος των αναγκών της αγοράς. Ως αποτέλεσμα, τα ρωσικά λιπάσματα εξακολουθούν να παραμένουν ελκυστικά, ακόμη και μετά την επιβολή πρόσθετων δασμών.
Παράλληλα, σύμφωνα με τον IVA, είναι πιθανό ορισμένες ποσότητες ρωσικών προϊόντων να φτάνουν στη γερμανική αγορά μέσω άλλων κρατών-μελών της Ευρωπαϊκής Ένωσης. Το μέγεθος αυτών των έμμεσων εισαγωγών, ωστόσο, δεν μπορεί να προσδιοριστεί με ακρίβεια από τα διαθέσιμα στοιχεία.
Δεν αποδίδονται οι αυξήσεις των τιμών αποκλειστικά στους δασμούς
Το ζήτημα έχει άμεση σημασία για τους Γερμανούς αγρότες, καθώς το κόστος των λιπασμάτων επηρεάζει την παραγωγή και, τελικά, την οικονομική βιωσιμότητα των καλλιεργειών. Ο IVA υποστηρίζει ότι η μείωση των ρωσικών εισαγωγών δεν έχει προκαλέσει μέχρι στιγμής σαφή αύξηση των τιμών εξαιτίας των δασμών. Σύμφωνα με τον σύνδεσμο, η εγχώρια παραγωγική δυναμικότητα και οι εισαγωγές από άλλες χώρες, μεταξύ των οποίων η Αίγυπτος, επαρκούν για την κάλυψη των αναγκών της αγοράς. Την ίδια στιγμή, ο σύνδεσμος αποδίδει τις υψηλές τιμές των λιπασμάτων το 2026 στις διεθνείς ενεργειακές αναταράξεις, στον πόλεμο με το Ιράν και στην κρίση γύρω από τα Στενά του Ορμούζ, παράγοντες που επηρεάζουν το κόστος μεταφοράς και τις παγκόσμιες τιμές ενέργειας και λιπασμάτων.
Οι εκτιμήσεις αυτές αποτελούν τις θέσεις του κλαδικού συνδέσμου και δεν συνιστούν από μόνες τους ανεξάρτητη αξιολόγηση όλων των παραγόντων που διαμορφώνουν τις τιμές.
Νέες πιέσεις για περιορισμό των ρωσικών εισαγωγών
Με αφορμή τα στοιχεία, ο IVA ζητά να εξεταστεί η επιβολή πρόσθετων δασμών στις εισαγωγές καλιούχων λιπασμάτων από τη Ρωσία και τη Λευκορωσία. Το κάλιο αποτελεί βασικό θρεπτικό στοιχείο για τις καλλιέργειες και αντιπροσωπεύει μια ακόμη κατηγορία προϊόντων στην οποία η ευρωπαϊκή αγορά διατηρεί εμπορικές σχέσεις με τις δύο χώρες.
Ο σύνδεσμος εκτιμά ότι η ευρωπαϊκή βιομηχανία μπορεί να καλύψει τις ανάγκες της γεωργίας χωρίς να εξαρτάται από τις συγκεκριμένες εισαγωγές και υποστηρίζει ότι πρόσθετοι δασμοί δεν θα πρέπει να οδηγήσουν αναγκαστικά σε αυξήσεις τιμών. Η συζήτηση, ωστόσο, αποτυπώνει το ευρύτερο δίλημμα της ευρωπαϊκής οικονομικής πολιτικής. Η μείωση της εξάρτησης από τη Ρωσία απαιτεί όχι μόνο εμπορικούς περιορισμούς, αλλά και ανταγωνιστική εγχώρια παραγωγή, προσιτό ενεργειακό κόστος και εναλλακτικές πηγές προμήθειας.
Τα δεδομένα της γερμανικής αγοράς δείχνουν ότι οι δασμοί μπορούν να περιορίσουν σημαντικά τις εισαγωγές, χωρίς όμως να εξαλείψουν αυτομάτως τις οικονομικές σχέσεις που στηρίζονται σε διαφορές κόστους παραγωγής. Για τη Γερμανία και την Ευρωπαϊκή Ένωση, η πρόκληση παραμένει η εξισορρόπηση τριών στόχων: της ενεργειακής και οικονομικής ασφάλειας, της στήριξης της εγχώριας βιομηχανίας και της διατήρησης προσιτού κόστους για τον αγροτικό τομέα.
Με πληροφορίες του Συνδέσμου Αγροτικής Βιομηχανίας (IVA) και του Γερμανικού Ομοσπονδιακού Στατιστικού Γραφείου.
Αναλύσεις
Πακιστάν: Μειώθηκαν οι τρομοκρατικές επιθέσεις, αλλά αυξάνονται οι απειλές – Αντάρτικες οργανώσεις αναπτύσσουν νέες τακτικές και στρατολογούν γυναίκες
Η νέα έκθεση του Pakistan Institute for Conflict and Security Studies (PICSS) αποκαλύπτει ένα αντιφατικό περιβάλλον ασφαλείας: Λιγότερες επιθέσεις και θύματα, αλλά αναδιοργάνωση ένοπλων ομάδων, χρήση drones, εσωτερικές συγκρούσεις και αυξανόμενη αστάθεια στο Μπαλουχιστάν. Η πολιτική κρίση επιβαρύνει την προσπάθεια αντιμετώπισης της τρομοκρατίας.
Μια εξαιρετικά σύνθετη εικόνα για την ασφάλεια στο Πακιστάν αποτυπώνει η νέα εβδομαδιαία ανάλυση του Pakistan Institute for Conflict and Security Studies (PICSS), η οποία δημοσιεύθηκε στις 10 Οκτωβρίου 2026. Παρά τη μείωση των επιθέσεων από ένοπλες οργανώσεις κατά την πρώτη εβδομάδα του μήνα, οι εξελίξεις στο εσωτερικό των εξτρεμιστικών και αυτονομιστικών ομάδων δημιουργούν σοβαρά ερωτήματα για την πραγματική αποτελεσματικότητα των επιχειρήσεων ασφαλείας.
Η έκθεση με τίτλο «Pakistan’s Security Paradox: Militant Attacks Decline as Militant Groups Signal New Developments» καταγράφει υποχώρηση των επιθέσεων, αλλά παράλληλα εντοπίζει ενδείξεις οργανωτικής αναδιάρθρωσης, νέων επιχειρησιακών μεθόδων και εντατικοποίησης της προπαγανδιστικής δραστηριότητας.
Μείωση 18% στις επιθέσεις – Παραμένει σοβαρή η απειλή
Σύμφωνα με το PICSS, από τις 2 έως τις 8 Οκτωβρίου καταγράφηκαν συνολικά 46 επιθέσεις ενόπλων οργανώσεων στο Πακιστάν, έναντι 56 την αμέσως προηγούμενη εβδομάδα.
Η μείωση ανέρχεται στο 18%, ενώ αισθητή είναι και η υποχώρηση του αριθμού των θυμάτων.
Οι νεκροί μειώθηκαν από 52 σε 42 και οι τραυματίες από 53 σε 23.
Ωστόσο, η εικόνα δεν είναι ομοιόμορφη σε ολόκληρη τη χώρα.
Στην επαρχία Μπαλουχιστάν, όπου δραστηριοποιούνται ιδιαίτερα ενεργές αυτονομιστικές οργανώσεις, οι απώλειες αυξήθηκαν παρά τη μείωση του αριθμού των επιθέσεων.
Το στοιχείο αυτό δημιουργεί προβληματισμό για το κατά πόσον οι ένοπλες ομάδες μεταβάλλουν τις τακτικές τους, πραγματοποιώντας λιγότερες αλλά δυνητικά πιο φονικές επιχειρήσεις.
Οι Πακιστανοί Ταλιμπάν αλλάζουν τακτική – Drones και ελεύθεροι σκοπευτές
Ιδιαίτερο ενδιαφέρον παρουσιάζουν οι εξελίξεις στο εσωτερικό της Tehrik-i-Taliban Pakistan (TTP), της οργάνωσης που είναι γνωστή ως Πακιστανοί Ταλιμπάν.
Σύμφωνα με την ανάλυση, η TTP επέβαλε περιορισμούς στη χρήση των μέσων κοινωνικής δικτύωσης από τα μέλη της.
Η συγκεκριμένη απόφαση αποκτά σημασία σε μια περίοδο κατά την οποία οι ένοπλες οργανώσεις χρησιμοποιούν τις ψηφιακές πλατφόρμες τόσο για προπαγάνδα όσο και για την προβολή των επιχειρησιακών τους δυνατοτήτων.
Την ίδια στιγμή, η TTP δημοσιοποίησε οπτικό υλικό στο οποίο υποστηρίζει ότι καταγράφονται επιθέσεις με τετρακόπτερα μη επανδρωμένα αεροσκάφη και ενέργειες ελεύθερων σκοπευτών.
Οι ισχυρισμοί αυτοί δεν συνιστούν ανεξάρτητη επιβεβαίωση της αποτελεσματικότητας ή της έκτασης χρήσης των συγκεκριμένων μέσων.
Παρ’ όλα αυτά, η προβολή τέτοιων επιχειρήσεων εντάσσεται σε μια ευρύτερη προσπάθεια των οργανώσεων να παρουσιάσουν εικόνα τεχνολογικής προσαρμογής και να ενισχύσουν την επιρροή τους.
Εσωτερικές συγκρούσεις στις ένοπλες οργανώσεις
Την ίδια περίοδο, η Jamaat-ul-Ahrar, οργάνωση που έχει συνδεθεί με το δίκτυο των Πακιστανών Ταλιμπάν, ανακοίνωσε ότι πραγματοποίησε 122 επιθέσεις κατά τη διάρκεια του Σεπτεμβρίου.
Πρόκειται για αριθμό που προέρχεται από τους ισχυρισμούς της ίδιας της οργάνωσης και δεν πρέπει να συγχέεται με τα ανεξάρτητα καταγεγραμμένα περιστατικά του PICSS.
Παράλληλα, αναφέρθηκαν αιματηρές συγκρούσεις ανάμεσα σε μαχητές της Jamaat-ul-Ahrar και αντίπαλης φράξιας της TTP στην περιοχή Ορακζάι.
Οι πληροφορίες αυτές αναδεικνύουν ένα επιπλέον πρόβλημα για την ασφάλεια του Πακιστάν: τον κατακερματισμό του περιβάλλοντος των ενόπλων οργανώσεων.
Οι εσωτερικές συγκρούσεις ενδέχεται να αποδυναμώνουν προσωρινά ορισμένα δίκτυα, αλλά μπορούν επίσης να προκαλέσουν νέες αντιπαραθέσεις, ανακατατάξεις και αποσχίσεις.
Μπαλουχιστάν: Ένοπλη γυναικεία μονάδα και κλιμάκωση της προπαγάνδας
Σημαντικές εξελίξεις καταγράφονται και στο Μπαλουχιστάν, την επαρχία του νοτιοδυτικού Πακιστάν που συνορεύει με το Ιράν και το Αφγανιστάν και έχει στρατηγική σημασία λόγω των φυσικών πόρων και της πρόσβασής της στην Αραβική Θάλασσα.
Το Balochistan Liberation Front (BLF), μία από τις οργανώσεις που επιδιώκουν την ανεξαρτησία του Μπαλουχιστάν, δημοσιοποίησε υλικό για τη συγκρότηση νέου γυναικείου ένοπλου σχηματισμού.
Η συγκεκριμένη κίνηση προβάλλεται από την οργάνωση ως οργανωτική εξέλιξη. Δεν υπάρχουν, ωστόσο, επαρκή ανεξάρτητα στοιχεία στο δημόσιο απόσπασμα της έκθεσης για τον αριθμό των μελών ή τις πραγματικές επιχειρησιακές δυνατότητες της νέας μονάδας.
Παράλληλα, ο Balochistan Liberation Army (BLA), άλλη σημαντική αυτονομιστική ένοπλη οργάνωση, απέρριψε κατηγορίες περί συνεργασίας με την TTP.
Ο BLA δημοσιοποίησε επίσης οπτικό υλικό από επιχειρήσεις που ισχυρίζεται ότι πραγματοποίησαν μέλη του.
Άλλες οργανώσεις των Μπαλούχων προχώρησαν σε ανάλογες κινήσεις, προβάλλοντας τη δράση τους και διατυπώνοντας ισχυρισμούς για δραστηριότητες συλλογής πληροφοριών.
Οι εξελίξεις καταδεικνύουν ότι η σύγκρουση στο Μπαλουχιστάν δεν περιορίζεται στις ένοπλες επιθέσεις, αλλά περιλαμβάνει και έναν παράλληλο αγώνα επιρροής, επικοινωνίας και πολιτικής νομιμοποίησης.
Πολιτική κρίση και αντιτρομοκρατία
Πέρα από την ένοπλη βία, η έκθεση του PICSS επισημαίνει ότι η εσωτερική πολιτική αστάθεια δυσχεραίνει τη διαμόρφωση αποτελεσματικής πολιτικής ασφαλείας.
Η κατάρρευση των διαπραγματεύσεων μεταξύ της κυβέρνησης και του Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI), του κόμματος που ίδρυσε ο πρώην πρωθυπουργός Ιμράν Χαν, περιπλέκει τις προσπάθειες συντονισμού στην επαρχία Χάιμπερ Παχτούνχβα.
Η περιοχή αποτελεί ένα από τα σημαντικότερα μέτωπα της δράσης των Πακιστανών Ταλιμπάν, λόγω της εγγύτητάς της με το Αφγανιστάν και της μακρόχρονης παρουσίας ένοπλων δικτύων.
Οι πολιτικές αντιπαραθέσεις μεταξύ κεντρικής κυβέρνησης και αντιπολίτευσης μπορούν να δυσχεράνουν τον συντονισμό, τη διοικητική συνεργασία και τη διαμόρφωση κοινής στρατηγικής για την αντιμετώπιση της τρομοκρατίας.
Το πρόβλημα αποκτά ιδιαίτερη σημασία όταν συνδυάζεται με την ανάγκη προστασίας παραμεθόριων περιοχών και αντιμετώπισης οργανώσεων με διασυνοριακές διασυνδέσεις.
Αφγανιστάν, Ινδία και περιφερειακές αμυντικές συμφωνίες
Οι προκλήσεις που αντιμετωπίζει το Ισλαμαμπάντ δεν περιορίζονται στο εσωτερικό της χώρας.
Οι σχέσεις με το Αφγανιστάν παραμένουν κρίσιμος παράγοντας ασφαλείας, καθώς το Πακιστάν αποδίδει σε ένοπλα δίκτυα που δρουν από αφγανικό έδαφος σημαντικό μέρος των επιθέσεων εναντίον του.
Την ίδια στιγμή, η αντιπαράθεση με την Ινδία εξακολουθεί να επηρεάζει τον στρατηγικό σχεδιασμό των πακιστανικών ενόπλων δυνάμεων.
Στο περιφερειακό περιβάλλον προστίθενται οι νέες αμυντικές διευθετήσεις και οι προσπάθειες του Πακιστάν να διατηρήσει ή να ενισχύσει τις στρατηγικές του συνεργασίες.
Η συνύπαρξη εσωτερικών απειλών, πολιτικής αβεβαιότητας και εξωτερικών δεσμεύσεων δημιουργεί αυξημένες απαιτήσεις για τον στρατιωτικό μηχανισμό και τις υπηρεσίες ασφαλείας.
Οι αριθμοί δεν λένε ολόκληρη την ιστορία
Η εβδομαδιαία έκθεση του PICSS θέτει ένα ουσιαστικό ερώτημα: αποτελεί η μείωση των τρομοκρατικών επιθέσεων ένδειξη βελτίωσης της ασφάλειας ή πρόκειται για προσωρινή υποχώρηση της βίας, ενώ οι οργανώσεις αναπροσαρμόζουν τις τακτικές και τις δομές τους;
Η απάντηση δεν μπορεί να προκύψει αποκλειστικά από την καταμέτρηση των επιθέσεων.
Η χρήση νέων επιχειρησιακών μέσων, οι εσωτερικές διαμάχες, η συγκρότηση νέων ένοπλων σχηματισμών και η αυξημένη προπαγανδιστική δραστηριότητα συνθέτουν μια εικόνα που απαιτεί διαρκή παρακολούθηση.
Άλλωστε, τα στοιχεία του PICSS για ολόκληρο τον Σεπτέμβριο είχαν καταγράψει 225 επιθέσεις, τον υψηλότερο μηνιαίο αριθμό εδώ και δώδεκα χρόνια, γεγονός που αναδεικνύει τη σοβαρότητα της κατάστασης παρά την πρόσφατη εβδομαδιαία υποχώρηση.
Το Πακιστάν βρίσκεται αντιμέτωπο με μια πολυεπίπεδη κρίση ασφαλείας, στην οποία αλληλεπιδρούν τζιχαντιστικές οργανώσεις, αυτονομιστικά κινήματα, πολιτικές αντιπαραθέσεις και περιφερειακοί ανταγωνισμοί.
Η μείωση της συχνότητας των επιθέσεων αποτελεί θετική ένδειξη σε επίπεδο εβδομαδιαίων στατιστικών. Δεν αρκεί, όμως, από μόνη της για να αποδείξει ότι οι απειλές περιορίζονται σε βάθος χρόνου.
Το κρίσιμο ζήτημα για το Ισλαμαμπάντ δεν είναι μόνο πόσες επιθέσεις καταγράφονται, αλλά κατά πόσον το κράτος μπορεί να αντιμετωπίσει τις οργανώσεις που εξακολουθούν να διαθέτουν δυνατότητα στρατολόγησης, προσαρμογής και πραγματοποίησης νέων επιχειρήσεων.
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