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Sami Kleib, transfuge récent et prestigieux d’al-Jazeera : pourquoi le rapport de forces est sans doute en train de changer, au profit de Bachar

Δημοσιεύτηκε στις

le 5 janvier 2012 

Sami Kleib, un des dissidents récents d’al-Jazeera, pense que les choses évoluent positivement d’un point de vue syrien
Voici un très intéressant article sur une possible « solution politique » de la crise syrienne sous égide russe. C’est notre ami et quasi-collaborateur Mohamed qui a assuré la traduction de ce texte signé du journaliste Sami Kleib et  paru dans le périodique libanais Assafir. L’article est long, mais vaut la peine d’être lu.
Sami Kleib, en effet, est un homme du sérail en matière d’analyse géopolitique sur le Proche-Orient : un temps figure d’al-Jazeera dont il fut non seulement un journaliste mais un producteur, Kleib a claqué, comme pas mal d’autres, la porte de la chaîne qatarie à l’été 2011, dénonçant sa dérive islamiste et fondamentaliste. Kleib est aussi un collaborateur émérite du quotidien libanais al-Safir, et a été rédacteur en chef du service arabe de Radio France International. Asssafir (ou As Safir) est un quotidien généraliste libanais, fondé en 1974.
Et donc Sami Kleib décortique le fameux projet – ou contre-projet – de résolution russe présenté en décembre. Il montre comment ce texte, dans ses différents articles, constitue une réfutation des thèses et mensonges du bloc occidental sur le dossier syrien, notamment en insistant sur la responsabilité des groupes d’opposition dans la violence. Et en continuant de faire de Bachar al-Assad l’arbitre du calenndrier politique syrien.
On comprend mieux alors, pourquoi ce texte russe a suscité – entre autres- la colère d’un Alain Juppé. Mais Kleib souligne que le Quai d’Orsay s’est quelque peu isolé, par son intransigeance et son rejet, du reste de ses partenaires occidentaux qui, Américains en tête, ont accepté de prendre le texte russe pour une base nouvelle de discussions. Un texte qui pourtant épouse les positions fondamentales du gouvernement syrien, tout en proclamant la nécessité d’un dialogue inter-syrien effectif.
Sami Kleib passe en revue ensuite les divers événements diplomatiques et politiques étant intervenus ces toutes dernières semaines et qui ont modifié l’atmosphère et les rapports de force dans le dossier syrien : et de fait on peut dire que l’unanimité anti-syrienne de la Ligue arabe a fait long feu, les alliés ayant tenu bon, et des « glissements » s’observant dans l’autre camp, peut-être jusque chez les Séoudiens, qui voudraient tenir la bride à l’activisme qatari. Kleib souligne d’ailleurs que la Ligue a dû finalement lâcher du lest sur les conditions d’exercice de sa mission d’observation, acceptant certaines exigences du gouvernement syrien. Un examen de la situation intérieure syrienne, marquée à la fois par la radicalisation et la marginalisation de l’opposition radicale, et une mainmise intacte du régime sur ses forces militaires et policières, ainsi que sur l’administration, complète ce panorama de l’état des forces politiques syriennes au tournant de l’année.
Kleib conclut son long examen des tenants et aboutissants en posant la question essentielle : le régime est-il sauvé ? Il se montre évidemment prudent mais insiste sur le fait que le climat est en train de changer, certains secteurs occidentaux s’inquiétant tout de même d’une montée en puissance des forces islamistes à la faveur des révolutions arabes, et la plupart des parties prenantes à la crise syrienne étant conscientes que l’opposition n’a absolument pas les moyens, militaires et politiques, de renverser le régime. Dès lors, Bachar demeure l’interlocuteur n°1 de la crise. A la condition évidente qu’il continue le mouvement de réforme, un retour au passé n’étant plus possible.
Bref, Sami Kleib fait preuve d’un optimisme mesuré – mais argumenté : ces dernières semaines, un certain nombre de faits sont venus affaiblir les positions et l’unité du front anti-syrien, et ont renforcé d’autant celle du régime. C’est aussi notre sentiment.
 La crise syrienne près d’une transaction made in Russia !
Les responsables russes sont à l’aise vis-à-vis de l’action russe au Conseil de Sécurité de l’ONU. Il est presque certain que Moscou, qui a formé un solide rempart, jusqu’à maintenant, contre toute résolution onusienne contre la Syrie, continue sa défense de ce pays, au milieu des importants développements survenus, dernièrement, dans la région, les Russes étant conscients que les choses évoluent vers une transaction politique plus large dans la région, du moment que l’explosion n’est pas possible.
 Pourquoi donc les Russes ont-ils présenté un projet au conseil de sécurité ?

Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie russe, a repris la main à l’ONU avec son contre-projet de résolution
Tout pousse les autorités syriennes à l’optimisme plutôt qu’à l’inquiétude, car la Russie – qui a eu des contacts de haut niveau avec Damas – détient la présidence tournante du Conseil de Sécurité, et aspire à un règlement historique, qui consisterait, d’une part, à sauver la face de l’Occident et des Arabes, puisque le dossier syrien sera déféré au Conseil de sécurité, mais sera préservé, d’autre part, de toute action internationale contre le régime syrien, alors que les Occidentaux avec certains Etats arabes ont voulu, depuis des mois, ouvrir les portes de la Syrie à une telle intervention.
A la lecture du texte de la résolution, on peut trouver qu’il est plus favorable à l’autorité syrienne qu’aux thèses de l’Occident et de certains Arabes, car « il appelle toutes les parties, en Syrie, à mettre fin à la violence, y compris l’usage disproportionné de la force par les autorités syriennes et condamne les activités des groupes extrémistes, y compris les attaques contre les institutions de l’Etat et les fonctionnaires du maintien de l’ordre ».
Le 2ème article du projet russe signifierait, au cas où le Conseil de sécurité l’approuve, que la plus haute autorité internationale au monde, reconnaît, pour la première fois, l’existence de « groupes extrémistes » qui attaquent l’Etat. C’est un aspect que les Etats occidentaux et la Ligue des pays arabes, aussi, refusent de reconnaître, depuis le début de la crise, et font porter aux autorités syriennes la pleine responsabilité de ce qui se passe.
Le projet de résolution, dans son troisième article, appelle « les autorités syriennes » à punir tous les responsables des actes de violence, et à enquêter, rapidement, de façon indépendante et impartiale, sur « tous les cas de violation des droits de l’homme », c’est-à-dire qu’il restreint à l’Etat syrien la décision de punir, comme il ajoute, dans son troisième alinéa, l’invitation à compléter les enquêtes menées par la commission judiciaire syrienne, « dans tous les incidents dans lesquels ont été tués ou blessés des civils ou des éléments de la sécurité ».
Et, dans son quatrième article, le projet russe va encore plus loin puisqu’il exhorte tous les groupes de l’opposition syrienne de se distancer des extrémistes, et à accepter l’initiative de la Ligue arabe et d’entrer, sans conditions préalables, dans un dialogue politique avec les autorités syriennes ». Et, cette invitation a été réitérée aux membres du « conseil national » syrien, lors de leur visite à Moscou, et on dit même qu’ils ont entendu des propos encore plus durs, surtout quand ils ont dit aux Russes que le régime allait tomber et qu’il n’y avait pas de dialogue possible avec lui.
Par ailleurs, dans une claire référence à la position officielle syrienne, le projet russe exprime « sa grande préoccupation au sujet de la fourniture d’armes illégales aux groupes armés, en Syrie, et appelle les pays voisins et autres, à prendre les dispositions nécessaires pour empêcher ces opérations de fourniture », ce qui indique, pratiquement, que Moscou soutient la position syrienne, selon laquelle les armes entrent avec force à partir des pays voisins, et qu’il y a des « groupes armés et violents » en Syrie.
Et, en appuyant l’initiative de la Ligue arabe pour l’envoi d’observateurs, le projet russe assure, dans son premier alinéa, que la solution passe par «  un processus politique global, sous direction syrienne », c’est-à-dire que c’est la direction actuelle, coiffée par Bachar al-Assad, qui va diriger ce processus, et cela est important, vis-à-vis des parties arabes : de fait, la Ligue des pays arabes n’a pas mis le président Bachar al-Assad sur la liste des personnes visées par les sanctions, laissant la porte ouverte pour qu’il conduise, personnellement, le processus du compromis politique et du dialogue.
Mais les Russes sont conscients du caractère délicat de leur position au Conseil de sécurité, et ils savent que leur projet ne peut passer s’ils soutiennent, uniquement, les autorités syriennes ; c’est pourquoi nous trouvons, au paragraphe trois du projet, une « invitation aux autorités syriennes à mettre un terme à l’interdiction du droit à la liberté d’expression, par ceux qui veulent exercer leurs droits »; de même ce texte exhorte les autorités syriennes, dans son deuxième alinéa, à alléger la situation humanitaire dans les zones de crise, et à permettre un accès rapide et sans entraves à l’aide humanitaire internationale dans les zones de crise, ainsi qu’aux aux médias internationaux, et à fournir une pleine coopération avec le bureau du Haut commissariat aux droits de l’homme, et garantir la libération de tous les détenus emprisonnés pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression ».
Quant aux termes du projet russe sur la nécessité « d’accélérer la progression vers le multipartisme politique par l’adoption d’une nouvelle loi électorale et des réformes constitutionnelles » et autres, ce sont ceux-là même que les autorités syriennes, elles-mêmes, ont approuvés dans leur projet de réformes. Et c’est pourquoi il est frappant de constater que le projet russe n’a pas précisé de dates pour la mise en œuvre de ces réformes et a, délibérément, omis d’exercer des pressions sur Damas, dans ce cadre.
Nous pouvons dire que  les termes les plus durs, dans le projet de résolution russe, ont trait au rejet de toute intervention internationale. Le quatrième paragraphe affirme, littéralement, « la nécessité de résoudre la crise actuelle, en Syrie, paisiblement, sans aucune intervention militaire de l’étranger, et décide que rien dans la présente résolution ne peut être interprété comme une autorisation à aucune sorte d’intervention militaire en Syrie, (de la part de qui que ce soit) ». Autrement dit, même si le ministère syrien des affaires étrangères avait voulu présenter un projet de résolution équilibré, au conseil de sécurité, ils n’auraient pas fait mieux que ce qu’ont rédigé les russes, au milieu de pressions internationales, arabes et régionales énormes, actuellement, sur Damas.
Que veulent les Russes ?
De ce qui précède, il est clair que l’action russe est préventive : le projet est ancien, et a fait l’objet de consultations avec la Chine ; il est venu pour empêcher de présenter un projet de résolution occidental, surtout que ce texte russe a coïncidé avec un rapport humanitaire dur contre la Syrie, avant la réunion de la Ligue des pays arabes. Les Russes et les Chinois et certains pays amis de Damas sont conscients que le chemin sera épineux, et qu’un vif débat va avoir lieu au Conseil de sécurité avant d’atteindre une formule de compromis, qui va en prendre et en laisser du projet russe et lui ajouter des amendements occidentaux et arabes. Les Russes sont conscients de cela, il y a en face de puissantes nations avec à leur tête Washington, Paris et Londres, qui considèrent que le régime d’al-Assad « est fini », et le président Barack Obama s’est comporté, en fonction de cette analyse, il ne croyait pas, alors, que la Russie allait le défier jusqu’à ce point.
La position russe soutient avec force le régime syrien, et pour preuve, la dure déclaration présentée par le délégué russe, en réponse au rapport du commissariat aux droits de l’homme des Nations-Unies.
Dans cette déclaration, dont le journal Assafir a pu obtenir une copie originale de New York, le délégué russe s’est interrogé sur « la source des informations sur lesquelles s’est fondé le rapport, le commissariat ayant traité les plaintes comme étant des faits, alors qu’elles proviennent des militants eux-mêmes », et il s’est demandé « comment ce commissariat peut vérifier que le militant en ligne, se trouve effectivement à Homs et non pas en Nouvelle Zélande, par exemple », accusant le « rapport de partialité, parce qu’il ne fait pas référence aux actes de violence que commettent les groupes armés, en Syrie ». Le délégué est allé jusqu’à dire : « Nous avons dans notre pays (Russie) des citoyens syriens qui affirment l’inexactitude des informations sur le ciblage des manifestants par les autorités syriennes », soulignant que Moscou était au courant de l’existence de manifestations armées depuis le début des évènements en Syrie, et rappelant l’histoire de la jeune syrienne Zaïneb Al Hosni, que le Haut commissariat, lui-même, a cité comme étant violée et tuée, alors qu’il s’est avéré, deux mois plus tard, que ce n’était pas vrai, et le délégué russe s’est demandé pourquoi la commission n’a pas corrigé ce faux rapport.
Moscou a créé la confusion (chez l’adversaire)
Ces positions russes, – qui font suite à des déclarations de haut niveau – soutiennent Damas, et s’opposent à toute intervention internationale, condamnent l’usage des armes et les gens armés ; elles sont arrivées à leur « zénith » diplomatique par la présentation, par Moscou, de ce fameux projet de résolution au Conseil de Sécurité.
Il est clair que cette action a créé une grande confusion, pas seulement au conseil, mais dans les couloirs de la Ligue arabe, et dans les milieux de l’opposition.
La position américaine semble plus encline à discuter le projet : le ministre de la Défense américain, Leon Panetta, s’exprimant depuis Ankara, a décrit le projet comme étant une « étape importante », alors que les déclarations françaises ont varié entre la suggestion de l’acceptation du principe de la négociation autour du projet, et la tenue de propos stigmatisant le texte russe comme « creux et déséquilibré ». La position française a contredit l’accueil favorable des Européens, puisque Michel Mann, porte-parole du haut représentant pour la politique étrangère et la sécurité de l’Union européenne – Catherine Ashton – a dit que « le projet de résolution russe sur la Syrie est un pas dans le bon sens et que le texte, dans sa forme actuelle, est bon pour la discussion ».
Le secret de la fermeté russe et du recul arabe ?

Medvedev (ici le 15 décembre à Bruxelles) ne manque pas d’arguments financiers et économiques convaincants vis-à-vis des Européens
Il faut s’arrêter sur l’ensemble des développements qu’a connus la région, dernièrement, et qui poussent à croire qu’un « règlement » ou une « transaction » commence à émerger derrière la crise, malgré la manipulation, la violence, l’oppression. Considérons plus particulièrement les éléments suivants :
– Les critiques occidentales sévères des récentes élections en Russie ont suscité un avertissement du Kremlin, dénonçant une atteinte au régime démocratique, et le chef du gouvernement russe, Vladimir Poutine (futur président russe en mars prochain, et ferme soutien de Bachar al-Assad), est allé jusqu’à adresser de sévères reproches aux Etats-Unis, disant notamment que « les gens en ont assez des diktats d’un Etat unique (…) Vous parlez de l’alliance avec les Etats-Unis, nous aussi nous voulons être des alliés avec eux, mais ce que je vois, et ce dont j’ai parlé à Munich, ce n’est pas une relation d’alliance, mais il me semble, parfois, que les Etats-Unis ne veulent pas d’alliés, mais des disciples et des serviteurs ».
– Les promesses européennes et internationales n’ont pas réussi, jusqu’à maintenant à rassurer la Russie sur le bouclier anti-missile. Le ministre russe de la défense Anatoli Serdioukov a averti, vendredi dernier, que le « déploiement du bouclier antimissile américain en Europe va bouleverser l’équilibre des forces stratégiques, et que la Russie va commencer à prendre des mesures pour répondre, après les premiers éléments de défense antimissiles, en Pologne ».
Le premier responsable militaire russe a révélé « des informations qui éclairent le plan des Etats-Unis pour déployer des missiles anti-missiles standard 3 en Pologne ». Il a averti que la Russie pourrait déployer des missiles Escanar sur le territoire de Kaliningrad. Propos importants après toutes les rencontres entre l’OTAN et la Russie.
Ces propos militaires russes « sont répétés par la bouche de la plus haute autorité politique russe, également » : le président Dimitri Medvedev a écrit, dans une correspondance adressée, le 30 novembre dernier, à l’assemblée fédérale russe : « Nous devons faire face dans la prochaine décennie à l’option suivante : soit parvenir à un accord au sujet du bouclier anti-missile et former un mécanisme conjoint de coopération ; soit commencer un nouveau cycle de course aux armements et alors nous aurons à prendre la décision de déployer de nouveaux moyens de frappe, dans le cas de notre incapacité à parvenir à un accord constructif ».
Mais celui qui lit en détail les actes du sommet euro-russe va découvrir une volonté d’arriver à une large transaction qui inclut, aussi, la Syrie. Le porte- parole de l’Union-Européenne a notamment  indiqué : «Nous avons évoqué, au sommet, la nécessité d’adresser un message fort et unifié au régime syrien », et il faisait allusion, bien sûr, à la discussion à ce sujet avec les Russes.
De son côté, Medvedev a déclaré que « son pays est prêt à aider l’Europe à faire face à la crise financière qu’elle affronte. Lorsque le monde fait face à des tempêtes et des crises et que les choses en arrivent aux menaces et aux intimidations au sujet d’armements stratégiques, c’est que, souvent, le monde cherche à parvenir à des transactions, et peut-être que la position russe qui défend l’Iran et refuse de discuter des armes nucléaires ou stratégiques sur le territoire iranien, montre la capacité de Moscou à gérer de grandes négociations internationales. Et l’on ne peut s’attendre, dans ce genre de négociations, à ce que la Russie abandonne des alliés stratégiques actuels, tels l’Iran et la Syrie. Or un pays arabe a proposé cinq milliards de dollars à Moscou pour abandonner le régime syrien.
Quid de la Ligue arabe et de la Syrie ?

Le Premier ministre qatari, et chef de fait de la croisade anti-syrienne, commence à sérieusement indisposer ses partenairtes par son activisme
Dernièrement, un certain  nombre d’initiatives diplomatiques ont montré que les Arabes reviennent sur leurs décisions et leurs diktats vis-à-vis du régime syrien.
Il semble que le Premier ministre qatari, Cheikh Hamad Bin Jaber Al Thani, se sente aujourd’hui, plus que quiconque, dans une position embarrassante. Il a été le premier à utiliser le langage des avertissements, vis-à-vis de Damas, qu’il a accusé d’atermoiements, et a avisé la communauté internationale que l’initiative arabe devait être appliquée, telle quelle, sans changement, et tout de suite. Ce qui est apparu comme impossible à appliquer, tandis que que le régime syrien continuait à gérer sa crise avec beaucoup de confiance en soi, sur la base d’une puissante action sécuritaire et d’un grand soutien russe et iranien.
Rappelons que la région et la Syrie ont connu, dernièrement, les évènements suivants :
– Le retrait américain, presque calme, de l’Irak, ce qui n’aurait pas pu se passer sans une coordination avec les autorités iraniennes, mais aussi, sans un feu vert indirect de la Syrie.
– La visite du ministre de la sécurité iranienne, Heidar Moslehi, à l’Arabie Saoudite et sa rencontre avec le prince héritier et l’homme fort, actuellement, du royaume, le prince Naef ben Abdelaziz, qui a échangé avec Bachar al-Assad des messages positifs ; et l’on dit que l’Arabie Saoudite veut diminuer le rôle du Qatar dans la région.
– La visite du Premier ministre irakien, Nouri Al Maliki, aux Etats-Unis, et ce qui s’en est suivi, puisque le président Al Assad a reçu le conseiller à la sécurité nationale irakienne Falah Al Fayad, en compagnie d’une délégation gouvernementale. Ali Al Moussaoui, le conseiller médiatique d’Al Maliki, a déclaré que « l’initiative irakienne vise à instaurer un dialogue entre le gouvernement syrien et l’opposition ». Et, abstraction faite de l’existence effective ou non d’une initiative irakienne, ce qui est certain c’est que la délégation irakienne a informé les Syriens des résultats des discussions d’Al Maliki à Washington, et les a assurés du soutien de l’Irak à la Syrie, ce qui est en soi une chose très intéressante, qui contredit, dans les faits, les thèses unanimistes de la Ligue arabe. Il faut signaler, dans ce contexte, que M. Moqtada Al Sadr (leader religieux chiite irakien) a qualifié la visite d’Al Maliki à Washington de « trahison envers l’autorité religieuse et les sentiments des musulmans dans les pays de la réticence, de l’opposition et de résistance », et de « faiblesse politique et soumission ». Ce qui peut être interprété comme un avertissement déguisé à Al Maliki pour l’empêcher d’être influencé par la politique américaine dans la région.
– La visite d’Al Maliki aux Etats-Unis et la visite du Vice-Président américain Joe Biden, avant, à Bagdad, ont révélé qu’il n’y avait pas de changement dans la position irakienne vis-à-vis de la Syrie, et pas d’acceptation des demandes nuisibles à l’Iran et à la Syrie, y compris la présence militaire aérienne américaine dans le ciel irakien.
– Le financement du TSL (tribunal spécial pour le Liban), chargé du jugement de l’affaire de l’attentat contre l’ancien Premier ministre libanais défunt, Rafiq Al Harir, avec un accord tacite du Hezbollah et une couverture syrienne et russe. A relier à l’échec de Jeffrey Filtman à remonter le moral des adversaires de la Syrie au Liban.
– L’explosion du convoi des forces internationales (FINUL) opérant dans le sud du Liban, qui a ciblé les militaires français, a été interprété (en France notamment) comme une réponse syrienne au fait que la France est à la tête des pays qui veulent renverser le régime syrien ; ce qui constitue une tentative d’impliquer davantage la Syrie,certains se précipitant pour l’accuser avec Hezbollah, d’être responsable de l’attentat. C’est ce qu’a démenti le Hezbollah, arguments précis à l’appui, et d’ailleurs présentés aux Français.
– Le guide suprême iranien s’est impliqué personnellement dans le dossier syrien, et a pris la décision fondamentale de défendre la Syrie et son régime, à tout prix, coupant court ainsi à certaines hésitations iraniennes, qui considéraient qu’il fallait traiter le dossier syrien de façon ouverte sur toutes les éventualités, y compris la chute du régime.
– L’organisation par la Syrie d’exercices militaires de tirs par missiles, publiques, cette fois, sous appellation de « projet », qui a dans le langage militaire une dimension plus importante et plus vaste que la simple « manœuvre ».
– L’organisation d’élections locales, sans incidents importants, et l’échec de la grève générale à laquelle avait appelé l’opposition.
– L’information donnée par le Hamas aux dirigeants syriens, selon laquelle elle n’a pas l’intention de quitter Damas, et que le départ de familles de certains responsables du Hamas est dû uniquement à l’inquiétude quant à la situation sécuritaire et non à une raison politique. Et l’on dit que c’est Khaled Mechaal, en personne, qui a adressé plus d’un message d’amitié, dernièrement, à Bachar al-Assad ; et certains dirigeants du Hamas ont révélé que de grandes pressions ont été exercées sur eux pour abandonner la Syrie, et même certains membres du Hamas ont informé Damas de la volonté de certains frères musulmans de négocier.
– Le mouvement de la Jordanie orientale et des courants de l’opposition jordanienne contre toute ingérence dans les affaires syriennes, soutenu par la position des militaires et des services de renseignements jordaniens, et le mouvement simultané de certaines parties turques s’opposant à toute intervention et refusant les aventures d’Erdogan, dans le dossier syrien.
Qu’en est-il de la situation en Syrie ?

En dépit des vantardises de l’OSDH et de l’opposition, l’armée syrienne ne s’est pas désintégrée et a même porté des coups sévères au groupes armés, cantonnant l’ASL à des actions sporadiques
Les développements précités ont coïncidé avec des événements frappants en relation avec la situation intérieure syrienne, et concernant tant le régime que l’opposition, et en particulier :
– Les progrès enregistrés par des actions militaires importantes à Jabal Zaouia et autour de Homs, et la prédisposition effective pour entrer dans la troisième ville du pays, une fois la décision politique prise ; il est clair que ce qui empêche les forces de sécurité d’intervenir pour ramener la situation à Homs à la normale, ne relève pas uniquement de la forte présence de groupes armés, bien organisés, et pas d’avantage d’un manque de capacités, mais surtout la volonté des autorités syriennes de ne pas heurter les positions arabes et de ne pas embarrasser la Russie aux Nations-unies et au Conseil de sécurité. Des sources sécuritaires indiquent que la solution est possible, une fois que la décision politique sera prise, et on dit qu’un plan militaire, bien ficelé, a été élaboré pour empêcher les groupes et les terroristes de se déplacer dans une autre zone ; la décision d’en finir avec cette situation s’impose, et elle peut être prise à n’importe quel moment, mais les responsables veulent d’abord ménager l’opportunité dégagée par les efforts russes, et aussi faire réussir l’initiative arabe, malgré le peu de conviction qu’a la direction syrienne de son utilité.
– Pour la journée de protestation du vendredi placée par l’opposition sous le thème « La Ligue arabe nous tue » (31 décembre), le nombre de manifestants s’était limité à 36.000 personnes, dont 15.000 à Idleb, et 21.000 dans les différentes régions syriennes, et aucun mort n’a été à déplorer, selon un rapport sécuritaire précis, parvenu à une ambassade arabe à Damas.
– Il s’est avéré lors des rencontres des différentes parties de l’opposition au Caire, que le CNS traite  l’Instance de coordination (autre regroupement d’opposants) comme une institution de second rang, ce qui a conduit à l’échec de l’unification dans les rangs de l’opposition, malgré les pressions internationales et arabes appelant à cette unification. Et le militant des droits de l’homme et leader de l’opposition dans l’Instance de coordination, le docteur Haytham al-Manna, aurait exprimé une grande déception quant à ce qui s’est passé.
Tout cela fait que les autorités syriennes se sentent , à nouveau, dans une position de force, mais il y a aussi une tendance évidente des autorités, actuellement, à s’ouvrir davantage sur le dialogue avec certaines parties de l’opposition, et il n’est pas à écarter que le discours officiel syrien ne s’appuie dorénavant sur ces deux piliers, c’est-à-dire la discussion des points essentiels et la volonté d’ouverture et d’accélération du rythme des réformes et des élections.
Un règlement est-il possible ?
Les efforts russes actuels tendent dans ce sens. L’acceptation par la Syrie du plan arabe et la signature du protocole ne découlent pas d’une conviction effective que la Ligue arabe serait capable d’apporter une solution, mais d’une volonté de renforcer la position russe, et celui qui visite Damas, ces jours, entendra des propos durs sur la Ligue et son rôle, mais il entendra, aussi, des informations indiquant qu’au sein de la Ligue, il y a deux courants différents, et que la diplomatie qatarie, qui exerce des pressions fortes sur Damas, sent que les choses vont lui échapper, et c’est ce qui pousse certains responsables syriens à croire que la précipitation de Hamad à tenir une conférence de presse pour renouveler la menace de déférer le dossier syrien au Conseil de Sécurité, était non appropriée, parce que l’échange des correspondances entre le secrétaire général de la ligue arabe, Nabil Al Arabi, et le ministre des affaires étrangères syrien, Walid Al Moallem, était en cours, et que la Ligue a accepté, après un refus antérieur, plus de 70% des amendements syriens sur le projet du protocole. Elle a même accepté la coordination, au sujet des observateurs, avec le gouvernement syrien, et elle a pris en charge la somme d’un million de dollars, frais des observateurs, alors qu’antérieurement, elle avait voulu que Damas assume ces frais, comme elle a accepté que le protocole soit le résultat d’un accord entre les deux parties, et non plus seulement un diktat de la Ligue, l’intitulé du protocole étant « Projet du protocole du centre juridique et des missions de la délégation des observateurs de la Ligue arabe entre la République Syrienne et le Secrétaire Général  de la ligue des pays arabes au sujet du suivi des développements de la situation en Syrie ».
Et si nous apprenons que le nombre des observateurs serait limité entre 50 et 70, avec leurs gardes, et que le protocole est pour une durée d’un mois renouvelable, sur accord des deux parties, Ligue arabe et gouvernement syrien, on peut dire que la Ligue a lâché beaucoup de lest, et que cela a été une raison supplémentaire pour la signature du protocole au Caire, et non pas à Doha ou ailleurs, et que les prochaines rencontres auront lieu en Syrie.
Le régime est-il sauvé ?

Bachar a tenu bon et apparait toujours comme incontournable, y compris à certains de ses adversaires
Il est prématuré d’avancer cette hypothèse, car beaucoup de pays occidentaux, régionaux et arabes, continuent à travailler à renverser le régime et, probablement, ils vont accentuer leur action dans la phase suivante. Mais ce qui est certain, c’est qu’il y a à l’horizon la préparation, sur feu doux, d’une recette qui peut changer l’équation, tout particulièrement si l’année se termine et que les choses restent en leur état actuel, la crise syrienne étant entrée dans son dixième mois, et l’on commence à parler de l’inquiétude américaine, israélienne et occidentale quant à l’extension de l’intégrisme dans les pays qui ont connu des révolutions.
Devant tout cela, et à la lumière de l’entrée de la crise syrienne dans son dixième mois, sans que l’une des deux parties ne soit en mesure de conclure, la Russie, les pays occidentaux et arabes se sont mis à envisager, sérieusement, que la solution unique réside dans un dialogue, sous direction de Bachar Al Assad, qui nécessitera l’élargissement de la base de participation au pouvoir, et qui aboutira à des élections qui feront participer l’opposition au pouvoir et à la prise de décision. Le retour en arrière n’est plus possible, le régime n’a plus les moyens de perdurer dans sa forme actuelle, au milieu des tempêtes des grands changements qui secouent les pays arabes, tandis que l’opposition est incapable de renverser le régime sans intervention internationale, et cette intervention est presque impossible, tant que les Russes continuent à camper sur leurs positions, et alors que le monde est préoccupé par l’extension de l’incendie dans la meule de foin régionale.

Damas, le 4 janvier…
Les Russes vont-ils réussir ?
Probablement, mais le chemin est encore long, et peut-être que la signature du protocole de la Ligue arabe est le début effectif d’une discussion politique profonde, mais les hypothèses du succès balancent encore les hypothèses de l’échec, car certains pays ne sont intéressés ni par les réformes, ni par la protection des civils, mais par la chute du pouvoir et le resserrement de l’étau sur l’Iran.
Article rédigé en arabe par Sami Kleib, publié sur les colonnes d’Assafir, en date du 19.12.2011, et traduit en français, pour Infosyrie, en date du 29.12.2011.
Lien de l’article en arabe :

3 commentaires à “Sami Kleib, transfuge récent et prestigieux d’al-Jazeera : pourquoi le rapport de forces est sans doute en train de changer, au profit de Bachar”

  1. Akyliss dit :
    « Revue de presse Syrie » #23
    Sarkozy annonce aux armées françaises que la communauté internationale doit prendre ses responsabilités en Syrie
    Sarkozy annonce aux armées françaises que la communauté internationale doit prendre ses responsabilités en Syrie
    Alors que de nombreux journaux français ont traité a minima les dernières déclarations de Nicolas Sarkozy, la presse internationale y accorde de l’importance. En présentant ses vœux aux armées, le président français a accusé le régime syrien de répression barbare, exigé que son homologue Bachar el-Assad quitte le pouvoir, et affirmé que la communauté internationale devait prendre ses responsabilités (c’est-à-dire intervenir militairement). Cependant la presse ne manifeste ni enthousiasme, ni réprobation, face à ces déclarations martiales.
    L’autre grand thème abordé ce jour est la réunion d’urgence que le Conseil des ministres de la Ligue arabe tiendra samedi pour statuer sur la poursuite ou l’arrêt de la mission de ses observateurs.
    Partenaires | 4 janvier 2012
    Peter Harling de l’International Crisis Group explique dans La Croix que la mission des observateurs étaient de contraindre le régime à la retenue, ce qui devait permettre à la contestation pacifique de s’exprimer et faciliter une transition en douceur. De ce point de vue, elle ne donne pas satisfaction. Pourtant ce serait une erreur de la retirer car la communauté internationale n’a guère d’autre moyens d’action, la guerre étant impossible à conduire sans enflamer la région.
    • L’ambassadeur des Etats-Unis à Damas, Robert Ford, assure que le rationnement du fuel est une manœuvre du gouvernement et non pas une conséquence des sanctions économiques, rapporte le Washington Times.
    • Dans le sillage du ministre israélien de la Défense, Ehud Barack, un officier supérieur anonyme prédit dans le Jerusalem Post une possible victoire rapide de l’opposition syrienne. Mais ce soutien apparent à son ministre de tutelle est l’occasion d’exprimer ses inquiétude sur le déploiement des jihadistes d’Al Qaida en Syrie, ce qui revient à prendre position contre le renversement de Bachar el-Assad.
    • L’Orient-Le Jour rapporte l’appel du vice-président de l’Internationale socialiste, le Libanais Walid Joumblatt, aux druzes syriens pour un changement radical de régime en Syrie. Le quotidien ne relève pas que, si M. Joumblatt a longtemps exercé une influence prépondérante sur les druzes libanais, il n’a jamais eu d’autorité sur les druzes syriens qui lui ont toujours préféré le leadership du prince Talal Arslan.
    • L’Orient-Le Jour confirme que le porte-avion russe Amiral Kouznetsov, armé de nombreux avions et hélicoptères de combat, devrait mouiller prochainement au large de Tartous. Il sera accompagné de quatre autres bâtiments. Il n’échappera pas aux spécialistes que ces navires ne sont pas uniquement destinés à l’escorte et sont susceptibles de livrer du matériel.
    • Enfin, Phil Sands se demande dans The National (EAU) pourquoi les Kurdes s’impliquent si peu dans les mouvement de protestation. Il avance comme principale explication la naturalisation de 300 000 Kurdes par l’administration el-Assad dès le début des événements. Curieusement, le journaliste n’évoque pas la préférence historique des Kurdes pour les nationalistes arabes par rapport aux islamistes, ni le projet Erdogan de création d’une vaste fédération turco-kurde après le dépeçage de l’Irak et de la Syrie.
  2. vilistia dit :
    Un merci à Mohamed pour ses textes complémentaires et bon vent pour 2012 à Infosyrie.
  3. Mohamed dit :
    Protestations syriennes et confusion américaine !
    Les organismes occidentaux, américains et européens, saoudiens et golfiques, turcs et israéliens, ont été surpris par la non-réussite des activités de protestations politiques syriennes, soutenues par les étrangers et par les arabes, pour arriver à renverser le régime, et au lieu de cela, la scène politique syrienne a déçu les espoirs des adversaires de Damas, car Damas est devenu plus forte, alors que les capacités de ses ennemis ont beaucoup diminué : comment apparaît la confusion des adversaires extérieures de Damas, et jusqu’à quel point les calculs de ces adversaires ont été le plus perturbé et distingué par des signes inverses pleins d’incertitudes … ?
    • Les protestations politiques moyen-orientales : la confusion renouvelable de Washington.
    Les USA ont travaillé à construire un réseau, d’une grande complexité, de services de sécurité et de renseignements, soutenus par des centres d’études politiques et stratégiques, dans lesquels s’engagent des experts hautement qualifiés pour arrêter les attentes et mettre au point des prévisions de haute crédibilité, et malgré cela, aucun de ses organismes n’a réussi à tracer, ne serait-ce, qu’une seule ligne sur les éventualités du déclenchement des activités de protestations politiques moyen-orientales, et à cet égard, on peut décrire le dilemme actuel de Washington de la façon suivante :
    – Incapacité à capter les signaux : l’étincelle des protestations politiques tunisiennes s’est déclenchée du fait de l’incident de « Sidi Bouzid », lors de l’auto-immolation du jeune tunisien « Bouazizi », ce qui a causé un incendie politique moyen-oriental dont les implications se sont étendues pour englober certains pays de l’Europe occidentale, en plus des USA, et la question cruciale semble claire à ce point : pourquoi les organismes américains n’ont pas réussi à deviner les implications de l’incident de Sidi Bouzid ?
    – Incapacité à recruter l’évènement : durant le mois qui a suivi l’incident de Sidi Bouzid, il était clair que la contagion de la protestation politique allait se transmettre et devenir transfrontalière, et alors il y avait une opportunité à l’exploiter et à le recruter, mais Washington a œuvré au recrutement au mauvais endroit et au mauvais moment, autrement dit, Washington a cherché à contrôler les voies de transmission en direction de la Libye et de la Syrie, et en même temps, à entraver sa transmission vers les pays alliés des états unis, comme le Bahreïn, à titre d’exemple, et maintenant il est clair que les estimations des organismes américains pour transmettre la contagion à la Libye et à la Syrie ne sont pas des estimations réussies, la Libye, à présent, glisse vers le brasier de la guerre civile, dont les informations commencent à se distiller, malgré le black out médiatique, puisque le nombre de morts a dépassé les 150 000, et il est prévisible que les prochains jours témoignent de vagues de déplacements de libyens, sur une grande échelle, vers l’Egypte, la Tunisie et l’Algérie … Quant à la Syrie, il est clair que la taille du scandale qui menace les adversaires de Damas, à l’échelon régional et international, du fait des conséquences des attaques « à découvert » qui ont conduits à davantage de mobilisation des syriens autour de leur direction.
    – Incapacité à prévoir le remplacement : celui qui veut quitter sa place doit déterminer à quel endroit il doit se rendre, et celui qui veut changer sa chemise doit déterminer quelle chemise il doit porter, et de là se pose la question cruciale : Zine El Abidine Ben Ali, le tunisien est parti, Hosni Moubarak, l’égyptien est parti, Mouammar Kadhafi est parti, mais maintenant qui est venu à leur place !!? .. En d’autres termes, si Washington peut s’acheter ces nouveaux venus, peut-elle acheter leurs peuples pour qu’ils les acceptent à l’avenir .. et la réponse claire, dit : attendons pour voir si les mouvements salafistes vont édifier les états, autrement dit, si les salafistes peuvent construire les états, pourquoi Washington a – t – elle combattu les Talibans et Al Qaeda ??
    – Pressions de la frustration américaine : le scénario de l’escalade dévastatrice, jusqu’à où ?
    Les groupes des lobby israéliens et les experts néoconservateurs ont travaillé à construire un scénario d’hégémonie américaine, en se concentrant sur la région du moyen orient, et pour appliquer les données du scénario sur le terrain de la réalité, mais Washington a récolté des échecs et des déceptions, comme n’en a récolté aucune grande ou superpuissance mondiale, par le passé, elle a échoué dans la guerre d’Irak, et la guerre d’Afghanistan, elle a échoué à garantir la sécurité d’Israël, a échoué au Liban, a échoué à garder ses alliés Hosni Moubarak et Zine el a bidine Ben ali, puis il est apparu clair qu’elle va « échouer » en Libye, après avoir trahi Mouammar Kadhafi, qui a cru aux promesses américaines et remis son arsenal d’armes non conventionnelles à Washington .. Sous la pression de ces frustrations, du fait de la prise de conscience croissante, par Washington, que tous les chemins qui mènent à Damas sont fermés et impraticables, le juif américain, Michael O’Hanlon, l’un des experts du groupe des néoconservateurs, avait préparé un document de recherche exhaustif, axé exclusivement sur une solution militaire américaine à la crise du dossier syrien, et à ce sujet, il a noté quatre options militaires américaines :
    1. Option de l’invasion militaire directe : c.à.d., l’envoi de troupes américaines pour occuper la Syrie, à l’instar de l’occupation de l’Irak, pour procéder à l’opération de changement du régime, ce qui va nécessiter la mobilisation de 100 à 150 mille soldats, qui vont rester pour plusieurs années, pour effectuer les activités de reconstruction de la dévastation de la guerre, et former le cours de l’opération politique demandée en Syrie.
    2. Option de la zone d’exclusion aérienne : que Washington œuvre à imposer une zone d’exclusion aérienne, en dehors du cadre du conseil de sécurité onusien, et en collaboration avec ses alliés européens et moyen orientaux, puis utiliser les procédures de cette exclusion aérienne comme prétexte pour détruire les forces syriennes, jusqu’à effondrement et capitulation de Damas, ce qui va durer longtemps et nécessiter moins de troupes.
    3. Option du blocus maritime : comprend l’action de Washington pour interdire le trafic maritime vers la Syrie, entraînant, à son tour, l’affaiblissement des capacités de la Syrie ; ce blocus doit s’étendre sur une longue période.
    4. Option des frappes aériennes : comprend l’utilisation par Washington de ses forces aériennes, et des forces aériennes de ses alliés, dans des opérations de bombardement stratégique global contre les forces syriennes, dans un scénario semblable au bombardement de la Serbie, qui a conduit à l’affaiblissement de la Serbie et au reversement du régime, et à la résolution de la crise du Kosovo.
    Sur cette base, ce qui est frappant, c’est que dans son commentaire, le juif américain O’Hanlon met en doute sur les possibilités de succès de ces options !!
    En conclusion, à son document, O’Hanlon, fait savoir : « qu’il ne croit pas que ces options vont connaître le succès de la résolution du « casse-tête syrien », mais qu’il se contente de poser ces options, uniquement, pour davantage d’étude, d’examen et de précision ».
    Article publié, en arabe, par le site Al Jaml, le 04.01.2011, et traduit, en français, pour les lecteurs français et francophones d’Infosyrie. Lien de l’article en arabe :
    http://www.aljaml.com/node/79713

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Η πετρελαϊκή «μάχη» που ενώνει Τραμπ-Πούτιν και δισεκατομμυριούχους του Κόλπου

Οι συνομιλίες της κυβέρνησης του Ντόναλντ Τραμπ με τη Ρωσία για τον τερματισμό του πολέμου στην Ουκρανία έχουν διευρυνθεί και περιλαμβάνουν πλέον μια υπό διαπραγμάτευση συμφωνία δισεκατομμυρίων δολαρίων για την εξαγορά διεθνών περιουσιακών στοιχείων της ρωσικής πετρελαϊκής εταιρείας Lukoil, σύμφωνα με δημοσίευμα των «New York Times».

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Οι συνομιλίες της κυβέρνησης του Ντόναλντ Τραμπ με τη Ρωσία για τον τερματισμό του πολέμου στην Ουκρανία έχουν διευρυνθεί και περιλαμβάνουν πλέον μια υπό διαπραγμάτευση συμφωνία δισεκατομμυρίων δολαρίων για την εξαγορά διεθνών περιουσιακών στοιχείων της ρωσικής πετρελαϊκής εταιρείας Lukoil, σύμφωνα με δημοσίευμα των «New York Times».

Η συμφωνία, η οποία δεν έχει ακόμη οριστικοποιηθεί και τελεί υπό την αίρεση της έγκρισης της αμερικανικής κυβέρνησης και του Κρεμλίνου, αφορά ένα εκτεταμένο χαρτοφυλάκιο πετρελαιοπηγών, διυλιστηρίων και πρατηρίων καυσίμων της Lukoil σε διάφορες χώρες.

Σύμφωνα με τους «New York Times», στο επίκεντρο της υπόθεσης βρίσκεται κοινοπραξία με επικεφαλής τον Αμερικανό επενδυτή Τοντ Μπόελι, στην οποία συμμετέχουν επίσης επενδυτικοί όμιλοι από τη Μέση Ανατολή. Στην προτεινόμενη συμφωνία συμμετέχει και η αμερικανική κυβέρνηση, μέσω της U.S. International Development Finance Corporation (DFC).

 Στο τραπέζι των συνομιλιών Τραμπ-Πούτιν

Οι πολύμηνες διαπραγματεύσεις, σύμφωνα με οκτώ πρόσωπα με γνώση της υπόθεσης που επικαλούνται οι «New York Times», συνδέονται με την ευρύτερη προσπάθεια της κυβέρνησης Τραμπ να αποκαταστήσει οικονομικούς δεσμούς με τη Ρωσία στο πλαίσιο των συνομιλιών για τον τερματισμό του πολέμου στην Ουκρανία.

Το ζήτημα της Lukoil φέρεται να τέθηκε από τον Βλαντιμίρ Πούτιν κατά τη συνάντησή του με τους Αμερικανούς διαπραγματευτές Στιβ Γουίτκοφ και Τζάρεντ Κούσνερ στο Κρεμλίνο, στις 5 Σεπτεμβρίου. Σύμφωνα με πηγή που επικαλείται η αμερικανική εφημερίδα, ο Ρώσος πρόεδρος πρότεινε την προώθηση της συμφωνίας ως ένδειξη ότι η Ρωσία και οι Ηνωμένες Πολιτείες μπορούν να συνεργαστούν επιχειρηματικά.

Οι Αμερικανοί διαπραγματευτές φέρεται να απάντησαν ότι θα εργαστούν για την προώθηση της συμφωνίας, τόσο ως ένδειξη «καλής θέλησης» προς το Κρεμλίνο όσο και με στόχο τη μείωση των διεθνών τιμών ενέργειας.

Η ενδεχόμενη συμφωνία παρουσιάζει ιδιαίτερο οικονομικό ενδιαφέρον για τους υποψήφιους αγοραστές. Η έγκρισή της από τις Ηνωμένες Πολιτείες θα μπορούσε να οδηγήσει στην απελευθέρωση των ρωσικών περιουσιακών στοιχείων από τις αμερικανικές κυρώσεις, αυξάνοντας παράλληλα την αξία τους.

 Οι διασυνδέσεις των επενδυτών

Στην κορυφή της κοινοπραξίας βρίσκεται ο Αμερικανός επενδυτής Τοντ Μπόελι, συνιδιοκτήτης των Los Angeles Dodgers και γνωστός υποστηρικτής του Τραμπ. Στο επενδυτικό σχήμα συμμετέχουν επίσης επιχειρηματικοί όμιλοι από το Κατάρ και τα Ηνωμένα Αραβικά Εμιράτα.

Οι «New York Times» επισημαίνουν ότι ορισμένοι από τους επενδυτές διατηρούν επιχειρηματικές σχέσεις με πρόσωπα που βρίσκονται κοντά στην κυβέρνηση Τραμπ.

Μεταξύ αυτών είναι οι αδελφοί Μουτάζ και Ράμεζ αλ-Χαγιάτ από το Κατάρ, οι οποίοι έχουν συνεργαστεί με τον Τζάρεντ Κούσνερ και την Ιβάνκα Τραμπ για τη χρηματοδότηση επενδυτικού σχεδίου στην Αλβανία.

Στην κοινοπραξία συμμετέχει επίσης επενδυτικό ταμείο με έδρα το Αμπού Ντάμπι, το οποίο ελέγχεται από τον σεΐχη Ταχνούν μπιν Ζαγιέντ Αλ Ναχιάν, σύμβουλο εθνικής ασφάλειας των Ηνωμένων Αραβικών Εμιράτων. Ο ίδιος συνδέεται με επενδύσεις στην World Liberty Financial, την εταιρεία κρυπτονομισμάτων της οικογένειας Τραμπ.

Παράλληλα, επενδυτικό ταμείο που συνδέεται με τον σεΐχη Ταχνούν αποτελεί σημαντικό μέτοχο της εταιρείας private equity που ίδρυσε ο Κούσνερ μετά την αποχώρησή του από τον Λευκό Οίκο.

 Τα ερωτήματα για πιθανές συγκρούσεις συμφερόντων

Οι διασυνδέσεις αυτές έχουν προκαλέσει ερωτήματα σχετικά με το κατά πόσο προσωπικές επιχειρηματικές σχέσεις μπορεί να διασταυρώνονται με τη διαδικασία λήψης αποφάσεων για μια συμφωνία που συνδέεται με την αμερικανική εξωτερική πολιτική.

Οι «New York Times» αναφέρουν ότι δεν υπάρχει ένδειξη πως ο Γουίτκοφ ή ο Κούσνερ πρόκειται να αποκομίσουν προσωπικό οικονομικό όφελος από τη συμφωνία. Ωστόσο, η υπόθεση έχει εγείρει ζητήματα σχετικά με τις σχέσεις μεταξύ των εμπλεκόμενων επιχειρηματιών και προσώπων του στενού περιβάλλοντος του Τραμπ.

Η Χούι Τσεν, πρώην εισαγγελέας και σύμβουλος σε θέματα οικονομικού εγκλήματος και δεοντολογίας, χαρακτήρισε τις διασυνδέσεις «ανησυχητικές» και έθεσε το ερώτημα κατά πόσο προσωπικά συμφέροντα θα μπορούσαν να επηρεάσουν την αξιολόγηση των υποψήφιων αγοραστών.

Από την πλευρά του, εκπρόσωπος του Γουίτκοφ απέρριψε οποιοδήποτε ζήτημα σύγκρουσης συμφερόντων, υποστηρίζοντας ότι ο Αμερικανός διαπραγματευτής δεν λαμβάνει μισθό και καλύπτει ο ίδιος τα έξοδα των ταξιδιών του στο πλαίσιο της αποστολής του για λογαριασμό του Τραμπ.

Η κούρσα για τα περιουσιακά στοιχεία της Lukoil

Η Lukoil είχε θέσει προς πώληση τα διεθνή περιουσιακά της στοιχεία μετά την επιβολή αμερικανικών κυρώσεων. Αρκετοί υποψήφιοι αγοραστές είχαν εκδηλώσει ενδιαφέρον, μεταξύ των οποίων και μεγάλοι αμερικανικοί ενεργειακοί όμιλοι.

Τον Ιανουάριο, η επενδυτική εταιρεία Carlyle είχε καταλήξει σε προκαταρκτική συμφωνία για την εξαγορά σημαντικού μέρους του διεθνούς χαρτοφυλακίου της Lukoil. Η συμφωνία, ωστόσο, δεν ολοκληρώθηκε, καθώς απαιτούσε την έγκριση της αμερικανικής κυβέρνησης.

Στη συνέχεια, ο όμιλος υπό τον Μπόελι εμφανίστηκε ως ένας από τους βασικούς διεκδικητές των περιουσιακών στοιχείων.

Η αξία των διεθνών περιουσιακών στοιχείων της Lukoil είχε υπολογιστεί από την ίδια την εταιρεία σε περίπου 20 δισ. δολάρια στις αρχές του έτους. Ωστόσο, οι οικονομικοί όροι της υπό διαπραγμάτευση συμφωνίας δεν έχουν γίνει γνωστοί.

 Ο ρόλος της αμερικανικής κυβέρνησης

Η αμερικανική κυβέρνηση συμμετέχει στην προτεινόμενη συμφωνία μέσω της U.S. International Development Finance Corporation, η οποία επενδύει και παρέχει χρηματοδότηση για έργα στο εξωτερικό.

Αμερικανός αξιωματούχος δήλωσε ότι μια ενδεχόμενη συμφωνία για τη Lukoil θα μπορούσε να ενισχύσει την οικονομική ασφάλεια των ΗΠΑ, να εξυπηρετήσει στόχους της αμερικανικής εξωτερικής πολιτικής και να συμβάλει στη μείωση του ενεργειακού κόστους για τους Αμερικανούς.

Η συμφωνία, ωστόσο, χρειάζεται την έγκριση του αμερικανικού υπουργείου Οικονομικών, το οποίο είναι αρμόδιο για την εφαρμογή των κυρώσεων κατά της Ρωσίας.

 Η ενεργειακή διάσταση

Στο υπό διαπραγμάτευση χαρτοφυλάκιο περιλαμβάνονται διυλιστήρια της Lukoil στην Ολλανδία, τη Βουλγαρία και τη Ρουμανία, καθώς και άλλες ενεργειακές υποδομές και πρατήρια καυσίμων σε διάφορες χώρες.

Η ενεργειακή διάσταση αποκτά ιδιαίτερη σημασία καθώς η κυβέρνηση Τραμπ έχει επανειλημμένα υποστηρίξει ότι η αποκατάσταση οικονομικών σχέσεων με τη Ρωσία θα μπορούσε να λειτουργήσει ως κίνητρο για τη Μόσχα ώστε να προχωρήσει σε συμβιβασμούς για τον τερματισμό του πολέμου στην Ουκρανία.

Ο Ρώσος οικονομικός απεσταλμένος Κίριλ Ντμίτριεφ έχει επίσης εμπλακεί στη διαδικασία, ενώ, σύμφωνα με τους «New York Times», έχει δηλώσει ότι ο διάλογος ΗΠΑ-Ρωσίας συνεχίζεται σε πολλούς τομείς, μεταξύ των οποίων και η ενέργεια.

Η συμφωνία για τη Lukoil παραμένει, πάντως, ανοικτή και δεν έχει οριστικοποιηθεί. Η τελική απόφαση θα εξαρτηθεί από τις απαιτούμενες εγκρίσεις των αμερικανικών αρχών και της ρωσικής πλευράς.

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Γενικά θέματα

Πώς μια «Ελληνίδα» έγινε το «θεμέλιο» της Εθνικής Πινακοθήκης της Ουγγαρίας

Στον πρώτο όροφο της Πινακοθήκης συναντήσαμε την «Ελληνίδα». Πρόκειται για ένα έργο του Jakob Marastoni (1804-1860), ενός ζωγράφου ιταλικής καταγωγής που εγκαταστάθηκε και εργάστηκε στην Πέστη και έγινε μία από τις σημαντικότερες μορφές στην ιστορία της ουγγρικής τέχνης.

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Πριν λίγο καιρό επισκεφθήκαμε την Εθνική Πινακοθήκη της Ουγγαρίας στη Βουδαπέστη, ένα από τα πλέον σημαντικά μουσεία της χώρας, στο οποίο παρουσιάζεται με μοναδικό τρόπο η εξέλιξη της ουγγρικής εικαστικής τέχνης από τον 11ο αιώνα μέχρι σήμερα. Βρίσκεται στο Βασιλικό Ανάκτορο του Κάστρου της Βούδας και ιδρύθηκε το 1957 με βάση κυρίως τις ουγγρικές συλλογές του Μουσείου Καλών Τεχνών. Η συλλογή της περιλαμβάνει περίπου 110.00 έργα.

Στον πρώτο όροφο της Πινακοθήκης συναντήσαμε την «Ελληνίδα». Πρόκειται για ένα έργο του Jakob Marastoni (1804-1860), ενός ζωγράφου ιταλικής καταγωγής που εγκαταστάθηκε και εργάστηκε στην Πέστη και έγινε μία από τις σημαντικότερες μορφές στην ιστορία της ουγγρικής τέχνης.

Το έργο του με τίτλο «Ελληνίδα», φιλοτεχνημένο το 1845, θεωρείται εξαιρετικά σημαντικό για τη δημιουργία της συλλογής της Ουγγρικής Εθνικής Πινακοθήκης. Είναι το πρώτο έργο που σηματοδότησε την έναρξη της συστηματικής συλλογής ουγγρικής ζωγραφικής στα εθνικά ιδρύματα.⁠ Είναι επίσης το πιο γνωστό και εμβληματικό έργο του ζωγράφου.

Οι διαστάσεις του είναι 77Χ61,5 cm περίπου. Το μοντέλο δεν είναι Ελληνίδα, αλλά η σύζυγος του Marastoni, η Giovanna Bianchi, με καταγωγή από τη Βενετία. Ο ζωγράφος την απεικόνισε με παραδοσιακή (ή φανταστική) ελληνική φορεσιά της εποχής, σύμφωνα με τη μόδα του ρομαντισμού. Η εικόνα συνδυάζει εξωτισμό, ελαφρύ ερωτισμό και ιδανική ομορφιά.

Η ιστορία

Το 1845 η Pest Art Society — η πρώτη καλλιτεχνική εταιρεία στην Ουγγαρία — αγόραζε κάθε χρόνο ένα έργο από την ετήσια έκθεσή της για να το δωρίσει στο Ουγγρικό Εθνικό Μουσείο, το οποίο τότε περιλάμβανε και την πινακοθήκη.

Η «Ελληνίδα» του Marastoni ήταν αυτό που επέλεξαν και δώρισαν τον Νοέμβριο του 1845. Έτσι, καταγράφηκε ως το πρώτο έργο στη συλλογή ζωγραφικής του μουσείου.⁠ Το Εθνικό Μουσείο είχε ήδη κάποιες δωρεές, αλλά η συστηματική συλλογή ουγγρικής τέχνης ξεκινάει ουσιαστικά με αυτό το έργο. Η Εθνική Πινακοθήκη κληρονόμησε αυτή τη συλλογή από το Εθνικό Μουσείο.

Η επιλογή του προκάλεσε έντονες συζητήσεις και αποτέλεσε το «πρώτο καλλιτεχνικό σκάνδαλο» της εποχής, λόγω του ερωτισμού που απέπνεε το μοντέλο. Ωστόσο ο πίνακας αυτός ήταν και ιδιαίτερα δημοφιλής, κάτι που ενίσχυσε την εθνική συζήτηση για την τέχνη.⁠

Σήμερα, το έργο παραμένει εμβληματικό και εκτίθεται συχνά ως αφετηρία της συλλογής ζωγραφικής του 19ου αιώνα στην Πινακοθήκη. Συμβολίζει το πώς η ουγγρική τέχνη χτίστηκε με συνεισφορές από ξένους καλλιτέχνες που ενσωματώθηκαν στη χώρα, όπως ο Marastoni.

Η δημιουργία της Πινακοθήκης

Αν κάνετε περίπατο στην οδό Deák Ferenc στο κέντρο της πόλης ίσως αξίζει κάποιες φορές να σηκώσετε το βλέμμα πάνω από τις βιτρίνες των καταστημάτων. Το βλέμμα σας θα συναντήσει όχι μόνο κλασικές προσόψεις, αλλά και αναμνηστικές πλάκες, όπως για παράδειγμα εκείνη στον αριθμό 21, όπου αναγράφεται: «Η Πρώτη Ουγγρική Ακαδημία Ζωγραφικής – ιδρυθείσα από τον Jakab Marastoni».

Η Πέστη του 19ου αιώνα ήταν μια πραγματικά πολυπολιτισμική πόλη. Γερμανοί, Ούγγροι, Έλληνες, Ιταλοί, Σέρβοι και πολλές άλλες μικρότερες εθνότητες ζούσαν εδώ δίπλα-δίπλα ειρηνικά. Ο καθένας καλλιεργούσε τον δικό του πολιτισμό, αλλά ένα πράγμα τους ένωνε: όλοι ήθελαν να είναι και Ούγγροι και επιδίωκαν να υπηρετήσουν τον ουγγρικό πολιτισμό με τις δραστηριότητές τους.

Εκείνη την εποχή ο Marastoni υπέβαλε την αίτησή του για την ακαδημία ζωγραφικής στο Βασιλικό Συμβούλιο των Κυβερνητών, όταν ιδρύθηκε εντός του Ουγγρικού Εθνικού Μουσείου ο Σύλλογος Εθνικής Πινακοθήκης, ένα «τμήμα που συνέλεγε αποκλειστικά ουγγρική ζωγραφική».

Όλα αυτά συνέβησαν το 1845 και αυτή η μεγάλη πολιτιστική δραστηριότητα μπορεί να ήταν αποτέλεσμα του γεγονότος ότι εκείνη τη χρονιά το Εθνικό Μουσείο ήθελε να τιμήσει δεόντως την πεντηκοστή επέτειο της ανάληψης καθηκόντων του αρχιδούκα Ιωσήφ της Αυστρίας.

Ο σύλλογος που έφερε το όνομα του αρχιδούκα εγκρίθηκε τελικά από το Βασιλικό Συμβούλιο των Κυβερνητών τον Σεπτέμβριο του 1845. Η Εθνική Πινακοθήκη του αρχιδούκα Ιωσήφ μπορεί, επομένως, να θεωρηθεί ως το πρώτο εθνικό ίδρυμα που συνέλεγε ουγγρικούς πίνακες.

Η πινακοθήκη δέχθηκε δωρεές έργων τόσο από συλλόγους, όσο και από ιδιώτες, και ανάμεσά τους το σημαντικότερο ήταν το έργο του Jakab Marastoni «H Ελληνίδα», το οποίο δωρήθηκε στην πινακοθήκη τον Νοέμβριο του 1845 από την Καλλιτεχνική Εταιρεία της Πέστης. Έτσι, μπορεί να πει κανείς ότι η ιστορία της μουσειακής συλλογής ουγγρικής ζωγραφικής ξεκίνησε με την «Ελληνίδα».

Αλλά γιατί μια Ελληνίδα; Το σύγχρονο (όχι αρχαίο) ελληνικό θέμα εμφανίστηκε στην ευρωπαϊκή ζωγραφική με την Ελληνική Επανάσταση ενάντια στην Οθωμανική Αυτοκρατορία τη δεκαετία του 1820. Φυσικά, οι συμπάθειες του ευρωπαϊκού ρομαντισμού προς τους Έλληνες άσκησαν επιρροή και στην ουγγρική τέχνη.

Οι Έλληνες, και ιδιαίτερα οι Ελληνίδες, αποτελούσαν συχνά θέμα στην ουγγρική ζωγραφική του 19ου αιώνα, και κατά μία έννοια η «Ελληνίδα» κατέληξε να αντιπροσωπεύει ένα εξωτικό θέμα αρωματισμένο με ερωτισμό.

Και αν σήμερα βρίσκουμε την «Ελληνίδα» να αποκαλύπτει ανοιχτά την ομορφιά και τη γοητεία της, δεν πρέπει να ξεχνάμε ότι επρόκειτο για θέμα μόδας. Και όσο κι αν μας γνέφει σαγηνευτικά αυτή η όμορφη γυναίκα, με την ιστορική έννοια το έργο αυτό είναι ένα από τα σημαντικότερα της ουγγρικής μουσειολογίας.

Ο ζωγράφος

Ο Jakab Marastoni (Giacomo Marastoni) γεννήθηκε το 1804 στη Βενετία και σπούδασε στην περίφημη Ακαδημία Καλών Τεχνών.

Ταξίδεψε στη Βιέννη στις αρχές της δεκαετίας του 1830, πέρασε από τη σημερινή Μπρατισλάβα το 1833 και εγκαταστάθηκε οριστικά στην Πέστη το 1836. Έγινε περιζήτητος πορτρετίστας μεταξύ αριστοκρατικών και αστικών οικογενειών, αλλά και κατά τη διάρκεια κοινοβουλευτικών συνεδριάσεων.⁠

Το 1846 ίδρυσε την Πρώτη Ουγγρική Ακαδημία Ζωγραφικής στην Πέστη – την πρώτη ιδιωτική σχολή αποκλειστικά για ζωγραφική στην Ουγγαρία. Ανάμεσα στους μαθητές του περιλαμβάνονται σημαντικοί Ούγγροι καλλιτέχνες όπως ο Károly Lotz, ο Mihály Zichy, ο Soma Orlai Petrich κ.ά. Το 1846 έγινε Επίτιμος Πολίτης της Πέστης.

Στα τελευταία χρόνια της ζωής του ασχολήθηκε με την δαγκεροτυπία ήταν ο πρώτος επαγγελματίας αυτής της τεχνικής στην Ουγγαρία. Πέθανε σε ψυχιατρική κλινική και η σχολή του έκλεισε λίγο μετά.

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Ούμαρ Κρέμλεφ: Ο άνθρωπος του Πούτιν που «εισέβαλε» στον αμερικανικό αθλητισμό

Πριν γίνει γνωστός ως Ούμαρ Κρέμλεφ, ο 43χρονος που χρόνια αργότερα θα συνδεόταν ακόμη και με το πολυτελές πάρτι του Ντόναλντ Τραμπ Τζούνιορ στις Μπαχάμες, ήταν γνωστός με το όνομα Ούμαρ Λουτφουλόεφ. Μέχρι τον Μάρτιο του 2010, το όνομα Κρέμλεφ παρέμενε ουσιαστικά άγνωστο

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Πριν γίνει γνωστός ως Ούμαρ Κρέμλεφ, ο 43χρονος που χρόνια αργότερα θα συνδεόταν ακόμη και με το πολυτελές πάρτι του Ντόναλντ Τραμπ Τζούνιορ στις Μπαχάμες, ήταν γνωστός με το όνομα Ούμαρ Λουτφουλόεφ. Μέχρι τον Μάρτιο του 2010, το όνομα Κρέμλεφ παρέμενε ουσιαστικά άγνωστο.

Όταν «πάτησε» τα 28 κι έχοντας, σύμφωνα με δημοσιεύματα της εποχής, καταδίκες για εκβιασμό και ξυλοδαρμό, είδε τις φιλοδοξίες του για καριέρα στην πυγμαχία να σβήνουν εξαιτίας της έλλειψης πειθαρχίας και θέλησε να κάνει μια νέα αρχή για να ανεβεί τα σκαλοπάτια της ρωσικής κοινωνίας.

Και για να πετύχει αυτή του την επιδίωξη, δεν θα μπορούσε να διαλέξει καταλληλότερο επώνυμο από το Κρεμλέφ – ουσιαστικά, «ο άνθρωπος του Κρεμλίνου». Όπως και στην περίπτωση του Ντόναλντ Τραμπ Τζούνιορ, αυτό ήταν ένα όνομα που έμελλε να συνδεθεί με φήμη, πλούτο και αντιπαραθέσεις.
Ο Ρόμπερτ Γκαρσία, ο κορυφαίος Δημοκρατικός στην Επιτροπή Εποπτείας της Βουλής των Αντιπροσώπων, έθεσε το εύλογο ερώτημα: «Τι πήρε ως αντάλλαγμα; Χρειαζόμαστε απαντήσεις» και το ζευγάρι των νεόνυμφων έσπευσε να απαντήσει: «Η φιλία δεν προϋποθέτει πολιτικά κίνητρα. Η γενναιοδωρία δεν συνοδεύεται αυτομάτως από κάποια ατζέντα. Και μερικές φορές ένα γαμήλιο δώρο είναι απλώς ένα γαμήλιο δώρο», προσφέροντας στη συνέχεια να επιστρέψει τα χρήματα.

Ο 43χρονος μεγάλωσε στο Σερπούχοφ, μια πόλη περίπου 120.000 κατοίκων, 60 μίλια νότια της Μόσχας και 5.729 μίλια ανατολικά του Little Pipe Cay, του νησιού στις Μπαχάμες που νοίκιασε για τον γιο του Αμερικανού προέδρου. Γεννημένος από μητέρα Τατζίκα σε μουσουλμανική οικογένεια, «παντρεύτηκε» αρχή τον ρόλο του αουτσάιντερ.

Στράφηκε από μικρός στην πυγμαχία, όμως έχει παραδεχτεί σε συνέντευξή του ότι σταμάτησε στα 19 του, επειδή δεν διέθετε την απαιτούμενη πειθαρχία. Ακόμη και την ημέρα ενός αγώνα μπορούσε να βρεθεί σε νυχτερινό κέντρο ως τις τέσσερις τα ξημερώματα. Με μεγάλα χέρια και τη σωματική διάπλαση πυγμάχου βαρέων βαρών, ο Κρεμλέφ πέρασε τα επόμενα χρόνια αναζητώντας τον δρόμο που του ταίριαζε. Παρέμεινε, πάντως, στον κόσμο της πυγμαχίας, εργαζόμενος ως διοργανωτής αγώνων.

Σύμφωνα με το ρωσικό ερευνητικό μέσο Proekt, καταδικάστηκε για εκβιασμό το 2004 και για ξυλοδαρμό το 2007, αν και οι ακριβείς συνθήκες των υποθέσεων παραμένουν ασαφείς. Ο ίδιος δεν έχει αρνηθεί τις καταδίκες.

Οι Night Wolves εμφανίστηκαν την περίοδο της Περεστρόικα, της οικονομικής αναδιάρθρωσης της δεκαετίας του 1980, ως μια ομάδα μοτοσικλετιστών και φίλων της ροκ μουσικής. Επικεφαλής τους ήταν ο Αλεξάντερ Ζαλντοστάνοφ, γνωστός ως «Χειρουργός», στενός φίλος του Βλαντίμιρ Πούτιν.

Μέσα σε αυτόν τον ετερόκλητο κόσμο που ο Κρεμλέφ άρχισε να καλλιεργεί τις σχέσεις που θα τον μετέτρεπαν από πυγμάχο σε ισχυρό παράγοντα της ρωσικής κοινωνίας. Η σημαντικότερη από αυτές ήταν με τον Αλεξέι Ρουμπέζνι, υποστράτηγο της Ομοσπονδιακής Υπηρεσίας Προστασίας (FSO) ψηλόβαθμων κρατικών αξιωματούχων, με τον οποίο έγιναν αχώριστοι.

Το 2016, ο Ρουμπέζνι ήταν πλέον επικεφαλής της Υπηρεσίας Ασφαλείας του Προέδρου και ο Κρεμλέφ είχε αποκτήσει, με αυτό τον τρόπο, πρόσβαση στον Πούτιν. Έκτοτε, η καριέρα του απογειώθηκε.

Ανέβηκε γρήγορα στην ιεραρχία και το 2017 ανέλαβε την ηγεσία της Ρωσικής Ομοσπονδίας Πυγμαχίας. Όμως η ορεξη του Κρεμλέφ είχε ανοίξει και δεν χόρταινε. Η Association Internationale de Boxe Amateur (AIBA – Διεθνής Ομοσπονδία Ερασιτεχνικής Πυγμαχίας) βρισκόταν τότε σε βαθιά κρίση, αντιμέτωπη με καταγγελίες διαφθοράς που οδήγησαν το 2019 στην αρχική αναστολή της από τους Ολυμπιακούς Αγώνες ως φορέα που είχε την ευθύνη της ολυμπιακής πυγμαχίας.

Ο Κρεμλέφ υποσχέθηκε σαρωτικές μεταρρυθμίσεις και την εξόφληση χρέους που υπολογιζόταν στα 16 εκατ. δολάρια, με στόχο ο οργανισμός να ανακτήσει τον έλεγχο της ολυμπιακής πυγμαχίας. Έτσι, το 2020 κέρδισε με άνεση την ψηφοφορία για την προεδρία, ενώ το γεγονός ότι μιλούσε από ελάχιστα έως καθόλου αγγλικά δεν αποτέλεσε εμπόδιο. Και όπως έκανε με τον ίδιο του τον εαυτό, και σε αυτή την περίπτωση έκανε το restart με τον ίδιο τρόπο: άλλαξε το όνομα του οργανισμού σε International Boxing Association (IBA).

Ακολούθησε συνεργασία της IBA με την Gazprom, τον ρωσικό κρατικό ενεργειακό κολοσσό, με συνέπεια το χρέος να μηδενιστεί και τα χρηματικά έπαθλα να αυξηθούν. «Γιατί να μην μπορούν οι ερασιτέχνες πυγμάχοι να πληρώνουν τα στεγαστικά τους δάνεια και να στηρίζουν τις οικογένειές τους;» είχε δηλώσει τότε ο Κρεμλέφ.

Το 2022, η IBA ήρε περιορισμούς που είχαν επιβληθεί νωρίτερα την ίδια χρονιά και επέτρεψε σε Ρώσους και Λευκορώσους πυγμάχους να αγωνίζονται με τις εθνικές σημαίες και τους ύμνους τους, ενώ απέκλεισε από τις τάξεις της την Ουκρανική Ομοσπονδία Πυγμαχίας. Την επόμενη χρονιά, ωστόσο, η Διεθνής Ολυμπιακή Επιτροπή (ΔΟΕ) ψήφισε – με αφορμή τον πόλεμο της Ρωσίας στην Ουκρανία – υπέρ της αφαίρεσης από την IBA της ιδιότητας της παγκόσμιας ομοσπονδίας του αθλήματος.

Ο Κρεμλέφ γίνεται ο «σκιώδης δήμαρχος»

Ωστόσο, δεν ήταν μόνο οι πυγμάχοι του Κρεμλέφ που πληρώνονταν καλά. Το 2019, μια εταιρεία του απέκτησε το δικαίωμα να γίνει ο μοναδικός διαχειριστής της εθνικής λοταρίας της Ρωσίας. Σε ένα μοτίβο που θα επαναλαμβανόταν αρκετές φορές, η λοταρία έγινε σύντομα χορηγός της IBA.

Τα επόμενα χρόνια, ο Κρεμλέφ απέκτησε μερίδια σε τρεις από τις μεγαλύτερες στοιχηματικές εταιρείες της Ρωσίας, τις Fonbet, Liga Stavok και Pari. Ρωσικά μέσα ενημέρωσης έχουν αναφέρει ότι οι συμφωνίες αυτές είχαν την υποστήριξη του Αντρέι Κόστιν, του υπό κυρώσεις χρηματοδότη και προέδρου της συνδεδεμένης με το Κρεμλίνο τράπεζας VTB, ο οποίος έχει χαρακτηριστεί «τραπεζίτης-κουμπαράς του Πούτιν».

Οι εταιρείες αυτές φαίνεται ότι είχαν συνολικά έσοδα περίπου 625 δισ. ρούβλια (5,5 δισ. λίρες) το 2023, ενώ η Liga Stavok αποτελεί πλέον βασικό εταίρο της IBA.

Ο Κρεμλέφ είχε επίσης αποκτήσει σταδιακά τον έλεγχο της Tsupis, μιας εταιρείας πληρωμών που συνδέει τους παίκτες με τις στοιχηματικές εταιρείες και εισπράττει προμήθεια από κάθε ποντάρισμα. Το 2021, ο Πούτιν εξέδωσε διάταγμα κατά της απάτης, το οποίο παραχώρησε στην Tsupis μονοπώλιο σε αυτή την εξαιρετικά επικερδή δραστηριότητα. Την ίδια περίοδο, οι φορείς που ρύθμιζαν την αγορά στοιχημάτων πέρασαν επίσης υπό τον έλεγχο του Κρεμλέφ και ενοποιήθηκαν σε έναν κοινό εποπτικό οργανισμό, με αρκετά μέλη του διοικητικού συμβουλίου να προέρχονται, σύμφωνα με δημοσιεύματα, από το δίκτυό του στον χώρο της πυγμαχίας.

Στη γενέτειρά του, το Σερπούχοφ, καθώς εξελισσόταν σε ολιγάρχη, ο Κρεμλέφ απέκτησε το προσωνύμιο «σκιώδης δήμαρχος», έχοντας συγκεντρώσει ένα εντυπωσιακό χαρτοφυλάκιο ακινήτων. Κάποια από αυτά φέρεται να περιήλθαν στην κατοχή του μετά την αναδιανομή περιουσιακών στοιχείων του φυλακισμένου πρώην δημάρχου Αλεξάντερ Σεστούν.

Πηγές αναφέρουν ότι απέκτησε γεωργικές εκτάσεις, βιομηχανικές εγκαταστάσεις, ένα λιμάνι, ένα εμπορικό κέντρο και ένα ξενοδοχείο, ενώ το 2024, ο Κρεμλέφ φέρεται να επωφελήθηκε και από απαλλοτρίωση. Τον Φεβρουάριο, το Κρεμλίνο κατέσχεσε τη Rolf, τη μεγαλύτερη αντιπροσωπεία αυτοκινήτων της Ρωσίας, από τον Σεργκέι Πετρόφ, τον εξόριστο ιδιοκτήτη της και πρώην βουλευτή της αντιπολίτευσης και μέχρι τον Σεπτέμβριο, η εταιρεία είχε περάσει στον Κρεμλέφ μέσω συμφωνίας ύψους 35 δισ. ρουβλίων.

Σε ανακοίνωσή της, η Rolf παρουσίασε τον Κρεμλέφ ως νέο ιδιοκτήτη της, χαρακτηρίζοντάς τον «στρατηγικό επενδυτή, ο οποίος θα επιτρέψει στην εταιρεία να διατηρήσει τη μοναδική εταιρική κουλτούρα της και να διευρύνει το φάσμα των δραστηριοτήτων της, με έμφαση στην αύξηση της αποτελεσματικότητας και την προσέλκυση νέων συνεργατών και πελατών».

Ένας από αυτούς τους νέους συνεργάτες, σύμφωνα με μεταγενέστερα δημοσιεύματα του Proekt, ήταν η IBA.

Η πίστη στον Πούτιν

Έχοντας συγκεντρώσει προσωπική περιουσία που υπολογίζεται έως και σε 300 εκατ. λίρες και αναλαμβάνοντας παράλληλα και άλλα αξιώματα – μεταξύ αυτών την προεδρία της Διεθνούς Ομοσπονδίας Ταβλιού – ο Κρεμλέφ δεν έκρυβε ποτέ τις πολιτικές του συμπάθειες.

«Χάρη σε έναν άνθρωπο, σήμερα υπάρχουν πραγματικά κάθε είδους ευκαιρίες να κερδίσεις χρήματα και να επιδιώξεις περισσότερα», είχε δηλώσει σε βιντεοσκοπημένη συνέντευξη το 2024, την οποία εντόπισε ο Guardian. «Αυτός ο άνθρωπος, φυσικά, είναι ο πρόεδρός μας, Βλαντίμιρ Βλαντιμίροβιτς Πούτιν».

Λίγους μήνες αργότερα, η Ουκρανία του επέβαλε κυρώσεις, χωρίς να βρίσκεται, ωστόσο, υπό κυρώσεις από τη Βρετανία, τις ΗΠΑ ή την Ευρωπαϊκή Ένωση.

Τον Απρίλιο, ο Πούτιν απένειμε στον Κρεμλέφ το Παράσημο της Φιλίας, ενώ λίγες ημέρες πριν από τον γάμο του Τραμπ Τζούνιορ, ο Κρεμλέφ συνόδευσε τον Ρώσο πρόεδρο σε επίσκεψη στην Κίνα, επιμένοντας πάντως ότι δεν βρισκόταν εκεί με επίσημη ιδιότητα.

Τα οφέλη για την οικογένειά του

Όπως συμβαίνει συχνά με τις οικογένειες ισχυρών και εύπορων πατριαρχών, και οι συγγενείς του Κρεμλέφ φαίνεται ότι επωφελήθηκαν από την άνοδό του. Το 2024, η ρωσική Novaya Gazeta ανέφερε ότι είχε παραχωρήσει στην τότε 21χρονη σύζυγό του, Αναστάσια Λεστσίνσκαγια, ένα κουρείο και ένα καφέ στο Σερπούχοφ, καθώς και πολυτελή αυτοκίνητα. Μάλιστα, αψηφώντας πλήρως τους νόμους, οι Porsche, Lamborghini και Aston Martin που φέρεται να της ανήκαν έχουν, σύμφωνα με δημοσιεύματα, συγκεντρώσει περίπου 50 κλήσεις από την τροχαία της περιφέρειας της Μόσχας.

Η Λεστσίνσκαγια ήταν γνωστή δημιουργός στο TikTok και το ένα από τα δύο μέλη του διδύμου «twinsrussian».

Ωστόσο, η δίδυμη αδελφή της είναι εκείνη που έχει προσελκύσει ακόμη μεγαλύτερο ενδιαφέρον. Η Εκατερίνα Λεστσίνσκαγια διευθύνει τη φιλοπουτινική οργάνωση Healthy Fatherland, ένα αθλητικό και πατριωτικό κίνημα στο οποίο το Κίεβο έχει επιβάλει κυρώσεις για τον φερόμενο ρόλο του στην απαγωγή, την απέλαση και την αναγκαστική μεταφορά παιδιών από την Ουκρανία. Η ίδια έχει επίσης συναντηθεί επανειλημμένα με τον Ρώσο πρόεδρο.

Και φαίνεται πως αυτή ακριβώς η σύνδεση του Τζούνιορ με τον Κρεμλέφ ήταν που ώθησε τη Μελάνια Τραμπ – η οποία έχει μεσολαβήσει σε συμφωνίες με Ρώσους αξιωματούχους για την επιστροφή Ουκρανών παιδιών – να πάρει αποστάσεις από τον γάμο του θετού γιου της, με εκπρόσωπό της να δηλώνει: «Η κυρία Τραμπ δεν έχει και δεν είχε ποτέ καμία σχέση με τον κ. Κρεμλέφ».

Ασαφής ο τρόπος σύνδεσης του Τραμπ Τζούνιορ με τον Κρεμλέφ
Ο Τραμπ Τζούνιορ, όμως, έχει. Το πώς ακριβώς ο γιος του Αμερικανού προέδρου μπήκε στον κύκλο του Κρεμλέφ παραμένει ασαφές. Εκπρόσωπος του γιου του Αμερικανού προέδρου δήλωσε ότι οι δύο άνδρες, αμφότεροι λάτρεις του κυνηγιού, γνωρίστηκαν μέσω κοινού φίλου και «δέθηκαν χάρη στην αγάπη τους για την πυγμαχία και τις δραστηριότητες στη φύση».

Επιπλέον, ο Τραμπ Τζούνιορ είχε επαφή με την πυγμαχία από μικρή ηλικία, λόγω της δραστηριότητας του πατέρα του ως διοργανωτή αγώνων. Στα δέκα του χρόνια είχε παρακολουθήσει από κοντά τον Μάικ Τάισον να διαλύει τον Μάικλ Σπινκς μέσα σε μόλις 91 δευτερόλεπτα στο Trump Plaza Hotel του Ατλάντικ Σίτι.

Ο κοινός φίλος μέσω του οποίου γνωρίστηκαν δεν έχει κατονομαστεί, ωστόσο αμφότεροι διατηρούν στενές σχέσεις με έναν Τούρκο επιχειρηματία, τον Κάαν Καρακάγια. Ο Καρακάγια φέρεται, μάίστα, να ήταν παρών σε ένα αμφιλεγόμενο κυνηγετικό ταξίδι στη Μογγολία το 2019, κατά το οποίο ο Τραμπ Τζούνιορ πυροβόλησε και σκότωσε ένα απειλούμενο πρόβατο.

Τον Σεπτέμβριο του περασμένου έτους, σε εκδήλωση της IBA στην Κωνσταντινούπολη, στην οποία παρευρέθηκε και ο Μάνι Πακιάο, παγκόσμιος πρωταθλητής σε οκτώ διαφορετικές κατηγορίες βάρους, ο Κρεμλέφ ανακοίνωσε τον διορισμό του Καρακάγια ως εκπροσώπου της οργάνωσης στην Τουρκία.

«Ο Κάαν υπήρξε μια γέφυρα ανάμεσα σε διαφορετικούς κόσμους, ένας φίλος που φέρνει τους ανθρώπους κοντά», είχε δηλώσει ο Κρεμλέφ.

«Ηγέτης και φίλος»

Ο Τραμπ Τζούνιορ παρευρέθηκε στην ίδια εκδήλωση της IBA και κάθισε δίπλα στον Κρεμλέφ πάνω στη σκηνή. Οι δύο άνδρες φαίνεται ότι διατηρούσαν ήδη τότε φιλική σχέση, παρά τα περιορισμένα αγγλικά του Ρώσου, ενώ ο Κρεμλέφ, σε μια ιδιαίτερα θερμή αναφορά, δήλωσε ότι ήταν «υπερήφανος που βρίσκεται εδώ με τον φίλο μου» και υποσχέθηκε ότι εκείνος και ο Τραμπ Τζούνιορ θα «προστατεύσουν τη διαφάνεια στην πυγμαχία και θα ανοίξουν τον δρόμο για την επόμενη γενιά».

Από την πλευρά του, ο Τραμπ Τζούνιορ επαίνεσε τον 43χρονο για το γεγονός ότι «επανέφερε την καθαρότητα της πυγμαχίας» και «αποκατέστησε την πραγματική δικαιοσύνη» στο άθλημα – μια αναφορά, όπως φαίνεται, στην πολιτική της IBA να μην επιτρέπει σε βιολογικούς άνδρες να αγωνίζονται στη γυναικεία πυγμαχία. «Είμαι υπερήφανος που αποκαλώ τον Ούμαρ όχι μόνο ηγέτη αλλά και φίλο», είχε δηλώσει, σύμφωνα με δελτίο Τύπου της IBA που είχε τον χαρακτηριστικό τίτλο: «Ούμαρ Κρεμλέφ και Ντόναλντ Τραμπ Τζούνιορ ενώνουν τις δυνάμεις τους».

Η θέση του για την πυγμάχο Ιμάν Κελίφ

Η IBA βρέθηκε ακόμη περισσότερο στο επίκεντρο της διεθνούς προσοχής κατά τη διάρκεια των Ολυμπιακών Αγώνων του Παρισιού το 2024, γεγονός που δημιούργησε μια ευκαιρία την οποία ο Κρεμλέφ μπορούσε να αξιοποιήσει.

Στους Αγώνες, η ΔΟΕ χρησιμοποίησε δική της μονάδα πυγμαχίας για τη διοργάνωση του τουρνουά, καθώς η IBA είχε ήδη αποβληθεί. Η διοργάνωση, ωστόσο, βρέθηκε στο επίκεντρο έντονης αντιπαράθεσης όταν επετράπη στην Αλγερινή πυγμάχος Ιμάν Κελίφ να αγωνιστεί στην κατηγορία των 66 κιλών γυναικών, μολονότι είχε αποκλειστεί από το Παγκόσμιο Πρωτάθλημα της προηγούμενης χρονιάς επειδή δεν είχε περάσει εξετάσεις επαλήθευσης φύλου.

Κι ενώ η IBA του Κρεμλέφ είχε αποκλείσει την Κελίφ από τις διοργανώσεις της, η ΔΟΕ της επέτρεψε να αγωνιστεί στους Ολυμπιακούς Αγώνες με βάση το γεγονός ότι στο διαβατήριό της αναγράφεται ως γυναίκα. Ακολούθησε διεθνής αντιπαράθεση, με την Κελίφ να κερδίζει ομόφωνα όλους τους αγώνες της και να κατακτά τελικά το χρυσό μετάλλιο.

«Είναι ξεκάθαρα καθορισμένο: ο γυναικείος αθλητισμός είναι για γυναίκες, ο ανδρικός αθλητισμός για άνδρες. Ο γυναικείος αθλητισμός είναι για γυναίκες», είχε δηλώσει ο Κρεμλέφ στο TalkSPORT, μεταφέροντας, μάλιστα, το μήνυμα αυτό στο υψηλότερο δυνατό επίπεδο, στέλνοντας ανοιχτή επιστολή 1.100 λέξεων στον Ντόναλντ Τραμπ, ο οποίος είχε πρόσφατα υπογράψει εκτελεστικό διάταγμα που απαγόρευε στις τρανς γυναίκες να αγωνίζονται στις γυναικείες κατηγορίες αθλημάτων.

Στην επιστολή, ο Κρεμλέφ έγραφε: «Είναι ζωτικής σημασίας όλοι οι αθλητές να αγωνίζονται επί ίσοις όροις και η θέση σας στο ζήτημα αποτελεί σημαντικό βήμα προς την επίτευξη αυτού του στόχου», ενώ επιτέθηκε και στη ΔΟΕ, λέγοντας: «Η Διεθνής Ολυμπιακή Επιτροπή και η σημερινή ηγεσία της έχουν, δυστυχώς, οδηγήσει το Ολυμπιακό Κίνημα σε παρακμή με τις κοντόφθαλμες ενέργειές τους και την κακή διοίκηση».

Ο Κρεμλέφ έριξε επίσης στον Αμερικανό πρόεδρο άλλο ένα «τυράκι». «Το τελευταίο Παγκόσμιο Πρωτάθλημα Πυγμαχίας της IBA στις Ηνωμένες Πολιτείες πραγματοποιήθηκε το 2007 στο Σικάγο. Ενδιαφερόμαστε πολύ να επαναφέρουμε τη διοργάνωση στη χώρα σας και είμαστε περισσότερο από έτοιμοι να συνεργαστούμε προς αυτή την κατεύθυνση» έγραψε, ενώ έκλεισε την επιστολή του παραλλάσσοντας δύο από τις αγαπημένες φράσεις του Τραμπ: «Σας ευχαριστώ για την προσοχή σας σε αυτά τα σημαντικά ζητήματα. Προσβλέπουμε με μεγάλη αισιοδοξία στην πιθανότητα να συνεργαστούμε για να κάνουμε ξανά σπουδαίο το Ολυμπιακό Κίνημα, να προωθήσουμε το άθλημα της πυγμαχίας και να υπερασπιστούμε τα δικαιώματα των αθλητών σε ολόκληρο τον κόσμο».

Η αντιπαράθεση με τους Σαουδάραβες

Το 2025, η IBA ανέβασε ακόμη περισσότερο στροφές. Σύμφωνα με πληροφορίες της Telegraph, στην Κωνσταντινούπολη η ομάδα του Κρεμλέφ προσέφερε στον γνωστό Βρετανό πυγμάχο Τάισον Φιούρι αμοιβή 50 εκατ. λιρών προκειμένου να αγωνιστεί σε μία από τις διοργανώσεις της IBA. Ο Φιούρι, ωστόσο, επέλεξε να υπογράψει συμφωνία τριών αγώνων με τον Τούρκι Αλ-Σέιχ, αξιωματούχο της κυβέρνησης της Σαουδικής Αραβίας.

Ο Κρεμλέφ αποτελεί, ουσιαστικά, τον ισχυρότερο promoter του αθλήματος στην Ανατολική Ευρώπη, αποτελώντας άμεση πρόκληση για την επιρροή του Αλ-Σέιχ και των Σαουδαράβων στην πυγμαχία και για τον έλεγχό τους σε ορισμένους από τους σημαντικότερους αγώνες του αθλήματος.

Άνθρωποι από τον χώρο της πυγμαχίας περιγράφουν τον Κρεμλέφ ως «μια χαρισματική προσωπικότητα που εμφανίζεται σε εκδηλώσεις και διοργανώσεις περιστοιχισμένος από μια πολυάριθμη ομάδα συνεργατών, σχεδόν σαν αρχηγός κράτους». Οι ομιλίες του είναι συχνά φορτισμένες συναισθηματικά και δυναμικές, με επαναλαμβανόμενες αναφορές στον τρόπο με τον οποίο η πυγμαχία μπορεί να αλλάξει τις ζωές των νέων ανθρώπων.

«Συχνά δεν έχει ιδιαίτερη έκφραση στο πρόσωπό του, κι όμως αποπνέει μια ευγένεια και μια ταπεινότητα», δήλωσε άνθρωπος του χώρου.

Το περασμένο καλοκαίρι, η IBA λάνσαρε και δικό της πρωτάθλημα πυγμαχίας χωρίς γάντια. Οι πρώτοι αγώνες πραγματοποιήθηκαν στη Μόσχα, όμως ήταν το ντεμπούτο στις ΗΠΑ, στο Μαϊάμι, το φετινό καλοκαίρι που τράβηξε την προσοχή.

Συμπαρουσιαστής της εκδήλωσης ήταν ο Άντριου Τέιτ, ο Βρετανός πρώην kickboxer και αυτοαποκαλούμενος μισογύνης, ο οποίος δεν ανέβηκε ποτέ στη σκηνή, καθώς συνελήφθη έξω από τον χώρο της διοργάνωσης. Ο Τέιτ και ο αδελφός του, Τρίσταν, βρίσκονται αντιμέτωποι με έκδοση στη Βρετανία, όπου αντιμετωπίζουν συνολικά 59 κατηγορίες, μεταξύ των οποίων βιασμό, αδικήματα που συνδέονται με εμπορία ανθρώπων για σεξουαλική εκμετάλλευση και άσεμνες εικόνες παιδιού. Και οι δύο αρνούνται οποιαδήποτε παρανομία.

Γλυκάθηκε με το Παγκόσμιο Κύπελλο και το UFC Freedom στον Λευκό Οίκο

Ωστόσο, δύο άλλες διοργανώσεις του καλοκαιριού φαίνεται ότι ενέπνευσαν περισσότερο τον Κρεμλέφ: το Παγκόσμιο Κύπελλο της FIFA υπό τον Τζάνι Ινφαντίνο και το UFC Freedom 250 του Ντέινα Γουάιτ, που φιλοξενήθηκε σε κήπο του Λευκού Οίκου.

«Ο Κρεμλέφ είδε πώς ο Ντέινα και ο Ινφαντίνο κατάφεραν να πάρουν αυτό που ήθελαν», δήλωσε παράγοντας του αθλητισμού. «Θέλει κι αυτός ένα κομμάτι από αυτή την πίτα».

«Και το να έχεις πρόσβαση στον Ντον Τζούνιορ είναι μια καλή αρχή», πρόσθεσε η ίδια πηγή.

Μάλλον πέρασε τα όρια και το «πληρώνει»

Στην προσπάθειά του, όμως, να αποκτήσει κυρίαρχη θέση στον παγκόσμιο αθλητισμό, ο Κρεμλέφ ίσως να πέρασε τα όρια. Η Ομοσπονδπια της οποίας ηγείται, απέχει πολύ από το να ανακτήσει τον έλεγχο της ολυμπιακής πυγμαχίας, καθώς τι χάσμα με τη ΔΟΕ δεν γεφυρώνεται, και η ζημιά που προκάλεσε το «εξαιρετικά γενναιόδωρο γαμήλιο δώρο» του – όπως το χαρακτήρισαν ο κύριος και η κυρία Τραμπ Τζούνιορ – φαίνεται ότι βαρύνει κυρίως τον ίδιο.

Παρότι στο νησί στις Μπαχάμες βρίσκονταν μόλις περίπου 50 άνθρωποι, ο Κρεμλέφ είχε φτάσει συνοδευόμενος από μεγάλη ομάδα Ρώσων, οι οποίοι απομονώνονταν από τους υπόλοιπους και μιλούσαν μεταξύ τους, σύμφωνα με το ProPublica. Η παρουσία και η συμπεριφορά τους είχε προκαλέσει, μάλιστα, απορίες στους άλλους καλεσμένους.

Και ύστερα τραβήχτηκε μια ομαδική φωτογραφία, όπου το ξυρισμένο κεφάλι του Κρεμλέφ διακρίνεται μισοκρυμμένο στο πίσω μέρος, ενώ στο κέντρο βρίσκονται η Ιβάνκα Τραμπ, ο Τζάρεντ Κούσνερ, η Τίφανι Τραμπ και άλλοι.

«Τι σκεφτόταν;» σχολίασε στην Telegraph πρόσωπο από κύκλους Ρώσων ολιγαρχών. «Είναι ένας μπράβος που κατάφερε να βρεθεί στη σωστή πλευρά του προέδρου και ενθουσιάστηκε υπερβολικά».

Πρώτα ήταν η Μελάνια Τραμπ που πήρε αποστάσεις. Στη συνέχεια, εκπρόσωπος του Έρικ Τραμπ, αδελφού του Ντόναλντ Τραμπ Τζούνιορ, δήλωσε για τον Κρεμλέφ: «Ο Έρικ δεν έχει απολύτως καμία ιδέα ποιος είναι αυτός ο άνθρωπος και δεν έχει ακούσει ποτέ το όνομά του». Και μετά ήρθε το τελειωτικό χτύπημα από τον ίδιο τον Ντόναλντ Τραμπ: «Δεν έχω ιδέα ποιος είναι ο Ούμαρ. Δεν τον έχω ξανακούσει ποτέ».

protothema.gr

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Στη γερμανική πόλη Μπαντ Άρολσεν φυλάσσεται μία από τις σημαντικότερες συλλογές τεκμηρίων για τα θύματα των ναζιστικών διώξεων. Περισσότερα από...

Αναλύσεις11 ώρες πριν

Πού βρίσκεται η Ελλάδα στον σχεδιασμό του IMEC;

Η επίκληση της ελληνικής κληρονομιάς, η κριτική για τις αμερικανικές τοποθετήσεις στα ελληνοτουρκικά και η ανάγκη μιας εθνικής στρατηγικής που...

GEOPOLITICO11 ώρες πριν

Νέα τουρκική πρόκληση νότια του Καστελλόριζου! NAVTEX της Άγκυρας στην περιοχή που θα περάσει το γαλλικό ερευνητικό για το καλώδιο Ελλάδας–Κύπρου

Η Άγκυρα εξέδωσε NAVTEX για περιοχή νότια του Καστελλόριζου, όπου έχει προγραμματιστεί η πολυεθνική άσκηση «EUNOMIA», αμφισβητώντας τη δικαιοδοσία του...

GEOPOLITICO11 ώρες πριν

EurAsia Review: Ποιοι προστατεύουν τα κυκλώματα λαθρεμπορίου στα σύνορα Ιράν, Πακιστάν και Αφγανιστάν – Ο σκοτεινός ρόλος παραγόντων ασφαλείας

Ένα εκτεταμένο σύστημα παράνομου εμπορίου, διαφθοράς και πολιτικής προστασίας περιγράφει σε ανάλυσή του το EurAsia Review. Από τα καύσιμα και...

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