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Dans les coulisses des ventes de terres du patriarcat grec à Jérusalem

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EXCLUSIF Les parcelles achetées par des entreprises étrangères sont toutes détenues par des investisseurs juifs
Après la polémique israélienne et palestinienne, le Times of Israel vous présente les ventes et les acheteurs

SUE SURKES 23 novembre 2017, 20:21

Devant faire face à des dizaines de millions de dollars de dettes, le patriarcat orthodoxe grec à Jérusalem a réussi à équilibrer ses comptes en vendant et en louant des parcelles à un certain nombre d’entreprises étrangères toutes controlées par des investisseurs juifs, ont déclaré des personnalités de premier plan de l’église orthodoxe grecque au Times of Israël.

Les accords très controversés – qui ont suscité de l’opposition à la fois en Israël et parmi les Palestiniens, ont causé beaucoup d’angoisse aux locataires d’une terre qui a été transférée à de mystérieux nouveaux propriétaires et ont entraîné une réaction de la Knesset pour une intervention du gouvernement – ont permis au patriarcat de se tirer d’une situation financière critique et il ne prévoit pas de mettre sur le marché d’autres parcelles de terre dans un futur proche.

Des sources à l’intérieur de l’église ont réfuté l’argument que les parcelles et les propriétés ont été vendues à des prix trop bas ou qu’il y a eu quoi que ce soit d’inapproprié autour des ventes ; ils ont expliqué en détails au Times of Israël les éléments de ces accords.

L’actionnaire clef derrière beaucoup des entreprises qui leur ont acheté des parcelles ou des baux est David Sofer, un homme d’affaires juif israélien vivant à Lonfres.

Sofer est l’actionnaire principal de Kronty Investments Ltd, qui a acheté des biens immobiliers, principalement à Jérusalem, comme a pu le mettre en évidence le Times of Israël.

Michael Steinhardt lors d’une réunion à la Knesset à Jérusalem, le 26 avril 2017 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Avec Michael Steinhardt, un milliardaire juif amércain basé à New York, il possède également des anciennes terres de l’église sous une compagnie du nom d’Oranim Ltd.

En tant que SMS Ltd, lui et Steinhardt ont également obtenu des baux pour des terres de l’église dans le complexe de la Tahana HaRishona de la capitale, selon les informations du Times of Israël.

Et tant que Abu Tor Properties Ltd, le duo possède le bail pour une colline non développée dans le quartier d’Abu Tor.

L’identification du nouveau propriétaire pourrait soulager des Israéliens, dont beaucoup étaient inquiets que des éléments ennemis, comme les Iraniens ou les Qataris, auraient pu être impliqués dans la vente discrète de terres de l’église à des entreprises anonymes enregistrées dans différents paradis fiscaux offshore.

Pourtant, une importante incertitude demeure toujours concernant le futur à long-terme de certaines des parcelles et des propriétés impliquées.

Selon la loi israélienne, les entreprises étrangères souhaitant acheter de l’immobilier en Israël n’ont pas à révéler les identités des investisseurs afin d’être enregistrées dans le Registre Israélien des Terres.

Les dettes et les accords

De toutes les ventes, la plus polémique pour les Juifs israéliens concerne des terres à Jérusalem sur lesquelles des bâtiments résidentiels se trouvent déjà – dans les quartiers de Givat Oranim (maintenant possédé par Oranim Ltd.), Abu Tor (Kronty Investments Ltd.), et à Talbieh, Rehavia et Nayot (maintenant en possession d’une entreprises appelée Nayot Komemiyut Investments, dans laquelle Sofer et Steinhardt ne sont pas impliqués).

Dans ces parcelles, environ 1 500 propriétaires de maisons louent la terre sur laquelle leurs maisons et appartements ont été construits.

Plongés dans l’incertitude, ils ne savent pas qui sont leurs nouveaux propriétaires, si leur baux seront renouvelés, et si oui, à quel prix. Avec toute cette incertitude, la valeur de leurs propriétés a chuté.

La députée Rachel Azaria du parti Koulanou lors d’une séance d’une commission de la Knesset le 26 octobre 2015. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

La pression exercée par des propriétaires de maisons a entraîné de l’agitation dans la Knesset, où une législatrice, Rachel Azaria (Koulanou) milite en faveur d’un projet de loi qui permettrait à l’état de réquisitionner les terres vendues en échange d’une compensation, tandis que le ministère de la Justice a nommé un comité sous l’autorité de l’assistant du procureur général pour étudier les différentes manières de protéger les résidents affectés.

Les sources dans l’Eglise ont confirmé qu’à la fois Sofer et Steinhardt sont proches de Théophile III depuis que celui-ci a été élu patriarche en 2005, et l’ont aidé à payer des dettes héritées par le patriarcat qui s’élevaient à un montant d’environ 160 millions de shekels (38 millions d’euros) à une époque où le gouvernement n’avait pas encore officiellement reconnu sa nomination. Il ne l’a reconnue qu’en 2007.

Alors que le patriarcat est le deuxième plus important propriétaire foncier en Israël et possède environ 20 % de la terre dans la Vieille Ville de Jérusalem, il n’a pas beaucoup de revenus en liquide et doit trouver 500 000 à 600 000 euros par mois pour payer les salaires, les institutions éducatives et l’entretien des nombreuses églises et monastères en Israël, en Jordanie et dans d’autres zones administrées par l’Autorité palestinienne.

Contrairement aux autres patriarcats grecs orthodoxes, il est indépendant de la Grèce et ne reçoit pas de soutien financier du gouvernement grec – ni de n’importe quel autre gouvernement.

Diplomatiquement, il est également désavantagé par rapport à l’église catholique, par exemple, qui peut compter sur le soutien du Vatican.

Des fidèles au Vatican en train d’attendre les cérémonies de canonisation de Jean XXIII et Jean-Paul II (Crédit : Alberto Pizzoli/AFP)

La situation financière du patriarcat s’est progressivement dégradée au cours des décennies depuis l’indépendance israélienne puisque ses fidèles – se sentant pris en sandwich entre les Juifs et les Musulmans du pays – ont émigré à l’étranger. Leur nombre a fortement baissé au point que des 10 000 Chrétiens qui vivent encore à Jérusalem, seulement 3 000 appartiennent à l’église orthodoxe grecque.

Selon une source qui s’est confié au Times of Israël, le patriarcat a financé ses activités en achetant et en vendant son unique et seule ressource – des propriétés d’investissement – pendant des siècles, soit à travers des prêts, qui ont été la solution principale en Israël depuis 1959, soit par des ventes directes.

Environ 100 millions de shekels (28,4 dollars) de la dette dont Théophile a héritée en 2005 venaient des taxes de propriétés non payées, qui ont augmenté avec les intérêts, sur 1 000 dunams (1 km2) de sa terre à proximité du monastère orthodoxe grec de Mar Elias, situé dans le sud-est de Jérusalem, non loin de Bethléem.

Une autre somme de 41 millions de shekels (alors environ 10 millions de dollars) était due à un promoteur immobilier qui a obtenu le soutien d’arbitres dans sa demande que sous une précédente direction dans les années 1990, le patriarcat avait rompu un contrat visant à développer une terre vierge au sommet d’une colline à Abu Tor, au sud de Jérusalem.

Les deux propriétés – déjà aux mains du bureau du Receveur officiel et mises en vente aux enchères quand Théophile est devenu patriarche – étaient importantes pour l’église pour des raisons politiques et religieuses ; la première du fait de sa localisation dans Jérusalem Est, que les Palestiniens revendiquent comme leur capitale dans tout futur accord de paix avec Israël, et la deuxième parce qu’elle est traditionnellement considérée comme la Colline du Conseil Maléfique, où, selon la tradition chrétienne, le grand prêtre juif et ses associés ont préparé l’arrestation de Jésus.

En échange de son aide pour soulager l’église de la pression exercée par les huissiers sur le terrain au sommet de la colline d’Abu Tor et pour protéger l’église historique et ses activités sur le site, Sofer a obtenu un bail de 99 ans sur la terre où, ensemble avec Steinhardt et sous le nom d’Abu Tor properties Ltd, il prévoit de construire 61 résidences de luxe. Le comité local d’aménagement de l’espace urbain de Jérusalem doit examiner le projet pour la première fois le 29 novembre prochain.

Pour faire baisser la pression sur les terres de Mar Elies, les fonds de différents accords, y compris ceux effectués avec Sofer et Steinhardt, ont aidé à financer les 11,5 millions de shekels, somme en diminution par rapport aux 100 millions de shekels exigés à l’origine – que le fisc israélien a accepté d’encaisser en échange d’un classement de l’affaire.

Entre 2010 et 2015, Kronty Investments Ltd – qui est enregistré dans les Îles Vierges Britanniques et qui comprend un autre investisseur juif anglais, mais dans lequel Steinhardt n’est pas impliqué – a acheté, et non pas loué, plusieurs parcelles de terre du patriarcat orthodoxe grec.

David Sofer (C) photographié avec sa femme Cindy (g) lors de la réception d’ouverture du Jewish Museum de Londres le 16 mars 2010. (Crédit : Desmond O’Neill Features Ltd)

Les parcelles sont situées dans la rue Tzruya à Abu Tor, les rues Gad et Lifschitz du quartier du sud de Baka, la rue Hesse au centre de la ville (depuis vendue aux bailleurs israéliens de la parcelle) et les rues chics de King David et Ben Sra dans le centre-ville de Jérusalem.

L’entreprise est soit en phase de développement, soit elle demande le permis de construire pour développer, des complexes résidentiels dans certains des quartiers, un hôtel et un espace commercial dans le centre-ville.

En 2012, Kronty a également acheté 27 dunams (0,027 km2) de la terre de l’Eglise grecque dans le quartier de la capitale de Givat Oranim, le revendant à Oranim ltd, qui était enregistré dans l’Île de Man l’année dernière.

L’accord de Givat Oranim comprend des parcelles sur les rues Shai Agnon, Hamaapilim, Hashayarot et Mevo Haloeh, tout comme un morceau de terrain vague dans le Parc San Simon qui inclut le bail pour un complexe qui abritait auparavant des personnes handicapées.

Ailleurs en Israël, Kronty Investments Ltd possède des terres sur la plage d’Habonim à Tiberias.

Sofer et Steinhardt ont également négocié avec le patriarcat sur le compte d’un groupe d’investisseurs pour acheter 570 dunams (0,56 km2) de terre dans les quartiers très prisés de Jérusalem que sont Talbieh, Rehavia et Nayot.

L’affaire n’a pas abouti à cause de diverses complications et une autre entreprise, Nayot Komemiyut Investments, a saisi l’opportunité et a fait l’acquisition. Nayot Komemiyut Investments est dirigé par Noam ben David, résident de Jérusalem, avec un autre investisseur américain vivant maintenant en Israël, Moshe Greeberg, et un Australien, Hersch Cooper. L’affaire est maintenant bloquée par deux procédures judiciaires complexes.

L’opposition arabe

Si elles ont créé de l’incertitude parmi les Juifs israéliens, les ventes sont également devenues un point de tension pour plusieurs groupes arabes, dont chacun a des intentions et des objectifs différents.

Pour les opposants arabes de l’église, l’élément le plus problématique des ventes est celui que Théophile combat devant les tribunaux, avec l’argument que les ventes ont été conclues de manière frauduleuse.

Dans cet accord, un employé de l’église a signé un contrat pour vendre les baux pour deux hôtels et une troisième propriété à trois entreprises écran, derrière lesquelles se profile une organisation juive de droite, Ateret Cohanim.
Les hôtels sont très bien situés entre la Porte de Jaffa et l’entrée du marché de la Vieille Ville, dans la partie la plus visible du Quartier Chrétien, à Jérusalem Est.

Ateret Cohanim est une organisation controversée qui cherche à implanter des Juifs dans la Vieille Ville.

Un groupe, le Conseil Orthodoxe Central, qui défend des objectifs nationalistes arabes au sein de l’église orthodoxe grecque, a remis en question non seulement les ventes des hôtels de la porte de Jaffa mais aussi toutes les ventes, à travers Israël, affirmant que leur église a vendu les bijoux de famille aux Juifs tout en considérant que le patriarcat est corrompu.

Le conseil, qui dispose de 200 à 300 activistes, a tenu des manifestations à Jérusalem, Bethléem et dans la ville côtière de Lod au cours des derniers mois appelant au départ de Théophile et au remplacement de tous les citoyens grecs en position de responsabilité dans l’église par des Palestiniens.

Les nationalistes arabes ont récemment été rejoints par plusieurs personnalités de l’Autorité palestinienne dans ce que des membres de l’Eglise perçoivent comme une tentative de faire avancer des objectifs politiques.

Aida Touma-Sliman à côté du chef de file de la Liste arabe unie Ayman Odeh (au centre) à une cérémonie marquant l’anniversaire de la Nakba à l’Université de Tel-Aviv le 20 mai 2015 (Crédit : Tomer Neuberg / Flash90)

Au cours des récentes semaines, et avec en toile de fond la rumeur sur des élections à la Knesset l’année prochaine, des politiciens arabes israéliens sont également entrés dans la mêlée, parmi eux Ayman Odeh, le chef du parti la Liste Arabe Unie, sa collègue de parti Aida Touma-Suleiman et l’ancien député Mohammad Barakesh, qui est maintenant à la tête d’un Haut Comité de Surveillance Arabe, un organisme qui regroupes plusieurs organisations d’Arabes israéliens.

Selon le journal Maariv, Barakeh a déclaré lors d’un rassemblement de protestation plus tôt ce mois que les propriétés du Patriarcat Orthodoxe Grec appartenaient au peuple palestinien tout autant que les propriétés du Wakf islamique.

A la recherche de soutiens à l’étranger

Le patriarche est surtout préoccupé par la proposition de loi d’Azaria, qu’il voit comme un danger pour le droit de l’église de disposer librement de ses propres terres, et l’accord de la Porte de Jaffa, qui a tellement fait de bruit quand il a été mis à jour que cela a conduit au départ du prédécesseur de Théophile.

Ce sont ces deux affaires qui ont conduit Théophile à faire un voyage international sans précédent pour rassembler du soutien, avec l’appui de toutes les églises de Terre Sainte.

Jusqu’à présent, il a rendu visite au roi de Jordanie, au Pape, à l’Archêveque de Canterbury, à des personnalités politiques importantes de Grèce et de Chypre. Début décembre, il ira en Russie.

Des sources à l’intérieur de l’église ont souligné que le patriarcat a choisi de vendre des terres afin d’équilibrer les comptes ; il a sélectionné des parcelles qui n’ont pas d’importance religieuse et il ne s’attend pas à ce qu’Israël rende jamais ces terres.

Les accords de baux étaient un « instrument respectable pour des réquisitions de terre », ont-ils déclaré au Times of Israël, ajoutant que l’état israélien s’était assuré que l’Eglise ne pourrait pas construire sur des terrains non développés qu’elle possédait en les faisant passer pour de la terre vierge ou de la terre affectée à l’agriculture ou l’industrie.

Les sources ont également nié les affirmations du Conseil Orthodoxe Central et de certains médias israéliens selon lesquelles les terres avaient été vendues à des prix bas défiant toute concurrence, déclarant que la valeur de ces grandes parcelles avait été diminuée à cause de l’existence de baux qui étaient encore valables pour de très nombreuses années.

A Césarée, par exemple le patriarcat a vendu pour 430 dunams (0,43 km2) à une entreprise appelée St Ventures pour 1,5 million de dollars parce que le bail de 135 ans à l’Etat d’Israël, signé en 1974, sera encore valide pour 92 ans et qu’il était renouvelable pour 100 ans. En outre, une partie de la terre correspond à un parc national et le reste est uniquement affecté à l’usage agricole.

Le bail de six dunams (0,006 km2) de terre commerciale vendue à Jaffa à l’entreprise Bona trading pour 2 millions de dollars est encore valide pour 90 ans. A Givat Oranim, les baux, qui comprennent environ 240 appartements et un grand centre commercial, seront encore valides pour 52 ans ; la terre a été vendue pour 5 millions de dollars. Tous les prix incluent aussi les taxes de propriété.

Les sources ont réfuté l’argument selon lequel les entreprises de l’immobilier ont opté pour des paradis fiscaux offshore afin de payer moins d’impôts, déclarant que toutes les taxes ont été ou doivent être payées en Israël avant que les propriétaires ne puissent enregistrer leurs nouveaux droits de propriété.

The Times of Israël

Αναλύσεις

Η Κίνα βρίσκει δρόμο που παρακάμπτει το Πακιστάν – Ο διάδρομος Ουαχάν αλλάζει τις γεωπολιτικές ισορροπίες

Μία νέα οδική αρτηρία μήκους 121 χιλιομέτρων στο βορειοανατολικό Αφγανιστάν δημιουργεί τις προϋποθέσεις για απευθείας χερσαία σύνδεση με την Κίνα, χωρίς διέλευση από το Πακιστάν. Η ολοκλήρωση του δρόμου στον ιστορικό διάδρομο Ουαχάν αποκτά ιδιαίτερη γεωπολιτική σημασία, καθώς το Πεκίνο αντιμετωπίζει σοβαρά προβλήματα ασφαλείας με τις επενδύσεις του στο Πακιστάν, ενώ η Καμπούλ επιδιώκει να μειώσει την εξάρτησή της από το Ισλαμαμπάντ.

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Μία σημαντική εξέλιξη στις χερσαίες μεταφορές και στις γεωπολιτικές ισορροπίες της Κεντρικής Ασίας καταγράφεται στο Αφγανιστάν, με την ολοκλήρωση νέου δρόμου στον στρατηγικής σημασίας διάδρομο Ουαχάν.

Σύμφωνα με ανάλυση του Imran Khurshid που δημοσιεύθηκε στις 9 Οκτωβρίου 2026 στο Asia Times, οι αφγανικές αρχές εγκαινίασαν οδική διαδρομή 121 χιλιομέτρων, η οποία εκτείνεται από την περιοχή Μπρογκίλ έως τα σύνορα με την Κίνα, στην επαρχία Μπανταχσάν.

Το έργο κόστισε περίπου 365 εκατομμύρια αφγάνι, ποσό που αντιστοιχεί σε περίπου 5,5 εκατομμύρια δολάρια.

Κατά τις αφγανικές ανακοινώσεις, κατασκευάστηκε από ντόπιους μηχανικούς και εργαζομένους, χωρίς τη συμμετοχή ξένων τεχνικών συμβούλων.

Η νέα διαδρομή φθάνει στα σινοαφγανικά σύνορα. Αυτό, ωστόσο, δεν σημαίνει ότι λειτουργεί ήδη πλήρης διεθνής εμπορευματικός διάδρομος, καθώς εξακολουθούν να υπάρχουν σημαντικοί τεχνικοί και συνοριακοί περιορισμοί.

Γιατί ο διάδρομος Ουαχάν έχει στρατηγική σημασία

Ο διάδρομος Ουαχάν αποτελεί μια στενή λωρίδα αφγανικού εδάφους ανάμεσα στο Τατζικιστάν, το Πακιστάν και την Κίνα.

Η γεωγραφική του διαμόρφωση συνδέεται με τον ανταγωνισμό της Βρετανικής και της Ρωσικής Αυτοκρατορίας κατά τον 19ο αιώνα.

Η περιοχή διατηρήθηκε ως ζώνη διαχωρισμού των δύο αυτοκρατορικών σφαιρών επιρροής, αποτελώντας ένα από τα χαρακτηριστικότερα γεωγραφικά κατάλοιπα του λεγόμενου «Μεγάλου Παιχνιδιού».

Σήμερα, η ίδια περιοχή αποκτά νέα σημασία, αυτή τη φορά λόγω της προσπάθειας σύνδεσης της Κίνας με το Αφγανιστάν και ευρύτερα με την Κεντρική Ασία.

Ο δρόμος ανοίγει τη δυνατότητα δημιουργίας μιας εναλλακτικής οδού μεταφορών, περιορίζοντας δυνητικά την ανάγκη διέλευσης από το πακιστανικό έδαφος.

Το πρόβλημα της Κίνας με τον οικονομικό διάδρομο CPEC

Το ενδιαφέρον της εξέλιξης εντοπίζεται κυρίως στην προσπάθεια του Πεκίνου να περιορίσει την εξάρτησή του από ευάλωτες υποδομές.

Ο Οικονομικός Διάδρομος Κίνας–Πακιστάν, γνωστός ως CPEC, αποτελεί ένα από τα σημαντικότερα προγράμματα της κινεζικής πρωτοβουλίας Belt and Road.

Μέσω του συγκεκριμένου σχεδίου, η Κίνα επιχειρεί να ενισχύσει τις εμπορικές και ενεργειακές συνδέσεις της με τη Νότια Ασία και την Αραβική Θάλασσα.

Ωστόσο, η υλοποίηση των έργων έχει αντιμετωπίσει σοβαρές δυσκολίες.

Στην επαρχία Μπαλουχιστάν, οργανώσεις αυτονομιστών έχουν πραγματοποιήσει επανειλημμένες επιθέσεις εναντίον κινεζικών συμφερόντων, εγκαταστάσεων και εργαζομένων.

Οι επιθέσεις αυτές έχουν επιβαρύνει την ασφάλεια των υποδομών και έχουν αυξήσει το κόστος προστασίας των κινεζικών επενδύσεων.

Παράλληλα, έχουν διατυπωθεί καταγγελίες για καθυστερήσεις, κακοδιαχείριση και προβλήματα διαφάνειας σε επιμέρους προγράμματα του CPEC.

Η εδαφική διαμάχη με την Ινδία

Μια επιπλέον γεωπολιτική δυσκολία συνδέεται με τη διέλευση του CPEC από το Γκιλγκίτ–Μπαλτιστάν.

Η περιοχή διοικείται από το Πακιστάν, αλλά διεκδικείται από την Ινδία, στο πλαίσιο της ευρύτερης διαμάχης για το Κασμίρ.

Το Νέο Δελχί έχει αντιταχθεί επανειλημμένα σε έργα που διέρχονται από εδάφη τα οποία θεωρεί τμήμα της δικής του επικράτειας.

Αυτό σημαίνει ότι ο οικονομικός διάδρομος Κίνας–Πακιστάν δεν αποτελεί μόνο αναπτυξιακό πρόγραμμα, αλλά συνδέεται με μία από τις πιο ευαίσθητες εδαφικές αντιπαραθέσεις της Ασίας.

Η δημιουργία εναλλακτικών διαδρομών μέσω του Αφγανιστάν θα μπορούσε μακροπρόθεσμα να προσφέρει στο Πεκίνο μεγαλύτερη ευελιξία.

Δεν υπάρχει, πάντως, ένδειξη ότι ο δρόμος του Ουαχάν μπορεί σήμερα να αντικαταστήσει τις μεγάλες μεταφορικές υποδομές του CPEC.

Η Καμπούλ επιχειρεί να μειώσει την εξάρτησή της από το Ισλαμαμπάντ

Για την κυβέρνηση των Ταλιμπάν, το έργο έχει και μία σαφή πολιτική διάσταση.

Το Αφγανιστάν εξαρτάται σε σημαντικό βαθμό από συνοριακές διαβάσεις και μεταφορικούς άξονες που περνούν από το Πακιστάν.

Οι επανειλημμένες εντάσεις ανάμεσα στις δύο χώρες έχουν προκαλέσει κλείσιμο συνοριακών περασμάτων, διακοπές εμπορικών ροών και επιβάρυνση της αφγανικής οικονομίας.

Μια εναλλακτική χερσαία διέξοδος προς την Κίνα θα μπορούσε, εφόσον αναπτυχθεί και καταστεί λειτουργική, να μειώσει τη δυνατότητα του Πακιστάν να χρησιμοποιεί τη γεωγραφική του θέση ως μέσο πίεσης προς την Καμπούλ.

Η αφγανική πλευρά αντιμετωπίζει το έργο ως σημαντική υποδομή οικονομικής και στρατηγικής αυτονομίας.

Η στάση της Κίνας και της Ρωσίας

Παρά την προοπτική άμεσης σύνδεσης, το Πεκίνο δεν έχει εγκαταλείψει τον οικονομικό διάδρομο CPEC ούτε έχει ανακοινώσει ότι ο Ουαχάν θα τον αντικαταστήσει.

Η Κίνα εξακολουθεί να διατηρεί σημαντικά οικονομικά και στρατηγικά συμφέροντα στο Πακιστάν.

Αντίστοιχα, η Ρωσία ενδιαφέρεται για τη σταθερότητα του Αφγανιστάν και για την ανάπτυξη νέων δικτύων επικοινωνίας στην Κεντρική Ασία.

Η δημιουργία περισσότερων επιλογών διασύνδεσης ενδέχεται να περιορίσει την αποκλειστική σημασία ορισμένων παραδοσιακών μεταφορικών διαδρομών.

Η πραγματική αξία του Ουαχάν θα εξαρτηθεί από τη βελτίωση των οδικών υποδομών, τη λειτουργία συνοριακών και τελωνειακών εγκαταστάσεων, τις καιρικές συνθήκες και τις πολιτικές αποφάσεις της Κίνας.

Το μήνυμα προς το Πακιστάν

Η νέα διαδρομή αναδεικνύει μια σημαντική γεωπολιτική πραγματικότητα: η γεωγραφική θέση ενός κράτους προσφέρει στρατηγικά πλεονεκτήματα, αλλά η αξιοποίησή τους εξαρτάται από την ασφάλεια και την αξιοπιστία των μεταφορικών του δικτύων.

Το Πακιστάν εξακολουθεί να αποτελεί κρίσιμο εταίρο της Κίνας, ιδιαίτερα στο πλαίσιο του CPEC.

Ταυτόχρονα, όμως, η αστάθεια, οι επιθέσεις σε κινεζικά συμφέροντα και οι αντιπαραθέσεις με το Αφγανιστάν δημιουργούν κίνητρα αναζήτησης εναλλακτικών επιλογών.

Ο διάδρομος Ουαχάν δεν έχει ακόμη μετατραπεί σε μεγάλο εμπορικό πέρασμα. Η κατασκευή του δρόμου, ωστόσο, καταδεικνύει ότι το Αφγανιστάν επιχειρεί να αποκτήσει πρόσθετες διεθνείς συνδέσεις και ότι η αποκλειστική εξάρτηση από το Πακιστάν δεν αποτελεί πλέον τη μοναδική γεωγραφική επιλογή.

Για το Ισλαμαμπάντ, η εξέλιξη αποτελεί μια νέα στρατηγική παράμετρο που θα πρέπει να συνυπολογίσει στις σχέσεις του με το Πεκίνο και την Καμπούλ.

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Διεθνή

Γερμανία: Το ρωσικό φυσικό αέριο επιστρέφει έμμεσα μέσω των λιπασμάτων, παρά τους ευρωπαϊκούς δασμούς

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Οι εισαγωγές ρωσικών αζωτούχων λιπασμάτων μειώθηκαν κατά 66% το 2025-2026, αλλά παραμένουν 53% υψηλότερες από τα επίπεδα πριν από τον πόλεμο στην Ουκρανία.

Το υψηλό ενεργειακό κόστος στη Γερμανία διατηρεί ανταγωνιστικά τα ρωσικά προϊόντα, σύμφωνα με στοιχεία που δημοσίευσε η Berliner Zeitung. Η Γερμανία εξακολουθεί να συνδέεται εμπορικά με το ρωσικό φυσικό αέριο, παρά τις ευρωπαϊκές προσπάθειες περιορισμού της ενεργειακής εξάρτησης από τη Μόσχα.

Αυτή τη φορά, η σύνδεση δεν αφορά αποκλειστικά την άμεση προμήθεια φυσικού αερίου, αλλά τις εισαγωγές λιπασμάτων που παράγονται με τη χρήση ρωσικού αερίου ως πρώτης ύλης και πηγής ενέργειας. Σύμφωνα με δημοσίευμα της γερμανικής εφημερίδας, που βασίζεται σε στοιχεία του Γερμανικού Ομοσπονδιακού Στατιστικού Γραφείου και του Συνδέσμου Αγροτικής Βιομηχανίας (IVA), οι εισαγωγές αζώτου μέσω ρωσικών λιπασμάτων μειώθηκαν σημαντικά κατά το 2025-2026. Ωστόσο, εξακολουθούν να βρίσκονται πάνω από τα επίπεδα που καταγράφονταν πριν από τη ρωσική εισβολή στην Ουκρανία.

Τα στοιχεία των εισαγωγών και η σύγκριση με την προπολεμική περίοδο

Το 2025-2026, η Γερμανία εισήγαγε 48.800 τόνους αζώτου μέσω λιπασμάτων ρωσικής προέλευσης. Η ποσότητα αυτή είναι μειωμένη κατά περίπου 66% σε σύγκριση με το προηγούμενο έτος, αλλά παραμένει κατά 53% υψηλότερη από τους 31.800 τόνους που είχαν καταγραφεί το 2020-2021, πριν από τον πόλεμο.

Η εξέλιξη των εισαγωγών δείχνει πόσο έντονη ήταν η αύξηση μετά το 2022. Το 2021-2022 οι εισαγωγές έφτασαν τους 56.800 τόνους αζώτου, ενώ το 2022-2023 εκτοξεύθηκαν στους 185.100 τόνους. Στη συνέχεια καταγράφηκαν 140.200 τόνοι το 2023-2024 και 143.800 τόνοι το 2024-2025, προτού σημειωθεί η μεγάλη υποχώρηση της τελευταίας περιόδου. Τα στοιχεία αφορούν την ποσότητα του αζώτου που περιέχεται στα εισαγόμενα λιπάσματα και όχι το συνολικό βάρος των προϊόντων.

Τα λιπασματικά έτη υπολογίζονται από τον Ιούλιο έως τον Ιούνιο. Η ποσότητα αζώτου που εισήχθη στη Γερμανία μέσω ρωσικής ουρίας μειώθηκε από 71.600 τόνους σε 27.600 τόνους, καταγράφοντας πτώση άνω του 61%. Παρά τη μείωση, η ποσότητα εξακολουθεί να είναι σχεδόν τριπλάσια από τους 9.900 τόνους του 2020-2021. Η συγκεκριμένη εξέλιξη αναδεικνύει το βασικό πρόβλημα της ευρωπαϊκής πολιτικής περιορισμού των εμπορικών δεσμών με τη Ρωσία. Ακόμη και όταν περιορίζονται οι εισαγωγές συγκεκριμένων προϊόντων, οι οικονομικές σχέσεις μπορούν να διατηρούνται μέσω άλλων κατηγοριών αγαθών, ιδιαίτερα όταν αυτά έχουν χαμηλότερο κόστος παραγωγής.

Γιατί οι ρωσικές εισαγωγές παραμένουν ανταγωνιστικές

Καθοριστικός παράγοντας είναι το υψηλό ενεργειακό κόστος στη Γερμανία και στην υπόλοιπη Ευρώπη. Η παραγωγή αζωτούχων λιπασμάτων απαιτεί μεγάλες ποσότητες φυσικού αερίου, το οποίο χρησιμοποιείται τόσο ως πρώτη ύλη όσο και ως πηγή ενέργειας. Σύμφωνα με τον Σύνδεσμο Αγροτικής Βιομηχανίας (IVA), οι ευρωπαϊκοί δασμοί, που τέθηκαν σε ισχύ τον Ιούλιο του 2025, περιόρισαν σημαντικά τις εισαγωγές ρωσικών λιπασμάτων. Ωστόσο, δεν εξάλειψαν το ανταγωνιστικό πλεονέκτημα των ρωσικών προϊόντων. Ο σύνδεσμος επισημαίνει ότι οι υψηλές τιμές ενέργειας δυσκολεύουν τις ευρωπαϊκές επιχειρήσεις να αυξήσουν την εγχώρια παραγωγή και να καλύψουν μεγαλύτερο μέρος των αναγκών της αγοράς. Ως αποτέλεσμα, τα ρωσικά λιπάσματα εξακολουθούν να παραμένουν ελκυστικά, ακόμη και μετά την επιβολή πρόσθετων δασμών.

Παράλληλα, σύμφωνα με τον IVA, είναι πιθανό ορισμένες ποσότητες ρωσικών προϊόντων να φτάνουν στη γερμανική αγορά μέσω άλλων κρατών-μελών της Ευρωπαϊκής Ένωσης. Το μέγεθος αυτών των έμμεσων εισαγωγών, ωστόσο, δεν μπορεί να προσδιοριστεί με ακρίβεια από τα διαθέσιμα στοιχεία.

Δεν αποδίδονται οι αυξήσεις των τιμών αποκλειστικά στους δασμούς

Το ζήτημα έχει άμεση σημασία για τους Γερμανούς αγρότες, καθώς το κόστος των λιπασμάτων επηρεάζει την παραγωγή και, τελικά, την οικονομική βιωσιμότητα των καλλιεργειών. Ο IVA υποστηρίζει ότι η μείωση των ρωσικών εισαγωγών δεν έχει προκαλέσει μέχρι στιγμής σαφή αύξηση των τιμών εξαιτίας των δασμών. Σύμφωνα με τον σύνδεσμο, η εγχώρια παραγωγική δυναμικότητα και οι εισαγωγές από άλλες χώρες, μεταξύ των οποίων η Αίγυπτος, επαρκούν για την κάλυψη των αναγκών της αγοράς. Την ίδια στιγμή, ο σύνδεσμος αποδίδει τις υψηλές τιμές των λιπασμάτων το 2026 στις διεθνείς ενεργειακές αναταράξεις, στον πόλεμο με το Ιράν και στην κρίση γύρω από τα Στενά του Ορμούζ, παράγοντες που επηρεάζουν το κόστος μεταφοράς και τις παγκόσμιες τιμές ενέργειας και λιπασμάτων.

Οι εκτιμήσεις αυτές αποτελούν τις θέσεις του κλαδικού συνδέσμου και δεν συνιστούν από μόνες τους ανεξάρτητη αξιολόγηση όλων των παραγόντων που διαμορφώνουν τις τιμές.

Νέες πιέσεις για περιορισμό των ρωσικών εισαγωγών

Με αφορμή τα στοιχεία, ο IVA ζητά να εξεταστεί η επιβολή πρόσθετων δασμών στις εισαγωγές καλιούχων λιπασμάτων από τη Ρωσία και τη Λευκορωσία. Το κάλιο αποτελεί βασικό θρεπτικό στοιχείο για τις καλλιέργειες και αντιπροσωπεύει μια ακόμη κατηγορία προϊόντων στην οποία η ευρωπαϊκή αγορά διατηρεί εμπορικές σχέσεις με τις δύο χώρες.

Ο σύνδεσμος εκτιμά ότι η ευρωπαϊκή βιομηχανία μπορεί να καλύψει τις ανάγκες της γεωργίας χωρίς να εξαρτάται από τις συγκεκριμένες εισαγωγές και υποστηρίζει ότι πρόσθετοι δασμοί δεν θα πρέπει να οδηγήσουν αναγκαστικά σε αυξήσεις τιμών. Η συζήτηση, ωστόσο, αποτυπώνει το ευρύτερο δίλημμα της ευρωπαϊκής οικονομικής πολιτικής. Η μείωση της εξάρτησης από τη Ρωσία απαιτεί όχι μόνο εμπορικούς περιορισμούς, αλλά και ανταγωνιστική εγχώρια παραγωγή, προσιτό ενεργειακό κόστος και εναλλακτικές πηγές προμήθειας.

Τα δεδομένα της γερμανικής αγοράς δείχνουν ότι οι δασμοί μπορούν να περιορίσουν σημαντικά τις εισαγωγές, χωρίς όμως να εξαλείψουν αυτομάτως τις οικονομικές σχέσεις που στηρίζονται σε διαφορές κόστους παραγωγής. Για τη Γερμανία και την Ευρωπαϊκή Ένωση, η πρόκληση παραμένει η εξισορρόπηση τριών στόχων: της ενεργειακής και οικονομικής ασφάλειας, της στήριξης της εγχώριας βιομηχανίας και της διατήρησης προσιτού κόστους για τον αγροτικό τομέα.

Με πληροφορίες του Συνδέσμου Αγροτικής Βιομηχανίας (IVA) και του Γερμανικού Ομοσπονδιακού Στατιστικού Γραφείου.

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Αναλύσεις

Πακιστάν: Μειώθηκαν οι τρομοκρατικές επιθέσεις, αλλά αυξάνονται οι απειλές – Αντάρτικες οργανώσεις αναπτύσσουν νέες τακτικές και στρατολογούν γυναίκες

Η νέα έκθεση του Pakistan Institute for Conflict and Security Studies (PICSS) αποκαλύπτει ένα αντιφατικό περιβάλλον ασφαλείας: Λιγότερες επιθέσεις και θύματα, αλλά αναδιοργάνωση ένοπλων ομάδων, χρήση drones, εσωτερικές συγκρούσεις και αυξανόμενη αστάθεια στο Μπαλουχιστάν. Η πολιτική κρίση επιβαρύνει την προσπάθεια αντιμετώπισης της τρομοκρατίας.

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Μια εξαιρετικά σύνθετη εικόνα για την ασφάλεια στο Πακιστάν αποτυπώνει η νέα εβδομαδιαία ανάλυση του Pakistan Institute for Conflict and Security Studies (PICSS), η οποία δημοσιεύθηκε στις 10 Οκτωβρίου 2026. Παρά τη μείωση των επιθέσεων από ένοπλες οργανώσεις κατά την πρώτη εβδομάδα του μήνα, οι εξελίξεις στο εσωτερικό των εξτρεμιστικών και αυτονομιστικών ομάδων δημιουργούν σοβαρά ερωτήματα για την πραγματική αποτελεσματικότητα των επιχειρήσεων ασφαλείας.

Η έκθεση με τίτλο «Pakistan’s Security Paradox: Militant Attacks Decline as Militant Groups Signal New Developments» καταγράφει υποχώρηση των επιθέσεων, αλλά παράλληλα εντοπίζει ενδείξεις οργανωτικής αναδιάρθρωσης, νέων επιχειρησιακών μεθόδων και εντατικοποίησης της προπαγανδιστικής δραστηριότητας.

Μείωση 18% στις επιθέσεις – Παραμένει σοβαρή η απειλή

Σύμφωνα με το PICSS, από τις 2 έως τις 8 Οκτωβρίου καταγράφηκαν συνολικά 46 επιθέσεις ενόπλων οργανώσεων στο Πακιστάν, έναντι 56 την αμέσως προηγούμενη εβδομάδα.

Η μείωση ανέρχεται στο 18%, ενώ αισθητή είναι και η υποχώρηση του αριθμού των θυμάτων.

Οι νεκροί μειώθηκαν από 52 σε 42 και οι τραυματίες από 53 σε 23.

Ωστόσο, η εικόνα δεν είναι ομοιόμορφη σε ολόκληρη τη χώρα.

Στην επαρχία Μπαλουχιστάν, όπου δραστηριοποιούνται ιδιαίτερα ενεργές αυτονομιστικές οργανώσεις, οι απώλειες αυξήθηκαν παρά τη μείωση του αριθμού των επιθέσεων.

Το στοιχείο αυτό δημιουργεί προβληματισμό για το κατά πόσον οι ένοπλες ομάδες μεταβάλλουν τις τακτικές τους, πραγματοποιώντας λιγότερες αλλά δυνητικά πιο φονικές επιχειρήσεις.

Οι Πακιστανοί Ταλιμπάν αλλάζουν τακτική – Drones και ελεύθεροι σκοπευτές

Ιδιαίτερο ενδιαφέρον παρουσιάζουν οι εξελίξεις στο εσωτερικό της Tehrik-i-Taliban Pakistan (TTP), της οργάνωσης που είναι γνωστή ως Πακιστανοί Ταλιμπάν.

Σύμφωνα με την ανάλυση, η TTP επέβαλε περιορισμούς στη χρήση των μέσων κοινωνικής δικτύωσης από τα μέλη της.

Η συγκεκριμένη απόφαση αποκτά σημασία σε μια περίοδο κατά την οποία οι ένοπλες οργανώσεις χρησιμοποιούν τις ψηφιακές πλατφόρμες τόσο για προπαγάνδα όσο και για την προβολή των επιχειρησιακών τους δυνατοτήτων.

Την ίδια στιγμή, η TTP δημοσιοποίησε οπτικό υλικό στο οποίο υποστηρίζει ότι καταγράφονται επιθέσεις με τετρακόπτερα μη επανδρωμένα αεροσκάφη και ενέργειες ελεύθερων σκοπευτών.

Οι ισχυρισμοί αυτοί δεν συνιστούν ανεξάρτητη επιβεβαίωση της αποτελεσματικότητας ή της έκτασης χρήσης των συγκεκριμένων μέσων.

Παρ’ όλα αυτά, η προβολή τέτοιων επιχειρήσεων εντάσσεται σε μια ευρύτερη προσπάθεια των οργανώσεων να παρουσιάσουν εικόνα τεχνολογικής προσαρμογής και να ενισχύσουν την επιρροή τους.

Εσωτερικές συγκρούσεις στις ένοπλες οργανώσεις

Την ίδια περίοδο, η Jamaat-ul-Ahrar, οργάνωση που έχει συνδεθεί με το δίκτυο των Πακιστανών Ταλιμπάν, ανακοίνωσε ότι πραγματοποίησε 122 επιθέσεις κατά τη διάρκεια του Σεπτεμβρίου.

Πρόκειται για αριθμό που προέρχεται από τους ισχυρισμούς της ίδιας της οργάνωσης και δεν πρέπει να συγχέεται με τα ανεξάρτητα καταγεγραμμένα περιστατικά του PICSS.

Παράλληλα, αναφέρθηκαν αιματηρές συγκρούσεις ανάμεσα σε μαχητές της Jamaat-ul-Ahrar και αντίπαλης φράξιας της TTP στην περιοχή Ορακζάι.

Οι πληροφορίες αυτές αναδεικνύουν ένα επιπλέον πρόβλημα για την ασφάλεια του Πακιστάν: τον κατακερματισμό του περιβάλλοντος των ενόπλων οργανώσεων.

Οι εσωτερικές συγκρούσεις ενδέχεται να αποδυναμώνουν προσωρινά ορισμένα δίκτυα, αλλά μπορούν επίσης να προκαλέσουν νέες αντιπαραθέσεις, ανακατατάξεις και αποσχίσεις.

Μπαλουχιστάν: Ένοπλη γυναικεία μονάδα και κλιμάκωση της προπαγάνδας

Σημαντικές εξελίξεις καταγράφονται και στο Μπαλουχιστάν, την επαρχία του νοτιοδυτικού Πακιστάν που συνορεύει με το Ιράν και το Αφγανιστάν και έχει στρατηγική σημασία λόγω των φυσικών πόρων και της πρόσβασής της στην Αραβική Θάλασσα.

Το Balochistan Liberation Front (BLF), μία από τις οργανώσεις που επιδιώκουν την ανεξαρτησία του Μπαλουχιστάν, δημοσιοποίησε υλικό για τη συγκρότηση νέου γυναικείου ένοπλου σχηματισμού.

Η συγκεκριμένη κίνηση προβάλλεται από την οργάνωση ως οργανωτική εξέλιξη. Δεν υπάρχουν, ωστόσο, επαρκή ανεξάρτητα στοιχεία στο δημόσιο απόσπασμα της έκθεσης για τον αριθμό των μελών ή τις πραγματικές επιχειρησιακές δυνατότητες της νέας μονάδας.

Παράλληλα, ο Balochistan Liberation Army (BLA), άλλη σημαντική αυτονομιστική ένοπλη οργάνωση, απέρριψε κατηγορίες περί συνεργασίας με την TTP.

Ο BLA δημοσιοποίησε επίσης οπτικό υλικό από επιχειρήσεις που ισχυρίζεται ότι πραγματοποίησαν μέλη του.

Άλλες οργανώσεις των Μπαλούχων προχώρησαν σε ανάλογες κινήσεις, προβάλλοντας τη δράση τους και διατυπώνοντας ισχυρισμούς για δραστηριότητες συλλογής πληροφοριών.

Οι εξελίξεις καταδεικνύουν ότι η σύγκρουση στο Μπαλουχιστάν δεν περιορίζεται στις ένοπλες επιθέσεις, αλλά περιλαμβάνει και έναν παράλληλο αγώνα επιρροής, επικοινωνίας και πολιτικής νομιμοποίησης.

Πολιτική κρίση και αντιτρομοκρατία

Πέρα από την ένοπλη βία, η έκθεση του PICSS επισημαίνει ότι η εσωτερική πολιτική αστάθεια δυσχεραίνει τη διαμόρφωση αποτελεσματικής πολιτικής ασφαλείας.

Η κατάρρευση των διαπραγματεύσεων μεταξύ της κυβέρνησης και του Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI), του κόμματος που ίδρυσε ο πρώην πρωθυπουργός Ιμράν Χαν, περιπλέκει τις προσπάθειες συντονισμού στην επαρχία Χάιμπερ Παχτούνχβα.

Η περιοχή αποτελεί ένα από τα σημαντικότερα μέτωπα της δράσης των Πακιστανών Ταλιμπάν, λόγω της εγγύτητάς της με το Αφγανιστάν και της μακρόχρονης παρουσίας ένοπλων δικτύων.

Οι πολιτικές αντιπαραθέσεις μεταξύ κεντρικής κυβέρνησης και αντιπολίτευσης μπορούν να δυσχεράνουν τον συντονισμό, τη διοικητική συνεργασία και τη διαμόρφωση κοινής στρατηγικής για την αντιμετώπιση της τρομοκρατίας.

Το πρόβλημα αποκτά ιδιαίτερη σημασία όταν συνδυάζεται με την ανάγκη προστασίας παραμεθόριων περιοχών και αντιμετώπισης οργανώσεων με διασυνοριακές διασυνδέσεις.

Αφγανιστάν, Ινδία και περιφερειακές αμυντικές συμφωνίες

Οι προκλήσεις που αντιμετωπίζει το Ισλαμαμπάντ δεν περιορίζονται στο εσωτερικό της χώρας.

Οι σχέσεις με το Αφγανιστάν παραμένουν κρίσιμος παράγοντας ασφαλείας, καθώς το Πακιστάν αποδίδει σε ένοπλα δίκτυα που δρουν από αφγανικό έδαφος σημαντικό μέρος των επιθέσεων εναντίον του.

Την ίδια στιγμή, η αντιπαράθεση με την Ινδία εξακολουθεί να επηρεάζει τον στρατηγικό σχεδιασμό των πακιστανικών ενόπλων δυνάμεων.

Στο περιφερειακό περιβάλλον προστίθενται οι νέες αμυντικές διευθετήσεις και οι προσπάθειες του Πακιστάν να διατηρήσει ή να ενισχύσει τις στρατηγικές του συνεργασίες.

Η συνύπαρξη εσωτερικών απειλών, πολιτικής αβεβαιότητας και εξωτερικών δεσμεύσεων δημιουργεί αυξημένες απαιτήσεις για τον στρατιωτικό μηχανισμό και τις υπηρεσίες ασφαλείας.

Οι αριθμοί δεν λένε ολόκληρη την ιστορία

Η εβδομαδιαία έκθεση του PICSS θέτει ένα ουσιαστικό ερώτημα: αποτελεί η μείωση των τρομοκρατικών επιθέσεων ένδειξη βελτίωσης της ασφάλειας ή πρόκειται για προσωρινή υποχώρηση της βίας, ενώ οι οργανώσεις αναπροσαρμόζουν τις τακτικές και τις δομές τους;

Η απάντηση δεν μπορεί να προκύψει αποκλειστικά από την καταμέτρηση των επιθέσεων.

Η χρήση νέων επιχειρησιακών μέσων, οι εσωτερικές διαμάχες, η συγκρότηση νέων ένοπλων σχηματισμών και η αυξημένη προπαγανδιστική δραστηριότητα συνθέτουν μια εικόνα που απαιτεί διαρκή παρακολούθηση.

Άλλωστε, τα στοιχεία του PICSS για ολόκληρο τον Σεπτέμβριο είχαν καταγράψει 225 επιθέσεις, τον υψηλότερο μηνιαίο αριθμό εδώ και δώδεκα χρόνια, γεγονός που αναδεικνύει τη σοβαρότητα της κατάστασης παρά την πρόσφατη εβδομαδιαία υποχώρηση.

Το Πακιστάν βρίσκεται αντιμέτωπο με μια πολυεπίπεδη κρίση ασφαλείας, στην οποία αλληλεπιδρούν τζιχαντιστικές οργανώσεις, αυτονομιστικά κινήματα, πολιτικές αντιπαραθέσεις και περιφερειακοί ανταγωνισμοί.

Η μείωση της συχνότητας των επιθέσεων αποτελεί θετική ένδειξη σε επίπεδο εβδομαδιαίων στατιστικών. Δεν αρκεί, όμως, από μόνη της για να αποδείξει ότι οι απειλές περιορίζονται σε βάθος χρόνου.

Το κρίσιμο ζήτημα για το Ισλαμαμπάντ δεν είναι μόνο πόσες επιθέσεις καταγράφονται, αλλά κατά πόσον το κράτος μπορεί να αντιμετωπίσει τις οργανώσεις που εξακολουθούν να διαθέτουν δυνατότητα στρατολόγησης, προσαρμογής και πραγματοποίησης νέων επιχειρήσεων.

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