Aujourd’hui,
les responsables de l’Otan prêchent à tout-va le respect de la
souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine pour mieux
fustiger la Russie. Ils oublient bizarrement les vertus de ces beaux
principes dès lors qu’on évoque la situation de Chypre et le bienfondé
de l’État chypriote à vouloir bénéficier des mêmes droits. Ils n’ont pas
le moindre mot pour blâmer la Turquie pourtant comptable de
l’occupation militaire de la moitié nord de l’île depuis 1974. Le
professeur Marios Evriviades réexamine le plan mis en œuvre par Ankara
et analyse les causes de son fiasco.
Γενικά θέματα
Pas de paix durable à Chypre sans renonciation à l’hégémonie turque
Marios L. Evriviades
réalisé, au bout du compte, que la partie de l’île qu’ils avaient
envahie n’était pas la bonne. Les gisements d’hydrocarbures, qui
constituent l’essentiel des richesses énergétiques de Chypre, ont été
trouvés au large de la côte méridionale, dans la Zone économique
réservée (ZEE) de l’État chypriote [1].
Ils n’ont pas été trouvés dans la partie nord de l’île, passée sous le
contrôle d’Ankara en 1974 après un assaut massif de l’armée turque,
dûment équipée et entraînée par l’Otan. Depuis lors, durant des
décennies, les dirigeants turcs ont soutenu, sans discontinuer, que la
question chypriote, quelle qu’en ait été la teneur, avait été
définitivement réglée en 1974. À présent, ils n’en sont plus aussi sûrs,
et se sont transformés en apôtres des négociations de paix. C’est, du
moins, ce qu’ils voudraient faire croire.
Il y a là une double ironie. Si l’on en croit la propagande distillée
par Ankara en 1974, leur intervention n’était en rien une invasion.
Pour la Turquie, Il s’agissait tout bonnement du lancement d’une
« opération de maintien de la paix » pour préserver la sécurité de ses
coreligionnaires, prétendument menacés d’un massacre imminent et à la
merci de leurs compatriotes assoiffés de sang. C’est donc la partie sud
de l’île qu’ils auraient dû attaquer d’emblée, et non la partie nord.
C’est en effet dans les provinces méridionales de Limassol et de Paphos
que résidaient l’immense majorité des 100 000 Chypriotes turcs
prétendument menacés. Ils ne vivaient pas dans la péninsule de Karpas,
au Nord-Est, ni dans la région de Morphou, au Nord-Ouest, ciblées l’une
et l’autre par l’attaque turque de 1974.
En fait, on dénombrait, à l’époque, près de 200 000 Chypriotes grecs
autochtones dans la partie de l’île qu’occupe actuellement l’armée
turque. Cela représentait le double de l’ensemble de la population
chypriote turque alors répartie sur tout le territoire de l’île, sans,
du reste, constituer nulle part un groupe ethnique majoritaire, à part
dans quelques rares villages. Aucune espèce de menace ne semblait peser
sur les Chypriotes turcs, et à plus forte raison rien qui puisse
ressembler à la menace d’un massacre (la « menace d’un génocide » est
l’expression préférée par Ankara), lorsque la junte au pouvoir à Athènes
tenta de renverser le gouvernement légitime de l’île en déclenchant le
coup d’État du 15 juillet 1974 (qui allait servir de prétexte à Ankara
pour envahir le nord de l’île cinq jours plus tard) .
De réels affrontements intercommunautaires intervinrent de façon
sporadique en 1963-64-65, et en 1967, après l’accession de Chypre à
l’indépendance (intervenue le 16 juin 1960, mettant un terme à la
colonisation britannique imposée à l’île en 1878). On prend le risque de
se fourvoyer si on accorde plus de crédit qu’il n’en faut à la
présentation des Chypriotes grecs comme les fauteurs de troubles de
l’époque. Admettons. Peut-être était-ce le cas. Néanmoins, ceux qui
portent ces accusations gagneraient à consulter la thèse posthume de
Richard A. Patrick, un Canadien de la Force de maintien de la paix
envoyée par l’Onu à Chypre, reconverti ultérieurement dans la recherche
universitaire. Cet ouvrage s’intitule : La Géographie politique et le conflit chypriote, 1963-1971.
Richard A. Patrick a mené à bien un minutieux travail de terrain pour
répertorier les pertes en vies humaines, tout spécialement celles
survenues dans la communauté chypriote turque de 1963 à 1971. Il
présente, à l’appui de ce travail, toute une série de documents des
Nations unies, des rapports internationaux, des rapports de police et
des mémoires locaux répertoriant les décès enregistrés. Il n’est pas
possible d’examiner ici, dans le détail, toutes ces informations. Je
peux toutefois affirmer que la réalité des chiffres établie par Richard
A. Patrick apporte un démenti radical aux prétendus récits du
« massacre » ou du « génocide ». J’ajoute qu’on ne peut taxer cet
universitaire d’avoir eu la moindre prévention en faveur des Chypriotes
grecs.
Ce qui mérite d’être relevé, c’est que, de 1968 jusqu’au 20 juillet
1974, aucun combat interethnique n’a été rapporté à Chypre, ni aucun
décès concomitant à ce type d’incident, ni d’un côté, ni de l’autre, à
l’exception d’un décès accidentel au début des années1970. Je mets
quiconque au défi de prouver le contraire. D’ailleurs, qui donc a dit
que le coup d’État de 1974 était une affaire interne à la partie
chypriote grecque, et ne concernait en rien les Chypriotes turcs ? Nul
autre que feu Rauf Raif Denktaş [2].
On le vérifiera aisément en consultant les enregistrements recueillis
par la CIA auprès de ses services d’information émettant à l’étranger,
présents sur l’île depuis 1947.

L’invasion turque de 1974 était un acte de guerre contre la
République de Chypre, poursuivant un double objectif. Il fallait créer
de toutes pièces de bonnes raisons pour justifier et soutenir le projet
politique turc, que les réalités du terrain et la géographie se
refusaient à fournir à Ankara. Les Chypriotes turcs, disséminés sur
toute la surface de l’île, ne constituaient nulle part une majorité, ni
dans aucune des six provinces de Chypre, ni ailleurs. Cette réalité
ethnique et géographique réduisait à néant la pièce maîtresse de la
rhétorique turque arguant que l’île devait être divisée en deux secteurs
géographiques distincts, facilitant ainsi la partition de l’île.
L’invasion avait donc un objectif politique précis : la conquête de la
partie septentrionale de Chypre afin d’y établir une réalité
géographique nouvelle à partir de laquelle la partition pourrait être
mise en œuvre.
Si la conquête était une condition nécessaire à la réalisation de cet
objectif, elle n’était pas pour autant suffisante. La condition idoine,
c’était la suite. C’était la série d’évènements et de changements
survenus dans le sillage de l’invasion, et planifiés à cet effet.
Ainsi, la Turquie organisa le nettoyage ethnique de la région conquise.
Elle la débarrassa des Chypriotes grecs autochtones qui constituaient
jusqu’alors la majorité de la population, et s’employa parallèlement
au « rassemblement « des Chypriotes turcs éparpillés sur toute la
surface de l’île. Autrement dit, les Chypriotes grecs qui avaient
toujours vécu dans cette la région ne sont pas devenus des réfugiés en
raison des aléas tragiques de la guerre. Ils sont devenus des réfugiés
parce que c’était l’objectif même de la guerre. Si on ne les avait pas
contraints à quitter leurs maisons, leur nombre serait resté très
supérieur à celui des Chypriotes turcs, à raison de deux pour un,
ruinant ainsi les plans d’Ankara malgré la conquête de 38 % du
territoire de l’île et le déplacement forcé de la population chypriote
turque dans les zones occupées.
Soulignons encore que si Ankara avait vraiment voulu, par son
intervention armée, assurer la protection des Chypriotes turcs, comme
elle le prétendait, [Comme les Chypriotes grecs, ils n’ont été victimes
d’agressions et de sévices qu’après l’invasion turque du mois de
juillet, et pas avant] les envahisseurs turcs auraient dû progresser
vers le sud, à partir des territoires conquis. Ils auraient pu, de cette
façon, sécuriser les districts de Limassol et Paphos où résidait la
plus grande partie de la population chypriote turque. Au lieu de cela,
durant leur offensive du mois d’août, les forces turques ont progressé
vers l’Est et vers l’Ouest, parachevant ainsi la partition de l’île et
expulsant dans le même temps la population indigène.
L’objectif stratégique de l’invasion turque était la destruction de
l’État chypriote, dont Ankara s’était pourtant engagée à soutenir
l’indépendance et l’intégrité territoriale dans les accords signés en
1960 [3].
Cette partie du plan n’eut pas le même succès que l’épuration ethnique
engagée par ailleurs. Elle échoua lamentablement. L’État chypriote
survécut à l’assaut des forces turques mais aussi à toutes les
tentatives ultérieures d’Ankara, renouvelées obstinément, pour remettre
en cause sa légitimité. Il obtint en outre son intégration dans l’Union
européenne et en exerça même la présidence durant six mois, au cours de
l’année 2012, au grand regret d’Ankara. Tirant les leçons de son
incapacité à remettre en cause la légitimité de l’État chypriote, la
Turquie annula purement et simplement les négociations organisées sous
l’égide de l’Onu [[« L’occupation favorite de l’ONU », et « Pas de volonté locale, pas de possibilité » », par Shlomo Avineri, Jerusalem Post
(Israël), Réseau Voltaire, 27 avril et 1er mars 2004.]. Certaines
chancelleries occidentales, y compris le secrétariat des Nations unies,
s’empressèrent d’exonérer Ankara de cette avanie et d’en reporter le
blâme sur leur bête noire préférée.
Pourtant, il y a bel et bien un problème politique à résoudre à
Chypre. Il dure depuis des décennies et mérite d’être pris en compte et
résolu, d’abord et avant tout dans l’intérêt des Chypriotes qui, en
l’espace de deux générations, ont connu les affres d’une rébellion
anticolonialiste, d’une guerre civile, d’un coup d’État et d’une
invasion étrangère.
Deux conditions sont nécessaires à l’établissement d’une paix durable
à Chypre. En premier lieu, les soutiens occidentaux d’Ankara —je veux
dire par là Washington et Londres, principalement— doivent renoncer à
leur approche partisane de la question chypriote. Ils doivent également
renoncer aux stratagèmes grossiers qu’ils déploient pour précipiter à
marche forcée la population chypriote grecque, toujours majoritaire,
dans l’entonnoir d’une paix turque, comme ils ont tenté de le faire sans
succès en 2004, avec le plan Annan voué à la perte de l’État
chypriote. À Chypre, le principal obstacle à la paix, ce n’est pas la
soi-disant intransigeance de la composante majoritaire de la population.
C’est, sans conteste, la présence outrageante sur l’île des 40 000
soldats turcs entraînés et équipés par l’Otan. La faconde, la mauvaise
foi, l’hypocrisie de l’Occident (dont la récente crise de Crimée vient
de fournir une illustre démonstration) resteront impuissantes à entamer
cette vérité là. La Turquie doit pour sa part renoncer à régler les
problèmes d’une communauté aux dépens de l’autre et ne plus considérer
Chypre, tout aussi injustement, comme l’une de ses anciennes satrapies.
Ceux qui ont, depuis des décennies, des idées toutes faites sur la
question chypriote, trouveront sans doute ces conditions extravagantes.
Mais le sont-elles vraiment ? Les forces d’occupation indonésiennes
n’ont-elles pas dû se retirer du Timor oriental ? Les Soviétiques
n’ont-ils pas été contraints de quitter l’Afghanistan ? Les États-uniens
n’ont-ils pas été obligés de partir du Vietnam, et, plus récemment, de
l’Irak ? Les Israéliens n’ont-ils pas dû, en l’an 2000, renoncer à
maintenir leur occupation du Sud du Liban ? Pourquoi l’éléphant turc
serait-il, lui, autorisé à piétiner Chypre des décennies durant ? La
Turquie est-elle la « vache sacrée » de l’Occident ? Les dirigeants
occidentaux ont-ils des ambitions inavouées pour la Turquie, qu’ils se
gardent égoïstement de révéler au monde ?

Pourquoi sont-ils tous d’accord pour clamer qu’il ne peut y avoir de
solution à la crise en Ukraine et en Crimée sans restauration du
pouvoir légitime, sans exclure l’usage de la force ou la menace d’y
recourir ? Pourquoi demandent-ils tous, en chœur, le respect de la
souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’indépendance de
l’Ukraine ? Comment les porte-drapeaux d’une telle campagne (les
Britanniques et les États-uniens) ont-ils pu se forger la conviction
inepte qu’Ankara est en droit de tracer à Chypre des lignes rouges à ne
pas franchir ? Comment de tels apôtres du respect du droit des peuples
et de l’intégrité territoriale des États peuvent-ils prétendre que
l’occupation militaire de Chypre par la Turquie doit se poursuivre, et
même, être garantie par des « traités internationaux » ? On ne
s’étonnera guère qu’ils ne soient pas parvenus à faire partager ces
convictions à l’écrasante majorité des Chypriotes qui doivent à la
Turquie l’anéantissement, en 1974, de 1 % de leur population.
Le négociateur qui représente la partie chypriote grecque, dans les
discussions qui viennent tout juste de redémarrer, répète à l’envi,
qu’un « alignement heureux des étoiles » pourrait intervenir dans cette
conjoncture favorable, favorisant ainsi l’émergence d’une solution où
tout le monde serait gagnant. Ce sont apparemment les gisements
prometteurs d’hydrocarbures, découverts dans la Zone économique
exclusive (ZEE), au large des côtes méridionales de l’île, qui ont
engendré ce bel optimisme qu’affichent pareillement le président
chypriote et la soi-disant communauté internationale.
On laissera à la sagacité du lecteur le soin de trouver une réponse à
la question que chacun est en droit de se poser : Ankara se serait-il
soudain transformé en « apôtre de la paix » si les réserves
d’hydrocarbures avaient été découvertes au nord de l’île, et pas au
sud ? On rappellera néanmoins qu’Ankara a soutenu pendant des décennies
que la question chypriote avait été résolue par « l’opération de
rétablissement de la paix » mise en œuvre en 1974. Le fil rouge qui
sous-tend le scénario gagnant-gagnant dont on nous vante aujourd’hui les
mérites, c’est la mise en place possible, sous la houlette de
l’Occident, d’un sous-système de sécurité régional en Méditerranée,
associant Chypre, Israël, la Turquie et la Grèce, avec, pour cimenter le
tout, les perspectives offertes par l’exploitation des gisements
d’hydrocarbures. Ce dessein prend tout son sens quand on le réfère au
contexte des crises qui affectent parallèlement le Proche-Orient et
aujourd’hui l’Ukraine, où les enjeux énergétiques impactent fortement
les questions liées à la sécurité, faisant planer des dangers d’une
envergure imprévisible. La concrétisation des projets de coopération en
cours pour la paix et la sécurité dans cette région serait évidemment un
événement heureux. Toutefois, pour qu’un tel système de sécurité soit
viable, il doit bénéficier d’une légitimité incontestable. Il doit donc
être construit sur la réciprocité, l’égalité, le respect entre les
différents partenaires, et être en adéquation avec les règlements, et
les institutions politiques et sociales qui prévalent en Europe. Les
autocrates n’y ont pas leur place. C’est l’heure de vérité. Il est temps
que les uns et les autres montrent ce dont ils sont capables.
Traduction
de l’anglais
Gérard Jeannesson
Réseau Voltaire
| Athènes (Grèce)
| 12 avril 2014
![]()
Γενικά θέματα
Η πετρελαϊκή «μάχη» που ενώνει Τραμπ-Πούτιν και δισεκατομμυριούχους του Κόλπου
Οι συνομιλίες της κυβέρνησης του Ντόναλντ Τραμπ με τη Ρωσία για τον τερματισμό του πολέμου στην Ουκρανία έχουν διευρυνθεί και περιλαμβάνουν πλέον μια υπό διαπραγμάτευση συμφωνία δισεκατομμυρίων δολαρίων για την εξαγορά διεθνών περιουσιακών στοιχείων της ρωσικής πετρελαϊκής εταιρείας Lukoil, σύμφωνα με δημοσίευμα των «New York Times».
Οι συνομιλίες της κυβέρνησης του Ντόναλντ Τραμπ με τη Ρωσία για τον τερματισμό του πολέμου στην Ουκρανία έχουν διευρυνθεί και περιλαμβάνουν πλέον μια υπό διαπραγμάτευση συμφωνία δισεκατομμυρίων δολαρίων για την εξαγορά διεθνών περιουσιακών στοιχείων της ρωσικής πετρελαϊκής εταιρείας Lukoil, σύμφωνα με δημοσίευμα των «New York Times».
Η συμφωνία, η οποία δεν έχει ακόμη οριστικοποιηθεί και τελεί υπό την αίρεση της έγκρισης της αμερικανικής κυβέρνησης και του Κρεμλίνου, αφορά ένα εκτεταμένο χαρτοφυλάκιο πετρελαιοπηγών, διυλιστηρίων και πρατηρίων καυσίμων της Lukoil σε διάφορες χώρες.
Σύμφωνα με τους «New York Times», στο επίκεντρο της υπόθεσης βρίσκεται κοινοπραξία με επικεφαλής τον Αμερικανό επενδυτή Τοντ Μπόελι, στην οποία συμμετέχουν επίσης επενδυτικοί όμιλοι από τη Μέση Ανατολή. Στην προτεινόμενη συμφωνία συμμετέχει και η αμερικανική κυβέρνηση, μέσω της U.S. International Development Finance Corporation (DFC).
Στο τραπέζι των συνομιλιών Τραμπ-Πούτιν
Οι πολύμηνες διαπραγματεύσεις, σύμφωνα με οκτώ πρόσωπα με γνώση της υπόθεσης που επικαλούνται οι «New York Times», συνδέονται με την ευρύτερη προσπάθεια της κυβέρνησης Τραμπ να αποκαταστήσει οικονομικούς δεσμούς με τη Ρωσία στο πλαίσιο των συνομιλιών για τον τερματισμό του πολέμου στην Ουκρανία.
Το ζήτημα της Lukoil φέρεται να τέθηκε από τον Βλαντιμίρ Πούτιν κατά τη συνάντησή του με τους Αμερικανούς διαπραγματευτές Στιβ Γουίτκοφ και Τζάρεντ Κούσνερ στο Κρεμλίνο, στις 5 Σεπτεμβρίου. Σύμφωνα με πηγή που επικαλείται η αμερικανική εφημερίδα, ο Ρώσος πρόεδρος πρότεινε την προώθηση της συμφωνίας ως ένδειξη ότι η Ρωσία και οι Ηνωμένες Πολιτείες μπορούν να συνεργαστούν επιχειρηματικά.
Οι Αμερικανοί διαπραγματευτές φέρεται να απάντησαν ότι θα εργαστούν για την προώθηση της συμφωνίας, τόσο ως ένδειξη «καλής θέλησης» προς το Κρεμλίνο όσο και με στόχο τη μείωση των διεθνών τιμών ενέργειας.
Η ενδεχόμενη συμφωνία παρουσιάζει ιδιαίτερο οικονομικό ενδιαφέρον για τους υποψήφιους αγοραστές. Η έγκρισή της από τις Ηνωμένες Πολιτείες θα μπορούσε να οδηγήσει στην απελευθέρωση των ρωσικών περιουσιακών στοιχείων από τις αμερικανικές κυρώσεις, αυξάνοντας παράλληλα την αξία τους.
Οι διασυνδέσεις των επενδυτών
Στην κορυφή της κοινοπραξίας βρίσκεται ο Αμερικανός επενδυτής Τοντ Μπόελι, συνιδιοκτήτης των Los Angeles Dodgers και γνωστός υποστηρικτής του Τραμπ. Στο επενδυτικό σχήμα συμμετέχουν επίσης επιχειρηματικοί όμιλοι από το Κατάρ και τα Ηνωμένα Αραβικά Εμιράτα.
Οι «New York Times» επισημαίνουν ότι ορισμένοι από τους επενδυτές διατηρούν επιχειρηματικές σχέσεις με πρόσωπα που βρίσκονται κοντά στην κυβέρνηση Τραμπ.
Μεταξύ αυτών είναι οι αδελφοί Μουτάζ και Ράμεζ αλ-Χαγιάτ από το Κατάρ, οι οποίοι έχουν συνεργαστεί με τον Τζάρεντ Κούσνερ και την Ιβάνκα Τραμπ για τη χρηματοδότηση επενδυτικού σχεδίου στην Αλβανία.
Στην κοινοπραξία συμμετέχει επίσης επενδυτικό ταμείο με έδρα το Αμπού Ντάμπι, το οποίο ελέγχεται από τον σεΐχη Ταχνούν μπιν Ζαγιέντ Αλ Ναχιάν, σύμβουλο εθνικής ασφάλειας των Ηνωμένων Αραβικών Εμιράτων. Ο ίδιος συνδέεται με επενδύσεις στην World Liberty Financial, την εταιρεία κρυπτονομισμάτων της οικογένειας Τραμπ.
Παράλληλα, επενδυτικό ταμείο που συνδέεται με τον σεΐχη Ταχνούν αποτελεί σημαντικό μέτοχο της εταιρείας private equity που ίδρυσε ο Κούσνερ μετά την αποχώρησή του από τον Λευκό Οίκο.
Τα ερωτήματα για πιθανές συγκρούσεις συμφερόντων
Οι διασυνδέσεις αυτές έχουν προκαλέσει ερωτήματα σχετικά με το κατά πόσο προσωπικές επιχειρηματικές σχέσεις μπορεί να διασταυρώνονται με τη διαδικασία λήψης αποφάσεων για μια συμφωνία που συνδέεται με την αμερικανική εξωτερική πολιτική.
Οι «New York Times» αναφέρουν ότι δεν υπάρχει ένδειξη πως ο Γουίτκοφ ή ο Κούσνερ πρόκειται να αποκομίσουν προσωπικό οικονομικό όφελος από τη συμφωνία. Ωστόσο, η υπόθεση έχει εγείρει ζητήματα σχετικά με τις σχέσεις μεταξύ των εμπλεκόμενων επιχειρηματιών και προσώπων του στενού περιβάλλοντος του Τραμπ.
Η Χούι Τσεν, πρώην εισαγγελέας και σύμβουλος σε θέματα οικονομικού εγκλήματος και δεοντολογίας, χαρακτήρισε τις διασυνδέσεις «ανησυχητικές» και έθεσε το ερώτημα κατά πόσο προσωπικά συμφέροντα θα μπορούσαν να επηρεάσουν την αξιολόγηση των υποψήφιων αγοραστών.
Από την πλευρά του, εκπρόσωπος του Γουίτκοφ απέρριψε οποιοδήποτε ζήτημα σύγκρουσης συμφερόντων, υποστηρίζοντας ότι ο Αμερικανός διαπραγματευτής δεν λαμβάνει μισθό και καλύπτει ο ίδιος τα έξοδα των ταξιδιών του στο πλαίσιο της αποστολής του για λογαριασμό του Τραμπ.
Η κούρσα για τα περιουσιακά στοιχεία της Lukoil
Η Lukoil είχε θέσει προς πώληση τα διεθνή περιουσιακά της στοιχεία μετά την επιβολή αμερικανικών κυρώσεων. Αρκετοί υποψήφιοι αγοραστές είχαν εκδηλώσει ενδιαφέρον, μεταξύ των οποίων και μεγάλοι αμερικανικοί ενεργειακοί όμιλοι.
Τον Ιανουάριο, η επενδυτική εταιρεία Carlyle είχε καταλήξει σε προκαταρκτική συμφωνία για την εξαγορά σημαντικού μέρους του διεθνούς χαρτοφυλακίου της Lukoil. Η συμφωνία, ωστόσο, δεν ολοκληρώθηκε, καθώς απαιτούσε την έγκριση της αμερικανικής κυβέρνησης.
Στη συνέχεια, ο όμιλος υπό τον Μπόελι εμφανίστηκε ως ένας από τους βασικούς διεκδικητές των περιουσιακών στοιχείων.
Η αξία των διεθνών περιουσιακών στοιχείων της Lukoil είχε υπολογιστεί από την ίδια την εταιρεία σε περίπου 20 δισ. δολάρια στις αρχές του έτους. Ωστόσο, οι οικονομικοί όροι της υπό διαπραγμάτευση συμφωνίας δεν έχουν γίνει γνωστοί.
Ο ρόλος της αμερικανικής κυβέρνησης
Η αμερικανική κυβέρνηση συμμετέχει στην προτεινόμενη συμφωνία μέσω της U.S. International Development Finance Corporation, η οποία επενδύει και παρέχει χρηματοδότηση για έργα στο εξωτερικό.
Αμερικανός αξιωματούχος δήλωσε ότι μια ενδεχόμενη συμφωνία για τη Lukoil θα μπορούσε να ενισχύσει την οικονομική ασφάλεια των ΗΠΑ, να εξυπηρετήσει στόχους της αμερικανικής εξωτερικής πολιτικής και να συμβάλει στη μείωση του ενεργειακού κόστους για τους Αμερικανούς.
Η συμφωνία, ωστόσο, χρειάζεται την έγκριση του αμερικανικού υπουργείου Οικονομικών, το οποίο είναι αρμόδιο για την εφαρμογή των κυρώσεων κατά της Ρωσίας.
Η ενεργειακή διάσταση
Στο υπό διαπραγμάτευση χαρτοφυλάκιο περιλαμβάνονται διυλιστήρια της Lukoil στην Ολλανδία, τη Βουλγαρία και τη Ρουμανία, καθώς και άλλες ενεργειακές υποδομές και πρατήρια καυσίμων σε διάφορες χώρες.
Η ενεργειακή διάσταση αποκτά ιδιαίτερη σημασία καθώς η κυβέρνηση Τραμπ έχει επανειλημμένα υποστηρίξει ότι η αποκατάσταση οικονομικών σχέσεων με τη Ρωσία θα μπορούσε να λειτουργήσει ως κίνητρο για τη Μόσχα ώστε να προχωρήσει σε συμβιβασμούς για τον τερματισμό του πολέμου στην Ουκρανία.
Ο Ρώσος οικονομικός απεσταλμένος Κίριλ Ντμίτριεφ έχει επίσης εμπλακεί στη διαδικασία, ενώ, σύμφωνα με τους «New York Times», έχει δηλώσει ότι ο διάλογος ΗΠΑ-Ρωσίας συνεχίζεται σε πολλούς τομείς, μεταξύ των οποίων και η ενέργεια.
Η συμφωνία για τη Lukoil παραμένει, πάντως, ανοικτή και δεν έχει οριστικοποιηθεί. Η τελική απόφαση θα εξαρτηθεί από τις απαιτούμενες εγκρίσεις των αμερικανικών αρχών και της ρωσικής πλευράς.
skpress.gr
Γενικά θέματα
Πώς μια «Ελληνίδα» έγινε το «θεμέλιο» της Εθνικής Πινακοθήκης της Ουγγαρίας
Στον πρώτο όροφο της Πινακοθήκης συναντήσαμε την «Ελληνίδα». Πρόκειται για ένα έργο του Jakob Marastoni (1804-1860), ενός ζωγράφου ιταλικής καταγωγής που εγκαταστάθηκε και εργάστηκε στην Πέστη και έγινε μία από τις σημαντικότερες μορφές στην ιστορία της ουγγρικής τέχνης.
Πριν λίγο καιρό επισκεφθήκαμε την Εθνική Πινακοθήκη της Ουγγαρίας στη Βουδαπέστη, ένα από τα πλέον σημαντικά μουσεία της χώρας, στο οποίο παρουσιάζεται με μοναδικό τρόπο η εξέλιξη της ουγγρικής εικαστικής τέχνης από τον 11ο αιώνα μέχρι σήμερα. Βρίσκεται στο Βασιλικό Ανάκτορο του Κάστρου της Βούδας και ιδρύθηκε το 1957 με βάση κυρίως τις ουγγρικές συλλογές του Μουσείου Καλών Τεχνών. Η συλλογή της περιλαμβάνει περίπου 110.00 έργα.
Στον πρώτο όροφο της Πινακοθήκης συναντήσαμε την «Ελληνίδα». Πρόκειται για ένα έργο του Jakob Marastoni (1804-1860), ενός ζωγράφου ιταλικής καταγωγής που εγκαταστάθηκε και εργάστηκε στην Πέστη και έγινε μία από τις σημαντικότερες μορφές στην ιστορία της ουγγρικής τέχνης.
Το έργο του με τίτλο «Ελληνίδα», φιλοτεχνημένο το 1845, θεωρείται εξαιρετικά σημαντικό για τη δημιουργία της συλλογής της Ουγγρικής Εθνικής Πινακοθήκης. Είναι το πρώτο έργο που σηματοδότησε την έναρξη της συστηματικής συλλογής ουγγρικής ζωγραφικής στα εθνικά ιδρύματα. Είναι επίσης το πιο γνωστό και εμβληματικό έργο του ζωγράφου.
Οι διαστάσεις του είναι 77Χ61,5 cm περίπου. Το μοντέλο δεν είναι Ελληνίδα, αλλά η σύζυγος του Marastoni, η Giovanna Bianchi, με καταγωγή από τη Βενετία. Ο ζωγράφος την απεικόνισε με παραδοσιακή (ή φανταστική) ελληνική φορεσιά της εποχής, σύμφωνα με τη μόδα του ρομαντισμού. Η εικόνα συνδυάζει εξωτισμό, ελαφρύ ερωτισμό και ιδανική ομορφιά.
Η ιστορία
Το 1845 η Pest Art Society — η πρώτη καλλιτεχνική εταιρεία στην Ουγγαρία — αγόραζε κάθε χρόνο ένα έργο από την ετήσια έκθεσή της για να το δωρίσει στο Ουγγρικό Εθνικό Μουσείο, το οποίο τότε περιλάμβανε και την πινακοθήκη.
Η «Ελληνίδα» του Marastoni ήταν αυτό που επέλεξαν και δώρισαν τον Νοέμβριο του 1845. Έτσι, καταγράφηκε ως το πρώτο έργο στη συλλογή ζωγραφικής του μουσείου. Το Εθνικό Μουσείο είχε ήδη κάποιες δωρεές, αλλά η συστηματική συλλογή ουγγρικής τέχνης ξεκινάει ουσιαστικά με αυτό το έργο. Η Εθνική Πινακοθήκη κληρονόμησε αυτή τη συλλογή από το Εθνικό Μουσείο.
Η επιλογή του προκάλεσε έντονες συζητήσεις και αποτέλεσε το «πρώτο καλλιτεχνικό σκάνδαλο» της εποχής, λόγω του ερωτισμού που απέπνεε το μοντέλο. Ωστόσο ο πίνακας αυτός ήταν και ιδιαίτερα δημοφιλής, κάτι που ενίσχυσε την εθνική συζήτηση για την τέχνη.
Σήμερα, το έργο παραμένει εμβληματικό και εκτίθεται συχνά ως αφετηρία της συλλογής ζωγραφικής του 19ου αιώνα στην Πινακοθήκη. Συμβολίζει το πώς η ουγγρική τέχνη χτίστηκε με συνεισφορές από ξένους καλλιτέχνες που ενσωματώθηκαν στη χώρα, όπως ο Marastoni.
Η δημιουργία της Πινακοθήκης
Αν κάνετε περίπατο στην οδό Deák Ferenc στο κέντρο της πόλης ίσως αξίζει κάποιες φορές να σηκώσετε το βλέμμα πάνω από τις βιτρίνες των καταστημάτων. Το βλέμμα σας θα συναντήσει όχι μόνο κλασικές προσόψεις, αλλά και αναμνηστικές πλάκες, όπως για παράδειγμα εκείνη στον αριθμό 21, όπου αναγράφεται: «Η Πρώτη Ουγγρική Ακαδημία Ζωγραφικής – ιδρυθείσα από τον Jakab Marastoni».
Η Πέστη του 19ου αιώνα ήταν μια πραγματικά πολυπολιτισμική πόλη. Γερμανοί, Ούγγροι, Έλληνες, Ιταλοί, Σέρβοι και πολλές άλλες μικρότερες εθνότητες ζούσαν εδώ δίπλα-δίπλα ειρηνικά. Ο καθένας καλλιεργούσε τον δικό του πολιτισμό, αλλά ένα πράγμα τους ένωνε: όλοι ήθελαν να είναι και Ούγγροι και επιδίωκαν να υπηρετήσουν τον ουγγρικό πολιτισμό με τις δραστηριότητές τους.
Εκείνη την εποχή ο Marastoni υπέβαλε την αίτησή του για την ακαδημία ζωγραφικής στο Βασιλικό Συμβούλιο των Κυβερνητών, όταν ιδρύθηκε εντός του Ουγγρικού Εθνικού Μουσείου ο Σύλλογος Εθνικής Πινακοθήκης, ένα «τμήμα που συνέλεγε αποκλειστικά ουγγρική ζωγραφική».
Όλα αυτά συνέβησαν το 1845 και αυτή η μεγάλη πολιτιστική δραστηριότητα μπορεί να ήταν αποτέλεσμα του γεγονότος ότι εκείνη τη χρονιά το Εθνικό Μουσείο ήθελε να τιμήσει δεόντως την πεντηκοστή επέτειο της ανάληψης καθηκόντων του αρχιδούκα Ιωσήφ της Αυστρίας.
Ο σύλλογος που έφερε το όνομα του αρχιδούκα εγκρίθηκε τελικά από το Βασιλικό Συμβούλιο των Κυβερνητών τον Σεπτέμβριο του 1845. Η Εθνική Πινακοθήκη του αρχιδούκα Ιωσήφ μπορεί, επομένως, να θεωρηθεί ως το πρώτο εθνικό ίδρυμα που συνέλεγε ουγγρικούς πίνακες.
Η πινακοθήκη δέχθηκε δωρεές έργων τόσο από συλλόγους, όσο και από ιδιώτες, και ανάμεσά τους το σημαντικότερο ήταν το έργο του Jakab Marastoni «H Ελληνίδα», το οποίο δωρήθηκε στην πινακοθήκη τον Νοέμβριο του 1845 από την Καλλιτεχνική Εταιρεία της Πέστης. Έτσι, μπορεί να πει κανείς ότι η ιστορία της μουσειακής συλλογής ουγγρικής ζωγραφικής ξεκίνησε με την «Ελληνίδα».
Αλλά γιατί μια Ελληνίδα; Το σύγχρονο (όχι αρχαίο) ελληνικό θέμα εμφανίστηκε στην ευρωπαϊκή ζωγραφική με την Ελληνική Επανάσταση ενάντια στην Οθωμανική Αυτοκρατορία τη δεκαετία του 1820. Φυσικά, οι συμπάθειες του ευρωπαϊκού ρομαντισμού προς τους Έλληνες άσκησαν επιρροή και στην ουγγρική τέχνη.
Οι Έλληνες, και ιδιαίτερα οι Ελληνίδες, αποτελούσαν συχνά θέμα στην ουγγρική ζωγραφική του 19ου αιώνα, και κατά μία έννοια η «Ελληνίδα» κατέληξε να αντιπροσωπεύει ένα εξωτικό θέμα αρωματισμένο με ερωτισμό.
Και αν σήμερα βρίσκουμε την «Ελληνίδα» να αποκαλύπτει ανοιχτά την ομορφιά και τη γοητεία της, δεν πρέπει να ξεχνάμε ότι επρόκειτο για θέμα μόδας. Και όσο κι αν μας γνέφει σαγηνευτικά αυτή η όμορφη γυναίκα, με την ιστορική έννοια το έργο αυτό είναι ένα από τα σημαντικότερα της ουγγρικής μουσειολογίας.
Ο ζωγράφος
Ο Jakab Marastoni (Giacomo Marastoni) γεννήθηκε το 1804 στη Βενετία και σπούδασε στην περίφημη Ακαδημία Καλών Τεχνών.
Ταξίδεψε στη Βιέννη στις αρχές της δεκαετίας του 1830, πέρασε από τη σημερινή Μπρατισλάβα το 1833 και εγκαταστάθηκε οριστικά στην Πέστη το 1836. Έγινε περιζήτητος πορτρετίστας μεταξύ αριστοκρατικών και αστικών οικογενειών, αλλά και κατά τη διάρκεια κοινοβουλευτικών συνεδριάσεων.
Το 1846 ίδρυσε την Πρώτη Ουγγρική Ακαδημία Ζωγραφικής στην Πέστη – την πρώτη ιδιωτική σχολή αποκλειστικά για ζωγραφική στην Ουγγαρία. Ανάμεσα στους μαθητές του περιλαμβάνονται σημαντικοί Ούγγροι καλλιτέχνες όπως ο Károly Lotz, ο Mihály Zichy, ο Soma Orlai Petrich κ.ά. Το 1846 έγινε Επίτιμος Πολίτης της Πέστης.
Στα τελευταία χρόνια της ζωής του ασχολήθηκε με την δαγκεροτυπία ήταν ο πρώτος επαγγελματίας αυτής της τεχνικής στην Ουγγαρία. Πέθανε σε ψυχιατρική κλινική και η σχολή του έκλεισε λίγο μετά.
tovima.gr
Γενικά θέματα
Ούμαρ Κρέμλεφ: Ο άνθρωπος του Πούτιν που «εισέβαλε» στον αμερικανικό αθλητισμό
Πριν γίνει γνωστός ως Ούμαρ Κρέμλεφ, ο 43χρονος που χρόνια αργότερα θα συνδεόταν ακόμη και με το πολυτελές πάρτι του Ντόναλντ Τραμπ Τζούνιορ στις Μπαχάμες, ήταν γνωστός με το όνομα Ούμαρ Λουτφουλόεφ. Μέχρι τον Μάρτιο του 2010, το όνομα Κρέμλεφ παρέμενε ουσιαστικά άγνωστο
Πριν γίνει γνωστός ως Ούμαρ Κρέμλεφ, ο 43χρονος που χρόνια αργότερα θα συνδεόταν ακόμη και με το πολυτελές πάρτι του Ντόναλντ Τραμπ Τζούνιορ στις Μπαχάμες, ήταν γνωστός με το όνομα Ούμαρ Λουτφουλόεφ. Μέχρι τον Μάρτιο του 2010, το όνομα Κρέμλεφ παρέμενε ουσιαστικά άγνωστο.
Όταν «πάτησε» τα 28 κι έχοντας, σύμφωνα με δημοσιεύματα της εποχής, καταδίκες για εκβιασμό και ξυλοδαρμό, είδε τις φιλοδοξίες του για καριέρα στην πυγμαχία να σβήνουν εξαιτίας της έλλειψης πειθαρχίας και θέλησε να κάνει μια νέα αρχή για να ανεβεί τα σκαλοπάτια της ρωσικής κοινωνίας.
Ο 43χρονος μεγάλωσε στο Σερπούχοφ, μια πόλη περίπου 120.000 κατοίκων, 60 μίλια νότια της Μόσχας και 5.729 μίλια ανατολικά του Little Pipe Cay, του νησιού στις Μπαχάμες που νοίκιασε για τον γιο του Αμερικανού προέδρου. Γεννημένος από μητέρα Τατζίκα σε μουσουλμανική οικογένεια, «παντρεύτηκε» αρχή τον ρόλο του αουτσάιντερ.
Σύμφωνα με το ρωσικό ερευνητικό μέσο Proekt, καταδικάστηκε για εκβιασμό το 2004 και για ξυλοδαρμό το 2007, αν και οι ακριβείς συνθήκες των υποθέσεων παραμένουν ασαφείς. Ο ίδιος δεν έχει αρνηθεί τις καταδίκες.
Οι Night Wolves εμφανίστηκαν την περίοδο της Περεστρόικα, της οικονομικής αναδιάρθρωσης της δεκαετίας του 1980, ως μια ομάδα μοτοσικλετιστών και φίλων της ροκ μουσικής. Επικεφαλής τους ήταν ο Αλεξάντερ Ζαλντοστάνοφ, γνωστός ως «Χειρουργός», στενός φίλος του Βλαντίμιρ Πούτιν.
Μέσα σε αυτόν τον ετερόκλητο κόσμο που ο Κρεμλέφ άρχισε να καλλιεργεί τις σχέσεις που θα τον μετέτρεπαν από πυγμάχο σε ισχυρό παράγοντα της ρωσικής κοινωνίας. Η σημαντικότερη από αυτές ήταν με τον Αλεξέι Ρουμπέζνι, υποστράτηγο της Ομοσπονδιακής Υπηρεσίας Προστασίας (FSO) ψηλόβαθμων κρατικών αξιωματούχων, με τον οποίο έγιναν αχώριστοι.
Το 2016, ο Ρουμπέζνι ήταν πλέον επικεφαλής της Υπηρεσίας Ασφαλείας του Προέδρου και ο Κρεμλέφ είχε αποκτήσει, με αυτό τον τρόπο, πρόσβαση στον Πούτιν. Έκτοτε, η καριέρα του απογειώθηκε.
Ανέβηκε γρήγορα στην ιεραρχία και το 2017 ανέλαβε την ηγεσία της Ρωσικής Ομοσπονδίας Πυγμαχίας. Όμως η ορεξη του Κρεμλέφ είχε ανοίξει και δεν χόρταινε. Η Association Internationale de Boxe Amateur (AIBA – Διεθνής Ομοσπονδία Ερασιτεχνικής Πυγμαχίας) βρισκόταν τότε σε βαθιά κρίση, αντιμέτωπη με καταγγελίες διαφθοράς που οδήγησαν το 2019 στην αρχική αναστολή της από τους Ολυμπιακούς Αγώνες ως φορέα που είχε την ευθύνη της ολυμπιακής πυγμαχίας.
Ο Κρεμλέφ υποσχέθηκε σαρωτικές μεταρρυθμίσεις και την εξόφληση χρέους που υπολογιζόταν στα 16 εκατ. δολάρια, με στόχο ο οργανισμός να ανακτήσει τον έλεγχο της ολυμπιακής πυγμαχίας. Έτσι, το 2020 κέρδισε με άνεση την ψηφοφορία για την προεδρία, ενώ το γεγονός ότι μιλούσε από ελάχιστα έως καθόλου αγγλικά δεν αποτέλεσε εμπόδιο. Και όπως έκανε με τον ίδιο του τον εαυτό, και σε αυτή την περίπτωση έκανε το restart με τον ίδιο τρόπο: άλλαξε το όνομα του οργανισμού σε International Boxing Association (IBA).
Ακολούθησε συνεργασία της IBA με την Gazprom, τον ρωσικό κρατικό ενεργειακό κολοσσό, με συνέπεια το χρέος να μηδενιστεί και τα χρηματικά έπαθλα να αυξηθούν. «Γιατί να μην μπορούν οι ερασιτέχνες πυγμάχοι να πληρώνουν τα στεγαστικά τους δάνεια και να στηρίζουν τις οικογένειές τους;» είχε δηλώσει τότε ο Κρεμλέφ.
Το 2022, η IBA ήρε περιορισμούς που είχαν επιβληθεί νωρίτερα την ίδια χρονιά και επέτρεψε σε Ρώσους και Λευκορώσους πυγμάχους να αγωνίζονται με τις εθνικές σημαίες και τους ύμνους τους, ενώ απέκλεισε από τις τάξεις της την Ουκρανική Ομοσπονδία Πυγμαχίας. Την επόμενη χρονιά, ωστόσο, η Διεθνής Ολυμπιακή Επιτροπή (ΔΟΕ) ψήφισε – με αφορμή τον πόλεμο της Ρωσίας στην Ουκρανία – υπέρ της αφαίρεσης από την IBA της ιδιότητας της παγκόσμιας ομοσπονδίας του αθλήματος.
Ο Κρεμλέφ γίνεται ο «σκιώδης δήμαρχος»
Ωστόσο, δεν ήταν μόνο οι πυγμάχοι του Κρεμλέφ που πληρώνονταν καλά. Το 2019, μια εταιρεία του απέκτησε το δικαίωμα να γίνει ο μοναδικός διαχειριστής της εθνικής λοταρίας της Ρωσίας. Σε ένα μοτίβο που θα επαναλαμβανόταν αρκετές φορές, η λοταρία έγινε σύντομα χορηγός της IBA.
Τα επόμενα χρόνια, ο Κρεμλέφ απέκτησε μερίδια σε τρεις από τις μεγαλύτερες στοιχηματικές εταιρείες της Ρωσίας, τις Fonbet, Liga Stavok και Pari. Ρωσικά μέσα ενημέρωσης έχουν αναφέρει ότι οι συμφωνίες αυτές είχαν την υποστήριξη του Αντρέι Κόστιν, του υπό κυρώσεις χρηματοδότη και προέδρου της συνδεδεμένης με το Κρεμλίνο τράπεζας VTB, ο οποίος έχει χαρακτηριστεί «τραπεζίτης-κουμπαράς του Πούτιν».
Οι εταιρείες αυτές φαίνεται ότι είχαν συνολικά έσοδα περίπου 625 δισ. ρούβλια (5,5 δισ. λίρες) το 2023, ενώ η Liga Stavok αποτελεί πλέον βασικό εταίρο της IBA.
Ο Κρεμλέφ είχε επίσης αποκτήσει σταδιακά τον έλεγχο της Tsupis, μιας εταιρείας πληρωμών που συνδέει τους παίκτες με τις στοιχηματικές εταιρείες και εισπράττει προμήθεια από κάθε ποντάρισμα. Το 2021, ο Πούτιν εξέδωσε διάταγμα κατά της απάτης, το οποίο παραχώρησε στην Tsupis μονοπώλιο σε αυτή την εξαιρετικά επικερδή δραστηριότητα. Την ίδια περίοδο, οι φορείς που ρύθμιζαν την αγορά στοιχημάτων πέρασαν επίσης υπό τον έλεγχο του Κρεμλέφ και ενοποιήθηκαν σε έναν κοινό εποπτικό οργανισμό, με αρκετά μέλη του διοικητικού συμβουλίου να προέρχονται, σύμφωνα με δημοσιεύματα, από το δίκτυό του στον χώρο της πυγμαχίας.
Στη γενέτειρά του, το Σερπούχοφ, καθώς εξελισσόταν σε ολιγάρχη, ο Κρεμλέφ απέκτησε το προσωνύμιο «σκιώδης δήμαρχος», έχοντας συγκεντρώσει ένα εντυπωσιακό χαρτοφυλάκιο ακινήτων. Κάποια από αυτά φέρεται να περιήλθαν στην κατοχή του μετά την αναδιανομή περιουσιακών στοιχείων του φυλακισμένου πρώην δημάρχου Αλεξάντερ Σεστούν.
Πηγές αναφέρουν ότι απέκτησε γεωργικές εκτάσεις, βιομηχανικές εγκαταστάσεις, ένα λιμάνι, ένα εμπορικό κέντρο και ένα ξενοδοχείο, ενώ το 2024, ο Κρεμλέφ φέρεται να επωφελήθηκε και από απαλλοτρίωση. Τον Φεβρουάριο, το Κρεμλίνο κατέσχεσε τη Rolf, τη μεγαλύτερη αντιπροσωπεία αυτοκινήτων της Ρωσίας, από τον Σεργκέι Πετρόφ, τον εξόριστο ιδιοκτήτη της και πρώην βουλευτή της αντιπολίτευσης και μέχρι τον Σεπτέμβριο, η εταιρεία είχε περάσει στον Κρεμλέφ μέσω συμφωνίας ύψους 35 δισ. ρουβλίων.
Σε ανακοίνωσή της, η Rolf παρουσίασε τον Κρεμλέφ ως νέο ιδιοκτήτη της, χαρακτηρίζοντάς τον «στρατηγικό επενδυτή, ο οποίος θα επιτρέψει στην εταιρεία να διατηρήσει τη μοναδική εταιρική κουλτούρα της και να διευρύνει το φάσμα των δραστηριοτήτων της, με έμφαση στην αύξηση της αποτελεσματικότητας και την προσέλκυση νέων συνεργατών και πελατών».
Ένας από αυτούς τους νέους συνεργάτες, σύμφωνα με μεταγενέστερα δημοσιεύματα του Proekt, ήταν η IBA.
Η πίστη στον Πούτιν
Έχοντας συγκεντρώσει προσωπική περιουσία που υπολογίζεται έως και σε 300 εκατ. λίρες και αναλαμβάνοντας παράλληλα και άλλα αξιώματα – μεταξύ αυτών την προεδρία της Διεθνούς Ομοσπονδίας Ταβλιού – ο Κρεμλέφ δεν έκρυβε ποτέ τις πολιτικές του συμπάθειες.
«Χάρη σε έναν άνθρωπο, σήμερα υπάρχουν πραγματικά κάθε είδους ευκαιρίες να κερδίσεις χρήματα και να επιδιώξεις περισσότερα», είχε δηλώσει σε βιντεοσκοπημένη συνέντευξη το 2024, την οποία εντόπισε ο Guardian. «Αυτός ο άνθρωπος, φυσικά, είναι ο πρόεδρός μας, Βλαντίμιρ Βλαντιμίροβιτς Πούτιν».
Λίγους μήνες αργότερα, η Ουκρανία του επέβαλε κυρώσεις, χωρίς να βρίσκεται, ωστόσο, υπό κυρώσεις από τη Βρετανία, τις ΗΠΑ ή την Ευρωπαϊκή Ένωση.
Τον Απρίλιο, ο Πούτιν απένειμε στον Κρεμλέφ το Παράσημο της Φιλίας, ενώ λίγες ημέρες πριν από τον γάμο του Τραμπ Τζούνιορ, ο Κρεμλέφ συνόδευσε τον Ρώσο πρόεδρο σε επίσκεψη στην Κίνα, επιμένοντας πάντως ότι δεν βρισκόταν εκεί με επίσημη ιδιότητα.
Τα οφέλη για την οικογένειά του
Όπως συμβαίνει συχνά με τις οικογένειες ισχυρών και εύπορων πατριαρχών, και οι συγγενείς του Κρεμλέφ φαίνεται ότι επωφελήθηκαν από την άνοδό του. Το 2024, η ρωσική Novaya Gazeta ανέφερε ότι είχε παραχωρήσει στην τότε 21χρονη σύζυγό του, Αναστάσια Λεστσίνσκαγια, ένα κουρείο και ένα καφέ στο Σερπούχοφ, καθώς και πολυτελή αυτοκίνητα. Μάλιστα, αψηφώντας πλήρως τους νόμους, οι Porsche, Lamborghini και Aston Martin που φέρεται να της ανήκαν έχουν, σύμφωνα με δημοσιεύματα, συγκεντρώσει περίπου 50 κλήσεις από την τροχαία της περιφέρειας της Μόσχας.
Η Λεστσίνσκαγια ήταν γνωστή δημιουργός στο TikTok και το ένα από τα δύο μέλη του διδύμου «twinsrussian».
Ωστόσο, η δίδυμη αδελφή της είναι εκείνη που έχει προσελκύσει ακόμη μεγαλύτερο ενδιαφέρον. Η Εκατερίνα Λεστσίνσκαγια διευθύνει τη φιλοπουτινική οργάνωση Healthy Fatherland, ένα αθλητικό και πατριωτικό κίνημα στο οποίο το Κίεβο έχει επιβάλει κυρώσεις για τον φερόμενο ρόλο του στην απαγωγή, την απέλαση και την αναγκαστική μεταφορά παιδιών από την Ουκρανία. Η ίδια έχει επίσης συναντηθεί επανειλημμένα με τον Ρώσο πρόεδρο.
Και φαίνεται πως αυτή ακριβώς η σύνδεση του Τζούνιορ με τον Κρεμλέφ ήταν που ώθησε τη Μελάνια Τραμπ – η οποία έχει μεσολαβήσει σε συμφωνίες με Ρώσους αξιωματούχους για την επιστροφή Ουκρανών παιδιών – να πάρει αποστάσεις από τον γάμο του θετού γιου της, με εκπρόσωπό της να δηλώνει: «Η κυρία Τραμπ δεν έχει και δεν είχε ποτέ καμία σχέση με τον κ. Κρεμλέφ».
Ασαφής ο τρόπος σύνδεσης του Τραμπ Τζούνιορ με τον Κρεμλέφ
Ο Τραμπ Τζούνιορ, όμως, έχει. Το πώς ακριβώς ο γιος του Αμερικανού προέδρου μπήκε στον κύκλο του Κρεμλέφ παραμένει ασαφές. Εκπρόσωπος του γιου του Αμερικανού προέδρου δήλωσε ότι οι δύο άνδρες, αμφότεροι λάτρεις του κυνηγιού, γνωρίστηκαν μέσω κοινού φίλου και «δέθηκαν χάρη στην αγάπη τους για την πυγμαχία και τις δραστηριότητες στη φύση».
Επιπλέον, ο Τραμπ Τζούνιορ είχε επαφή με την πυγμαχία από μικρή ηλικία, λόγω της δραστηριότητας του πατέρα του ως διοργανωτή αγώνων. Στα δέκα του χρόνια είχε παρακολουθήσει από κοντά τον Μάικ Τάισον να διαλύει τον Μάικλ Σπινκς μέσα σε μόλις 91 δευτερόλεπτα στο Trump Plaza Hotel του Ατλάντικ Σίτι.
Ο κοινός φίλος μέσω του οποίου γνωρίστηκαν δεν έχει κατονομαστεί, ωστόσο αμφότεροι διατηρούν στενές σχέσεις με έναν Τούρκο επιχειρηματία, τον Κάαν Καρακάγια. Ο Καρακάγια φέρεται, μάίστα, να ήταν παρών σε ένα αμφιλεγόμενο κυνηγετικό ταξίδι στη Μογγολία το 2019, κατά το οποίο ο Τραμπ Τζούνιορ πυροβόλησε και σκότωσε ένα απειλούμενο πρόβατο.
Τον Σεπτέμβριο του περασμένου έτους, σε εκδήλωση της IBA στην Κωνσταντινούπολη, στην οποία παρευρέθηκε και ο Μάνι Πακιάο, παγκόσμιος πρωταθλητής σε οκτώ διαφορετικές κατηγορίες βάρους, ο Κρεμλέφ ανακοίνωσε τον διορισμό του Καρακάγια ως εκπροσώπου της οργάνωσης στην Τουρκία.
«Ο Κάαν υπήρξε μια γέφυρα ανάμεσα σε διαφορετικούς κόσμους, ένας φίλος που φέρνει τους ανθρώπους κοντά», είχε δηλώσει ο Κρεμλέφ.
«Ηγέτης και φίλος»
Ο Τραμπ Τζούνιορ παρευρέθηκε στην ίδια εκδήλωση της IBA και κάθισε δίπλα στον Κρεμλέφ πάνω στη σκηνή. Οι δύο άνδρες φαίνεται ότι διατηρούσαν ήδη τότε φιλική σχέση, παρά τα περιορισμένα αγγλικά του Ρώσου, ενώ ο Κρεμλέφ, σε μια ιδιαίτερα θερμή αναφορά, δήλωσε ότι ήταν «υπερήφανος που βρίσκεται εδώ με τον φίλο μου» και υποσχέθηκε ότι εκείνος και ο Τραμπ Τζούνιορ θα «προστατεύσουν τη διαφάνεια στην πυγμαχία και θα ανοίξουν τον δρόμο για την επόμενη γενιά».
Από την πλευρά του, ο Τραμπ Τζούνιορ επαίνεσε τον 43χρονο για το γεγονός ότι «επανέφερε την καθαρότητα της πυγμαχίας» και «αποκατέστησε την πραγματική δικαιοσύνη» στο άθλημα – μια αναφορά, όπως φαίνεται, στην πολιτική της IBA να μην επιτρέπει σε βιολογικούς άνδρες να αγωνίζονται στη γυναικεία πυγμαχία. «Είμαι υπερήφανος που αποκαλώ τον Ούμαρ όχι μόνο ηγέτη αλλά και φίλο», είχε δηλώσει, σύμφωνα με δελτίο Τύπου της IBA που είχε τον χαρακτηριστικό τίτλο: «Ούμαρ Κρεμλέφ και Ντόναλντ Τραμπ Τζούνιορ ενώνουν τις δυνάμεις τους».
Η θέση του για την πυγμάχο Ιμάν Κελίφ
Η IBA βρέθηκε ακόμη περισσότερο στο επίκεντρο της διεθνούς προσοχής κατά τη διάρκεια των Ολυμπιακών Αγώνων του Παρισιού το 2024, γεγονός που δημιούργησε μια ευκαιρία την οποία ο Κρεμλέφ μπορούσε να αξιοποιήσει.
Στους Αγώνες, η ΔΟΕ χρησιμοποίησε δική της μονάδα πυγμαχίας για τη διοργάνωση του τουρνουά, καθώς η IBA είχε ήδη αποβληθεί. Η διοργάνωση, ωστόσο, βρέθηκε στο επίκεντρο έντονης αντιπαράθεσης όταν επετράπη στην Αλγερινή πυγμάχος Ιμάν Κελίφ να αγωνιστεί στην κατηγορία των 66 κιλών γυναικών, μολονότι είχε αποκλειστεί από το Παγκόσμιο Πρωτάθλημα της προηγούμενης χρονιάς επειδή δεν είχε περάσει εξετάσεις επαλήθευσης φύλου.
Κι ενώ η IBA του Κρεμλέφ είχε αποκλείσει την Κελίφ από τις διοργανώσεις της, η ΔΟΕ της επέτρεψε να αγωνιστεί στους Ολυμπιακούς Αγώνες με βάση το γεγονός ότι στο διαβατήριό της αναγράφεται ως γυναίκα. Ακολούθησε διεθνής αντιπαράθεση, με την Κελίφ να κερδίζει ομόφωνα όλους τους αγώνες της και να κατακτά τελικά το χρυσό μετάλλιο.
«Είναι ξεκάθαρα καθορισμένο: ο γυναικείος αθλητισμός είναι για γυναίκες, ο ανδρικός αθλητισμός για άνδρες. Ο γυναικείος αθλητισμός είναι για γυναίκες», είχε δηλώσει ο Κρεμλέφ στο TalkSPORT, μεταφέροντας, μάλιστα, το μήνυμα αυτό στο υψηλότερο δυνατό επίπεδο, στέλνοντας ανοιχτή επιστολή 1.100 λέξεων στον Ντόναλντ Τραμπ, ο οποίος είχε πρόσφατα υπογράψει εκτελεστικό διάταγμα που απαγόρευε στις τρανς γυναίκες να αγωνίζονται στις γυναικείες κατηγορίες αθλημάτων.
Στην επιστολή, ο Κρεμλέφ έγραφε: «Είναι ζωτικής σημασίας όλοι οι αθλητές να αγωνίζονται επί ίσοις όροις και η θέση σας στο ζήτημα αποτελεί σημαντικό βήμα προς την επίτευξη αυτού του στόχου», ενώ επιτέθηκε και στη ΔΟΕ, λέγοντας: «Η Διεθνής Ολυμπιακή Επιτροπή και η σημερινή ηγεσία της έχουν, δυστυχώς, οδηγήσει το Ολυμπιακό Κίνημα σε παρακμή με τις κοντόφθαλμες ενέργειές τους και την κακή διοίκηση».
Ο Κρεμλέφ έριξε επίσης στον Αμερικανό πρόεδρο άλλο ένα «τυράκι». «Το τελευταίο Παγκόσμιο Πρωτάθλημα Πυγμαχίας της IBA στις Ηνωμένες Πολιτείες πραγματοποιήθηκε το 2007 στο Σικάγο. Ενδιαφερόμαστε πολύ να επαναφέρουμε τη διοργάνωση στη χώρα σας και είμαστε περισσότερο από έτοιμοι να συνεργαστούμε προς αυτή την κατεύθυνση» έγραψε, ενώ έκλεισε την επιστολή του παραλλάσσοντας δύο από τις αγαπημένες φράσεις του Τραμπ: «Σας ευχαριστώ για την προσοχή σας σε αυτά τα σημαντικά ζητήματα. Προσβλέπουμε με μεγάλη αισιοδοξία στην πιθανότητα να συνεργαστούμε για να κάνουμε ξανά σπουδαίο το Ολυμπιακό Κίνημα, να προωθήσουμε το άθλημα της πυγμαχίας και να υπερασπιστούμε τα δικαιώματα των αθλητών σε ολόκληρο τον κόσμο».
Η αντιπαράθεση με τους Σαουδάραβες
Το 2025, η IBA ανέβασε ακόμη περισσότερο στροφές. Σύμφωνα με πληροφορίες της Telegraph, στην Κωνσταντινούπολη η ομάδα του Κρεμλέφ προσέφερε στον γνωστό Βρετανό πυγμάχο Τάισον Φιούρι αμοιβή 50 εκατ. λιρών προκειμένου να αγωνιστεί σε μία από τις διοργανώσεις της IBA. Ο Φιούρι, ωστόσο, επέλεξε να υπογράψει συμφωνία τριών αγώνων με τον Τούρκι Αλ-Σέιχ, αξιωματούχο της κυβέρνησης της Σαουδικής Αραβίας.
Ο Κρεμλέφ αποτελεί, ουσιαστικά, τον ισχυρότερο promoter του αθλήματος στην Ανατολική Ευρώπη, αποτελώντας άμεση πρόκληση για την επιρροή του Αλ-Σέιχ και των Σαουδαράβων στην πυγμαχία και για τον έλεγχό τους σε ορισμένους από τους σημαντικότερους αγώνες του αθλήματος.
Άνθρωποι από τον χώρο της πυγμαχίας περιγράφουν τον Κρεμλέφ ως «μια χαρισματική προσωπικότητα που εμφανίζεται σε εκδηλώσεις και διοργανώσεις περιστοιχισμένος από μια πολυάριθμη ομάδα συνεργατών, σχεδόν σαν αρχηγός κράτους». Οι ομιλίες του είναι συχνά φορτισμένες συναισθηματικά και δυναμικές, με επαναλαμβανόμενες αναφορές στον τρόπο με τον οποίο η πυγμαχία μπορεί να αλλάξει τις ζωές των νέων ανθρώπων.
«Συχνά δεν έχει ιδιαίτερη έκφραση στο πρόσωπό του, κι όμως αποπνέει μια ευγένεια και μια ταπεινότητα», δήλωσε άνθρωπος του χώρου.
Το περασμένο καλοκαίρι, η IBA λάνσαρε και δικό της πρωτάθλημα πυγμαχίας χωρίς γάντια. Οι πρώτοι αγώνες πραγματοποιήθηκαν στη Μόσχα, όμως ήταν το ντεμπούτο στις ΗΠΑ, στο Μαϊάμι, το φετινό καλοκαίρι που τράβηξε την προσοχή.
Συμπαρουσιαστής της εκδήλωσης ήταν ο Άντριου Τέιτ, ο Βρετανός πρώην kickboxer και αυτοαποκαλούμενος μισογύνης, ο οποίος δεν ανέβηκε ποτέ στη σκηνή, καθώς συνελήφθη έξω από τον χώρο της διοργάνωσης. Ο Τέιτ και ο αδελφός του, Τρίσταν, βρίσκονται αντιμέτωποι με έκδοση στη Βρετανία, όπου αντιμετωπίζουν συνολικά 59 κατηγορίες, μεταξύ των οποίων βιασμό, αδικήματα που συνδέονται με εμπορία ανθρώπων για σεξουαλική εκμετάλλευση και άσεμνες εικόνες παιδιού. Και οι δύο αρνούνται οποιαδήποτε παρανομία.
Γλυκάθηκε με το Παγκόσμιο Κύπελλο και το UFC Freedom στον Λευκό Οίκο
Ωστόσο, δύο άλλες διοργανώσεις του καλοκαιριού φαίνεται ότι ενέπνευσαν περισσότερο τον Κρεμλέφ: το Παγκόσμιο Κύπελλο της FIFA υπό τον Τζάνι Ινφαντίνο και το UFC Freedom 250 του Ντέινα Γουάιτ, που φιλοξενήθηκε σε κήπο του Λευκού Οίκου.
«Ο Κρεμλέφ είδε πώς ο Ντέινα και ο Ινφαντίνο κατάφεραν να πάρουν αυτό που ήθελαν», δήλωσε παράγοντας του αθλητισμού. «Θέλει κι αυτός ένα κομμάτι από αυτή την πίτα».
«Και το να έχεις πρόσβαση στον Ντον Τζούνιορ είναι μια καλή αρχή», πρόσθεσε η ίδια πηγή.
Μάλλον πέρασε τα όρια και το «πληρώνει»
Στην προσπάθειά του, όμως, να αποκτήσει κυρίαρχη θέση στον παγκόσμιο αθλητισμό, ο Κρεμλέφ ίσως να πέρασε τα όρια. Η Ομοσπονδπια της οποίας ηγείται, απέχει πολύ από το να ανακτήσει τον έλεγχο της ολυμπιακής πυγμαχίας, καθώς τι χάσμα με τη ΔΟΕ δεν γεφυρώνεται, και η ζημιά που προκάλεσε το «εξαιρετικά γενναιόδωρο γαμήλιο δώρο» του – όπως το χαρακτήρισαν ο κύριος και η κυρία Τραμπ Τζούνιορ – φαίνεται ότι βαρύνει κυρίως τον ίδιο.
Παρότι στο νησί στις Μπαχάμες βρίσκονταν μόλις περίπου 50 άνθρωποι, ο Κρεμλέφ είχε φτάσει συνοδευόμενος από μεγάλη ομάδα Ρώσων, οι οποίοι απομονώνονταν από τους υπόλοιπους και μιλούσαν μεταξύ τους, σύμφωνα με το ProPublica. Η παρουσία και η συμπεριφορά τους είχε προκαλέσει, μάλιστα, απορίες στους άλλους καλεσμένους.
Και ύστερα τραβήχτηκε μια ομαδική φωτογραφία, όπου το ξυρισμένο κεφάλι του Κρεμλέφ διακρίνεται μισοκρυμμένο στο πίσω μέρος, ενώ στο κέντρο βρίσκονται η Ιβάνκα Τραμπ, ο Τζάρεντ Κούσνερ, η Τίφανι Τραμπ και άλλοι.
«Τι σκεφτόταν;» σχολίασε στην Telegraph πρόσωπο από κύκλους Ρώσων ολιγαρχών. «Είναι ένας μπράβος που κατάφερε να βρεθεί στη σωστή πλευρά του προέδρου και ενθουσιάστηκε υπερβολικά».
Πρώτα ήταν η Μελάνια Τραμπ που πήρε αποστάσεις. Στη συνέχεια, εκπρόσωπος του Έρικ Τραμπ, αδελφού του Ντόναλντ Τραμπ Τζούνιορ, δήλωσε για τον Κρεμλέφ: «Ο Έρικ δεν έχει απολύτως καμία ιδέα ποιος είναι αυτός ο άνθρωπος και δεν έχει ακούσει ποτέ το όνομά του». Και μετά ήρθε το τελειωτικό χτύπημα από τον ίδιο τον Ντόναλντ Τραμπ: «Δεν έχω ιδέα ποιος είναι ο Ούμαρ. Δεν τον έχω ξανακούσει ποτέ».
protothema.gr
-
Αναλύσεις4 εβδομάδες πρινΤο τελεσίγραφο Καλίν την ώρα που η Τουρκία προετοιμάζεται για πόλεμο!
-
Άμυνα3 μήνες πρινΡωσσικό ΜΜΕ: Ελληνικό «μπλόκο» στην απαίτηση για Patriot – Πώς γνωρίζει το Κίεβο απόρρητα στοιχεία για τους πυραύλους μας;
-
ΑΝΑΡΤΗΣΕΙΣ ΜΕ ΣΗΜΑΣΙΑ3 μήνες πρινΠακιστανός με καναδική υπηκοότητα ο υπαίτιος της πυρκαγιάς στον Έβρο! Πιθανόν να μετέφερε μετανάστες
-
GEOPOLITICO1 μήνα πρινΤο διέρρευσε ο Παπαχελάς! Έφεραν τον Καλίν στο Μαξίμου – Τί συζήτησε με τον Μητσοτάκη;
-
Αναλύσεις2 μήνες πρινΚαραγκιούλ: «Αν Ελλάδα, Κύπρος και Ισραήλ επιτεθούν στην Τουρκία, ο χάρτης του Αιγαίου θα αλλάξει»
-
ΑΝΑΡΤΗΣΕΙΣ ΜΕ ΣΗΜΑΣΙΑ2 μήνες πρινΞέσπασμα της μητέρας της Μυρτούς για την υπόθεση Τζαβέντ Ασλάμ: «Δεν ξεχνώ ποτέ» – «Δήμαρχος των Πακιστανών ο Δούκας»
-
GEOPOLITICO4 εβδομάδες πρινΤί λέει Τούρκος δημοσιογράφος για Σάββα Καλεντερίδη; «Έκανε πολύ καλά τη δουλειά του για τη χώρα του – Δεν μπορούσε να τον στριμώξει η ΜİΤ»
-
Αναλύσεις3 μήνες πρινΕάν η Τουρκία απορρίψει τη συμφωνία αποχώρησης από την Κύπρο θα απομακρυνθεί δια της βίας
